Portes-lès-Valence

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Portes-lès-Valence
Portes-lès-Valence
L'hôtel de ville.
Blason de Portes-lès-Valence
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Geneviève Girard
2020-2026
Code postal 26800
Code commune 26252
Démographie
Gentilé Portois, Portoises
Population
municipale
10 610 hab. (2017 en augmentation de 10,19 % par rapport à 2012)
Densité 735 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 27″ nord, 4° 52′ 37″ est
Altitude Min. 106 m
Max. 183 m
Superficie 14,43 km2
Élections
Départementales Canton de Valence-3
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Portes-lès-Valence

Portes-lès-Valence est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Portois et les Portoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Portes-lès-Valence est située dans l'agglomération valentinoise, au sud de la ville de Valence (préfecture).

Rose des vents Soyons Valence Valence
Montéléger
Rose des vents
Soyons N Montéléger
O    Portes-lès-Valence    E
S
Soyons
Ardèche
Étoile-sur-Rhône Beauvallon

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune est située à environ 119 mètres d'altitude. Elle est constituée de plusieurs terrasses (101 m d'altitude en moyenne).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le Rhône délimite la commune à l'ouest.
  • Le ruisseau de Lambert.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est méridional avec 2 500 heures de soleil.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune de Portes-lès-Valence se trouve à 20 kilomètres au sud de la gare de Valence-TGV et à 8 kilomètres de celle de Valence-Ville.

L'autoroute A7 (péage de Valence Sud) permet de joindre Lyon (100 kilomètres au nord) et Marseille (220 kilomètres au sud).
L'autoroute A49, via le périphérique valentinois, permet de joindre Grenoble (100 kilomètres au nord-est).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville de Portes-lès-Valence est desservie par le réseau de bus Citéa (lignes 9, 10 et 11).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Le Rhône a toujours été redouté pour ses crues (1812, 1840, 1856 ou 1993)[réf. nécessaire].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune se nomme Pòrtas en Occitan dans son dialecte provençal[réf. nécessaire].

Attestations[modifier | modifier le code]

Avant 1908, la commune de Portes-lès-Valence portait le nom de Fiancey.

Fiancey[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • 1157 : Castrum Finciaci, Franciaci et Faiciaci (Gall. christ., XVI, 104).
  • 1157 : mention de la paroisse : Ecclesia de Finzeo (cartulaire de Saint-Chaffre, 33).
  • 1158 : De Finceu (Gall. christ., XVI, 106).
  • 1228 : Castrum Franciacii (Gall. christ., XVI, 114).
  • 1332 : Finsax (Gall. christ., XVI, 130).
  • 1349 : mention du mandement : Mandamentum Finceasi (archives de la Drôme, fonds de Saint-Ruf).
  • 1470 : Dominus Fianciacii (archives de la Drôme, E 2531).
  • 1483 : Finsey et Finscasi (terrier de Beaumont-lès-Valence).
  • 1495 : Fienceyacum (archives de la Drôme, E 2554).
  • 1540 : Villa Finciacum (A. du Rivail, De Allobrog., 77).
  • 1644 : Saint Gervais de Fiancey (archives de la Drôme, B 128).
  • 1705 : Fiancée (dénombrement du royaume).
  • XVIIIe siècle : Fiancées près la Vache (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1891 : Fiancey, commune du canton de Valence, dont le chef-lieu est au village de Portes.

Portes[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[2] :

  • 1100 : Locus de Portis (de Coston : Étymologie de la Drôme).
  • 1474 : mention de l'église Notre-Dame : Eclesia Beate Marie de Portis in mandamento de Fiancey (inventaire de Saint-Apollinaire [Valence]).
  • 1650 : mention de l'église Notre-Dame : Nostre Dame de Portes (inventaire de Saint-Apollinaire [Valence]).
  • 1891 : Portes, village, chef-lieu de la commune de Fiancey.

En 1908, la commune de Fiancey change de nom et devient Portes-lès-Valence.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

  • Vestiges de cabanes préhistoriques[3].

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire fait partie de la tribu gauloise des Segovellaunes.

Relais routier et port fluvial pour le commerce grec de Massalia (Marseille)[3].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Une villa gallo-romaine, dite de Saint Gervais a été retrouvée et partiellement fouillée dans les quartiers du Colombier et des Chaux (Valette, 1935, 1952 et 1962 – Club Archéologique Crouzet, 1979 – Tarpin, 1997 à 2000)[4].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Fiancey[modifier | modifier le code]

La seigneurie[1] :

  • Au point de vue féodal, la terre était du fief des comtes de Valentinois et de l'arrière-fief des évêques de Valence.
  • Avant 1464 : possession de Guillaume de Poitiers, seigneur de Barry.
  • 1464 : elle est confisquée et donnée à François d'Eurre, valet de chambre du roi Louis XI.
  • 1470 : possession des Silve (qui la possédaient encore en 1583).
  • Avant 1626 : acquise par les Dorne.
  • 1680 : léguée aux Lescot.
  • Passe (par héritage) aux Baronnat.
  • Vers 1723 : passe aux Rostaing, derniers seigneurs de Fiancey.

1789 (démographie) : 43 chefs de famille[1].

Avant 1790, Fiancey était une communauté de l'élection et subdélégation et du bailliage de Valence, formant au XIIe siècle une paroisse du diocèse de Valence, dont l'église, sous le vocable de Saint-Gervais, dépendait premièrement de l'abbaye de Saint-Victor de Valence, et ensuite de l'abbaye de Saint-Ruf, qui y prenait la dîme et pourvoyait au service paroissial. Unie dans le cours du XVe siècle à la paroisse de la Vache, cette paroisse forma, au siècle suivant, la paroisse de Portes[1].

Portes[modifier | modifier le code]

La seigneurie[2] :

  • Au point de vue féodal, Portes était une terre du fief des évêques de Valence, distincte de celle de Fiancey.
  • Elle est probablement la possession des (d')Eurre.
  • 1598 : possession des Monery.
  • 1638 : elle passe (par mariage) aux Meysonnier.
  • Passe aux Dorne.
  • Passe (par héritage) aux Lescot.
  • 1697 : passe (par héritage) aux Baronnat.
  • Avant 1723 : vendue aux Rostaing-Champferrier, derniers seigneurs de Portes.

Avant 1790, Portes était le chef-lieu d'une paroisse du diocèse de Valence, qui, ayant remplacé, vers le milieu du XVe siècle, celle de Saint-Gervais-de-Fiancey, avait l'abbé de Saint-Ruf pour décimateur et son église sous le vocable de Notre-Dame. Le mandement de Fiancey avait la même étendue que la commune de ce nom[2].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Fiancey (dont Portes) devient une municipalité du canton d'Etoile. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) en fait une commune du canton de Valence[1].

En 1908, la commune abandonne son nom de Fiancey et choisit celui de Portes-lès-Valence[5].

Pendant la deuxième guerre mondiale, la commune est bombardée à plusieurs reprises peu avant la Libération.
La gare de triage est le théâtre d'une action de la résistance le qui détruit plusieurs locomotives et fait sauter un local administratif (quinze personnes sont tuées, dont trois français). En représailles, les Allemands amènent deux jours plus tard trente prisonniers de la prison de Montluc (Lyon) et les fusillent sur les lieux de l'explosion.
Le , Yves Farge, ancien Commissaire de la République à Lyon, et Claude Alphandéry, ancien Président du Comité Départemental de Libération, remettent à la commune de Portes-lès-Valence la Croix de Guerre 1939-1945 qui vient de lui être décernée[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Depuis 1908, la commune a été dirigée par des maires classés à gauche jusqu'à la seconde guerre mondiale.
À la Libération, la ville cheminote passe dans le giron communiste avec l'élection en 1946 de Gabriel Coullaud, puis de Jean-Guy Pinède.
En 1989, Jean-Guy Pinède, qui a annoncé l'année précédente son soutien à un candidat communiste rénovateur lors de la présidentielle, est exclu du PCF. C'est donc sous l'étiquette à gauche autrement qu'il est réélu.
En 2001, à la faveur d'une triangulaire, la ville passe à droite et Geneviève Girard devient maire. Le PCF reprend la mairie en 2008 mais la perd en 2014 avec la réélection de Geneviève Girard, cette fois dans le cadre d'un duel classique[réf. nécessaire].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de 8 adjoints et de 20 conseillers municipaux[6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1944 mai 1945 Marius Testu    
mai 1945 décembre 1946 Xavier Faure    
décembre 1946 juin 1978 Gabriel Coullaud PCF Conseiller général du canton de Valence-Sud (1964-1973)
Conseiller général du canton de Portes-lès-Valence (1973-1982)
juin 1978 mars 2001 Jean-Guy Pinède PCF puis DVG Conseiller général du canton de Portes-lès-Valence (1982-2006)
mars 2001 mars 2008 Geneviève Girard DVD  
mars 2008 mars 2014 Pierre Trapier PCF  
mars 2014 En cours Geneviève Girard[6] UDI Cadre supérieur
Conseillère départementale du Canton de Valence-3

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune se maintient au niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris[7].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2017, la commune comptait 10 610 habitants[Note 1], en augmentation de 10,19 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
227201247343435430431468475
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
497485448455515516518504526
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5635561 4001 5822 0882 5552 7002 7373 340
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4 5806 1236 8347 3377 8188 0909 1729 50710 445
2017 - - - - - - - -
10 610--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête communale en mai[3].
  • Fête patronale en juin[3].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

  • Caserne de sapeurs pompiers composée de 21 personnels, armée de quatre véhicules (FPT, VLHR, VL, UPMA)[réf. nécessaire].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : pêchers[3].

  • Coopératives agricoles[3].
  • Marché : les lundi et jeudi[3].

Industrie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église ruinée de Saint-Gervais[3].
  • Vestiges d'une abbaye[3].
  • Ancien château de Morlon[3].
  • Château de Bressac (transformé en ferme)[3].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Végétation[modifier | modifier le code]

  • L'essence dominante de la commune est le chêne pubescent ;
  • chênes verts ;
  • thym.

Animaux[modifier | modifier le code]

  • Cannes de Provence.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Portes-lès-Valence possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 144 (Fiancey)
  2. a b et c J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 284 (Portes)
  3. a b c d e f g h i j k l et m Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Portes-lès-Valence
  4. « Étoile-sur-Rhône », sur Archéologie de la France, informations (consulté le 28 août 2019)
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. a et b Portes-lès-Valence sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 8 mars 2015).
  7. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.