Clérieux

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Clérieux
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Romans-sur-Isère
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Fabrice Larue
2014-2020
Code postal 26260
Code commune 26096
Démographie
Gentilé Clérieusois
Population
municipale
2 021 hab. (2014)
Densité 149 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 45″ nord, 4° 57′ 36″ est
Altitude Min. 141 m – Max. 245 m
Superficie 13,53 km2
Localisation

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Liens
Site web www.clerieux.fr

Clérieux est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Clérieux est situé à 20 km au nord-est de Valence, 10 km au nord-ouest de Romans-sur-Isère, à 11 km à l'est de Tain-l'Hermitage et à 6 km de Saint-Donat-sur-l'Herbasse.

Les communes les plus proches sont Saint-Bardoux et Granges-les-Beaumont.

Histoire[modifier | modifier le code]

Clérieux s'est appelé successivement Claria, Clariacum, Cleriacum, Cloregium, puis Clérieu. Clérieux a d'abord été une seigneurie, puis une baronnie. La baronnie comptait, au temps de sa plus grande expansion dix-sept communes du département de la Drôme : Clérieu et Saint-Bardoux, Veaunes et Marsas, Chanos et Curson, Beaumont-Monteux et la Roche-de-Glun, Claveyson et Saint-Jean-de-Mureils, Montchenu et Baternay, Miribel-en-Valclérieu, Margès et Mercurol, Larnage et Croze.

Anatolle de Gallier a écrit : « le village, autrefois entouré de remparts, dont on aperçoit çà et là quelques vestiges, s'étale au pied de sa vieille église sous le vocable de Notre-Dame ».

Le premier seigneur de Clérieu, Silvion, apparaît en 994. Ses descendants vont régner sur les lieux jusqu'au début du XIVe siècle. Le XIe siècle est le temps des guerres seigneuriales, de l'acquisition par la force de biens d'Église et de fiefs qui vont devenir héréditaires.

En 1308, Guillaume Graton, seigneur de Clérieu, négocie auprès de Philippe le Bel, la paix entre le Dauphiné et la Savoie, avec quelques autres personnages d'importance. En 1332, Guillaume de Poitiers, seigneur de Clérieu enlève Bertrand de La Chapelle, archevêque de Vienne, un crime dont il a dû se repentir publiquement après avoir relâché le prélat. Les Poitiers ont été des seigneurs cupides et guerriers. La baronnie de Clérieu est déchirée par les affrontements et les démembrements et perd peu à peu son autonomie.

À partir de 1594, sous les La Croix-Chevrières[1] et sous l'influence grandissante de l'autorité des rois de France, la féodalité locale perd du terrain et ce processus s'accentue jusqu'à la Révolution : le château de Clérieux a été démantelé au XVIe siècle, après la condamnation de Jean de Poitiers.

Le vandalisme révolutionnaire aura raison de la nouvelle résidence seigneuriale. Par ailleurs, la commune a souffert en 1814 de l'occupation autrichienne.

Distraction de la commune de Saint-Bardoux de la commune de Clérieux le 19 juillet 1886.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de 5 adjoints et de 13 conseillers municipaux[2].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1977
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1989 Jean-Pierre Viret    
1989 1995 Albert Chevrol    
1995 2001      
mars 2001 en cours Fabrice Larue[2] SE Cadre

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 021 habitants, en diminution de -1,46 % par rapport à 2009 (Drôme : 3,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 227 1 476 1 476 1 360 1 678 1 768 1 860 1 733 1 791
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 820 1 824 1 870 1 890 1 871 1 773 1 217 1 329 1 215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 209 1 217 1 164 941 1 069 1 028 1 099 1 062 1 214
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 404 1 326 1 273 1 354 1 605 1 833 2 017 2 033 2 021
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • ESAL Biscuiterie : fabrication de cornets à glace
  • Supérette VIVAL
  • Restaurant
  • Boulangeries
  • Bureau de tabac
  • Pharmacie
  • Garage
  • Électroménager
  • Coiffeur

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Restes de fortifications autour du village.
  • Maison forte avec pigeonnier.
  • Église.
  • École.
  • Mairie.
  • Arrêts de bus.
  • Bancs publics.
  • Parc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ses œuvres : Mademoiselle Rondecuir (roman) ; Le Franc-Maçon ; La Plainte du paria ; Fleurs sauvages ; Les Éphémérides ; Le Peuple (poésies).
En 1898 il fonde la revue Les Annales gauloises à Annonay, puis il se lance dans l'édition et l'imprimerie à Paris et Besançon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La baronnie de Clérieux a été acheté en 1584-1586 par Jean III de la Croix de Chevrières, Président perpétuel des États du Dauphiné, à la Maison de Poitiers. Henri IV lui a fait don des droits de lods sur la baronnie de Clérieux (P. Louis Lainé,J. J. L. Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, tome 7, Famille de la Croix de Chevrières, p. 8, chez l'auteur, Paris, 1841 (lire en ligne))
  2. a et b « 26260 CLERIEUX », sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 9 mars 2015).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anatole de Gallier, Essai historique sur la baronnie de Clérieu et sur les fiefs qui en ont dépendu, p. 273-287, dans Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, tome 1, 1866 (lire en ligne)
  • Anatole de Gallier, Essai historique sur la baronnie de Clérieu et sur les fiefs qui en ont dépendu, p. 16-28, 253-271, dans Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, tome 2, 1867 (lire en ligne)
  • Anatole de Gallier, Essai historique sur la baronnie de Clérieu et sur les fiefs qui en ont dépendu, p. 56-68, 405-429, dans Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, tome 3, 1868 (lire en ligne)
  • Anatole de Gallier, Essai historique sur la baronnie de Clérieu et sur les fiefs qui en ont dépendu, p. 39-58, 127-138, 269-276, 360-371, dans Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, tome 4, 1869 (lire en ligne)
  • Anatole de Gallier, Essai historique sur la baronnie de Clérieu et sur les fiefs qui en ont dépendu, p. 59-83, 306-353, 410-428, dans Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, tome 5, 1870 (lire en ligne)
  • Anatole de Gallier, Essai historique sur la baronnie de Clérieu et sur les fiefs qui en ont dépendu, p. 217-254, 337-428, dans Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, tome 5, 1870 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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