Montboucher-sur-Jabron

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Montboucher-sur-Jabron
Montboucher-sur-Jabron
Usine saint Joseph vers 1910
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
Bruno Almoric
2020-2026
Code postal 26740
Code commune 26191
Démographie
Gentilé Montboucherois, Montboucheroises
Population
municipale
2 285 hab. (2017 en augmentation de 3,44 % par rapport à 2012)
Densité 233 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 20″ nord, 4° 48′ 33″ est
Altitude Min. 96 m
Max. 170 m
Superficie 9,8 km2
Élections
Départementales Canton de Montélimar-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Montboucher-sur-Jabron

Montboucher-sur-Jabron est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à 5 km à l'est de Montélimar.

Rose des vents Sauzet Sauzet Rose des vents
Montélimar N La Bâtie-Rolland
O    Montboucher-sur-Jabron    E
S
Montélimar Espeluche Puygiron

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par :

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

  • 1237 : Mons Bocheri (de Coston : Étymologies de la Drôme, 35)[1].
  • 1280 : De Montebocherio (cartulaire de Montélimar, 53)[1].
  • 1336 : Castrum de Monte Bocherio (cartulaire de Montélimar, 101)[1].
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : Capella Montis Bocheriis (pouillé de Valence)[1].
  • 1380 : Montem Bocharium (Columbi : De reb. gest. episc. Valent. et Diens., 44)[1].
  • 1391 : Montboyssier (choix de docum., 214)[1].
  • 1509 : mention de l'église Saint-Blaise : Ecclesia parrochialis Sancti Blasii Montis Bocherii (visites épiscopales)[1].
  • 1529 : Montbochier (archives de la Drôme, E 6764)[1].
  • 1793 : Montbouchet[2].
  • 1891 : Montboucher, commune du canton de Montélimar[1].
  • 1920 : Montboucher-sur-Jabron[3].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Mons Bocheri signifie le « Mont du bois »[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Origine gallo-romaine : tombes[4].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Les maisons du VIe-VIIe siècle[modifier | modifier le code]

Reconstitution d'une maison du haut Moyen Âge en torchis.

Des fouilles préventives sur le tracé de la ligne du TGV Méditerranée se sont déroulées en 1996. Elles ont permis la découverte de deux maisons du haut Moyen Âge à la limite de la commune de Montboucher-sur-Jabron. Ces fouilles ont été faites sur la rive gauche du Vermenon, au lieu-dit Constantin, par une équipe sous la direction de Michel Goy et Isabelle Rémy. Elles concernaient une superficie de 3 000 m²[5].

L'ensemble médiéval comprenait un bâtiment datable du VIe-VIIe siècle, construit en murs de terre sur solins de pierre et un bâtiment du IXe siècle détruit par un incendie. Le feu, par carbonisation, a préservé de nombreux éléments dont la datation a pu être possible grâce à l'étude de la vaisselle et par la méthode du C14 sur le bois. Cette chaumière fut habitée entre 1024 et 1060[5].

Édifiée sur une terrase graveleuse dominant la rivière, cette maison se situait alors aux confins des seigneuries de Montboucher et de La Bâtie-Rolland. Elle possédait un terroir fertile grâce au limon déposé par les crues du Vermenon et se situait sur un axe important de communication de la Valdaine nommé alors Gontardin ou Costardin qui a évolué en Constantin[5].

Elle couvrait une superficie d'environ 30 m2 et sa structure était constituée de poteaux en bois de chêne assemblés à l'aide de chevilles. Ses parois étaient en torchis réalisé par un mélange de terre, de végétaux et de tessons de poterie d'une épaisseur de 10 cm[6].

L'intérieur était peint à la chaux et le foyer installé sur une sole constituée d'une pierre calcaire de 80x35 cm et d'une épaisseur de 45 centimètres. Elle possédait un plancher clouté sur un châssis de solives qui formait un vide sanitaire. Le toit qui la recouvrait était constitué de végétaux provenant des roselières de la rivière[6].

Le mobilier découvert suffisait à une seule famille vivant isolée pratiquant l'agriculture et défrichant sa terre. Il était constitué de vaisselle de terre, d'outillage et d'un coffre de bois. Ce dernier avait été fait avec de l'orme et contenait la réserve de céréales. Pour l'outillage, outre un certain nombre d'outils pour travailler le bois, il y avait une lame de couteau mesurant 20 centimètres, des ferrures de porte, un morceau de clef et des clous de fer à cheval, à tête carrée, qui avaient servi à clouter le plancher[7].

La seigneurie[modifier | modifier le code]

Au point de vue féodal, Montboucher était une terre des comtes de Valentinois[1] :

  • 1283 : elle est inféodée aux Adhémar.
  • 1405 : acquise par les Mévouillon.
  • Recouvrée par les Adhémar.
  • 1511 : vendue aux Odoard.
  • 1576 : vendue aux Lévis-Ventadour.
  • 1595 : cédée aux Bezanger (ou Besangier).
  • 1658 : passe aux Vesc.
  • 1754 : passe (par héritage) aux Tulle, derniers seigneurs.

1734 (démographie) : 71 familles[1].

Avant 1790, Montboucher était une communauté de l'élection subdélégation et sénéchaussée de Montélimar, formant une paroisse du diocèse de Valence dont l'église, dédiée à Notre-Dame, et auparavant à saint Blaise, dépendait du prieur de Saint-Marcel-lès-Sauzet, qui y prenait la dîme et présentait à la cure[1].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Sauzet. La réorganisation de l'an VIII la place dans le canton de Montélimar[1].

1799 (démographie) : 405 habitants[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Jean-Pierre Bernard    
Henry Lacroix [8]   Industriel
Nommé maire
Etienne Bonnardel    
Henry Lacroix   Industriel
Jean-Louis Constantin    
Pierre Larzelier    
Henry Lacroix   Industriel
Auguste Tavan    
Jean-Louis Faure    
Joseph Loubet   Adjoint de Jean-Louis Faure
Auguste Tavan    
Franklin Durand    
après 1919 Henri Rieux   Adjoint de Franklin Durand
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1977 Édouard Gourtovoy[9] PS Ingénieur et dirigeant de société
Vice-président du District de Montélimar (1975 → 1977)
Les données manquantes sont à compléter.
1983 Jean-René Latarche PS Gérant de société retraité
Conseiller général du canton de Montélimar-2 (1998 → 2004)
En cours
(au 10 septembre 2020)
Bruno Almoric[10] UDI Dirigeant de société
1er vice-président de Montélimar Agglomération (2014 → )
Réélu en 2008 et 2014

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2017, la commune comptait 2 285 habitants[Note 1], en augmentation de 3,44 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4104055296566777758369561 020
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0511 104906922931919865888771
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
764809773668696655644567631
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6396676931 0421 2781 4241 8232 1652 273
2017 - - - - - - - -
2 285--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Montboucher-sur-Jabron fait partie de l'Académie de Grenoble. Les élèves débutent leur scolarité dans l'école primaire Hubert Reeves du village[15].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête : premier dimanche de septembre[4].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique : église Saint-Martin[16].

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, vergers, vignes, porcins, ovins, bovins[4].

La commune de Montboucher-sur-Jabron fait partie de la zone d'appellation de plusieurs produits agricoles :

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château-village : il a été dévasté en 1789 puis restauré. Il reste deux tours tronquées sur quatre, et des vestiges de l'enceinte[4].
    • Restes de logis et enceinte flanquée de tours rondes remaniées au XXe siècle[réf. nécessaire].
  • Tour surmontée d'un beffroi (clocher de la vieille église du XIIe siècle) : fresques, Vierge à l'Enfant (XIXe siècle)[4].
  • Le Monard, maison forte médiévale remaniée aux XIe et XVIIe siècles[réf. nécessaire].
  • Église pseudo-romane (XIXe siècle)[4].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Musée de la Soie[4].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Montboucher-sur-Jabron possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Archéologie sur toute la ligne. Les fouilles du TGV Méditerranée dans la moyenne vallée du Rhône, Éd. Le Musée de Valence/Semgy, Éditions d'Art, 2001, (ISBN 285056513X).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m et n J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 224
  2. « Montboucher-sur-Jabron - Notice Communale », sur cassini.ehess.fr (consulté le 26 octobre 2020)
  3. « Montboucher-sur-Jabron - Notice Communale », sur cassini.ehess.fr (consulté le 13 octobre 2020)
  4. a b c d e f g et h Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Montboucher-sur-Jabron
  5. a b et c Michel Goy et Isabelle Rémy, Archéologie sur toute la ligne, p. 130.
  6. a et b Michel Goy et Isabelle Rémy, Archéologie sur toute la ligne, p. 131.
  7. Michel Goy et Isabelle Rémy, Archéologie sur toute la ligne, pp. 132-133.
  8. « En 1841, Henri Lacroix épouse sous le système dotal Clothilde Thibaud, fille d'un juge de paix de Bagnols. Les affaires sont florissantes et l'année 1843 marquera la reconnaissance vouée à monsieur Lacroix ; Il est nommé maire de Montboucher » [1]
  9. Notice GOURTOVOY Édouard, Georges par Gilles Morin, version mise en ligne le 14 juillet 2010, dernière modification le 14 juillet 2010
  10. Montboucher-sur-Jabron sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 23 janvier 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  15. école primaire du village
  16. église de Montboucher-sur-Jabron