Aouste-sur-Sye

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Aouste-sur-Sye
Aouste-sur-Sye
Blason de Aouste-sur-Sye
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Crest
Intercommunalité Communauté de communes du Crestois et du pays de Saillans
(siège)
Maire
Mandat
Denis Benoît
2014-2020
Code postal 26400
Code commune 26011
Démographie
Gentilé Aoustois
Population
municipale
2 495 hab. (2016 en augmentation de 4,74 % par rapport à 2011)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 00″ nord, 5° 03′ 27″ est
Altitude Min. 186 m
Max. 841 m
Superficie 17,98 km2
Localisation

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Aouste-sur-Sye est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont les Aoustois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 3 km à l'est de Crest (Drôme) ; à 31 km de Valence, 39 km de Montélimar, 40 km de Romans sur Isère, 35 km de Die, 21 km de Loriol sur Drôme et 44 km de Grignan. Il est accessible depuis la vallée du Rhône (gare de Montélimar ou Gare TGV de Valence, sorties de l'autoroute A7 à Loriol ou Valence Sud direction Gap. La gare de Crest est desservie par la ligne SNCF Livron- Aspres sur Buesch-: Intercité Paris-Austerlitz- Briançon, TER PACA et TER Auvergne-Rhône Alpes. Des services réguliers de cars permettent un accès facile à Die ou à Valence-ville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Aouste-sur-Sye
Crest Cobonne Suze
Divajeu Aouste-sur-Sye Mirabel-et-Blacons
Soyans Saou Piégros-la-Clastre

Climat[modifier | modifier le code]

Le village se situe dans le tiers sud de la France, au sud du 45e parallèle, aux portes du parc du Vercors et du synclinal perché de la forêt de Saou ; il jouit d'un climat méditerranéen et est assez protégé du mistral : 2 250 heures d'ensoleillement — au-dessus de la moyenne nationale été comme hiver, avec des pointes à 460 W par m2 —, 827 mm de pluie étalés sur 87 jours. La diversité des cultures, des activités humaines, la climatologie justifient l'appartenance de la commune au « territoire d'excellence de développement économique durable » Biovallée, créé en 2010. Par ailleurs, les épisodes de pollution de l'air et de brouillard sont très nettement moins fréquents que dans la vallée du Rhône.

Évolution du toponyme[modifier | modifier le code]

  • Augusta : 10 av. Jésus-Christ ?
  • Augusto : Ier siècle.
  • Aucuste : fin du IIIe siècle.
  • Aujuste : fin du Ve siècle.
  • Aoste : vers 800 (premiers écrits en ancien français).
  • Aouste : décision administrative de 1894.
  • Aouste-sur-Sye : décision administrative adoptée le 7 juillet 1918

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Augustum, Augusta au IVe siècle[1], Augusta (villa).

Construite à l'époque de l'Empire romain, la bourgade originelle fut appelée Auguste en l'honneur de l'Empereur romain de l'époque[2]; elle a gardé ce toponyme malgré les aléas de l'histoire.

La commune d'Aouste prit le nom d'Aouste-sur-Sye en 1920[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Implanté sur le site d'une agglomération antique (Augusta Vocontiorum), Aouste-sur-Sye a conservé des inscriptions romaines. Des vestiges romains (mausolée, autels) ont été retrouvés. Aouste a appartenu aux évêques de Die dès le XIIe siècle. C'était une ville-étape militaire.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

  • 4000 : 3 foyers néolithiques répertoriés et indices d'occupation de l'âge du bronze .

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers 10 av. J-C : Aouste est un « bourg de contact » à l'entrée du territoire des Voconces, établissement d'un relais de poste romain "Mansio Augusta", fondation suivie d'une cité gallo-romaine (une ville ouverte) : Augusta Vocontiorum. La cité figure sur tous les itinéraires romains dont l’Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem en 333 (cf. Valence et Die, entre Cerebelliaca (Sainte-Cerbelle, Ourches) et Darentiaca (Saillans)). En 472 : 1re mention d’Aoste sur une tablette (musée d’Avignon). La cosmographie de Ravenne, au VIIe siècle, note Auguston au livre IV (avec Die et Luc-en-Diois) La commune fait l'objet de plusieurs invasions, à commencer par la prise d’Augusta par les Wisigoths (en 412), suivis par les Lombards (en 536), les Sarrasins (en 729), les Normands (en 839), les Hongrois (en 924). Vers l'an 1000, le territoire est rattaché au royaume de Bourgogne. Il fait l'objet d'aménagement, avec une fortification à double enceinte. Plusieurs autres rattachements suivront : à Die, en 1146, au royaume du Roussillon, en 1277, au royaume de France, en 1419. À la fin du Moyen Âge, Aouste est une ville de commerce, on y note la présence de banquiers et juriste juifs ainsi que la construction d’une synagogue[3].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1573, les guerres de Religion voient la victoire du prince d’Auvergne, catholique, dans un combat.

1600, installation de l'ermitage à Saint-Alban par l'ordre des bénédictins de Saint-Bernard d'Angleterre.

En 1622, de nombreuses modifications dans l'aspect du village, notamment par la destruction de fortifications et l'installation de l’hôpital. En 1625, le comte de Sault met à sac le village. Peu de temps après, le territoire est frappé par la peste. Le , funérailles de Suzanne Talliotte, tuée par un loup à l’âge de 6 ans[3].

Après la révocation de l'édit de Nantes, le 16 octobre 1685, les protestants qui restent en France doivent, s'ils veulent pratiquer leur culte, se réunir clandestinement au Désert. Ceux qui sont arrêtés sont condamnés aux galères. Jusqu'en 1787, date de l'édit de tolérance, les habitants protestants d'Aouste sont ainsi persécutés[4].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1836 : construction du temple (grâce à une aide du ministère de la Justice et des cultes).
  • 1860 : destruction de l’église (datant du XVIIe siècle) et construction de l’église actuelle (architectes Rey et Bossan, achèvement 1877), important développement économique (textiles papeteries), lié à une meilleure utilisations des divers canaux.
  • 1894 : électrification publique par M. Apaix, avant Lyon et Marseille. Aoste devient Aouste par décision administrative.
  • de 1905 à 1911 : ministère du pasteur Marc Boegner.
  • 1918 Aouste devient Aouste-sur-Sye pour éviter la confusion avec Aouste commune des Ardennes
  • 1944 : afin de ralentir la progression des nazis lors de l’offensive sur le Vercors, une quarantaine de maquisards affrontent, durant plus de 2 heures, 1 500 Allemands soutenus par l'aviation lors des "combats des Grands Chenaux" le 21 juillet .
  • 2003 la MJC de Crest est accueillie à Aouste , elle devient MJC Nini Chèze .
  • 2004 : construction par la CCC de la halte garderie (procédés Haute Qualité Environnement) -répertoriée architecture remarquable de la Drôme-
  • 2010 : annonce de la fermeture de l'usine de sacs papier Lembacel Mondi, fin de 350 années d'activités papetières à Aouste.
  • 2006-2011 : disparition de plus de 35 % des emplois industriels.
  • 2011 : adhésion au "Grand Projet d'éco-territoire Biovallée" -territoire école de dimension nationale.
  • 2013 : réhabilitation du site de l'ancienne cimenterie Vicat (ex Chenu) et ZAC de 8 hectares équipée en 2017, construction de la médiathèque .
  • 2017 : début de grands travaux de réaménagements de l'espace public devant la mairie et réorganisation de l'espace public" Gaston Buis" (MJC intercommunale, centre social, services à la personne, salles de réunion ….)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La commune a été récompensée en 2002 par le « label internet » pour la qualité des informations de son site.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1888 1908 Gustave Gresse    
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1953 Louis Raillon    
1953 1983 Gabriel Bonnard    
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2008 Joël Mottet DVG  
mars 2008 mars 2014 Raymond Riffard DVD  
mars 2014 En cours
(au 30 avril 2014)
Denis Benoit DVG Professeur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 1993 puis à nouveau en 2015, les élèves de l'école Jules-Ferry ont planté des arbres dans la forêt communale, dans le cadre de l'opération « Un enfant un arbre ». La forêt communale (113 hectares) voisine du "massif de Saou" abrite 5 espèces d'arbres et de nombreuses espèces protégées (flore et faune) ; elle présente une diversité exceptionnelle tant au niveau botanique, faunistique, entomologique et géomorphologique (zone Natura 2000). Plus au nord de la commune, sur 17 hectares, poussent les tulipes rouges des Arras, Tulipa Raddi Reboul, espèce protégées à enjeu européen (ZNIEFF - Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1). Le sud de la commune quant à lui abrite une importante colonie d'orchidées, Ophrys hitea, espèce protégée . Depuis 2010, la commune participe au projet Biovallée d'éco-territoire dans la région Rhône-Alpes, qui doit permettre l'édification de bâtiments selon des normes d'économie durable. Un bref parcours permet la découverte de la faune de la rivière, rive droite " chemin de l'île" . Des canards, de race harle bièvre, ont été récemment repérés le long de la rivière, habituellement ces canards préfèrent les eaux de Savoie ou Haute Savoie . Afin de limiter la pollution, les espaces publics sont désherbés à l'eau chaude, les toitures de divers bâtiments publics permettent la production d'électricité et l'éclairage public est éteint une partie de la nuit .

Intercommunalité et syndicats communaux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du Crestois et du pays de Saillans. Elle en est le siège. La commune et la CCCPS sont incluses dans le SCoT Vallée de la Drome.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune ont à leur disposition une médiathèque municipale[5], une salle des fêtes[6], divers services sociaux[7], ainsi qu'une police municipale[8]. Le bureau de poste de la commune fonctionne avec un horaire d'ouverture quotidien[9].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2016, la commune comptait 2 495 habitants[Note 1], en augmentation de 4,74 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1501 0291 1101 0821 1481 1851 2551 2821 254
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1891 2181 2651 2901 3101 2001 2501 1451 127
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2191 2271 3491 3141 4041 4131 3501 3931 265
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 3171 3171 5651 7531 8201 9892 2152 2482 418
2016 - - - - - - - -
2 495--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Une végétation de type méditerranéen, un sol calcaire au sud, caillouteux au nord de la commune, une grande biodiversité sont aussi des éléments indispensables à une agriculture de qualité très diversifiée : huiles essentielles, lavande, vin (AOC Clairette de Die), fruits, volailles (IGP pintadeaux de la Drôme). 18 exploitants travaillent sur 25 % de la surface de la commune et utilisent aussi 2 canaux d'irrigation.

Commerces et artisanat[modifier | modifier le code]

Aouste-sur-Sye a longtemps été une cité vivant du textile, des papeteries et de la production de ciment, depuis 20 ans l'économie a énormément évolué, de services ont aussi été créés. Il existe des services et commerces essentiels dans le centre ville. La zone commerciale regroupe des grandes surfaces ; les récentes zones artisanales de plus de 6 hectares accueillent des entreprises dans les films plastiques, les huiles essentielles, la chimie, les transports. En 2016, les zones artisanales et commerciales ont été agrandies sur plusieurs hectares.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Un espace pique-niques est situé en bordure de Drôme prés de l'esplanade de la mairie et du théâtre de verdure. La commune est l'une des étapes du circuit VTT "Parcours le long de la rivière" Drôme « Saillans-Livron » (tous commerces et hébergements divers), on peut aussi rejoindre à Cobonne (4 km) l'itinéraire international « Sur les Pas des Huguenots depuis les Cévennes ». Trois boucles de randonnées pédestres balisées CDT.

La commune est aussi une « porte d'entrée » du massif de la forêt de Saou par la D 70, classée « route remarquable » d'Aouste à Saou[14], taillée dans la roche au début du XXe siècle au Pas de Lauzun. Au nord, la D 731 permet l’accès au Parc naturel régional du Vercors. Certains circuits de randonnées empruntent soit les anciens chemins de transhumance entre Arles et Léoncel (1205-1960) soit le chemin d'exil des Huguenots (1673-1773) : " Sur les pas de Huguenots depuis les Cévennes"

Des activités d'équitation ou de canoë sur la Drôme sont ici possibles.

Pour les automobilistes venant de la vallée du Rhône, la commune est la première étape sur la "route de la clairette de Die". À proximité du rond-point, à l'entrée Est du village, en 2016, réhabilitation d'un lavoir édifié en 1890 sur le canal Gervanne-Sye, la toiture a été refaite, la charpente reprise en utilisant les techniques du XIXe siècle, c'est un travail remarquable dans un cadre charmant.

Aouste-sur-Sye se trouve aussi à 25 km de Mirmande, 45 km de Grignan.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • mi-mars, concours équestre régional au Poney Club du Val de Drome ;
  • mi-mars le carnaval aoustois est, depuis très longtemps, un moment festif important pour tout le Crestois ;
  • Brocantes (dimanche de la fête des pères et tous les mercredis après-midi de juillet et aout) ;
  • Forum des associations (septembre) ;
  • 1er dimanche de juillet : exposition " les peintres dans la rue" ;
  • Fête du village et feux d'artifice sur les berges de la Drôme (troisième dimanche de juillet) ;
  • Départ d'un parcours chronométré de 4,75 km pour le "Rallye historique du Dauphiné" dernier week-end d'avril ;
  • début juin la cité est "la plaque tournante" du rallye automobile "terre du Diois" (épreuve inscrite au Championnat de France des rallyes sur terre) ;
  • Journées européennes du patrimoine (mi-septembre) exposition ou visite commentée du centre historique du village par l'association aoustoise de protection du patrimoine: Histoire et Patrimoine Aoustois
  • Fête d'Halloween (31 octobre).

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Grenoble. Une halte garderie a été construite par la communauté de communes du Crestois- et fut en gestion associative : c'est une construction HQE, répertoriée en architecture remarquable de la Drôme. Les élèves débutent leur scolarité sur la commune, dans le groupe public Jules-Ferry, comptant une école maternelle (3 classes pour 74 enfants)[15], et une école primaire (5 classes pour 125 enfants)[16]. La salle des fêtes et le théâtre de verdure, créé en 2018, sont aussi utilisés par les enseignants. Les collèges et lycées -publics ou privés- les plus proches sont à Crest (4 km). L'année 2018 voit la rénovation de la MJC

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une « maison médicale » ( pharmacie, médecins, dentistes, ostéopathe et orthophoniste) ainsi que plusieurs cabinets de kinésithérapeutes et un podologue ; elle a accueilli aussi quatre maisons de l'IME Fontlaure, celui-ci est actuellement en restructuration et extension. Les hôpitaux les plus proches sont à Crest (4 km), Valence, Romans ou Montélimar .

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Salle de sports communale,
  • Terrains de football (et 2 équipes féminines),
  • Terrains de tennis
  • Mur d'escalade
  • Canoés-kayaks.
  • Centre équestre Poney club du Val de Drôme

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Depuis le pont sur la Drôme.
  • Pied d'une pile (avec corbeaux) du pont romain dans la Drôme, en amont du pont actuel. À proximité : 2 éléments d'un important mausolée gallo-romain.
  • Ruelles médiévales pittoresques et baie gothique du bâtiment de la synagogue (de brefs parcours de visites sont indiqués sur les plans apposés dans le centre ancien)
  • église dessinée par Bossan et repeinte à la fin du XXe siècle : éléments remarquables : l'abside, la chaire aux colonnettes de marbre et un très imposant chemin de croix en stuc
  • le temple qui a vu 3 pasteurs très importants : Fallot, Boegner, Chapal
    Passage à côté de l'emplacement de l'ancienne synagogue.
  • Village construit de part et d'autre de la rivière Drôme
  • 2 lavoirs de la fin du XIXe siècle, l'un à proximité du pont sur la Drome, l'autre plus intéressant au rond point en direction de Die
  • la gare, construite vers 1884, revendue à l'ancien chef de gare après la fermeture en 1973 .
  • L'architecte Robert Mallet-Stevens (1886-1945) a inspiré A. Chenu pour la construction d'une maison d'habitation. Ce bâtiment à toit plat a été édifié après-guerre, c'est une propriété privée que l'on peut apercevoir à la sortie est du village.
  • Aouste-sur-Sye possède deux monuments aux morts de la Première Guerre mondiale, l'un à proximité de la mairie (monument de célébration) l'autre au cimetière (monument de piété). Les environs de l'esplanade devant la mairie forment un aperçu des évolutions architecturales depuis le début du XXe siècle ; ensemble classique mairie-école (1910), salle des fêtes (1940), école maternelle (1975), salle de sport et bâtiment bureau-cantine-médiathèque du siècle actuel.
  • Vaste fresque murale en trompe-l'œil (2010) représentant l'empereur Auguste à qui fut dédiée Aouste.
  • Rond-point Vicat : aménagement et décoration présentant les activités touristiques d'Aouste-sur- Sye (reconnue comme meilleure réalisation française Fabemi 2011, a remporté aussi le prix « rond-point durable » de la revue Matériel et paysage 2012). En 2018,les lecteurs du " Dauphiné Libéré" ont élu ce rond point "1er rond point de Drome-Ardèche", A la sortie du village, le rond point sur la D 93 ,entre Aouste et Crest (rond point de la voie des Alpes) , rappelle le pont romain à l'origine de la cité.
  • Parcours de découverte de la faune de la rivière, chemin de l'île.
  • Route du Pas de Lauzun (défilé remarquable) « l'entrée secrète de la forêt de Saou » (site classé ENS)
  • Cadre pittoresque proche des contreforts du Vercors, proximité de la zone sud du parc naturel régional du Vercors. Toute l'année, les GR permettent d'apprécier la variété des paysages. De nombreux cabanons de vigne (plus ou moins bien entretenus) parsèment aussi la campagne, ils servaient aux rangement d'outils, d'abri pour hommes et bêtes ou à la récupération de l'eau de pluie.
  • Deux panneaux d'informations historiques très détaillées « Aouste Cité Millénaire » (près de la poste et prés de la médiathèque) et 25 panonceaux plus succincts fournissent des informations historiques locales ou nationales (départ du circuit de visite à la salle de sport prés de l'école)
  • Depuis 2017, fresque murale de 200 mètres carrés réalisée par un collectif de Street Art, avec la collaboration des anciens ouvriers, elle est un rappel des évolutions du travail en papeterie, sacherie et imprimerie de 1830 à 2010. Ce collectif d'artistes a aussi réalisé, en juin 2018, une fresque sur le mur de l'école. Les trois fresques qui décorent les murs du centre village sont très différentes , elles permettent une approche de l'évolution historique des thèmes et techniques picturales.
  • Depuis 2018, l'espace Gaston Buis, ancienne caserne des pompiers abritant la MJC centre social, a fait l'objet d'importants travaux d'amélioration et d'extension, c'est un bâtiment HQE fonctionnel et très peu énergivore

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle romane de l'ancien ermitage de Saint-Alban.

Historique de l’église du XIXe siècle d’Aouste-sur-Sye[modifier | modifier le code]

L’église d’Aouste était située depuis l’époque de Louis XIV sur l’emplacement actuel de la place de la Poste. Une inscription romaine aux dieux mânes se trouvait à proximité. En 1862, on construit le pont sur la Drôme – en aval des anciens ponts (romain et roman) – et on crée une « avenue » permettant l'accès à la voie départementale. L'architecte est M. Rey, associé à Bossan célèbre architecte lyonnais.

Les murs sont en pierres issues de la carrière de serrement sur la route de Suze, les piliers intérieurs, les contreforts sont en pierres de Chomérac, les piliers du clocher sont bâtis en pierres de Saint-Paul, la flèche en pierres d’Arles, les voûtes en briques creuses, les nervures en ciment moulé. Les portes ont été taillées dans des poutres de l’ancienne église de Saint-Michel datant du XVIe siècle. Les colonnes intérieures sont pour le chœur taillées dans le granit de Mâcon et pour les chapelles et le porche dans la pierre de Chomérac. Les vitraux ont été fabriqués à Lyon par Ganevat ; les boiseries du chœur ainsi que l'abside ont été dessinées Bossan celle-ci est considérée comme « l'une des plus élégantes ».

La foudre tomba sur le clocher en 1886. En 1894, la cloche datant de 1754 chuta dans le clocher le 16 juillet, elle fut remplacée par une cloche fondue dans les ateliers Paccard à Annecy-le-Vieux, celle-ci se cassa en 1899 et fut remplacée en décembre par une cloche pesant 1 052 kilos.

Construction du temple XIXe siècle d'Aouste-sur-Sye[modifier | modifier le code]

En 1683, sur ordre de Daniel Cosnac évêque de Valence, les temples d’Aouste, Monclar, Vercheny, Bouvières et Saillans sont détruits, deux ans avant l’abolition de l’édit de Nantes. En 1835, le consistoire de Crest demande au ministère des cultes et de la justice la construction d’un temple en bordure de la route royale 93 reliant Valence à Sisteron. L’autorisation royale est datée du . Le terrain, d'une superficie de 3 ares 2 centiares, a été cédé par M. Latune, papetier habitant à Crest, pour la somme de 520 francs. La souscription volontaire a rapporté la somme de 4 232 francs ; le devis est de 9 218 francs. En 1836 et 1837, « les secours d’état fournis par le garde des sceaux, ministre de la justice, secrétaire d’état et de la justice et des cultes » s’élèvent à 2 fois 1 500 francs. En 1838, autre « secours d’état » de 600 francs. Le , le président du consistoire de Crest, M. Faure transfère à l’Association dite « Église réformée d’Aouste » représentée par le pasteur Marc Boegner et M. Charles Latune « les biens mobiliers et immobiliers » répertoriés dans l’inventaire effectué par M. Fontaine.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Poème[modifier | modifier le code]

Fille de Rome la guerrière
Aouste baigne prés d’un coteau
Un de ses pieds dans un ruisseau
Et l’autre dans une rivière.
De ses splendeurs, restes géants,
Il garde un vieux pan de muraille
Et la tour que, depuis mille ans,
La faux du temps travaille.

Melchior des Essarts. Félibre aoustois du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Sauvain du Cheylard de la famille de Jean et Etienne Savanhi marchands à Aoûste , fils de Louis Sauvain (appelé Louis d'Aoste), membre du conseil de guerre des églises réformées en Dauphiné, (1562) ; il fut un des lieutenants de Des Adrets , chargé du commandement lors des batailles de Saint Jean d'Angelly en 1569 ; en juillet 1575, il représentait les protestants dauphinois à l'assemblée de Montpellier .
  • Jean Baptiste Brun (1743-1805) curé d'Aouste de 1775 à 1803, auteur d'un intéressant " Mémoire sur les événements de son église de 1792 au concordat de 1802" publié dans "le Bulletin d'histoire ecclésiale du diocèse de Valence" imprimerie Hoffman Montélimar 1850
  • François-Xavier Bruno, général français né le à Grenoble et mort le à Aouste-sur-Sye.
  • Léonce-Eugène Fabre des Essarts, né à Aouste-sur-Sye le , poète symboliste et théoriciens de la Gnose et du Christianisme Ésotérique.
  • Emile Loubet : député de la Drôme, ministre, sénateur, président de la république de 1899 à 1906, a souvent séjourné dans la résidence de ses amis Girardon (actuellement résidence Blanchelaine). Il avait la coutume d'échanger en occitan (patois) avec ses amis drômois alors que l'emploi de cette langue par les enfants étaient interdite dans les écoles !
  • Marc Boegner (1881-1970), pasteur protestant, théologien du XXe siècle, président du conseil national de l'Église réformée de France (1938-1950), et de la Fédération protestante de France (1929-1961), essayiste français et académicien (1962) ; à la suite de son oncle Tommy Fallot, il fut pasteur à la paroisse de Aouste-sur-Sye de 1905 à 1911 (honoré comme Juste parmi les nations en 1988).
  • François Bernard Charmoy, célèbre professeur de persan et de turc, correspondant des société asiatiques, est né à Soultz en 1793, décédé à Aouste en 1868.
  • Martial Moulin, journaliste et écrivain (occitan et français), directeur littéraire de la Revue des journaux et des livres, né le à Aouste.
  • Maurice Burrus (1882-1959), industriel, archéologue, député du Haut-Rhin, propriétaire de la forêt de Saou de 1924 à 1959, a permis l'alimentation en eau potable d'Aouste.
  • Jérôme Cavalli (1905-1943) ses parents Bortoli Cavalli et Joséphine Duc se sont mariés à Aouste en 1902 . Jérôme Cavalli est pilote d'avion à 19 ans puis pilote de voltige et d'acrobatie aérienne, il a une très importante carrière dans l'aviation civile et militaire, a été victime, au sol, de l'aviation allemande.
  • Charles Chapoutat (1898-1973), résistant, responsable d'une compagnie de FFI lors des combats de 1944 dans la vallée de la Drôme[18].
  • Roger Chapal (1912-1998), pasteur protestant, résistant, écrivain, poète, il est pasteur à Aouste de 1936 à 1946 et engage sa paroisse dans des actions pour cacher des familles juives réfugiées.
  • Tommy Fallot (1844-1904), pasteur protestant à Aouste, initiateur du christianisme social français.
  • Lawrence Hogben, né le à Auckland en Nouvelle-Zélande, est un officier instructeur de la marine royale de Nouvelle-Zélande, météorologue au service de la Royal Navy et des États-Unis lors du débarquement en Normandie en juin 1944. Il fut décoré de la Distinguised Cross Service. Naturalisé français, il se retira en 1976 à Soyans, puis à Aouste-sur-Sye, où il est mort le 20 janvier 2015[19].
  • Anthony Pelletier, né en 1986, a passé sa jeunesse à 'Aouste sur Sye, champion du monde de tango en 2016 , en compagnie de Séverine Ostermann.
  • Alain Hurtevent 1949-2017 : colonel de gendarmerie, conseiller technique de la prévention routière des premiers ministres L Jospin et A Juppé, responsable des services secrets en Afrique et au Moyen-Orient, ancien commandant du groupement de gendarmerie de la Drôme, président de la fédération des chasseurs de la Drôme, établi à Aouste au moment de sa retraite

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Archives communales
  • André Lacroix, Die, Crest et leurs environs, Res universis, 1989
  • Abbé Vincent, Aoste, Valence, 1856
  • Nicolas Chorier, Histoire de Dauphiné,
  • Archives de la préfecture de la Drôme
  • Inscriptions antiques et du Moyen Âge de Vienne
  • Catherine Farvaque, Crest en Dauphiné 1650-1789, éd. Le Crestois, 1983
  • Raymond Chevallier, Les Voies romaines, A. Colin, 1972
  • Luc Garraud, Flore de la Drôme Atlas écologique et floristique, 2003.
  • Revue drômoise LXXXI no 40 et Société archéologique drômoise no 71-72 
  • François Pouillon, Dictionnaire des orientalistes de langue française
  • J. Planchon, M. Bois, P. Conjard-Réthoré, Carte archéologique de la Gaule /la Drome, Académie des inscriptions et belles-lettres, imp. Louis-Jean, Gap, 2010
  • Association histoire et patrimoine aoustois, Aouste au fil du temps, imp. du Crestois, 2015- réédition en 2018- et "Aouste sur Sye ...au fil de l'eau" , imp Le Crestois, 2017

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 618.
  2. a et b Pierre Palengat - La Drôme insolite: d'Aix-en-Diois à Volvent : les 370 communes du département : La Drôme historique, monumentale, anecdotique, légendaire, statistique, culturelle, (id).
  3. a et b Histoire de la commune
  4. A. Bernard, « Mirabel : histoire résumée d'un village descendu de sa colline dans la vallée », Études drômoises, no 50, 1980, p. 24.
  5. Bibliothèque municipale
  6. salle des fêtes
  7. services sociaux municipaux
  8. police municipale
  9. Poste de la commune
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. La route départementale D70 Aouste-Saou est classée « route remarquable » sur certains tronçons.
  15. école maternelle
  16. école primaire
  17. Site de la mairie.
  18. Notice et photo, Musée de la Résistance en ligne.
  19. Philippe-Jean Catinchi, « Le météorologiste George Lawrence Hogben est mort », sur lemonde.fr,