Red Star Football Club

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Red Star FC
Logo du Red Star FC
Généralités
Nom complet Red Star Football Club
Surnoms L'Étoile rouge[1]
Noms précédents Red Star Club Français (1897-1906),
Red Star Amical Club (1906-1927),
Red Star Olympique (1927-1946),
Red Star Olympique Audonien (1946-1967),
Red Star FC (1967-1978),
AS Red Star (1978-1984),
AS Red Star 93 (1984-2003),
Red Star FC 93 (2003-2012)
Fondation 1897
Statut professionnel 1932-1948, 1952-1960,
1961-1978, 1992-2001, 2015-
Couleurs vert et blanc
Stade Stade Pierre-Brisson (Beauvais)[note 1]
(10 000 places)
Siège 92, rue du Docteur Bauer
93400 Saint-Ouen
Championnat actuel Ligue 2
Président Drapeau : France Patrice Haddad
Entraîneur Drapeau : Portugal Rui Almeida
Meilleur buteur Drapeau : Suède Bror Mellberg (76)
Site web www.redstar.fr
Palmarès principal
National[note 2] Coupe de France (5)
Champion de France D2 (2)
National (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2015-2016 du Red Star Football Club
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Le Red Star Football Club, couramment abrégé « Red Star », est un club de football français, fondé à Paris en 1897 et basé depuis 1909 à Saint-Ouen, en proche banlieue parisienne.

Lancé par Jules Rimet, futur président de la Fédération française puis de la Fédération internationale de football, le Red Star s'installe au stade de Paris, plus connu aujourd'hui sous le nom de « stade Bauer », en 1909. Vainqueur de la Coupe de France à cinq reprises entre 1921 et 1942, il s'impose comme l'un des principaux clubs français de l'entre-deux-guerres.

Les résultats du club deviennent plus irréguliers à partir de l'instauration du professionnalisme en France en 1932. Après l'éphémère fusion avec le Stade français à la fin des années 1940, le club oscille entre Division 1 et 2, jusqu'en 1978, où un dépôt de bilan le contraint à repartir en Division d'Honneur.

Le Red Star remonte en deuxième division en 1982 et retrouve le statut professionnel en 1992. Après que ses dirigeants ont nourri l'ambition d'en faire le club résident du Stade de France, il entame une lourde chute à l'orée des années 2000, au point de retrouver la DH en 2003. Le club remonte ensuite progressivement la hiérarchie du football français et retrouve le Championnat National (D3) en 2011, puis la Ligue 2 en 2015. Présidé par Patrice Haddad depuis 2008, l'entraîneur est Rui Almeida depuis 2015 et la promotion en Ligue 2.

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts du Red Star (1897-1907)[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'un homme vu de face, croisant les bras et souriant.
Jules Rimet, co-fondateur du Red Star

Le , Jules Rimet réunit son frère cadet Modeste, Charles de Saint-Cyr et Ernest Weber dans un café du 7e arrondissement de Paris, à l'angle de l'avenue de La Bourdonnais et de la rue de Grenelle, dans le quartier du Gros Caillou. Le Red Star y est fondé[2]. Le premier comité est désigné par Jules Rimet ; son beau-frère, Jean de Piessac, fonctionnaire du ministère de la guerre, devient l'éphémère premier président et son frère secrétaire du club. Les statuts du « Red Star Club » sont déposés le 12 mars 1897 auprès de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), une fédération omnisports, puisqu'on pratique alors au club le football, la lutte, l'escrime et le cyclisme. Le siège social est fixé au Café Piolat et les membres, qui sont rapidement une centaine, doivent payer un franc par mois[h 1],[3].

Le club se veut fidèle aux valeurs humanistes et chrétiennes de ses fondateurs, et s'ouvre notamment aux jeunes issus de familles pauvres[d 1]. Ses dirigeants sont proches de la revue Le Sillon, de Marc Sangnier, qui fait alors rompre de nombreux chrétiens avec la monarchie[4]. Jules Rimet, président depuis le départ de Jean de Piessac, délaisse la section football pour s'occuper des sports roi de l'époque, l'athlétisme et la course à pied. Au-delà du sport, qui l'intéresse avant tout pour ses vertus éducatives, Rimet est passionné par les arts. Il ouvre ainsi une « section littéraire et artistique » avec comme but la vulgarisation des sports athlétiques[5],[6].

La section football rejoint le championnat de Paris de troisième série de l'USFSA. Elle joue, en bleu marine et blanc, au Champ-de-Mars mais est rapidement écarté par la spéculation immobilière[h 1] et déménage à Meudon, sur un terrain dominant la Seine puis au petit vélodrome local[d 1]. Le club progresse de troisième série en deuxième en 1902, puis en première l'année suivante[d 1]. Dernier, il dispute un barrage le face au Club athlétique français, le perd et redescend en deuxième série[h 2]. Il remonte la saison suivante, puis est de nouveau relégué en 1906[d 1].

L'âge d'or du club (1907-1946)[modifier | modifier le code]

Photographie de treize hommes, vus de face. Six d'entre eux sont assis devant, et les sept autres sont derrière, debout.
L'équipe du Red Star en 1910.

En 1907, le Red Star fusionne avec l'Amical Football Club, basé au Champ-de-Mars, et devient le Red Star Amical Club[d 1]. Il quitte Meudon pour un terrain proche de la station de métro Grenelle (aujourd'hui Bir-Hakeim) qui est aménagé par le club. Il est vendu peu après pour abriter le Vélodrome d'Hiver[d 1]. Pour les Jeux olympiques de 1908, le Red Star est représenté par deux de ses joueurs : René Fenouillère en équipe de France A[7] et Étienne Morillon en équipe de France B[8],[note 3].

En 1909, le club perd son président-fondateur Jules Rimet, qui a créé la Ligue de football association et débute une brillante carrière de dirigeant[9], et déménage à Saint-Ouen (Seine)[d 1]. Le « Stade de Paris », construit rue de la Chapelle derrière le célèbre marché aux puces, est inauguré le 24 octobre 1909 lors d'un match international face à l'équipe anglaise d'Old Westminsters FC[d 1],[10]. L'enceinte, qui accueille deux matchs de l'équipe de France dès le printemps 1911[d 1], abritera le club sans discontinuité jusqu'en 1998.

Au début des années 1910 le club s'affirme comme l'une des places fortes du football français, en n'hésitant pas investir dans les transferts de joueur, dans un football français où se développe l'amateurisme marron[d 2]. Le Red Star compte plusieurs internationaux français parmi lesquels l'emblématique Lucien Gamblin, le buteur Eugène Maës et le gardien de but Pierre Chayriguès[d 2]. En 1912, le Red Star entraîné par Roland Richard remporte le championnat de la LFA[d 2], la Ligue créée par Rimet en 1910. Les Audoniens en sont 2es en 1914[3]. En 1913, le Red Star dispute un prestigieux match de gala contre les Londoniens de Tottenham Hotspur. La Première Guerre mondiale met un point d'arrêt aux activités du club, d'autant que plusieurs de ses meilleurs joueurs sont tués au front[d 2].

Une équipe de football pose, de face, avec un ballon.
L'équipe du Red Star en 1921.

Le football reprend ses droits après guerre. Une grande compétition nationale est mise en place à partir de 1917 : la Coupe de France. Le Red Star, qui recrute les meilleurs joueurs dans les clubs de la région parisienne, s'impose au début des années 1920 comme le meilleur club français du moment. Il remporte le Challenge de la renommée en 1919, puis trois des cinq premières éditions de la « Division 1 » de Paris, en 1920, 1922 (après une victoire épique en finale face à l'Olympique de Paris, balayé 3-0[d 3]) et 1924[11]. Mais le club gagne surtout trois années d'affilée la Coupe de France. En 1921, le Red Star écarte le Racing Club de France en demi-finale et retrouve en finale, le au stade Pershing de Vincennes, l'Olympique de Paris, son grand rival. Avec le renfort surprise de leur fameux gardien de but Chayriguès, blessé de longue date, les Audoniens l'emportent 2-1, grâce à Clavel et Naudin[d 3].

Scène d'un match de football. Un joueur est en train de dribbler un adversaire.
Finale de la Coupe de France 1922, le Red Star jouant en maillot rayé.

Lors de l'édition suivante, le Red Star accède en finale en battant l'US Tourquennoise et le FC Rouen. Le , Nicolas et Sentubéry assurent au Red Star de conserver le trophée face au Stade rennais, battu 2-0 devant près de 25 000 spectateurs. En 1922-1923 enfin, le Red Star écarte en demi-finale l'Olympique de Paris (1-0). Le , face au FC Cette, le Red Star inscrit quatre buts lors des vingt premières minutes (par Naudin deux fois, Cordon et Joyaut) et réalise ainsi un triplé inédit (4-2)[d 3].

Le Red Star a alors la particularité d'avoir un effectif entièrement français, qui compte une dizaine de joueurs ayant été sélectionné en équipe de France[12]. Ses principales vedettes sont Lucien Gamblin, le capitaine, héros de la Grande Guerre à trois galons qui deviendra journaliste, Paul Nicolas, futur sélectionneur de l'équipe de France, et Pierre Chayriguès, gardien de but qui révolutionne son poste[d 3]. Le prestige du club lui permet d'organiser des matchs de gala contres des équipes réputées venues de l'étranger, comme le Daring de Bruxelles, le Beerschot d'Anvers, les Anglais d'Huddersfield, les Argentins de Boca Juniors[d 3], le Real Madrid CF, etc. Le stade de Paris est agrandi avec la construction de deux tribunes et inauguré dans son nouveau format en octobre 1922 face au Racing[d 2]. En janvier 1924, le Red Star, réduit à dix, s'incline en Coupe de France à Marseille contre Sète (0-1), après une série record de vingt matchs sans défaite. Les années suivantes sont plus difficiles avec les retraites sportives de Gamblin, Meyer, Brouzes et Chayriguès, même si le club conserve une renommée internationale qui lui permet d'organiser de lucratives tournées à l'étranger[d 4].

Dans un match de football, un joueur saute et fait un contrôle de la tête.
Finale de la Coupe de France 1928 opposant le Red Star Olympique, en blanc, au CA Paris.

Le 28 avril 1926, les dirigeants du Red Star et de l'Olympique de Paris, exproprié de son terrain des Buttes-Chaumont, annoncent la fusion des deux clubs au sein du « Red Star Olympique »[d 4]. Le maillot rayé marine et blanc disparaît au profit d’une chemisette blanche, plus neutre. Malgré la colère des supporteurs, la fusion redonne de l'allant au club. Après avoir écrasé le Stade français (8-2) en demi-finale, le Red Star Olympique remporte le sa quatrième Coupe de France en battant en finale le Cercle athlétique de Paris (3-1) au Stade de Colombes devant 30 000 spectateurs, grâce à des buts de Wartel, du Norvégien Egil Brenna Lund et de Brouzes. L'équipe comprend notamment Paul Nicolas, le premier joueur à remporter quatre fois la Coupe de France avec le même club[13], et Paul Baron, futur entraîneur du Racing. Lors de l'édition suivante de la Coupe, le Red Star est exclu administrativement pour avoir fait jouer contre le Stella Cherbourg son défenseur uruguayen Orestes Díaz, dont la licence n'a pas été renouvelée. Cette décision ouvre une grande polémique, le club étant soutenu par la Ligue de Paris[d 5]. En championnat de Paris, dominé par le Stade français, le Club français ou le Racing, le club n'arrive pas non plus à remporter de nouveaux trophées, terminant souvent à la 2e place.

En janvier 1931, l’avènement du football professionnel en France est validé. Un championnat de France est créé avec deux poules, appelées « Division nationale ». Le Red Star Olympique, qui dispose avec l'entrepreneur Le Corre d'un président-mécène, est un des premiers clubs à obtenir le statut professionnel[d 5] et s'inscrit à la première édition du championnat en 1932-1933. Le club dispute son premier match au Stade Élisabeth de la Porte d'Orléans à Paris (le Stade de Paris étant en travaux), perdu face à l’Olympique d'Antibes (2-3). En fin de saison, le Red Star, 8e sur dix, est relégué en Division 2. Champion la saison suivante, il retrouve une élite à poule unique. Malgré un effectif de qualité, composé d'internationaux français et de professionnels venus d'Écosse, d'Amérique du Sud ou d'Europe centrale[d 5], le club ne parvient plus à briller comme avant, ni en championnat où il ne dépasse pas la 9e place en 1937, ni en Coupe de France où il s'arrête deux fois la demi-finale, en 1935 face à l'Olympique de Marseille et en 1936 face au FCO Charleville, pourtant pensionnaire de D2. Les Audoniens, malgré leur fameuse paire d'ailiers composée d'Alfred Aston et André Simonyi sont de nouveau relégués en 1938, puis remontent l'année suivante[d 6].

Red Star Club Français
(1897-1906)
 
Amical FC
(?-1906)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Red Star Amical Club
(1906-1927)
 
Olympique de Paris
(1895-1927)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Red Star Olympique
(1927-1946)
 
Sports Olympiques Audoniens
(1945-1946)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Red Star Olympique Audonien
(1946-…)
 
Stade français
(1900-)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Stade français-Red Star
(1948-1950)
 
 
 
 
 
 
Red Star Olympique Audonien
(…-1967)
 
Toulouse FC
(1937-1967)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Red Star FC (1967-1978 †)
 
 
 
 
 
 
 
 
AS Red Star (1978-1984)
AS Red Star 93 (1984-2003 †)
 
 
 
 
 
 
 
 
Red Star FC 93 (2003-2012)
Red Star FC (2012-)

† : dépôt de bilan / liquidation.
Fusions et dénominations successives du Red Star FC[14]

En 1940, le nord de la France est occupé. Bien que perturbées, les compétitions nationales se poursuivent et le Red Star parvient à maintenir un effectif de qualité avec Aston et Simonyi, mais aussi le gardien de but Julien Darui, Helenio Herrera et Georges Meuris, capitaine[d 6]. En 1941, les Audoniens remportent le championnat de la « Zone occupée »[3] et atteignent la finale de la Zone occupée en Coupe de France, où ils sont battus par Bordeaux (3-1). L'année suivante, toujours en Coupe de France ils prennent leur revanche sur Bordeaux, battent le Stade de Reims (1-0) en finale de la Zone occupée, puis Lens en finale inter-zone (1-1 à Saint-Ouen puis 5-2 au Parc des Princes). Le 17 mai le Red Star Olympique remporte sa cinquième Coupe de France en battant Sète à Colombes devant 44 654 spectateurs (2-0, buts de Vandevelde et Aston)[15].

En 1943-1944, les clubs professionnels sont démantelés, les joueurs du Red Star envoyés dans différentes « équipes fédérales », notamment celle de Paris-Capitale. En septembre 1944, juste après la libération de Paris, un match de charité est organisé par le Red Star et le Racing au profit des familles des FFI morts au combat[d 6]. En 1946, le Red Star atteint une 6e fois la finale de la Coupe de France, mais il s'incline le 26 mai contre le tout nouveau Lille OSC (4-2) à Colombes devant 59 692 spectateurs[16] — c'est sa première défaite en finale dans cette compétition.

Le déclin (1946-1978)[modifier | modifier le code]

En 1945, le club est menacé de devoir abandonner son stade, poussant le président Le Corre à la démission[17]. Son successeur Pierre Leroy trouve un accord avec la municipalité communiste, le Red Star fusionnant avec les autres clubs de Saint-Ouen au sein du « Red Star Olympique Audonien », qui devient omnisports. Le 31 mai 1947, le club fête son cinquantenaire en recevant les Hongrois du Kispest[d 6].

Photographie du logo du « Red Star Olympique Audonien », écrit en vert.
Panneau du « Red Star Olympique Audonien » sur la façade du Stade Bauer

Un an plus tard, c'est la catastrophe : l'équipe est reléguée en D2 après une saison terrible, et la municipalité revient sur son engagement. Sans stade, le Red Star fusionne son équipe professionnelle avec celle du Stade français, restée en D1. Après un premier exercice prometteur, avec notamment une demi-finale de Coupe de France, le « Stade français-Red Star » échappe de peu à la relégation en 1950. Les deux clubs se séparent ; la Fédération refusant de l'inscrire en D2, le Red Star met entre parenthèses son statut professionnel[d 7].

En 1952, le Red Star OA fait son retour en Division 2 grâce aux défections des clubs d’Amiens et du Mans, et retrouve le Stade de Paris[d 7]. Il bénéficie alors de l'énergie de son président Gilbert Zenatti, qui se débrouille pour trouver les fonds nécessaires à ses ambitions[d 7],[18], par exemple en recrutant en 1953 le Suédois Bror Mellberg, qui inscrit 72 buts en trois saisons de championnat. En 1955, le club pense obtenir sa promotion en Division 1 en terminant deuxième de D2. Mais le Groupement des clubs professionnels, dirigé par Paul Nicolas, ouvre une enquête sur des soupçons de corruption : le Red Star, avéré coupable, est privé de montée, son entraîneur Charles Nicolas radié à vie et son président Zenatti, bien qu'officiellement innocent, suspendu trois ans[19].

Malgré les sanctions, le club reste ambitieux, d'autant que Charles Nicolas et Gilbert Zenatti restent dans le giron du club. Le club se renforce sensiblement en 1959, notamment auprès du Stade de Reims d'où viennent deux internationaux français, Armand Penverne et René Bliard. L'équipe réalise une saison à la hauteur des attentes, et doit pour assurer sa promotion remporter son dernier match à domicile face à Troyes. Devant 16 000 spectateurs, le Red Star mène longtemps d'un but de Bruat jusqu'à l'égalisation de Keller à quelques minutes de la fin. La déception est immense[20]. Pendant l'été, le journal L'Équipe dévoile que le club est visé par une nouvelle enquête pour tentative de corruption, à l'occasion du match perdu à Nantes en avril[21]. Le gardien de but nantais Somlay déclare avoir été contacté par un inconnu, qu'il reconnaît ensuite comme étant le trésorier du Red Star[19],[note 4]. Le Groupement, devenu « Ligue de football professionnel » en 1959, exige la formation d'un nouveau comité directeur. Zenatti ne souhaitant pas céder sa place, le club est exclu du championnat de D2 au courant du mois d'août, à quelques jours de la reprise[21].

Après une année en Division d'honneur, le Red Star retrouve la 2e division en 1961, avec une nouvelle équipe dirigeante soutenue par la municipalité[19], et un effectif à reconstruire[d 8]. L'entraîneur Jean Avellaneda s'y consacre les huit années suivantes[3]. Après une équipe jeune, comprenant notamment le futur international Daniel Rodighiero, et renforcée de quelques joueurs d'expérience, les Verts parviennent en 1964-1965 à obtenir leur retour au plus haut niveau, quitté quinze ans plus tôt. Derniers, avec seulement cinq victoires en 38 matchs[22], ils en sont relégués l'année suivante et retombent en Division 2 en 1966-1967[d 8].

Photographie en noir et blanc d'un homme avec des lunettes, portant une cravate.
Le président Doumeng (ici en 1983) est à l'origine de la fusion avec le Toulouse FC.

Le Red Star bénéficie alors d'un coup de pouce inespéré : à Toulouse, Jean-Baptiste Doumeng, surnommé le « milliardaire rouge » pour ses affaires florissantes avec l'Union soviétique, se trouve en froid avec Louis Bazerque, le maire socialiste de la ville. Nourrissant de bonnes relations avec les dirigeants du Red Star et la municipalité communiste de Saint-Ouen, le président du Toulouse FC propose la fusion de son équipe professionnelle avec celle du Red Star. Concrètement, joueurs et entraîneurs toulousains déménagent au sein du Red Star, rebaptisé « Red Star Football Club », qui prend la place de Toulouse en Division 1[d 8]. Devant le tollé provoqué par cette affaire, la Fédération française limitera par la suite drastiquement les possibilités de fusion entre clubs[note 5].

Le club dispute alors six saisons consécutives en première division — six saisons difficiles puisque le meilleur classement obtenu est treizième. Le club est relégué en fin de saison 1972-1973, alors que ses présidents Doumeng et Zenatti se retirent définitivement[d 8]. Paul Sanchez, premier adjoint du maire de Saint-Ouen, les remplace. Grâce à un recrutement réussi mais coûteux, le club remonte immédiatement en devançant le Paris SG et l'US Toulouse[d 8]. La saison dans l'élite est une nouvelle fois difficile, les résultats se dégradent et l'entraîneur argentin José Farías ne parvient plus à maintenir l'unité de son groupe[23]. Dernier, le Red Star est relégué en fin de saison 1974-1975. Cet exercice reste le dernier disputé par le club en première division.

La municipalité, à laquelle le club coûte très cher, le confie à un jeune entrepreneur, Jean-Claude Massot, qui s'engage à investir dans le club. Sous la houlette de Roger Lemerre, l'équipe réalise une excellente saison et manque de peu la montée, après une défaite à domicile lors de la dernière journée et un barrage perdu face au Stade lavallois[d 9]. Massot, dont la gestion est mise en doute, est écarté par la mairie. La situation du club se dégrade, et la mairie annonce son désengagement financier à l'été 1977. Alors que la saison qui suit démarre bien sur les terrains, le club est placé en liquidation hivernale pendant la trêve hivernale. L'équipe poursuit cependant le championnat et termine à la 3e place de son groupe, à deux points du Paris FC, promu en D1. Malgré la mobilisation des supporteurs, la mairie annonce le dépôt de bilan du club le 23 mai 1978[d 9].

L'Association sportive du Red Star (1978-2003)[modifier | modifier le code]

Le club renaît sous le nom d'« Association sportive du Red Star » et repart en Division d'honneur de Paris, par la volonté de son ancien joueur Jean-Claude Bras, devenu président, qui revendique son indépendance de la mairie[d 10]. Après une première année de transition, le Red Star réussit trois promotions successives qui lui permettent de retrouver la Division 2 à l'été 1982, sous la conduite de Georges Eo. En 1984[d 10],[24] (d'autres sources indiquent 1982[21] ou 1987[25]), le club est renommé en « Association sportive Red Star 93 » après la signature d'un accord avec le département de Seine-Saint-Denis, devenu son principal partenaire financier, en échange d'une politique de formation originale et volontariste des jeunes du département[21].

Relégué en 1987 alors qu'il était en passe d'obtenir le statut professionnel[26], le Red Star remonte en 2e division en 1989 et obtient son maintien de justesse en 1990. Les affluences sont cependant faméliques (la moyenne d'affluence en 1989-1990, en D2, est de l'ordre de 1 000 spectateurs, contre 9 000 lors de la dernière saison en D1, en 1974-1975[27]), et le budget difficile à boucler dans ces conditions[d 10].

L'arrivée en 1991 de Robert Herbin, l'emblématique entraîneur du grand Saint-Étienne, donne un second souffle au club. La saison 1991-1992 est marquée par un beau parcours en Coupe de France, avec une élimination en quart de finale contre l'AS Cannes (1-0). La saison suivante, alors que le club a finalement récupéré le statut professionnel, il termine aux portes de la promotion en Division 1, à la quatrième place. Le club s'appuie alors sur une belle génération de jeunes joueurs, comme Marlet, Michel, ou Agasson[d 10]. Le Red Star reste solidement ancré en deuxième division les saisons suivantes. En 1995-1996, alors qu'Herbin a pris sa retraite, le président Bras annonce publiquement que le club vise la montée[28]. Les Audoniens restent dans la course jusqu'en avril, puis décrochent. Le début de saison 1996-1997, plus décevant qu'attendu, coûte sa place à Pierre Repellini, remplacé par Abdel Djaadaoui en cours de saison.

Durant l'été 1998, la Ligue exige du club qu'il quitte le stade Bauer, trop éloigné des normes en vigueur. Le Red Star s’installe au stade Marville du parc de La Courneuve, et en profite alors pour déposer un dossier de candidature pour devenir club résident du Stade de France, récemment inauguré[29]. Il y organise début 1999 un match de championnat face à l'AS Saint-Étienne, qui bat le record d'affluence en Division 2[30], ainsi qu'un derby face au Racing pour célébrer le centenaire du club en mars 2000[31].

En 1999, le club est relégué en National et la DNCG s'oppose à l'installation du Red Star au Stade de France. Loin de ses ambitions de remontée immédiate, le club brille néanmoins encore dans les coupes nationales. Durant la saison 1999-2000, il est éliminé en huitièmes de finale de la Coupe de France contre Lyon (2-1) puis en demi-finale de la Coupe de la Ligue contre le futur vainqueur Gueugnon (2-2 après prolongation et 9 tirs au but à 8)[32].

La saison suivante, le club termine dernier de National et perd à nouveau son statut professionnel[33]. Sa chute ne s'arrête pas là puisque ses problèmes financiers (la SEM du club dépose le bilan en 2002[34]) entraînent une relégation administrative en CFA 2 en 2002, puis en Division d'honneur en 2003. Le club revient le au Stade Bauer, où aucune autre rénovation n'a été entreprise que la réparation des importants dégâts de la tempête de 1999[35].

Un retour progressif au monde professionnel (depuis 2003)[modifier | modifier le code]

Dans un stade de football, des photographes vont sur le terrain pour photographier une équipe au maillot vert.
Avant-match face à Fréjus-Saint-Raphaël en 2011.

Menacé de liquidation, le club est cédé en juin 2003 par le TGI de Bobigny à Éric Charrier[36]. Comme en 1978, le Red Star végète deux ans en DH, puis remonte en CFA 2 en 2005 avant de retrouver le CFA en 2006. En 2009, le club frôle la relégation mais un point de pénalité infligé par la FFF à la suite d'incidents de supporteurs est annulé par le tribunal administratif, après le refus initial de la FFF de suivre l'avis en ce sens du CNOSF[37]. Le Red Star recrute alors Alain Mboma, l’entraîneur à succès de Villemomble. En 2011, l'équipe parisienne termine seconde du championnat et profite des relégations administratives des clubs de Grenoble, Gap et Cannes pour être promue en National[38].

Mais cette annonce tardive de montée, l'adaptation compliquée à la pelouse synthétique[39] et le départ d'Alain Mboma au Paris FC rendent le début de saison très difficile. Dès octobre, le nouvel entraîneur, Athos Bandini, est remercié au profit de Vincent Doukantié[40]. À mi-saison, le club, revenu dans la course pour le maintien, s'offre un match de gala au Stade de France en 32e de finale de la Coupe de France face à l'Olympique de Marseille, large vainqueur devant plus de 40 000 spectateurs[41]. À la faveur d'un sprint final de cinq victoires en six rencontres, le Red Star assure son maintien en National et termine à la 11e place. La saison suivante est également difficile mais les Audoniens sauvent encore leur place en National[42].

Un joueur de football parle avec un micro, à côté de dizaines de supporters, près d'un but.
Steve Marlet au soir de l'accession du club en Ligue 2, près des supporters du club.
Photographie d'un scène d'un match de football, vu des tribunes.
Scène du match Red Star-FC Istres, officialisant l'accession du Red Star en Ligue 2.

En 2014, le club est septième du championnat National, à douze points du podium alors qu'il était vu comme un candidat à la montée en Ligue 2. Le club se renforce sensiblement pour la saison suivante[43] avec l'ambition d’accéder à la Ligue 2 en 2015[44]. Le club, aux avants-postes durant toute la saison, est promu en Ligue 2 à deux journées du terme du championnat, mettant ainsi fin à 16 ans d'absence à ce niveau[45],[46]. La même année, alors qu'il n'avait pas atteint ce niveau depuis la saison 1999-2000, le club accède aux huitièmes de finale de la Coupe de France, et est battu 2-1 par l'AS Saint-Étienne au Stade Jean-Bouin de Paris.

Palmarès et résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Titres et trophées[modifier | modifier le code]

Le Red Star remporte ses premiers titres au sein de la LFA, dont il est membre fondateur. En 1912, son titre de champion de LFA lui donne le droit de participer au Trophée de France, dont il est finaliste. Après la Première Guerre mondiale, le Red Star domine le football hexagonal en remportant trois fois la DH Paris Île-de-France et quatre fois la prestigieuse Coupe de France de football.

Deux fois champion de Division 2 dans les années 1930, le Red Star remplit son palmarès d'après-guerre avec une finale de Coupe de France disputée en 1946, trois titres de vice-champion de D2 respectivement obtenus en 1955, 1965 et 1974, et un titre de vainqueur de groupe de CFA 2 obtenu en 2006. Par ailleurs, le Red remporte un nouveau titre de DH en 1980. Le Red Star remporte son premier titre national depuis 1939 en 2015, année où il termine champion de National.

Le tableau suivant, actualisé en juillet 2015, liste le palmarès du club dans les principales compétitions officielles auxquelles il participe.

Palmarès de l'équipe première du Red Star
Compétitions nationales Compétitions régionales Anciennes compétitions

Parcours en championnat[modifier | modifier le code]

Bilan du Red Star en Division 1 et 2 depuis 1932
Championnat Saisons Titres J G N P Bp Bc Diff
D1/L1 19 0 642 168 169 305 865 1211 -346
D2/L2 34 2 1226 470 330 426 1752 1678 +74

Le tableau suivant indique le championnat disputé par le club au cours des saisons depuis 1945.

Évolution du championnat disputé par le Red Star[47]
Rang I Rang II Rang III Rang IV Rang V Rang VI
1945-1948 Division 1
1948-1950 Division 1
1950-1951 DH Paris
1951-1952 PH Paris
1952-1960 Division 2
1960-1961 DH Paris
1961-1965 Division 2
1965-1966 Division 1
1966-1967 Division 2
1967-1970 Division 1
1970-1973 Division 1
1973-1974 Division 2
1974-1975 Division 1
1975-1978 Division 2
1978-1980 DH Paris
1980-1981 Division 4
1981-1982 Division 3
1982-1987 Division 2
1987-1989 Division 3
1989-1993 Division 2
1993-1999 Division 2
1999-2001 National
2001-2002 CFA
2002-2003 CFA 2
2003-2005 DH Paris
2005-2006 CFA 2
2006-2011 CFA
2011-2015 National
Depuis 2015 Ligue 2
  •      Championnat national professionnel
  •      Championnat national professionnel et amateur
  •      Championnat national amateur
  •      Championnat régional amateur
  •       Pas de promotion/relégation

Épopées en Coupe de France[modifier | modifier le code]

Le Red Star remporte quatre des onze premières éditions de la Coupe de France de football, en 1921, 1922, 1923 et 1928, à une époque où le Championnat de France de football n'existe pas. Le club en remporte une 5e en 1942. Il connaît sa première défaite en finale en 1946. Il partage avec le Lille OSC le record du nombre de victoires consécutives (3). Les trois premières finales se jouent au Stade Pershing de Vincennes, les trois suivantes au Stade olympique Yves-du-Manoir de Colombes.

Outre ces six finales, le Red Star s'est arrêté à trois reprises au stade des demi-finales, en 1935, 1936 et 1943. Depuis 1946 et jusqu'en 2014, la meilleure performance du Red Star en Coupe de France est une qualification pour les quarts de finale, réussie en 1964 (en D2), 1972 et 1973 (en D1), et 1992 (D2). En 1992, les Audoniens s'inclinent sur le terrain de l'AS Cannes, alors pensionnaire de D1, après prolongation (1-0).

Parcours en Coupe de la Ligue[modifier | modifier le code]

Le Red Star participe à la Coupe de la Ligue française de football entre 1994 et 2001. Lors de la première édition de la Coupe en 1994-1995, le Red Star échoue aux seizièmes de finale contre le Montpellier Hérault Sport Club[48]. L'édition suivante, le club va jusqu'en huitième de finale, après avoir vaincu aux tirs au but, le stade briochin, le FC Lorient et s'être finalement incliné face à l'AS Cannes[49]. Lors des deux éditions suivantes, le parcours s'arrête rapidement pour les audoniens qui sont battus par le FC Lorient en 1996-1997 et en 1997-1998[50].

Lors de la Coupe de la Ligue 1998-1999, le Red Star franchit de nouveau le premier tour mais bute sur l'OGC Nice au tour suivant, aux tirs au but[51]. Le Red Star réalise son meilleur parcours dans la compétition en atteignant le stade des demi-finales, lors de l'édition 1999-2000. Alors club de National (D3), le Red Star perd au stade Marville contre le futur vainqueur, le FC Gueugnon (D2), aux tirs au but (2-2, tab 8-9)[52]. La saison suivante, le Red Star ne parvient pas à se distinguer et est éliminé en 16es de finales avec une défaite contre l'AJ Auxerre[53].

Selon le classement réalisé par la Ligue de football professionnel, en 2013-2014, le Red Star était 49e sur 70, avec sept saisons et seize rencontres disputées, dont neuf gagnées et sept perdues[54].

Classement général du Red Star en Coupe de la Ligue
Rang Équipe S J G P BP BC diff.
47 FC Martigues 9 13 4 9 13 17 -4
48 ES Wasquehal 8 11 3 9 16 20 -4
49 Red Star FC 7 16 9 7 29 28 +1
50 US Boulogne CO 7 14 7 7 18 21 -3
50 CS Louhans-Cuiseaux 7 14 7 7 18 23 -5

Structures du club[modifier | modifier le code]

Structures sportives[modifier | modifier le code]

Stades[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stade Bauer.
Photographie d'une scène d'un match de football vu des tribunes. Environ une vingtaine de personnes sont sur la pelouse.
Vue depuis la tribune principale du Stade Bauer

Le Stade Bauer, anciennement connu comme le « Stade de Paris », est la résidence du Red Star depuis 1909. Il tient son nom d'un résistant, le docteur Bauer, qui a aussi donné son nom à la rue bordant le stade. Il est situé sur la commune de Saint-Ouen, à proximité du 18e arrondissement de Paris.

Le stade est dès sa construction la résidence du Red Star. Il est inaugurée le 24 octobre 1909 à l'occasion d'un match amical entre les Audoniens et Old Westminsters FC, un club amateur de Londres[10]. Ce stade accueille quelques matchs de l'équipe de France A avant la Première Guerre mondiale, et se trouve sérieusement agrandi au début des années 1920. En 1955, la municipalité, qui en est propriétaire, y installe les éclairages nécessaires aux matchs nocturnes, à la demande du président Zenatti[d 7]. En 1975, dernière année du Red Star en Division 1, une troisième tribune de 7 500 places est construite, le long de la rue du Docteur Bauer. Cependant le stade devient vite vétuste avec les difficultés sportives du club. En 1996, le principe d'une rénovation est actée par la mairie après de longs débats[55], mais ne se concrétise pas.

Présentation d'équipes de football sous un ciel nocturne et des éclairages
Le stade Marville accueille les matchs du Red Star de 1998 à octobre 2002.

Durant l'été 1998, la Ligue exige du club qu'il quitte le stade Bauer, trop éloigné des normes en vigueur. Le Red Star s’installe au stade Marville du parc de La Courneuve, et dépose un dossier de candidature pour jouer ses matchs à domicile au Stade de France, récemment inauguré[29]. Il y organise début 1999 un match de championnat face à l'Association sportive de Saint-Étienne, qui bat le record d'affluence en Division 2[30], ainsi qu'un derby face au Racing pour célébrer le centenaire du club en mars 2000[31].

Le club revient le au Stade Bauer, où aucune autre rénovation n'a été entreprise que la réparation des importants dégâts de la tempête de 1999[35].

Dans les années 2010, le Stade Bauer se trouve au cœur d'un débat opposant les partisans de sa rénovation d'une part, et les soutiens d'une délocalisation du club vers une nouvelle enceinte, jugée mieux adaptée aux exigences du « football moderne » d'autre part[56]. Un projet de nouveau stade sur les Docks de Saint-Ouen, défendu par la direction du club, est envisagé à l'horizon 2018-2025[57]. Ce projet de nouveau stade aux Docks pour 2020 intéresse des entreprises qui veulent investir dans le club, à condition que ce stade soit réalisé[58]. Le stade Jean-Bouin est également envisagé pour la saison 2015-2016, car le stade Bauer n'est pas conforme aux normes de la Ligue 2[45], mais les deux projets ne satisfont pas les supporters qui ne veulent pas la délocalisation de leurs matchs à domicile[59].

Supporters du Red Star exprimant leur attachement au Stade Bauer

Les défenseurs du stade Bauer, en plus d'avoir engagé des études de faisabilité indépendante sur la possibilité d'une rénovation du stade (compatibilité avec le tissu urbain, exigences de sécurité...)[60], tentent d'intégrer la question du stade Bauer dans le débat local (auprès des riverains, de la municipalité et des associations de quartier). En réponse, la mairie de Saint-Ouen confirme en juillet 2013 le lancement d'une étude urbaine sur le sujet[61].

En juin 2015, la ville de Saint-Ouen rend public les différents scénarios envisagés pour la rénovation et l’agrandissement du stade Bauer[62]. En attendant que ce projet se concrétise, l'équipe première, promue en Ligue 2, doit disputer ses matchs à domicile dans d'autres stades, qui répondent aux normes exigées par la LFP. Pour la saison 2015-2016, le stade Pierre-Brisson, situé à Beauvais dans l'Oise, est la solution privilégiée. Le très grand Stade de France, situé à Saint-Denis, à proximité de Saint-Ouen, doit accueillir également plusieurs matchs[63].

Un match du Red Star délocalisé au Stade Pierre-Brisson de Beauvais, le contre Tours.

Autres équipes[modifier | modifier le code]

L'équipe réserve du club audonien évolue en Division d'Honneur Paris Île-de-France[64]. Le Red Star possède une équipe C qui participe à la première division départementale de la Seine-Saint-Denis[65]. Issu d'un milieu assez populaire, le Red Star veut s'appuyer sur l'éducation des jeunes footballeurs audoniens, le club francilien compte environ 300 licenciés, répartis dans plusieurs équipes de jeunes commençant à partir de six ans : c'est ce suivi spécialisé des jeunes de six à treize ans qui permet au Red Star de recevoir le label officiel de « qualité », donné par la Fédération française de football (FFF)[66]. Le club possède donc de nombreuses équipes de jeunes, qui s'échelonnent de six à dix-neuf ans : c'est à partir de douze ans que les équipes participent à des championnats[67],[68].

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Statut juridique et légal[modifier | modifier le code]

Depuis juillet 2003, le Red Star est géré par une Société anonyme sportive professionnelle (SASP), nommée « Red Star 1897 », immatriculée au RCS de Bobigny sous le numéro B 449 385 939[69], dont Patrice Haddad est l'actionnaire majoritaire. Cette SASP est adossée à l'association loi 1901 « Red Star FC 93 », créée également en 2003 et renommée en 2012 « Red Star Football Club ».

Une précédente SASP, « RED STAR 93 », avait été fondée en janvier 2002 et dirigée par Nigel Atkins, à la suite d'une Société anonyme à objet sportif (SAOS), dont les dettes étaient telles qu'elles ont entraîné le dépôt de bilan du club quelques mois plus tard[70].

Le Red Star Football Club est affilié à la ligue de Paris Île-de-France de football et au district Seine-Saint-Denis sous le numéro 500002[71]. Présidé par Patrice Haddad, le club a son siège social au stade Bauer[71]. La directrice générale se nomme Pauline Gamerre[72]. Le correspondant, le « correspondant compétitions nationales » et le directeur administratif du club est Laurent Aupied[71]. Le secrétaire général est Antoine Vallette et le trésorier est Maria Gibre[71]. Le responsable sécurité est Laurent Aupied et est secondé par Alain Giry[71]. Le responsable jeunes et seniors est Sébastien Robert, tandis que le référent arbitres est Riad Bouzaher[71].

Éléments comptables[modifier | modifier le code]

En Division 2 1985-1986, le Red Star a un budget d'environs 4 800 000 de Francs[26]. En 1997-1998, toujours en D2, le budget du club audonien s'élève à 28 millions de Francs[73]. Trois ans plus tard, en National 2000-2001, dont le Red Star terminera dernier, le budget s'élève à 30 millions de Francs[33].

Lors de la saison 2004-2005, le Red Star possède un budget de 370 000 euros, en augmentation de 30% par rapport à la saison précédente[74]. Le président Davoine déclare que son budget est composé de 56% de subventions venant des collectivités locales et territoriales, 25% du sponsoring, 15% des cotisations et 4% des entrées et de la buvette[74]. 75% du budget est consacré au sportif, 9% aux équipements, 11% aux déplacements et aux locations de terrain et enfin 5% pour les frais administratifs[74].

Pour la saison 2005-2006, disputée en CFA 2, le budget s'élève à 500 000 €[75]. En CFA 2010-2011, le Red Star prévoit un budget d'1 400 000 d'euros[76]. Pour la saison suivante disputée en National, il est augmenté à hauteur de 2 millions d'euros, ce qui constitue, selon le président Patrice Haddad, « un petit budget de National »[76] (d'autres sources indiquent 2 300 000 d'euros[77]). Ce budget est maintenu pour la saison suivante[78], et poussé à environ 3 millions d'euros à partir de 2013 pour nourrir les ambitions de montée en Ligue 2[79]. Ce budget reste de 3 000 000 euros pour la saison 2014-2015[59] (ou à 2 900 000 euros selon les sources[80]).

Historique du budget prévisionnel du Red Star
Saison 2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015 2015-2016
Budget 1,4 M€ 2 M€ 2 M€ ~3 M€ ~3 M€[81] 8,3 M€[82]

Sponsors[modifier | modifier le code]

En 2015, le club a pour partenaires majeurs, « Première Heure », Bouygues Bâtiment Île-de-France, Geodis, Dailymotion et E.Leclerc[83]. Le club est soutenu par les autorités locales comme la mairie de Saint-Ouen, le département de Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France[83]. Le club a pour partenaires officiels Peugeot et l'équipementier Adidas par le biais de sa société de distribution en Île-de-France[84], Casal Sport[83]. Le club possède également des partenaires média comme Le Parisien et France 3 Paris Île-de-France Centre[83].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Jules Rimet fonde le Red Star en 1897[h 1],[3] et reste à la présidence du club jusqu'en 1909[9].

Après le dépôt de bilan du Red Star en 1978, Claude Gontier devient président de l'AS Red Star. Mais trois semaines après, Gontier avoue qu'il n'est « pas suffisamment disponible pour tenir ce poste » et présente sa démission[85]. Alors vice-président, Jean-Claude Bras devient le président de l'AS Red Star tout en continuant sa carrière de joueur[86]. Mais en 2001, les problèmes financiers et les résultats sportifs accablent Bras qui quitte le club après 23 ans de présidence, lequel subit un dépôt de bilan en 2002[87].

Jean-Michel Roussier, ancien dirigeant de l'Olympique de Marseille succède à Bras, avec pour ambition de redevenir professionnel[88]. Mais quelques mois après, en janvier 2002, Roussier démissionne[89] et laisse sa place au franco-britannique Nigel Atkins, ami de Jean-Claude Bras[90].

Menacé de liquidation, le club est cédé en juin 2003 par le TGI de Bobigny à Éric Charrier[36]. Un an plus tard, Bruno Davoine lui succède[74]. Après avoir failli être renversé de la présidence du club en 2006[91], Patrice Haddad, actionnaire très minoritaire de l'Entente SSG, proche du Red Star, prend un rôle de médiateur et résout le conflit[92]. Le 19 janvier 2008, le même Patrice Haddad devient président du club après la démission de Davoine, n'étant plus assez disponible pour rester président[93].

Présidents du Red Star
# Période Nom
1 1897-1909  Drapeau : France Jules Rimet
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1932-1945  Drapeau : France Le Corre
1945-1952  Drapeau : France Pierre Leroy
  1952-1967  Drapeau : France Gilbert Zenatti
  1967-1973  Drapeau : France G. Zenatti & Jean-Baptiste Doumeng
  1973-1975  Drapeau : France Paul Sanchez
1975-1977  Drapeau : France Jean-Claude Massot
Présidents du Red Star
# Période Nom
1978 Drapeau : France Claude Gontier
1978-2001 Drapeau : France Jean-Claude Bras
2001-2002 Drapeau : France Jean-Michel Roussier
2002-2003 Drapeau : France Drapeau : Royaume-Uni Nigel Atkins
2003-2004 Drapeau : France Éric Charrier
2004-2008 Drapeau : France Bruno Davoine
Depuis 2008 Drapeau : France Patrice Haddad

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Sur une pelouse de football, un homme debout habillé en noir, est vu de profil.
Georges Eo, sur le banc du Red Star durant cinq saisons, en est l'un des entraîneurs emblématiques.

Roland Richard est le premier entraîneur connu du Red Star, au début des années 1910. Il est notamment à la tête de l'équipe qui gagne le championnat de la LFA en 1912[94].

Par contre, lors des cinq victoires du club en Coupe de France, entre 1921 et 1928 puis en 1942, aucun entraîneur n'est officiellement appointé : le premier entraîneur professionnel connu du Red Star est Paul Baron en 1934. Depuis l’avènement du professionnalisme, la meilleure performance du club en championnat - la 7e place de 1947 - est l’œuvre de Villemin, un entraîneur dont on ne sait que peu de chose.

En 2009, le Red Star honore sur son site internet six entraîneurs ayant « laissé une marque indélébile » : Roland Richard, Jean Avellaneda, Roger Lemerre, Georges Eo, Philippe Troussier et Pierre Repellini[95].

En termes de longévité, les trois entraîneurs les plus remarquables de l'histoire du Red Star sont l'Argentin Guillermo Stábile (quatre saisons à la fin des années 1930), Jean Avellaneda (huit saisons dans les années 1960), Roger Lemerre (quatre saisons, en deux fois, à la fin des années 1970) et Georges Eo (cinq saisons au début des années 1980). Dans les années 1990 et 2000, Robert Herbin, Pierre Repellini et Jean-Luc Girard notamment se sont succédé à plusieurs reprises.

Historique des entraîneurs du Red Star
# Période Nom
1 1934-1935 Drapeau : France Paul Baron
2 1935-1939 Drapeau : Argentine Guillermo Stábile
3 1939 Drapeau : France Augustin Chantrel
4 1945-1946 Drapeau : France Edmond Delfour
5 1946-1947 Drapeau : France Villemin
6 1947-1948 Drapeau : France Auguste Jordan
7 1948-1949 Drapeau : France André Riou
8 1952-1953 Drapeau : France André Simonyi
9 1953 Drapeau : France Eugène Proust
10 1953-1955 Drapeau : France Charles Nicolas
11 1955-1956 Drapeau : Italie Drapeau : France Angelo Grizzetti
12 1956-1958 Drapeau : France Paul Baron
13 1958-1959 Drapeau : France Jean Prouff
14 1959-1960 Drapeau : Tchécoslovaquie Georges Hanke
15 1960 Drapeau : France André Simonyi
16 1960-1961 Drapeau : France Paul Baron
17 1961-1969 Drapeau : France Jean Avellaneda
18 1969-1970 Drapeau : France Ladislas Nagy
19 1970-1972 Drapeau : France Marcel Tomazover
20 1972-1974 Drapeau : Argentine José Farías
Historique des entraîneurs du Red Star[96]
# Période Nom
21 1974 Drapeau : France André Merelle
22 1974-1975 Drapeau : France Marcel Tomazover
23 1975-1978 Drapeau : France Roger Lemerre
24 1978-1979 Drapeau : Paraguay Carlos Monín
25 1979-1980 Drapeau : France Claude Dubaële
26 1980-1985 Drapeau : France Georges Eo
27 1985-1986 Drapeau : France Roger Lemerre
28 1986-1987 Drapeau : France Gérard Laurent
29 1987-1989 Drapeau : France Philippe Troussier
30 1989 Drapeau : France Bernard Maligorne
31 1989-1990 Drapeau : France Patrice Lecornu
32 1990 Drapeau : France Henri Depireux
33 1990-1991 Drapeau : France Michel Rouquette
34 1991-1993 Drapeau : France Robert Herbin
35 1993-1995 Drapeau : France Herbin & Pierre Repellini
36 1995-1996 Drapeau : France Pierre Repellini
37 1996-1997 Drapeau : Algérie Abdel Djaadaoui
38 1997-1998 Drapeau : France Jean Sérafin
39 1998-1999 Drapeau : France Jean-Luc Girard
40 1999-2000 Drapeau : France Girard & Repellini
Historique des entraîneurs du Red Star
# Période Nom
41 2000 Drapeau : France Jacky Lemée
42 2000-2001 Drapeau : France Jean-Luc Girard
43 2001 Drapeau : France Pierre Repellini
44 2001-2002 Drapeau : France Jean-Luc Girard
45 2002-2003 Drapeau : France Mustapha Ousfane
46 2003-2004 Drapeau : France Azzedine Meguellatti
47 2004-2006 Drapeau : France Jean-Luc Girard
48 2006-2008 Drapeau : France Bruno Naidon
49 2008-2009 Drapeau : France François Ciccolini
50 2009 Drapeau : France David Giguet
51 2009-2011 Drapeau : Cameroun Alain Mboma
52 2011 Drapeau : France Athos Bandini
53 2011-2013 Drapeau : France Vincent Doukantié
54 2013 Drapeau : France Laurent Fournier
55 2013-2015 Drapeau : France Sébastien Robert
56 Depuis 2015 Drapeau : Portugal Rui Almeida

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'un joueur de football posant de face. Il a les cheveux bruns et porte un vêtement blanc.
Pierre Chayriguès, la « première star du foot français ».

Au début des années 2010, le Red Star honore sur son site Internet quarante cinq « grands noms » passés par le club[95]. Cette liste rassemble les vedettes du Red Star des années 1920, vainqueur à quatre reprises de la Coupe de France. Dans les buts, Pierre Chayriguès, la « première star du foot français »[97], est un gardien de but de renommée internationale, adoré par le public pour son jeu moderne et spectaculaire. Il joue au Red de 1911 à 1925, parfois épisodiquement mais en se montrant souvent décisif, comme l'illustre sa performance en finale de la Coupe en 1921. En défense, Lucien Gamblin en est le capitaine emblématique : défenseur fidèle au Red Star de 1907 à 1925, il dispute les trois finales de 1921, 1922 et 1923 et porte également le brassard en sélection. Il se reconvertit en journaliste sportif avec un certain succès[98]. Dans l’entre-jeu on trouve Juste Brouzes, qui manque la finale victorieuse de 1922 mais pas les trois autres. Joueur du Red Star de 1913 à 1929, il brille particulièrement par sa longévité. En 1928, à 34 ans, il honore quatre sélections en équipe de France, dont le match de premier tour des Jeux olympiques au cours duquel il inscrit deux buts face à l'Italie (3-4). Enfin en attaque, Paul Nicolas, le meilleur buteur français de l'entre-deux-guerres, est le seul à disputer les quatre finales de 1921, 1922, 1923 et 1928. Il préside par la suite le Groupement des clubs autorisés puis dirige l'équipe de France lors de la Coupe du monde de 1958[99].

Parmi leurs compagnons d'époque, souvent internationaux également, on trouve le demi François Hugues, au Red Star de 1913 à 1927 mais qui manque le succès de 1922, étant parti jouer une saison au Stade rennais UC, adversaire malheureux du Red Star en finale, Philippe Bonnardel, un des cadres de l'équipe au milieu de terrain entre 1920 à 1925, Robert Joyaut, arrivé enfant au Red Star et dont la carrière prometteuse est interrompue en 1924 par une blessure en Coupe de France, Maurice Meyer, le compagnon de Gamblin en défense, l'ailier Marcel Naudin, et plus tard le milieu Marcel Domergue, capitaine vainqueur en 1928, ainsi que l'arrière Augustin Chantrel[95].

Photographie en noir et blanc d'un joueur de football avec un maillot rayé, portant la moustache.
Eugène Maës sous le maillot du Red Star.

Plusieurs autres joueurs présents dans la liste du club sont reconnus pour avoir été sélectionnés en équipe de France pendant leur carrière au Red Star[95], comme Alfred Aston, Jean Baeza, Pierre Bernard, le gardien de but Julien Darui, élu « gardien de but français du siècle » en 1999 par l'Équipe Magazine, Émilien Devic, René Fenouillère (mort au combat en 1916), Marcel Langiller, Lucien Leduc, Eugène Maës, quinze buts en onze sélections, Jacques Mairesse (mort prisonnier en 1940), Georges Meuris, Louis Mistral, Henri Roessler ou encore Alexis Thépot.

La liste est complétée par les joueurs suivants[95] : Jean-Claude Bras, Claude Chazottes, Max Richard, le buteur argentin Nestor Combin, Roger Magnusson, Fleury Di Nallo, l'Argentin José Farías, René Fenouillère, Jean-Luc Girard, le défenseur argentin Helenio Herrera, vainqueur de la dernière Coupe de France du club en 1942, Charles Itandje, Sylvain Kastendeuch, Christian Laudu, Patrice Lecornu, Steve Marlet, attaquant formé au club devenu international français au début des années 2000, l'Ivoirien Abdoulaye Meïté, le Paraguayen Carlos Monín, Armand Penverne, Marcel Pinel, l'Argentin Alejandro Scopelli, Jacky Simon, André Simonyi, l'Argentin Guillermo Stábile, recruté quelques années après avoir été meilleur buteur de la Coupe du monde de 1930, le Yougoslave Safet Sušić.

Enfin, l'Italien Rino Della Negra, dit Chattel, résistant pendant la Seconde Guerre mondiale et membre du Groupe Manouchian, fusillé au fort du mont Valérien le parmi les vingt-deux membres de l'Affiche rouge[100].

En 2012, le magazine So Foot publie un « top 10 des joueurs du Red Star », qui se limite aux années professionnelles, particulièrement les dernières décennies. Les trois premiers sont Helenio Herrera, Nestor Combin et Steve Marlet[101]. Le site allezredstar.com liste également dans sa « Galerie des grands joueurs » une centaine de joueurs[102].

Voir aussi la Catégorie:Joueur du Red Star.

Joueurs en équipe de France[modifier | modifier le code]

Joueurs du Red Star comptant plus de dix sélections en équipe de France[103]
Nom De À Sél. Buts
Alfred Aston 1934 1946 28 5
Paul Nicolas 1920 1928 28 18
Alexis Thépot 1929 1935 24 0
Pierre Chayriguès 1911 1925 21 0
Philippe Bonnardel 1921 1925 20 0
François Hugues 1919 1924 18 1
Lucien Gamblin 1911 1923 17 0
Eugène Maës 1911 1913 11 15

Parmi les internationaux français passés par le club, plusieurs ont disputé des tournois internationaux :

Le 28 janvier 1923, l'équipe de France, en déplacement à San Sebastián pour un match amical contre l'Espagne, aligne sept joueurs du Red Star (Chayriguès, le gardien de but, Gamblin, capitaine, Joyaut, Hugues, Bonnardel, Brouzes et Nicolas[104]), qui disputent tous l'intégralité du match. Cette performance est unique dans l'histoire de la sélection[105].

Effectif professionnel actuel[modifier | modifier le code]

Effectif du Red Star FC de la saison 2015-2016 au 31 août 2015[106]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[note 6] Nom Date de naissance Sélection[note 7] Club précédent
1 G Drapeau de la France Allain, BobbyBobby Allain 28/11/1991 (23 ans)
US Ivry
16 G Drapeau de la France Planté, VincentVincent Planté 19/11/1980 (34 ans)
EA Guingamp
30 G Drapeau de la France Balijon, ArnaudArnaud Balijon 17/6/1983 (32 ans)
US Orléans
2 D Drapeau de la France Marie, RomualdRomuald Marie 19/5/1988 (27 ans)
Le Poiré-sur-Vie VF
3 D Drapeau du Portugal Bastos, VítorVítor Bastos 1/5/1990 (25 ans) Portugal U21 NK Istra 1961
5 D Drapeau de la France Amieux, RémyRémy Amieux 05/9/1986 (28 ans)
NAC Breda
6 D Drapeau de la France Cros, PierrickPierrick Cros 17/3/1992 (23 ans)
ES Uzès Pont du Gard
12 D Drapeau du Gabon Palun, LloydLloyd Palun 28/11/1988 (26 ans) Gabon OGC Nice
13 D Drapeau de la France Fournier, RémiRémi Fournier 13/11/1983 (31 ans)
LB Châteauroux
15 D Drapeau de la France Hergault, JérômeJérôme Hergault 5/4/1986 (29 ans)
Luzenac AP
4 M Drapeau du Portugal Sampaio, RuiRui Sampaio 29/5/1987 (28 ans)
FC Arouca
8 M Drapeau de la France Diaz, KévinKévin Diaz 18/8/1988 (27 ans)
Tours FC
10 M Drapeau de la France Sliti, NaïmNaïm Sliti 27/7/1992 (23 ans)
Paris FC
11 M Drapeau de la France flèche vers la droite Kaabouni, YounèsYounès Kaabouni 23/5/1995 (20 ans) France U20 Girondins de Bordeaux
17 M Drapeau de la France Arenate, AlexandreAlexandre Arenate 30/6/1995 (20 ans)
Stade rennais rés.
18 M Drapeau de la France Boé-Kane, YannYann Boé-Kane 05/4/1991 (24 ans)
Ergotelis
21 M Drapeau du Cap-Vert Da Cruz, DanilsonDanilson Da Cruz 28/6/1986 (29 ans)
US Créteil-Lusitanos
23 M Drapeau de la France Chavalerin, XavierXavier Chavalerin 7/3/1991 (24 ans)
Tours FC
26 M Drapeau de la France Fardin, LudovicLudovic Fardin 8/6/1985 (30 ans) Martinique 0 Formé au club
28 M Drapeau de l'Algérie Makhedjouf, FlorianFlorian Makhedjouf 11/1/1991 (24 ans) Algérie U20 CS Sedan Ardennes
7 A Drapeau de la France Bellion, DavidDavid Bellion 27/11/1982 (32 ans) France espoirs Girondins de Bordeaux
9 A Drapeau de la France Lefaix, KévinKévin Lefaix 8/2/1982 (33 ans)
Le Poiré-sur-Vie VF
14 A Drapeau de la France Ngamukol, AnatoleAnatole Ngamukol 15/1/1988 (27 ans)
Grasshopper Zurich
22 A Drapeau de la France Plumain, Ange-FreddyAnge-Freddy Plumain 2/3/1995 (20 ans) France U18 Fulham FC
27 A Drapeau de l'Algérie Bouazza, HameurHameur Bouazza 22/2/1985 (30 ans) Algérie ES Sétif
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
  • Drapeau : France Manu Pirès
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : France Randy Fondelot
Entraîneur(s) des gardiens
  • Drapeau : France Faouzi Amzal



Légende

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Image et identité[modifier | modifier le code]

Dimension sociale et politique du club[modifier | modifier le code]

Dès sa fondation par Jules Rimet, le Red Star se veut fidèle aux valeurs humanistes, et s'ouvre notamment aux jeunes issus de familles pauvres[d 1]. Malgré l'origine bourgeoise du fondateur Jules Rimet, le Red Star devient vite populaire, ouvrier et banlieusard. Cette « société sportive » a avant tout pour but, de donner un écho dans les classes populaires à leur propre combat : l’anticléricalisme de gauche[1].

Le footballeur italien Rino Della Negra, résistant pendant la Seconde Guerre mondiale et membre du Groupe Manouchian, fusillé au fort du mont Valérien le parmi les vingt-deux membres de l'Affiche rouge[100] souligne la culture communiste du Red Star, et donc à son ancrage dans le département de Seine-Saint-Denis[1].

Selon certains médias comme L'Express, le Red Star incarne l’utopie d’un autre football à Paris, à l’opposé du Paris Saint-Germain[1].

De nos jours, le Red Star, « seul club de l’histoire de France à avoir été ouvertement communiste »[1], est fortement ancré dans le département de Seine-Saint-Denis, réputé difficile, et selon le président Patrice Haddad, « le club est naturellement à gauche, il doit être solidaire de son environnement, de la banlieue[107]. »

Rivalités et amitiés[modifier | modifier le code]

Au début des années 1970, et notamment suite aux derbys de la saison 1973-1974, le Red Star entretient une éphémère rivalité avec le Paris Saint-Germain FC[108]. À l'issue de la Division 1 1974-1975, le Red Star est relégué en D2 tandis que le PSG se maintient. De ce fait, plus aucune rencontre officielle n'a été disputée depuis 1975[109].

De nos jours, en National, le principal derby est celui opposant le Red Star au Paris Football Club. En outre, les deux clubs se sont rencontrés à 18 reprises entre 1972 et 2014, dont maintes fois en Division 1 et Division 2[110]. Le , le derby est marqué par des incidents entre supporters, donnant notamment lieu à trente-six gardes-à-vue de supporters des deux camps. Quatre blessés et des dégâts matériels sont à déplorer[111].

Un des motifs de rivalités entre les clubs de la région parisienne est la revendication du qualificatif de « deuxième club de Paris ». Malgré ces prétentions individuelles, de nombreuses négociations ont eu lieu entre le Red Star et le Paris FC[112], sans toutefois concrétiser ces négociations[112]. En 2011, Jean Vuillermoz, alors adjoint au maire de Paris chargé des sports estime qu'une hypothétique fusion est la seule chance de voir naître un deuxième club d'envergure dans la capitale[113]. Néanmoins, bien que la question continue de se poser, trois ans plus tard, alors que les deux clubs sont tous deux proches d'une montée en Ligue 2, les présidents déclarent conjointement que la fusion « n’est pas envisagée » puisqu'« il s’agit quand même de deux clubs rivaux »[114]. Toutefois, les présidents déclarent à l'époque être « prêts à discuter ensemble » et essayer de « travailler ensemble sur certains points » notamment en ce qui concerne la formation[114].

En 2012, un article des Cahiers du football avance que, de manière générale, c'est l'omniprésence du Paris Saint-Germain qui empêche l'éclosion d'un second grand club de football à Paris. D'après cette étude, le phénomène s'explique historiquement notamment par « la volonté des communes de se concentrer sur le développement d'un seul club au niveau local afin de le rendre compétitif au niveau national »[115].

Depuis 2009, les supporters du Red Star Football Club entretiennent une forte amitié avec les Red Kaos 1994, principal groupe ultra du Grenoble Foot 38[réf. nécessaire].

Couleurs et maillot[modifier | modifier le code]

Le Red Star Club français adopte rapidement un maillot à large bandes bleu marine et blanches[116]. Après avoir fusionné en 1926 avec l'Olympique de Paris, le Red Star Olympique choisi un maillot blanc. Au début des années 1930, le club opte finalement pour un maillot vert à manches blanches, un short blanc et des chaussettes noires. Le vert était la couleur de l'Olympique de Paris, qui l'avait lui-même hérité du Sporting Club de Vaugirard après une fusion en 1918[117]. Le club va jouer dans ces couleurs jusque dans les années 1960, abandonnant ensuite progressivement ses manches blanches pour un maillot entièrement vert dans les années 1970[118]. Dans le même temps, le Red Star arrête aussi peu à peu d'utiliser ses traditionnelles chaussettes noires, optant pour des chaussettes blanches des années 1980 aux années 2000[119],[120],[121],[122],[123]. Dans les années 2010, le Red Star s'est éloigné de ses couleurs historiques. Le club change régulièrement de tenue, optant pour des maillots à divers motifs vert foncé et blanc, et des shorts et des chaussettes verts ou blancs. Lors de la saison 2014-2015, le club joue ainsi dans une tenue blanche avec de simples liserés vert sur le maillot[124].


Historique des maillots à domicile du Red Star[116],[117],[125]
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
années 1900-1920
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
années 1930-1960
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
années
1970
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
années 1980-2000
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Saison 2014-2015

Équipementiers[modifier | modifier le code]

De 1974 à 1980, l'allemand Adidas réalise les maillots du Red Star FC, rebaptisé en 1978, AS Red Star[84].

En 2004, le Red Star change d'équipementier et signe avec l'américain Nike[126]. Pour la saison 2009-2010 en CFA, le Red Star FC 93 signe avec Lotto pour être son équipementier[127].

En 2010, le Red Star FC 93 signe un contrat de deux ans avec l'équipementier belge Patrick[128]. Le club brise ensuite cet accord pour signer en 2011, année durant laquelle le Red Star réintègre le National, avec Adidas pour être l'équipementier du club, et ainsi réaliser les maillots domicile et extérieur du club francilien[84].

Dénomination du club[modifier | modifier le code]

Logo de la Red Star Line. Il s'agit d'un drapeau blanc avec une étoile rouge au milieu.
Drapeau de la Red Star Line.

Le choix du nom « Red Star » est semble-t-il le fait de Miss Jenny, la jeune gouvernante anglaise de la maison des frères Rimet et première marraine de l'association sportive, en référence à la compagnie transatlantique Red Star Line, qui l'amenait de l'Angleterre jusqu'à la France[3],[129],[h 3]. D'autres sources indiquerait une référence à l'étoile rouge de Buffalo Bill[1].

Le Red Star absorbe au cours de son histoire trois clubs de football, l'Amical Football Club en 1907[d 1], l'Olympique de Paris en 1926[d 4] et le Toulouse FC en 1967[d 8]. En 1946, à la demande de la municipalité de Saint-Ouen, il fusionne avec les « Sports Olympiques Audoniens », un club omnisports créé à la Libération[d 6]. Enfin, de 1948 à 1950, les dirigeants fusionnent l'équipe professionnelle avec celle du Stade français, au sein du « Stade français-Red Star »[d 7].

En 2012, le Red Star FC 93 choisit de changer son nom en Red Star Football Club, nom déjà porté par le club francilien entre 1967 et 1978[130]. Ce changement a pour but de « renouer avec [l']histoire et [la] longue tradition » du Red Star, selon un communiqué officiel[130].

Blason du club[modifier | modifier le code]

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Affluences[modifier | modifier le code]

Supporters[modifier | modifier le code]

Depuis son retour en National, le Red Star bénéficie du soutien de 1 000 à 2 000 personnes présentes à domicile (dont environ 200 abonnés). Le Red Star compte toujours entre 10 et 80 supporters en déplacement selon la distance et l'enjeu.

Le Red Star compte plusieurs groupes de supporters : les Perry Boys, le Gang Green et les Splif Brothers. Les membres de ces groupes sont rassemblés sous la bannière Red Star Fans qui englobe tous les supporters de la tribune Première Est au stade Bauer. Il existe également une association loi 1901, le Collectif Red Star Bauer[131] qui compte en 2015, une centaine de membres adhérents. Le collectif organise plusieurs manifestations dans la saison : déplacement en car, point d'information au stade, concert, repas, actions de solidarité avec le Sénégal, collectes de vêtements et de denrées alimentaires, etc. et soutient le club en toute indépendance. Il place le combat pour la rénovation du stade Bauer au cœur de son action et organise plusieurs actions en ce sens.

Le président de la République François Hollande, est supporter du Football Club de Rouen et du Red Star, dont il apprécie l'aspect authentique et populaire[132]. Selon lui, le Red Star est « un club de la banlieue, un club qui représente des quartiers qui ont envie aussi de donner le meilleur d'eux-mêmes ». Pendant sa présidence, il planifie d'assister aux matchs contre le RC Strasbourg de novembre 2014 (visite annulée au dernier moment) et contre l'AS Saint-Étienne en huitième de finale de la Coupe de France 2014-2015[133].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pendant la saison 2015-2016 en Ligue 2, le club joue essentiellement au Stade Pierre-Brisson à Beauvais, et au Stade de France à Saint-Denis, en raison des travaux de mise aux normes entrepris au Stade Bauer, fief historique du club.
  2. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  3. Selon le point 3 du règlement du football aux Jeux de 1908 (p. 457 du rapport officiel), chaque pays pouvait envoyer jusqu’à quatre équipes mais seule la France a utilisé ce point de règlement pour en avoir plus d’une (Each country competing shall be entitled to enter four teams.).
  4. D'autres sources indiquent que cet inconnu est un simple supporter, qui a agi indépendamment du club. Cf. Coll., p. 338
  5. L'article 39, alinéa 2 des règlements généraux de la Fédération française de football impose un maximum de quinze kilomètres dans le cadre d'une fusion entre clubs.
  6. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  7. Seule la sélection la plus importante est indiquée.

Références[modifier | modifier le code]

Red Star Histoires d'un siècle

  1. a, b et c Coll., p. 13
  2. Coll., p. 14
  3. Coll., p. 12

Dictionnaire historique des clubs de football français

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Coll., p. 331
  2. a, b, c, d et e Coll., p. 332
  3. a, b, c, d et e Coll., p. 333
  4. a, b et c Coll., p. 334
  5. a, b et c Coll., p. 335
  6. a, b, c, d et e Coll., p. 336
  7. a, b, c, d et e Coll., p. 337
  8. a, b, c, d, e et f Coll., p. 338
  9. a et b Coll., p. 339
  10. a, b, c et d Coll., p. 340

Autres références

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  2. Jean-Yves Guillain, La Coupe du monde de football, l'œuvre de Jules Rimet, Paris, Éditions Amphora, 1998.
  3. a, b, c, d, e et f « Histoire du Red Star », Red Star FC (consulté le 13 octobre 2014)
  4. L’héritage de Jules Rimet, Le Républicain lorrain, 10 juin 2010.
  5. (en) « Jules Rimet: The man who kicked off the World Cup », The Independent,‎ (lire en ligne).
  6. « La jeunesse de Jules Rimet », sur www.ballon-football.com (consulté le 11 juin 2014).
  7. « Tournoi Olympique de Football Londres 1908 - France », sur FIFA.com (consulté le 27 avril 2015)
  8. « Tournoi Olympique de Football Londres 1908 - France B », sur FIFA.com (consulté le 27 avril 2015)
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Guillaume Hanoteau, Le Red Star. Mémoires d'un club légendaire. Paris, Seghers, 1983. (ISBN 2-221-01156-2)
  • Raymond Dityvon, Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Red Star. Paris, Cercle d'Art, 1994. (ISBN 2-7022-0410-4)
  • François de Montvalon, Frédéric Lombard, Joël Simon, Pierre Laporte, Gilles Saillant, Red Star Histoires d'un siècle, Paris, Club Red Star,‎ (ISBN 2-95125620-5) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Laporte et Gilles Saillant, Red Star. Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2005. (ISBN 2-84910-188-5)
  • Collectif (sous la direction de Thierry Berthou), Dictionnaire historique des clubs de football français, t. 2, Pages de foot,‎ (ISBN 2913146023), « Red Star » Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Hubert Artus, Le Red Star, l'anti-PSG, Marianne, 17 juillet 2015, lire en ligne.

Lien externe[modifier | modifier le code]