En Avant de Guingamp

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En Avant de Guingamp
Logo du En Avant de Guingamp
Généralités
Nom complet En Avant de Guingamp
Fondation 1912
Statut professionnel depuis juillet 1984
Couleurs Rouge et noir
Stade Stade de Roudourou
(18 250 places)
Siège 15, bd Clemenceau
B.P. 50222
22202 Guingamp Cedex
Championnat actuel Ligue 1
Président Drapeau : France Bertrand Desplat
Entraîneur Drapeau : France Jocelyn Gourvennec
Joueur le plus capé Drapeau : France Claude Michel (438)
Meilleur buteur Drapeau : France Stéphane Guivarc'h (79)
Site web www.eaguingamp.com
Palmarès principal
National[1] Coupe de France (2)
International[1] Coupe Intertoto (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur
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Autre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2014-2015 de l'En Avant de Guingamp
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Localisation de la ville de Guingamp

L’En Avant de Guingamp (ou simplement EA Guingamp) est un club de football français, fondé en 1912, par Pierre Deschamps, à Guingamp, en Bretagne. Il évolue actuellement en Ligue 1.

Resté longtemps un club amateur à portée régionale, l'histoire de l'En Avant est alors intimement liée à celle de l'école publique et des réseaux laïcs guingampais. Il grimpe la hiérarchie du football français sous la présidence de Noël Le Graët : montée en Division 3 en 1976 et en Division 2 en 1977. Il y reste alors seize saisons consécutives. Monté pour la première fois en Ligue 1 en 1995, l'En Avant de Guingamp y obtient son meilleur classement en 2003, avec une septième place. À son palmarès figurent deux Coupes de France, remportées en 2009 et en 2014, et la Coupe Intertoto en 1996. Enfin, l'En Avant de Guingamp dispute trois campagnes européennes dans son histoire : la Coupe UEFA 1996-1997, la Ligue Europa 2009-2010 et la Ligue Europa 2014-2015. Au cours de cette dernière épreuve, le club atteint les seizièmes de finale, sa meilleure performance européenne.

L'En Avant de Guingamp est présidé par Bertrand Desplat depuis 2011, et entraîné par Jocelyn Gourvennec depuis 2010.

Sommaire

Histoire du club[modifier | modifier le code]

Dates importantes[modifier | modifier le code]

  • 1912 : Fondation du club.
  • 1922 : Premier match au stade de Montbareil.
  • 1929 : Première accession en Division d'Honneur.
  • 1949 : Deuxième accession en Division d'Honneur.
  • 1974 : Troisième accession en Division d'Honneur.
  • 1976 : Première accession en Division 3.
  • 1977 : Première accession en Division 2.
  • 1984 : Adoption du statut professionnel.
  • 1990 : Premier match au stade de Roudourou.
  • 1994 : Deuxième accession en Ligue 2.
  • 1995 : Première accession en Ligue 1.
  • 1996 : Vainqueur de la Coupe Intertoto et première participation à une Coupe d'Europe.
  • 1997 : Finaliste de la Coupe de France.
  • 2000 : Deuxième accession en Ligue 1.
  • 2009 : Vainqueur de la Coupe de France et deuxième participation à une Coupe d'Europe.
  • 2011 : Troisième accession en Ligue 2.
  • 2012 : Centenaire du club.
  • 2013 : Troisième accession en Ligue 1.
  • 2014 : Vainqueur de la Coupe de France et troisième participation à une Coupe d'Europe

Les années Deschamps : le temps des pionniers (1912-1920)[modifier | modifier le code]

La naissance du club

Automne 1912 : Pierre Deschamps (1873-1958), directeur de l'école primaire supérieure de garçons de Guingamp, créé une Société d'éducation physique. Elle est nommée « En Avant ». Les couleurs choisies sont le rouge et le noir. L'En Avant de Guingamp est donc l'un de ces nombreux patronages laïques nés de la volonté d'instituteurs de la IIIe République. Au sein de la Société d'éducation physique En Avant (Sepea), on pratique le maniement des armes, la gymnastique, l'athlétisme, mais surtout le football qui devient rapidement l'activité la plus prisée des adhérents. Trois équipes sont créées : l'équipe des champions d'En Avant, la première équipe d'En Avant et la première équipe espoirs.

Les premières compétitions

C'est au début de l'année 1913 que le club dispute ses premiers matchs. L'un des tous premiers pourrait être celui du  : à Guingamp, l'En Avant et Morlaix font match nul (1-1). Le premier titre ne tarde pas puisque le , les Guingampais remportent un tournoi organisé par Le Moniteur des Côtes-du-Nord en battant les Briochins de l'AS gouédicaise 1-0 au vélodrome de Saint-Brieuc.

Les statuts de l'association ne sont déposés officiellement, en sous-préfecture de Guingamp, que le . Les premières années, le club n'a pas de terrain attitré. Selon les opportunités, les footballeurs jouent sur les terrains de manœuvres, dans les stades du Cozen puis de la Métairie-neuve, à la prairie de Saint-Loup et même sur la place du Vally en plein centre-ville. Cela n'empêche pas l'En Avant de devenir en 1920 champion de deuxième série de district lors de sa première compétition officielle, et d'accéder en première série.

Les années Lorgeré : le club se structure (1920-1940)[modifier | modifier le code]

La naissance du stade de Montbareil

En 1920, André Lorgeré succède à Pierre Deschamps à la présidence. Tout au long de son mandat, dans l'Entre-deux-guerres, celui qui fut aussi maire radical-socialiste de Guingamp, député et même brièvement Secrétaire d'État dans le deuxième gouvernement d'Édouard Daladier, est assisté de plusieurs personnes au club, notamment d'Yves Jaguin et de l'instituteur Georges Voisin. En 1922, l'En Avant loue pour une durée de 99 ans un terrain à Montbareil sur les hauteurs de la ville. Le stade de Montbareil (rebaptisé Yves-Jaguin en 1947) y est érigé.

La première accession en Division d'Honneur

En 1924 et 1925, le club termine à la deuxième place de son groupe de district. C'est insuffisant pour monter en Division d'Honneur. Cette performance est enfin réalisée au printemps 1929 après une finale épique contre le Stade briochin, jouée en cinq manches. Le club de Saint-Brieuc gagne le match aller, l'En Avant remporte le match retour. Il faut ensuite procéder à trois belles. La dernière se déroule le 2 juin à Rennes (les deux précédentes s'étaient jouées à Saint-Brieuc). Guingamp l'emporte 3-1 et accède pour la première fois de son histoire en Division d'Honneur. Pour sa première saison à ce niveau, l'En Avant termine deuxième. C'est à ce moment qu'une première tribune est construite au stade de Montbareil. La saison suivante est moins heureuse : Guingamp descend en Promotion d'Honneur au printemps 1931.

Déjà la Coupe de France...

C'est lors de la saison 1929-1930 que le club s'engage pour la première fois en Coupe de France (défaite 2-1 au premier tour face à l'Étoile Saint-Michel de Saint-Brieuc). Et c'est aussi cette compétition qui permet à l'En Avant d'affronter de prestigieux adversaires. D'abord en octobre 1931 lors du troisième tour face au CO Billancourt qui compte alors plusieurs internationaux. Les Franciliens l'emportent 3-1. Puis surtout le  : au cinquième tour, les Guingampais reçoivent le Racing Club de France, l'un des plus grands clubs français de l'époque. Les locaux s'inclinent 5-1 face aux Rodolphe Hiden et autres Raoul Diagne.

La Seconde Guerre mondiale arrive, la ville de Guingamp est occupée dès le . Les compétitions sont alors fortement perturbées. C'est aussi au début des années 1940 que André Lorgeré laisse officiellement son fauteuil de président à son vice-président Yves Jaguin. Par ailleurs, au cours de cette période, le club doit déplorer la disparition de Georges Voisin : déporté au camp d'Auschwitz pour des actes de résistance, puis à celui de Buchenwald, l'homme décède finalement, à l'âge de 49 ans, dans le camp de Flossenbürg, le .

Les années Couquet : le terrain et l'usine (1943-1958)[modifier | modifier le code]

Les footballeurs ouvriers

Le , un partenariat est signé entre l'En Avant de Guingamp et les établissements Tanvez dirigés par Hubert Couquet. Ce dernier entre alors dans le comité de direction du club avant d'en prendre la présidence en 1945.

À Guingamp, les usines Tanvez fabriquent des machines agricoles depuis 1856. C'est alors le plus gros employeur de la ville. Hubert Couquet, ambitieux, souhaite un grand club de football aux côtés de son entreprise. Il recrute des ouvriers qui, le week-end, enfilent le maillot de l'En Avant. Il fait également venir une main-d’œuvre de région parisienne, dont plusieurs hommes d'origine espagnole, venant de clubs de grandes entreprises. Vincent Llido arrive en effet à Guingamp en 1946. Ce dernier contacte, à la demande de Couquet, ses anciennes relations parisiennes (les Del Pozo, Bogas, Del Monte, Garcia…) qui forment alors la nouvelle ossature de l'équipe.

Le retour en Division d'Honneur

Le , Guingamp atteint sa première finale de la Coupe de l'Ouest. Mais les Costarmoricains sont défaits par le Racing Club d'Ancenis (3-2 après prolongations). C'est alors qu'arrive le premier entraîneur non issu de l'école publique de la ville : Armand Deruaz. Sous sa conduite, en mai 1949, les Guingampais retrouvent la Division d'Honneur après 18 ans passés à l'échelon inférieur. D'abord vainqueurs de leur groupe, les Guingampais remportent ensuite le mini-championnat contre les trois autres champions de la région Ouest : l'UCK Vannes, la Stella Maris de Douarnenez et l'US Beauregard de Laval. Ce retour en DH se passe bien pour les Rouge et Noir. D'abord en Coupe de France : le , l'En Avant élimine l'Union sportive du Mans, une équipe professionnelle, en 64e de finale (3-2). Le , le club breton joue pour la deuxième fois de son histoire les 32e de finale : à Chartres, les Guingampais rencontrent les professionnels du FC Sochaux-Montbéliard qui l'emportent 5-1. En championnat, les joueurs d'Armand Deruaz manquent de peu de monter en championnat de France amateur, ce qui aurait constitué une première pour le club : le , Guingamp perd la finale de Division d'Honneur face au Stade léonard de Morlaix (1-0).

En 1952, Guingamp atteint une nouvelle fois les 32e de finale de la Coupe de France. Le club s'incline 3-0 à Rouen face à Bruay-en-Artois. Le , Guingamp dispute également une nouvelle finale de Coupe de l'Ouest, encore perdue, cette fois face à au SO Cholet (4-0).

Le déclin des années 50

La progression est arrêtée le  : à la suite d'un match de barrage contre le CJB Angers, Guingamp descend en Division régionale d'Honneur. Armand Deruaz est alors remplacé par l'un de ses joueurs, Milo Garcia. Malgré une deuxième place obtenue dès la saison suivante, puis l'arrivée d'entraîneurs venus du monde professionnel (Jean Prouff et Paul Wartel), rien n'y fait : l'En Avant ne parvient pas à remonter. En 1957, le club descend même en Promotion d'Honneur.

Le , Hubert Couquet laisse la présidence du club à Louis Menguy.

Les années 60 : place aux jeunes (1958-1972)[modifier | modifier le code]

Les cadets et minimes se distinguent

Au début des années 1960, le club vivote en Promotion d'Honneur sous la conduite de Michel Bourse, entraîneur-joueur. En 1964, le club obtient la cinquième place en championnat. Une refonte des divisions régionales permet alors à Guingamp de remonter en Division régionale d'Honneur.

Mais c'est surtout du côté des équipes de jeunes que les regards se tournent au milieu des années 1960. Avril 1965 : les cadets deviennent champions des Côtes-du-Nord en battant Loudéac en finale. Ils réitèrent cette performance l'année suivante et atteignent également la demi-finale de la Coupe de l'Ouest. Dans cette génération, Yvan Le Quéré et Joël Anthoine referont parler d'eux plus tard.

En 1966, les minimes sont également à l'honneur en arrivant en finale départementale (défaite face au Stade briochin). On y retrouve notamment Yvon Schmitt, Bernard Reyt, Jean-Yves Le Coz, Michel Trémel, Hervé Le Coz… Tous ces joueurs sont rapidement intégrés en équipe première. Ils ne le savent peut-être pas encore, mais ils constitueront l'une des plus belles générations de l'histoire du club. Cette même année, Joseph Le Monnier prend la présidence du club.

La Gambardella comme rampe de lancement

Lors de la saison 1969-1970, ils ont 18 ans et c'est en Coupe Gambardella qu'ils font parler d'eux : après avoir éliminé le Stade rennais FC, le FC Nantes et La Rochelle, ils arrivent en quart de finale face à l'AS Saint-Etienne. Le , ils rencontrent alors de futurs grands noms du football français : Patrick Revelli, Christian Sarramagna, Christian Lopez, Christian Synaeghel, Jacques Santini, etc. Guingamp est éliminé 1-0, mais la dynamique est lancée. Le , en battant Perros-Guirec 5-1 (triplé d'Hervé Le Coz, doublé de Jean-Yves Le Coz), l'En Avant remporte son championnat et monte en Division supérieure régionale.

Les premières années Le Graët : une folle ascension (1972-1977)[modifier | modifier le code]

La première épopée en Coupe de France

En prenant la succession de Joseph Le Monnier, Noël Le Graët devient président du club le . Il a tout juste 30 ans. Le club vient d'obtenir la troisième place en Division supérieure régionale. Le jeune président fait venir un entraîneur-joueur de seulement 22 ans : Sylvestre Salvi. La moyenne d'âge de l'équipe première n'est guère plus élevée. Nous retrouvons ceux qui ont brillé dans les catégories jeunes quelques années auparavant.

La saison 1972-1973 fait parler de l'En Avant de Guingamp dans toute la France. Cette année, le club parvient en huitième de finale de la coupe de France en battant quatre pensionnaires de Division 2. Après avoir sorti Louannec et le Stade lamballais, le premier exploit a lieu à Roudourou face au Stade brestois à l'occasion du 7e tour, le . Devant 4 549 spectateurs, les Guingampais battent les Finistériens 2-1 (doublé de Michel André). En 32e de finale, le , Guingamp accueille Le Mans. Au Stade Fred-Aubert à Saint-Brieuc, plus de 10 000 supporters guingampais assistent à la victoire de leur équipe 4-2 (triplé de Michel André, but de Sylvestre Salvi). Le , ce sont plus de 20 000 personnes qui s'entassent dans le Stade Francis-Le Blé pour le 16e de finale contre le FC Lorient. Grâce à Michel André et Yvan Le Quéré, les Costarmoricains s'imposent 2-1. Il est alors question dans la presse nationale (Le Monde, Le Figaro, L'Humanité, France-Soir, L'Équipe, France Football) de ce petit bourg breton accumulant les exploits. Pour l'anecdote, cette aventure va plus tard inspirer un cinéaste. En effet, dans une interview accordée au magazine So Foot, Jean-Jacques Annaud a confié avoir eu l'idée du film Coup de tête, sorti en 1979, en suivant l'épopée de l'En Avant de Guingamp en 1973. Trincamp, le nom de la ville dans le film, a d'ailleurs été trouvé par le réalisateur pour faire le rapprochement avec Guingamp. Retour à la réalité : finalement, les Guingampais se font éliminer par le FC Rouen. En championnat, le club termine une nouvelle fois troisième au printemps 1973.

De la DSR à la D2

Le , à la suite d'une victoire 3-1 contre les Keriolets de Pluvigner, c'est le titre de champion de Division supérieure régionale qui les attend. Vingt et un ans après leur descente, les Guingampais retrouvent donc la Division d'Honneur. Aucun joueur ne quitte le club, c'est toujours la même génération qui s'adapte à chaque nouvelle saison. L'année 1975 ne déroge pas à la règle : Guingamp obtient la deuxième place en championnat et remporte la Coupe de l'Ouest face au Stade olympique du Maine.

Plus rien ne les arrête : en 1976, sous la houlette de son nouvel entraîneur Daniel Druda, l'En Avant atteint les seizième de finale de la Coupe de France et manque de peu la qualification face au Lille olympique sporting club (défaite 2-1). Mais surtout, le , en battant (de nouveau) le Stade olympique du Maine, 4-2, le club guingampais obtient le titre de champion de Division d'Honneur et accède en Division 3.

Le plus beau reste à venir. Pour leur première saison à ce niveau, les Guingampais jouent un match pouvant leur ouvrir les portes vers la Division 2. Le , Guingamp ne rate pas cette opportunité en battant Cholet, 2-0. Lors de ce match, six titulaires (Bernard Reyt, Joël Anthoine, Sylvestre Salvi, Yvon Schmitt, Yvan Le Quéré et Hervé Le Coz) ont fait partie de l'épopée Coupe de France quatre ans plus tôt, et trois d'entre eux ont aussi participé à l'aventure en Gambardella en 1970. En l'espace de sept années, de jeunes joueurs bretons, formés à l'En Avant de Guingamp, ont mené leur club de la Division supérieure régionale à la Division 2[2].

Les années 80 : statut pro et nouveau stade (1977-1991)[modifier | modifier le code]

Le rapide apprentissage

Dans un premier temps, le club conserve le statut amateur. L'entraîneur Claude Pérard arrive sur les bords du Trieux. Le premier match de Guingamp en Division 2 se solde par une défaite 2-0 à Lille le . Cette saison inaugurale dans l'antichambre de l'élite s'avère compliquée, mais le club parvient quand même à se maintenir en prenant la quatorzième place. Ensuite, avec René Cédolin aux manettes, il continue sa progression : huitième en 1979, puis troisième en 1980. Sur la deuxième marche du podium, Rennes ne devance Guingamp qu'à la différence de buts et se qualifie pour les barrages. La saison suivante, le club perd quelques joueurs importants comme Guy Stéphan et Christian Gourcuff. Les résultats s'en ressentent et les hommes de René Cédolin prennent cette fois la septième place.

L'arrivée de Raymond Keruzoré

À l'été 1981, Noël Le Graët décide de changer d'entraîneur. Il va chercher un ancien international français qui pensait avoir mis un terme à sa carrière de joueur : Raymond Keruzoré. Il lui propose de devenir entraîneur-joueur. À ses côtés, Jean Prouff est là pour le conseiller. Ce dernier fait donc son retour à l'En Avant, 25 ans après son départ.

En 1982, l'association En Avant de Guingamp décide d'adhérer au statut de club indépendant. Cela lui offre la possibilité d'utiliser les services de quatre joueurs professionnels. En championnat, les hommes de Keruzoré continuent de jouer la première partie de tableau : neuvième en 1982, huitième en 1983. En 1983, Guingamp accède pour la première fois de son histoire en quart de finale de la Coupe de France, mais se fait éliminer par le FC Tours, alors en Division 1 (1-1 à l'aller, 3-1 pour les Tourangeaux au retour). L'année 1984 constitue un cap déterminant : 72 ans après sa création, l'En Avant de Guingamp obtient le statut professionnel. Noël Le Graët déclare être lassé de voir ses meilleurs joueurs partir chaque année dans des clubs aux moyens plus importants.

La D1 plus très loin ?

Doté de moyens plus importants, Raymond Keruzoré fait de l'En Avant l'un des clubs les plus performants de Division 2, grâce notamment à un jeu séduisant et des attaquants prolifiques (Luizinho Da Silva, Andrzej Szarmach, Michel Rio, Hervé Guégan...). Au fil des saisons, le podium se rapproche : huitième en 1984, cinquième en 1985, troisième en 1986. Un des matchs marquants de cette période se joue le  : Guingamp reçoit le Racing Club de France où évolue alors Maxime Bossis. Il s'agit du premier match de Division 2 diffusé par Canal+. Plus de 10 000 spectateurs se pressent ce jour là au stade Yves-Jaguin. Score final : 2-2. En prenant la troisième place, Guingamp s'ouvre, cette fois, les portes du pré-barrage de Division 1. Le , les hommes de Keruzoré se déplacent sur le terrain de l'Olympique d'Alès, mais ce sont les Gardois qui l'emportent facilement, 3-0. L'aventure s'arrête là pour les Bretons. Pour la Division 1, il faudra patienter.

Une valse d'entraîneurs

C'est le moment que choisit Raymond Keruzoré pour quitter le club. Après cinq saisons en Division 2 avec Guingamp, il ne rate pas l'opportunité d'entraîner un club de l'élite en s'engageant avec le Brest Armorique. Ce départ est difficilement géré par le président. Noël Le Graët, ne parvenant plus à trouver la bonne formule, se voit obligé de changer fréquemment d'entraîneur. Ils sont quatre à se succéder en trois ans : Jean-Noël Huck, Yvan Le Quéré, Jean-Paul Rabier, Erick Mombaerts. Le club finit par rentrer progressivement dans le rang : dixième en 1987, douzième en 1988, sixième en 1989, treizième en 1990.

La nécessité d'un grand stade

Au milieu des années 80, les bonnes saisons du club guingampais incitent Noël Le Graët à envisager la construction d'un nouveau stade. La capacité d'accueil du stade Yves-Jaguin n'est que de 7 900 places, et bien souvent, l'affluence est supérieure, mettant en évidence de gros risques pour la sécurité des spectateurs. Au début de l'année 1986, les premières réflexions se mènent entre le club et la municipalité. La solution de transformer le terrain de Roudourou en grand stade de football s'impose rapidement. Le stade de Roudourou est inauguré le , lors d'un match amical entre l'En Avant de Guingamp et le Paris Saint-Germain. C'est aussi au début de cette année qu'arrive un nouvel entraîneur : Alain de Martigny.

Le , Noël Le Graët quitte la présidence du club pour prendre celle de la Ligue Nationale. Il est remplacé par Bertrand Salomon.

Les années Salomon : du National à l'Europe (1991-1998)[modifier | modifier le code]

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L'équipe titulaire en finale de la Coupe de France 1997.
Francis Smerecki, entraineur du National jusqu'en Division 1

Une réforme qui fait mal

Avec Alain de Martigny, les Guingampais retrouvent la première partie de classement : septième en 1991, sixième en 1992. Mais la saison suivante est plus difficile : le club est relégué en National malgré une treizième place qui, habituellement, n'est pourtant pas synonyme de relégation. Pour cette saison, la Ligue nationale avait décidé que les clubs classés à partir de la douzième place descendraient afin de procéder à la fusion des deux groupes de Division 2. Ironie du sort : c'est donc une réforme menée par son ancien président qui précipite l'En Avant de Guingamp en division inférieure...

Un nouvel élan avec Francis Smerecki

Bertrand Salomon fait appel à Francis Smerecki en tant qu'entraîneur. Grâce à une nouvelle génération de jeunes joueurs bretons (Stéphane Guivarc'h, Claude Michel, Christophe Le Roux, Stéphane Carnot, Nicolas Laspalles, Lionel Rouxel), En Avant domine largement son championnat et remonte en Division 2 dès la première année.

La saison 1994-1995 de Division 2 s'annonce très relevée. Invité vedette : l'Olympique de Marseille. Guingamp parvient dès le début du championnat à accrocher le bon wagon. Le plus surprenant est qu'ils arrivent à suivre le rythme imprimé par les Marseillais jusqu'à la fin de la saison. , avant-dernière journée : Guingamp bat le Toulouse Football Club 1-0 (but de Claude Michel) et accède, pour la première fois de son histoire, à la Division 1.

Aucun complexe parmi l'élite

Pour sa première expérience au plus haut niveau, Guingamp doit faire sans Stéphane Guivarc'h, parti à l'AJ Auxerre. Le premier match de l'En Avant de Guingamp en Division 1 a lieu le contre le Football Club de Martigues : les Guingampais l'emportent 2-0 (buts de Fabrice Divert et Lionel Rouxel). De façon inattendue, le club s'adapte très rapidement à son nouveau championnat, devenant même leader (à égalité avec le Paris Saint-Germain) au soir de la cinquième journée après une victoire (1-0) contre Bordeaux. Lors de cette première saison, ils arrivent même en demi-finale de la Coupe de la Ligue face à Metz et terminent à la dixième place.

La découverte de l'Europe

La saison suivante commence sur les chapeaux de roue avec la Coupe Intertoto. Il s'agit d'abord de jouer quatre matchs de poule. La première rencontre européenne de l'En Avant de Guingamp se tient donc le , en Finlande, sur le terrain du FF Jaro (match nul, 0-0). Ensuite, les Bretons dominent le Dinamo Bucarest, 2-1 (Stéphane Carnot est le premier buteur Guingampais sur une compétition continentale), les Géorgiens de Poti, 3-1, puis les Serbes du FK Zemun, 1-0. En demi-finales, ils éliminent les Russes du Kamaz Tchelny. En finale, c'est un autre club russe, le Rotor Volgograd, qui échoue face aux Guingampais. Cette victoire leur ouvre les portes de la Coupe UEFA. Deux ans après avoir quitté le National, l'En Avant de Guingamp entre dans le clan des Européens. Le club est éliminé dès les 32e de finale par l'Inter Milan (victoire italienne 3-0 au Roudourou, match nul 1-1 à Giuseppe-Meazza).

La première finale de Coupe de France

Sur le plan national, c'est encore une bonne saison pour l'En Avant. Des performances régulières et quelques victoires de prestige (contre l'Olympique de Marseille ou l'AS Monaco, par exemple) lui permettent d'obtenir la douzième place. Quelques joueurs se distinguent : Gheorghe Mihali et Marek Jozwiak forment une solide charnière centrale, Vincent Candela est sélectionné deux fois en équipe de France pendant sa période guingampaise, Stéphane Carnot s'affirme au poste de meneur de jeu, et Christopher Wreh (prêté par Monaco) passe la barre des dix buts en championnat. La saison est d'autant plus réussie que le , Guingamp atteint la finale de la coupe de France contre Nice. Mais elle est perdue aux tirs aux buts (1-1 à la fin de la prolongation, but de Nicolas Laspalles).

Le retour en D2

La troisième saison de Guingamp en D1 est beaucoup plus compliquée. À l'intersaison, le club a perdu Stéphane Carnot et Christopher Wreh et il avait laissé partir Vincent Candela à l'AS Roma six mois plus tôt. Dans un championnat réduit à 18 équipes, et malgré l'émergence de Daniel Moreira en attaque, l'En Avant de Guingamp termine seizième et redescend en D2.

Les années Aubert : de Jean-Pierre Papin à Didier Drogba (1998-2002)[modifier | modifier le code]

Didier Drogba est passé par l'En Avant de Guingamp.

La relance avec Guy Lacombe

Un grand nom arrive à Guingamp en juin 1998 : Jean-Pierre Papin vient pour finir sa carrière. Les résultats du club ne répondent pas du tout aux attentes et l'expérience tourne court : il quitte le club dès le mois d'octobre. Au même moment, Bertrand Salomon démissionne. Il est remplacé par Alain Aubert. Le , après une lourde défaite (1-4) à domicile contre Châteauroux, l'En Avant se retrouve dans une situation compliquée en championnat (quinzième au classement) et le nouveau président se sépare de Francis Smerecki. Guy Lacombe arrive alors sur les bords du Trieux pour reprendre le club en main. Grâce à une très bonne fin de saison, Guingamp finit septième.

La saison suivante, malgré deux défaites à domicile pour commencer, voit le club breton se placer parmi les prétendants au podium final dès l'automne. Guy Lacombe peut notamment compter sur un duo d'attaquants performants (Fabrice Fiorèse et Samuel Michel) bien épaulé par des joueurs expérimentés (Laurent Guyot, Marek Jozwiak, Claude Michel, Abdelhafid Tasfaout, Ali Bouafia...). Le 5 mai 2000, un match nul 1-1 obtenu au stade Auguste-Bonal face au FC Sochaux-Montbéliard (but de Samuel Michel) permet à Guingamp de terminer le championnat à la deuxième place et de remonter en Division 1.

La naissance d'un duo

Les retrouvailles avec l'élite commencent mal. Après cinq journées, Guingamp n'a toujours pas connu la victoire. C'est alors que Stéphane Carnot effectue son retour dans son club formateur. Dès son premier match, il inscrit deux buts qui permettent aux Costarmoricains de battre Toulouse 2-1. Finalement, le club termine dixième en 2001. Cette saison voit notamment l'émergence d'un jeune milieu offensif recruté l'été précédent à Châteauroux : Florent Malouda.

La deuxième saison est plus difficile. À l'intersaison, Guingamp fait revenir Stéphane Guivarc'h mais ses blessures l'éloignent trop souvent des terrains. En janvier, le club voit aussi partir Fabrice Fiorèse. C'est à ce moment que Guy Lacombe va chercher un jeune attaquant du Mans FC en D2 : Didier Drogba. Toutefois, le club breton ne se maintient que grâce à une victoire lors de l'ultime journée (1-0 face à Troyes).

Guy Lacombe quitte alors le club pour Sochaux. Il est remplacé par Bertrand Marchand, un novice au niveau professionnel. De son côté, Alain Aubert laisse son siège de président à Noël Le Graët, qui effectue son retour au club.

Les dernières années Le Graët  : la première Coupe de France (2002-2011)[modifier | modifier le code]

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L'équipe titulaire en finale de la Coupe de France 2009.

À six points du titre...

La troisième saison est exceptionnelle. Emmené en attaque par le duo Florent Malouda-Didier Drogba et encadré par quelques joueurs d'expérience comme Nestor Fabbri, Christophe Le Roux et Stéphane Carnot, le club finit septième à trois points de la qualification pour la Ligue des champions et à six points du titre de champion de France.

Des lendemains qui déchantent

En mai 2003, Didier Drogba et Florent Malouda quittent le club qui ne parvient pas ensuite à gérer la situation. Guingamp termine dix-huitième et descend en Ligue 2 après une fin de saison ratée (et notamment une défaite à domicile lors de l'avant-dernière journée contre Nice). Bertrand Marchand est remercié par Noël Le Graët et Yvon Pouliquen prend la direction de l'équipe.

Victoire d'En Avant Guingamp au Stade de France le .

Les désillusions se succèdent

Pour ce retour en Ligue 2, le club est ambitieux et espère remonter dès la première saison, mais un début de championnat calamiteux gâche toute chance de remontée. Septième en 2005, neuvième en 2006, treizième en 2007, douzième en 2008 : inexplicablement, le club renouvelle les mêmes erreurs à chaque début de saison. Le club ne parvient pas à atteindre son objectif de remontée en Ligue 1 malgré les joueurs habitués à l'élite qui se succèdent. Noël Le Graët change régulièrement d'entraîneur : Alain Ravera remplace Yvon Pouliquen en , puis est lui-même remplacé par Patrick Remy en , qui voit lui succéder Victor Zvunka en . Dans le même temps, les effectifs sont assez profondément remaniés à chaque intersaison.

Les trophées reviennent

Une nouvelle fois, pendant que les seniors sont à la peine, c'est du côté des jeunes que le club obtient de bons résultats. En 2008, les U19, entraînés par Lionel Rouxel obtiennent le titre de champion de France. Parmi cette équipe, Mamadou Samassa intégrera rapidement l'effectif professionnel. Un an plus tard, cette même génération remporte le Trophée des centres de formation à Ploufragan.

Retour chez les pros : la saison 2008-2009 s'annonce encore ratée lorsque le club se lance dans une épopée Coupe de France. Première performance en huitième de finale avec l'élimination du Mans, alors en Ligue 1. En quart de finale, les Guingampais, réduit à dix, sortent le CS Sedan Ardennes. Exploit retentissant en demi-finale : encore une fois en infériorité numérique, les Guingampais éliminent le Toulouse Football Club au Stadium de Toulouse. Le , douze ans après sa tentative infructueuse face à l'OGC Nice, l'En Avant bat le Stade rennais FC, lors d'une finale 100 % bretonne, pour décrocher le premier trophée de son histoire : victoire 2 buts à 1 (doublé de Eduardo Ribeiro dos Santos)[3].

Un retour sur terre douloureux

L'En Avant de Guingamp entame en août 2009 une aventure inédite : tenant de la Coupe de France, il est l'un des représentants de la France en Ligue Europa. Contre Hambourg SV (qualifié en tant que 5e du championnat d'Allemagne), Guingamp ne fait pas le poids et perd ses deux rencontres (1-5 au Roudourou, 3-1 à Hambourg).

À la suite d'un énième parcours raté en Ligue 2, le club est relégué en National à l'issue de la saison 2009-2010, niveau que le club n'avait plus connu depuis 1994. Démissionnaire, Noël Le Graët est pourtant reconduit dans ses fonctions de président le . Dès le lendemain, il nomme Jocelyn Gourvennec entraîneur.

Les années Desplat : la deuxième Coupe de France (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
L'équipe titulaire en finale de la Coupe de France 2014.
Jocelyn Gourvennec entraineur de l'En Avant depuis 2010.

Passage express en National

Le , le club obtient la troisième place en National, ce qui lui permet de remonter en Ligue 2. L'équipe termine meilleure attaque avec 87 buts marqués, dont 21 réalisations de Thibault Giresse, meilleur buteur du championnat. Le stade de Roudourou affiche une affluence moyenne de 7 300 spectateurs.

Le , Noël Le Graët est élu président de la Fédération française de football, et doit démissionner de la présidence du club guingampais. Le , Bertrand Desplat, 40 ans, chef d'entreprise et gendre de Noël Le Graët, est nommé nouveau président du club et associé à Frédéric Le Grand, vice-président.

Tout de suite le haut de tableau

L'En Avant de Guingamp fait son retour en Ligue 2 avec un effectif dont la moyenne d'âge est l'une des moins élevées du championnat (à peine 24 ans). À la mi-saison en décembre 2011, Guingamp est cinquième au classement à deux points du podium. La deuxième partie de saison est plus compliquée, mais Guingamp termine tout de même à la septième place, avec 55 points après une série finale de sept matchs sans défaite. Lors de ce retour en Ligue 2, quelques jeunes se révèlent, notamment Gianelli Imbula et Anthony Knockaert, meilleur buteur du club avec onze buts.

La première partie de la saison 2012-2013 ressemble à la précédente, puisqu'à la mi-saison, Guingamp est de nouveau cinquième, à seulement un point du podium. Mais cette fois, Guingamp tient le rythme pendant l'hiver, enchaînant notamment les victoires à domicile contre les concurrents directs (Angers, Nantes, Nîmes, Caen, etc.) et officialise la montée en Ligue 1, le 17 mai 2013, grâce à sa victoire 1-0 (but de Christophe Mandanne dans les arrêts de jeu de la seconde période) à Gueugnon contre le Gazélec Ajaccio. À l'issue de cette saison, Jocelyn Gourvennec est désigné meilleur entraîneur de Ligue 2 aux Trophées UNFP du football et Gianelli Imbula meilleur joueur du championnat. Enfin, Mustapha Yatabaré remporte le titre de meilleur buteur avec 23 réalisations.

De chères retrouvailles

Pour son retour en Ligue 1, le premier quart de saison est une réussite. Le club, malgré des défaites face aux « Européens » du championnat (OM, ASSE, PSG) obtient le meilleur classement de son histoire après onze journées en figurant à la 5e place du championnat et en étant la meilleure attaque à domicile[4]. À mi-saison, l'équipe se positionne à la 12e place. La phase retour s'avère plus compliquée, mais l'avance prise lors de la première partie de saison s'avère précieuse pour le maintien. Grâce à une victoire 2-0 face au Toulouse Football Club, le club renouvelle son bail en Ligue 1 lors de l'avant-dernière journée. Pour son huitième exercice à ce niveau, Guingamp termine à la 16e place.

Cette même saison, le club atteint de nouveau la finale de la Coupe de France après avoir notamment éliminé l'AS Monaco à Roudourou, en demi-finale (3-1 après prolongation). Le club retrouve son adversaire de 2009, le Stade rennais FC, pour un nouveau derby au Stade de France et le domine une nouvelle fois : 2-0 (buts de Jonathan Martins-Pereira et Mustapha Yatabaré). C'est ainsi que le 3 mai 2014, l'En Avant de Guingamp remporte sa deuxième Coupe de France.

L'aventure européenne

Cette fois, ce titre permet à Guingamp de participer à la phase de groupes de la Ligue Europa, grande première pour le club. Les Bretons tombent dans le groupe K, composé de la Fiorentina (4e du championnat d'Italie), du PAOK Salonique (3e du championnat de Grèce) et du Dynamo Minsk (3e du championnat de Biélorussie). Le 2 octobre 2014, Guingamp obtient sa première victoire dans une Coupe d'Europe (exception faite de la Coupe Intertoto) en battant Salonique 2-0 (doublé de Sylvain Marveaux). Le 11 décembre 2014, Guingamp réalise à la fois une performance inédite dans sa propre histoire ainsi que pour un club breton en parvenant, à la suite de sa victoire à l'extérieur face au PAOK Salonique (1-2 doublé de Claudio Beauvue), à se qualifier pour les 16e de finale de Ligue Europa. À la mi-saison, Guingamp est 12e au prix d'une série de trois victoires consécutives (dont une contre le Paris Saint-Germain) et d'un nul avant la trêve. Avant cela, le club a passé onze journées sur les 19 de la phase aller en position de relégable. Pendant la phase retour, à noter un fait inédit : Guingamp enchaîne deux matchs à huis clos à l'extérieur (contre l'OGC Nice à l'Allianz Riviera puis contre le Sporting Club de Bastia au stade Parsemain[5]). Le club s'ouvre finalement les portes d'une dixième participation en Ligue 1 en terminant à la 10e place, grâce notamment aux performances de son duo d'attaquants : en championnat, Claudio Beauvue marque 17 buts, et Christophe Mandanne, 11 buts.

En Ligue Europa, l'aventure s'arrête en 16e de finale face au Dynamo Kiev. L'En Avant de Guingamp parvient pourtant à remporter le match aller à Roudourou, 2-1 (buts de Claudio Beauvue et Mustapha Diallo), mais les Ukrainiens font mieux au retour en gagnant 3-1 (but de Christophe Mandanne pour Guingamp). Cette saison-là, Guingamp arrive également en demi-finale de la Coupe de France. Le , les Bretons se font éliminer par l'AJ Auxerre au stade de l'Abbé-Deschamps (1-0).

Bilan sportif[modifier | modifier le code]

Récapitulatif des championnats disputés[modifier | modifier le code]

Saison par saison[modifier | modifier le code]

Palmarès et distinctions[modifier | modifier le code]

Palmarès de l'équipe première de l'En Avant de Guingamp
Compétitions nationales professionnelles Compétitions internationales
Anciennes compétitions
Anciennes compétitions
Autres trophées de l'En Avant de Guingamp
Compétitions de jeunes Compétitions régionales Tournois saisonniers
  • Championnat de France des U19 ans (1)
  • Championnat de France des U17 ans
    • Vice-Champion en 2013
  • Coupe Gambardella
    • Meilleure performance : quart-de-finaliste en 1970, 2011 et 2015.
  • Tournoi élites U20 ans (1)
Anciennes compétitions
  • Tournoi du Loup (2) :
    • Vainqueur en 1979 et 1985.
  • Souvenir Paul-Le Hesran (3) :
    • Vainqueur en 2011, 2012 et 2013.

Coupes d'Europe[modifier | modifier le code]

Bilan sportif[modifier | modifier le code]

Compétition Participations MJ V N D BP BC Diff
Ligue 1 9 330 108 80 142 340 417 -77
Ligue 2 27 964 355 310 299 1204 1106 +98
National 2 74 44 23 7 154 55 +99
Division 3 1 30 17 6 7 52 41 +11
Ligue Europa 2 10 4 1 5 12 18 -6
Coupe de l'UEFA 1 2 0 1 1 1 4 -3
Coupe Intertoto 2 10 6 1 3 16 10 +6

Joueurs et personnalités du club[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

L'actuel président de l'En Avant de Guingamp est Bertrand Desplat. Il est en poste depuis l'été 2011 quand il remplace Noël Le Graët.

Rang Nom Période Nationalité
1 Pierre Deschamps 1912 - 1920 Drapeau de la France France
2 André Lorgeré 1920 - 1940 Drapeau de la France France
3 Yves Jaguin 1940 - 1945 Drapeau de la France France
4 Hubert Couquet 1945 - 1958 Drapeau de la France France
5 Louis Menguy 1958 - 1966 Drapeau de la France France
6 Joseph Le Monnier 1966 - 1972 Drapeau de la France France
Rang Nom Période Nationalité
7 Noël Le Graët 1972 - 1991 Drapeau de la France France
8 Bertrand Salomon 1991 - 1998 Drapeau de la France France
9 Alain Aubert 1998 - 2002 Drapeau de la France France
10 Noël Le Graët 2002 - 2011 Drapeau de la France France
11 Bertrand Desplat depuis 2011 Drapeau de la France France

Entraineurs[modifier | modifier le code]

Ce n'est qu'en 1947 qu'un entraîneur (Armand Deruaz) a été officiellement engagé pour la première fois. Avant lui, la préparation des matchs était assurée par les instituteurs de l'école primaire supérieure de Guingamp.

Liste des entraîneurs de l'En Avant de Guingamp
Rang Nom Période
1 Drapeau : France Armand Deruaz 1947 - 1953
2 Drapeau : France Milo Garcia 1953 - février 1955
3 Drapeau : France Marcel Schmitt février 1955 - 1955
4 Drapeau : France Jean Prouff 1955 - 1956
5 Drapeau : France Paul Wartel 1956 - 1957
6 Drapeau : France Jean Rolland 1957 - 1958
7 Drapeau : France Vincent Llido 1958 - 1960
8 Drapeau : France Marcel Schmitt 1960 - 1961
9 Drapeau : France Michel Bourse 1961 - 1966
10 Drapeau : France Daniel Potiron 1966 - 1968
Rang Nom Période
11 Drapeau : France Roger Kerzerho 1968 - 1972
12 Drapeau : France Sylvestre Salvi 1972 - 1975
13 Drapeau : France Daniel Druda 1975 - 1977
14 Drapeau : France Claude Pérard 1977 - 1978
15 Drapeau : France René Cédolin 1978 - 1981
16 Drapeau : France Raymond Keruzoré 1981 - 1986
17 Drapeau : France Jean-Noël Huck 1986 - janvier 1987
18 Drapeau : France Yvan Le Quéré janvier 1987 - mars 1988
19 Drapeau : France Jean-Paul Rabier mars 1988 - 1989
20 Drapeau : France Erick Mombaerts 1989 - 1990
Rang Nom Période
21 Drapeau : France Alain de Martigny 1990 - janvier 1993
22 Drapeau : France Yvon Schmitt janvier 1993 - 1993
23 Drapeau : France Francis Smerecki 1993 - février 1999
24 Drapeau : France Guy Lacombe février 1999 - 2002
25 Drapeau : France Bertrand Marchand 2002-2004
26 Drapeau : France Yvon Pouliquen 2004 - septembre 2005
27 Drapeau : France Alain Ravera septembre 2005 - 2006
28 Drapeau : France Patrick Remy 2006 - octobre 2007
29 Drapeau : France Victor Zvunka octobre 2007 - 2010
30 Drapeau : France Jocelyn Gourvennec Depuis 2010

Joueurs[modifier | modifier le code]

Records généraux[modifier | modifier le code]

Ces tableaux listent les joueurs les plus capés et les plus grands buteurs avec le club de Guingamp en professionnel (Championnats de Ligue 1, Ligue 2 et National).

Les 10 joueurs les plus capés en professionnel
Rang Nom Matchs Buts Période
1 Drapeau : France Claude Michel 386 6 1991-2005
2 Drapeau : France Stéphane Carnot 307 44 1989-1997 et 2000-2005
3 Drapeau : France Alain Thiboult 306 26 1977-1987
4 Drapeau : France Loïc Jouan 298 4 1980-1992
5 Drapeau : France Jacky Vidot 274 6 1984-1993
6 Drapeau : France Alain Guyader 252 8 1974-1987
7 Drapeau : France Gilbert Le Goff 234 22 1977-1984
8 Drapeau : France Yannick Baret 229 13 1995-2003
9 Drapeau : France Lionel Mathis 223 9 2008-
10 Drapeau : FranceChristophe Le Roux 212 18 1990-1994 et 2002-2005
Les 10 meilleurs buteurs en professionnel
Rang Nom Buts Matchs Ratio B/M Période
1 Drapeau : France Stéphane Guivarc'h 69 130 0.53 1991-1995 et 2001-2002
2 Drapeau : France Lionel Rouxel 65 187 0.35 1989-1998
3 Drapeau : France Stéphane Carnot 51 307 0.17 1989-1997 et 2000-2005
4 Drapeau : France Thibault Giresse 47 205 0.23 2009-
5 Drapeau : France Fabrice Fiorese 31 111 0.33 1997-2002
6 Drapeau : France Hervé Le Goff 35 161 0.22 1975-1983
7 Drapeau : Mali Mustapha Yatabaré 34 90 0.38 2011-2015
8 Drapeau : Pologne Andrzej Szarmach 33 52 0.52 1985-1987
9 Drapeau : France Guy Stéphan 31 90 0.34 1976-1980
10 Drapeau : France Michel Rio 28 84 0.33 1984-1987
10 Drapeau : France Gilles Rolland 28 156 0.18 1982-1984 et |1988-1991

Records en Ligue 1[modifier | modifier le code]

En gras les joueurs actuellement sous contrat au club et susceptibles d'évoluer dans ces classements.

Les 20 joueurs les plus capés en Ligue 1
Rang Nom Matchs Buts Période
1 Drapeau : France Claude Michel 227 0 1995-1998 et 2000-2004
2 Drapeau : France Stéphane Carnot 172 29 1995-1998 et 2000-2004
3 Drapeau : France Yannick Baret 168 8 1995-1998 et 2000-janv. 2003
4 Drapeau : France Nicolas Laspalles 109 2 1995-1998 et 2003-2004
5 Drapeau : Roumanie Gheorghe Mihali 95 5 1995-1998
6 Drapeau : France Florent Malouda 92 15 2000-2003
7 Drapeau : France Hubert Fournier 91 2 1995-1996 et 2000-2002
8 Drapeau : France Pierre-Emmanuel Bourdeau 86 1 1996-1998 et 2000-2002
9 Drapeau : Côte d'Ivoire Blaise Kouassi 84 1 2000-2004
10 Drapeau : France Jerome Foulon 82 0 1995-1998 et 2000-2001
11 Drapeau : France Lionel Rouxel 81 18 1995-1998
12 Drapeau : Algérie Abdelhafid Tasfaout 78 12 1997-1998 et 2000-2002
12 Drapeau : France Angelo Hugues 78 0 1995-1998
14 Drapeau : France Charles-Edouard Coridon 77 6 1995-1998
15 Drapeau : France Ronan Le Crom 74 0 2002-2004
16 Drapeau : France Claudio Beauvue 72 22 2013-2015
16 Drapeau : France Jérémy Sorbon 72 1 2013-
18 Drapeau : France Romain Ferrier 71 1 2000-2004
19 Drapeau : France Cédric Bardon 70 12 2001-2004
20 Drapeau : France Christophe Kerbrat 68 0 2013-
Les 20 meilleurs buteurs en Ligue 1
Rang Nom Buts Matchs Ratio B/M Période
1 Drapeau : France Stéphane Carnot 29 172 0.17 1995-1998 et 2000-2004
2 Drapeau : France Claudio Beauvue 22 72 0.31 2013-2015
3 Drapeau : Côte d'Ivoire Didier Drogba 20 45 0.44 2001-2003
4 Drapeau : France Lionel Rouxel 18 81 0.22 1995-1998
5 Drapeau : France Fabrice Fiorèse 15 48 0.31 2000-2002
5 Drapeau : France Florent Malouda 15 92 0.17 2000-2003
7 Drapeau : France Bruno Rodriguez 12 29 0.41 2000-2001
7 Drapeau : France Christophe Mandanne 12 59 0.20 2013-2015
7 Drapeau : France Cédric Bardon 12 70 0.17 2001-2004
7 Drapeau : Algérie Abdelhafid Tasfaout 12 78 0.15 1997-1998 et 2000-2002
11 Drapeau : Mali Mustapha Yatabaré 11 35 0.31 2013-aout 2014
12 Drapeau : Libéria Christopher Wreh 10 33 0.30 1996-1997
13 Drapeau : France Daniel Moreira 9 58 0.16 1996-1998
14 Drapeau : Burkina Faso Moumouni Dagano 8 31 0.26 2003-2004
14 Drapeau : France Christophe Le Roux 8 63 0.13 2002-2004
14 Drapeau : France Yannick Baret 8 168 0.05 1995-1998 et 2000-janv. 2003
17 Drapeau : France Xavier Gravelaine 7 17 0.41 nov.1995-1996
18 Drapeau : Algérie Hakim Saci 6 45 0.13 2001-2003
18 Drapeau : France Charles-Edouard Coridon 6 77 0.08 1995-1998
20 Drapeau : Haïti Wagneau Eloi 5 18 0.28 2002-2003
20 Drapeau : France Jérôme Leroy 5 28 0.18 2003-2004
20 Drapeau : France Thibault Giresse 5 62 0.08 2013-
20 Drapeau : Roumanie Gheorghe Mihali 5 95 0.05 1995-1998


L'équipe du siècle[modifier | modifier le code]

À l'occasion du centenaire du club, le quotidien régional Ouest-France a permis à ses lecteurs de composer l'équipe du siècle[6]. La sélection a été révélée le 9 mai 2012 :

Gardien de but
Défenseurs
Milieux de terrain
Attaquants
Entraineur

Parmi eux, Vincent Candela et Stéphane Guivarc'h deviendront champions du monde avec la France. De leur côté, Didier Drogba et Florent Malouda remporteront la Ligue des champions sous les couleurs de Chelsea.

Les joueurs internationaux[modifier | modifier le code]

Dans ces listes, figurent les 37 joueurs ayant été appelés en sélection nationale A pendant qu'ils portaient le maillot de l'En Avant de Guingamp (est ici indiqué le nombre de sélections de chaque joueur au cours de son passage guingampais).

Sélections européennes[modifier | modifier le code]
Rang Nom Sél. Buts Période
1 Drapeau : Pologne Marek Jozwiak 11 0 1996-1998
2 Drapeau : Luxembourg Robby Langers 8 1 1986-1988
3 Drapeau : Arménie Eric Assadourian 7 2 1996-1998
4 Drapeau : Luxembourg Benjamin Reiter 7 0 1984-1985
Rang Nom Sél. Buts Période
5 Drapeau : Roumanie Gheorghe Mihali 6 0 1995-1996
6 Drapeau : Danemark Lars Jacobsen 6 0 2014-
7 Drapeau : Norvège Hans Henriksen 5 0 1985-1987
8 Drapeau : Suisse Ricardo Cabanas 2 0 2003-2004
Rang Nom Sél. Buts Période
9 Drapeau : France Vincent Candela 2 0 1996-1997
10 Drapeau : Pologne Piotr Rzepka 2 0 1992-1993
Sélections africaines[modifier | modifier le code]
Rang Nom Sél. Buts Période
1 Drapeau : Algérie Abdelhafid Tasfaout 36 12 1997-2002
2 Drapeau : Burkina Faso Bakary Koné 17 0 2006-2011
3 Drapeau : Côte d'Ivoire Blaise Kouassi 17 0 2000-2005
4 Drapeau : Congo-Brazzaville Ladislas Douniama 16 2 2010-2012 et jan.2013-2015
5 Drapeau : Burkina Faso Moumouni Dagano 12 5 2003-2005
6 Drapeau : Bénin Mouri Ogounbiyi 11 0 2008-2011
7 Drapeau : Mali Mamadou Samassa 11 0 2007-
8 Drapeau : Mali Sambou Yatabaré 11 2 2014-2015
9 Drapeau : Guinée Baïssama Sankoh 9 0 2013-
Rang Nom Sél. Buts Période
10 Drapeau : Tunisie Alaeddine Yahia 7 0 2001-2005
11 Drapeau : Mali Mustapha Yatabaré 7 0 2011-août 2015
12 Drapeau : Côte d'Ivoire Didier Drogba 6 4 2002-2003
13 Drapeau : Togo Kader Touré 6 2 2005-2007
14 Drapeau : Bénin Oumar Tchomogo 5 4 2003-2005
15 Drapeau : Zimbabwe Harlington Shereni 3 0 2003-2005
16 Drapeau : Comores Nakibou Aboubakari 2 0 2011-2012
17 Drapeau : Mali Mana Dembélé 2 0 2013-2014
18 Drapeau : Sénégal Mustapha Diallo 2 0 2009-
Rang Nom Sél. Buts Période
19 Drapeau : Ghana Michael Helegbe 2 0 2006-2008
20 Drapeau : Cameroun Guy Roland Ndy Assembe 2 0 2013-2014
21 Drapeau : Libéria Christopher Wreh 2 0 1996-1997
22 Drapeau : Maroc Mustapha Allaoui 1 0 2009-2010
23 Drapeau : Côte d'Ivoire Lionel Bah 1 0 2002-2003
24 Drapeau : Cap-Vert Manuel Gelson Silva 1 0 2008-2009
25 Drapeau : Algérie Hakim Saci 1 0 2002-2003
26 Drapeau : Maroc Rachid Alioui 1 0 2014-
27 Drapeau : Mali Ali

Yirango

1 0 2015

Internationaux français passés par le club[modifier | modifier le code]

Rang Nom Sél. Drapeau : France Buts Période à Guingamp Période en Bleu
1 Drapeau : France Florent Malouda 80 9 2000-2003 2004-2012
2 Drapeau : France Jean-Pierre Papin 54 30 1998 1986-1995
3 Drapeau : France Vincent Candela 40 2 1995-1997 1996-2002
4 Drapeau : France Laurent Koscielny 21 0 2004-2007 2011-
5 Drapeau : France Jean-Noël Huck 17 0 1986-1987 1969-1976
6 Drapeau : France Stéphane Guivarc'h 14 1 1991-1995 et 2001-2002 1997-1999
Rang Nom Sél. Drapeau : France Buts Période à Guingamp Période en Bleu
7 Drapeau : France Xavier Gravelaine 4 0 1992-1993 1995-1996
8 Drapeau : France Fabrice Divert 3 1 1995-1996 1990-1992
9 Drapeau : France Daniel Moreira 3 0 1996-1998 2002-2004
10 Drapeau : France Raymond Kéruzoré 2 0 1981-1984 1976-1978
11 Drapeau : France Philippe Tibeuf 2 0 1980-1984 1989-1991
12 Drapeau : France Cédric Carrasso 1 0 2004-2005 2012-

Les capitaines[modifier | modifier le code]

Liste des capitaines de l'En Avant de Guingamp
Nom Période Nationalité
Paranthoën 1945 - 1955 Drapeau de la France France
Jean Rolland 1955 - 1958 Drapeau de la France France
Yves Rivoallan 1958 - 1961 Drapeau de la France France
Michel Bourse 1961 - 1966 Drapeau de la France France
Daniel Potiron 1966 - 1968 Drapeau de la France France
Roger Kerzerho 1968 - 1972 Drapeau de la France France
Nom Période Nationalité
Sylvestre Salvi 1972 - 1977 Drapeau de la France France
Yvon Schmitt 1977 - 1979 Drapeau de la France France
Alain Thiboult 1979 - 1987 Drapeau de la France France
Jacky Vidot 1987 - 1993 Drapeau de la France France
Hubert Fournier 1993 - 1996 Drapeau de la France France
Richard Lecomte 1996 - 1997 Drapeau de la France France
Nom Période Nationalité
Claude Michel 1997 - 2005 Drapeau de la France France
Thierry Debès 2005 - 2007 Drapeau de la France France
Nicolas Savinaud 2007 - 2008 Drapeau de la France France
Christian Bassila 2008 - 2010 Drapeau de la France France
Lionel Mathis depuis 2010 Drapeau de la France France


L'équipe aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'organigramme actuel (2015-2016)[modifier | modifier le code]

  • Président : Bertrand Desplat
  • Vice-Président : Frédéric Le Grand
  • Président de l'association : Jean-Paul Briand
  • Directeur administratif et financier : Laurent Defains
  • Directeur commercial : Bernard Cartier
  • Directeur de la communication : Christophe Gautier
  • Entraîneur équipe A : Jocelyn Gourvennec
  • Entraîneur adjoint : Éric Blahic
  • Entraîneur des gardiens : Ronald Thomas
  • Préparateur physique : Kévin Plantet
  • Médecin : Louis-Georges Boulard
  • Kinés : Laurent Crouzal et Loïk Le Blévennec
  • Ostéopathe : David Hily
  • Intendant pour le groupe professionnel : Jean-Guy Donnard
  • Responsable du recrutement : Stéphane Carnot
  • Entraîneur équipe B : Claude Michel
  • Directeur du centre de formation : Hervé Guégan
  • Entraîneur U19 nationaux : Jean-Baptiste Le Bescond
  • Entraîneur U17 nationaux : Hervé Guégan
  • Entraîneur U17 DH : Nicolas Laspalles
  • Entraîneur U15 DH : Charles-Edouard Coridon
  • Entraîneur U15 DHR : Fabrice Colleau
  • Entraîneur U13 : Xavier Goarnisson
  • Entraîneurs U11 : Cédric Portello et Gaëtan Perron

L'effectif professionnel actuel (2015-2016)[modifier | modifier le code]

Effectif de l'En Avant de Guingamp
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[7] Nom Date de naissance Sélection[8] Club précédent Contrat
Gardiens
1 G Drapeau du Danemark Lössl, JonasJonas Lössl 1/2/1989 (26 ans) Danemark espoirs FC Midtjylland 2018
16 G Drapeau de la France Guivarch, ThéoThéo Guivarch 17/11/1995 (19 ans)
FC Lorient 2016
30 G Drapeau du Mali Samassa, MamadouMamadou Samassa 16/2/1990 (25 ans) Mali 0 Formé au club 2017
Défenseurs
2 D Drapeau du Danemark Jacobsen, LarsLars Jacobsen 20/9/1979 (35 ans) Danemark FC Copenhague 2016
3 D Drapeau : Côte d'Ivoire Brou Angoua, BenjaminBenjamin Brou Angoua 28/11/1986 (28 ans) Côte d'Ivoire Valenciennes FC 2018
4 D Drapeau de la Guinée Sankoh, BaïssamaBaïssama Sankoh 20/3/1992 (23 ans) Guinée 0 Formé au club 2017
6 D Drapeau de la France Baca, MaximeMaxime Baca 02/6/1983 (32 ans)
FC Lorient 2016
7 D Drapeau de la France Lévêque, DorianDorian Lévêque 22/11/1989 (25 ans)
US Boulogne 2017
15 D Drapeau de la France Sorbon, JérémyJérémy Sorbon 5/8/1983 (31 ans)
SM Caen 2018
25 D Drapeau de la France Lemaître, ReynaldReynald Lemaître 28/6/1983 (32 ans) France espoirs AS Nancy-Lorraine 2017
29 D Drapeau de la France Kerbrat, ChristopheChristophe Kerbrat 25/5/1986 (29 ans)
Plabennec 2017
Milieux
5 M Drapeau : Sénégal Elhadji Diallo, MustaphaMustapha Elhadji Diallo 14/5/1986 (29 ans) Sénégal ASC Diaraf 2016
9 M Drapeau de la France Salibur, YannisYannis Salibur 24/1/1991 (24 ans) France U19 Clermont Foot 2018
13 M Drapeau de la France Sankharé, YounousseYounousse Sankharé 10/9/1989 (25 ans) France espoirs Dijon FCO 2017
18 M Drapeau de la France Mathis, LionelLionel Mathis Capitaine 4/10/1981 (33 ans) France espoirs FC Sochaux-Montbéliard 2016
20 M Drapeau de la France Dos Santos, LaurentLaurent Dos Santos 21/3/1993 (22 ans)
0 Formé au club 2017
22 M Drapeau de la France Cardy, JulienJulien Cardy 29/9/1981 (33 ans)
AC Arles-Avignon 2016
26 M Drapeau de la France Giresse, ThibaultThibault Giresse 25/5/1981 (34 ans)
Amiens SC 2016
33 M Drapeau de la France Coco, MarcusMarcus Coco 24/6/1996 (19 ans)
0 Formé au club 2016
999 M Drapeau de la France Héry, FrankFrank Héry 22/4/1993 (22 ans)
0 Formé au club 2017
999 M Drapeau de la France Blas, LudovicLudovic Blas 31/12/1997 (17 ans)
0 Formé au club 2017
Attaquants
8 A Drapeau du Danemark Schwartz, RonnieRonnie Schwartz 29/8/1989 (25 ans) Danemark espoirs Randers FC 2018
10 A Drapeau de la France Benezet, NicolasNicolas Benezet 24/2/1991 (24 ans)
SM Caen 2019
11 A Drapeau de la France flèche vers la droite Privat, SloanSloan Privat 24/7/1989 (25 ans) Guyane KAA La Gantoise 2016
12 A Drapeau de la Belgique De Pauw, NillNill De Pauw 6/1/1990 (25 ans) Belgique espoirs KSC Lokeren 2019
23 A Drapeau du Mali Dembélé, ManaMana Dembélé 29/11/1988 (26 ans) Mali AS Nancy-Lorraine(prêt) 2017
32 A Drapeau du Maroc Achahbar, KarimKarim Achahbar 3/1/1996 (19 ans) Maroc U17 0 Formé au club 2018
28 A Drapeau de la France Bègue, Jules-AntoineJules-Antoine Bègue 8/8/1993 (21 ans)
0 Formé au club 2017
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Entraîneur(s) des gardiens
Kinésithérapeute
  • Drapeau : France Laurent Crouzal
  • Drapeau : France Loïk Le Blevennec
  • Drapeau : France Kévin Plantet
Médecin(s)
  • Drapeau : France Louis-Georges Boulard



Légende

Consultez la documentation du modèle



Joueurs prêtés
P. Nat. Nom Date de naissance Sélection Club en prêt
999 A Drapeau du Maroc Alioui, RachidRachid Alioui 18/6/1992 (23 ans) Maroc Laval FC

Supporters[modifier | modifier le code]

  • Kop Rouge, créé en 1993, membre du collectif SOS-Ligue 2.
  • Kop Rouge 29 (Kop Rouge section Finistère), membre du collectif SOS-Ligue 2.
  • Kridef (Kop Rouge section Île-de-France).
  • Kralle (Kop Rouge section Allemagne).
  • Kro (Kop Rouge section occitane).
  • Red Boys, créé en 1996, membre du collectif SOS-Ligue 2.
  • New School Gwengamp, créé en 2003, dissout en 2010.
  • Armoric Clan, créé en 2012, membre du collectif SOS-Ligue 2.
  • KRG (Kop Rouge gardois), créé en 2013

Récompenses[modifier | modifier le code]

Structures du club[modifier | modifier le code]

Les stades[modifier | modifier le code]

Le stade de Roudourou[modifier | modifier le code]

Article connexe : Stade de Roudourou.

Depuis 1990, l'équipe professionnelle de l'En Avant de Guingamp utilise le stade de Roudourou, situé sur la commune de Guingamp, au nord-ouest du centre-ville. Ce stade contient 18 256 places, dont environ 16 800 places assises.

Le stade Yves-Jaguin[modifier | modifier le code]

Article connexe : Stade Yves-Jaguin.

De 1921 à 1990, l'équipe premier de l'En Avant de Guingamp a utilisé le stade Yves-Jaguin, situé sur la commune de Pabu, dans le quartier de Montbareil. D'abord appelé simplement stade de Montbareil, il a reçu le nom d'Yves Jaguin, ancien président du club, en 1947. Aujourd'hui, l'équipe réserve et les sections jeunes du club continuent de l'utiliser (jusqu'à l'ouverture du nouveau centre de formation.

Le centre d'entraînement[modifier | modifier le code]

Le terrain d'entraînement en synthétique.

L'équipe professionnelle s'entraîne autour du stade de Roudourou. Un terrain en pelouse synthétique a été aménagé derrière la tribune Présidentielle. Un terrain en pelouse naturelle est également utilisé. Il est situé à une centaine de mètres du stade, derrière la tribune Ouest. Enfin, les joueurs bénéficient également d'une salle de musculation, située dans l'enceinte du stade.

Le centre de formation[modifier | modifier le code]

Depuis 2014, le centre de formation de l'En Avant de Guingamp est dirigé par Hervé Guégan. Un nouveau centre de formation doit ouvrir en septembre 2015 sur la commune de Pabu.

Le siège social[modifier | modifier le code]

L'En Avant de Guingamp a installé son siège social dans un hôtel particulier situé 15, boulevard Clémenceau, sur la commune de Guingamp. Cette bâtisse appartenait à André Lorgeré, qui fut président du club et député-maire de Guingamp.

La boutique officielle[modifier | modifier le code]

La boutique officielle de l'En Avant de Guingamp.

L'En Avant de Guingamp a installé sa boutique officielle au 1, rue Saint-Nicolas, dans le centre-ville de Guingamp. Elle propose divers articles et produits dérivés. La billetterie est également installée dans ces locaux.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Les couleurs du club : le rouge et le noir[modifier | modifier le code]

Le rouge et le noir, couleurs de l'En Avant de Guingamp, ont un sens politique lors de la fondation du club. Fondé au début du XXe siècle par un patronage laïc, l'EAG est ancré à gauche du camp républicain[11]. Ces couleurs se référent au courant politique anticlérical, proche de l'anarcho-syndicalisme. Par ailleurs, le nom "En Avant" peut se référer aux titres de la presse socialistes créés à la fin du XIXe siècle : Vorwärts en Allemagne, Avanti ! en Italie, ou encore Forward aux États-Unis.

Cet ancrage politique à gauche et anticlérical se comprend également par la rivalité avec le deuxième club de football guingampais : le Stade-Charles-de-Blois. Créé par le clergé de la ville, ce dernier joue en bleu ciel et blanc, couleurs de la ville de Guingamp, mais aussi couleurs de la Vierge Marie.

Ce sont donc bien deux camps politiques et religieux qui s'affrontent sur le terrain de football, au début du XXe siècle, à Guingamp.

Logo du club[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Le trait blanc fait référence au logo des Côtes-d'Armor et peut se lire comme les ailes d'un oiseau en vol ou comme la représentation des côtes sauvages et vallonnées séparant la terre (Argoat) dans la partie basse, et la mer (Armor) dans la partie haute.

Historique des maillots[modifier | modifier le code]

Les sponsors actuels[modifier | modifier le code]

Historique des sponsors principaux[modifier | modifier le code]

  • depuis 2012 : Celtigel
  • de 2007 à 2012 : Jean Stalaven
  • de 1998 à 2007 : Brit Air
  • de 1984 à 1998 : Fromages Rippoz
  • de 1982 à 1984 : Neolait
  • de 1980 à 1982 : Brit Air
  • de 1979 à 1980 : Olida
  • de 1977 à 1979 : Faure

Rivalités régionales[modifier | modifier le code]

Stade Charles-de-Blois[modifier | modifier le code]

C'est la rivalité la plus ancienne et la plus proche géographiquement. Le Stade Charles-de-Blois est en effet l'autre club de Guingamp, créé la même année qu'En Avant. C'est le club des catholiques, lié à l'institution Notre-Dame, adoptant le blanc et le bleu, couleurs de la Vierge Marie et de la ville de Guingamp, quand En Avant est le club des laïcs, lié à l'école publique, adoptant le rouge et le noir. Cette rivalité est donc à la fois sportive, culturelle, politique et religieuse. La première confrontation a lieu en janvier 1920, au Cozen (alors le terrain d'En Avant), pour une victoire des Rouge et Noir, 4-0. Longtemps, les deux clubs évoluent dans les mêmes divisions jusqu'à l'essor d'En Avant dans les années 1970. Aujourd'hui, le SCB dispute le championnat de division 3 de district.

Stade briochin[modifier | modifier le code]

Ici, la rivalité est départementale. Jusqu'à la fin des années 1970, le Stade briochin est le plus grand club du département, évoluant entre la DH et la CFA quand Guingamp fréquente les divisions inférieures. Les deux clubs se croisent une première fois lorsqu'En Avant participe au championnat de Division 3 en 1976-1977 (à Guingamp, victoire d'En Avant 1-0 ; à Saint-Brieuc, match nul 2-2). Cela ne dure qu'un an puisque Guingamp accède à la Division 2 dans la foulée. Ils s'affrontent de nouveau lors de la saison 94-95, cette fois-ci en D2. C'est leur seule confrontation directe dans le football professionnel. Guingamp remporte les deux matchs puis accède en Division 1. Depuis, les deux clubs costarmoricains n'ont plus jamais évolué dans la même division (actuellement, la réserve d'En Avant joue toutefois dans le même groupe que le Stade briochin en CFA2).

Stade brestois[modifier | modifier le code]

Peut-être la rivalité la plus exacerbée à ce jour. Guingamp et Brest sont les deux clubs professionnels de la Bretagne nord et se partagent bon nombre de supporters dans certaines zones du Finistère (notamment dans les régions de Morlaix et Carhaix). L'antagonisme entre les deux clubs naît principalement lors de la liquidation du Brest Armorique en 1991 : des supporters brestois reprochent à Noël Le Graët, alors président de la Ligue de football professionnel, d'être particulièrement sévère à l'encontre de leur club afin de privilégier Guingamp. Les deux clubs ne se sont jamais affrontés en D1, mais 22 fois en D2. Guingamp l'a emporté six fois, pour huit nuls et huit défaites.

Stade rennais[modifier | modifier le code]

C'est le derby qui soulève le plus de clichés : la ville contre la campagne, les bourgeois contre les paysans, la Haute-Bretagne "gallésante" contre la Basse-Bretagne "bretonnante", etc. Les supporters de chaque camp, et parfois les médias, ne se privent pas d'en jouer. À l'échelle des Côtes-d'Armor, la rivalité est également perceptible. En effet, l'influence du Stade rennais semble grandissante à mesure que l'on s'avance dans la partie orientale du département (grossièrement, en partant d'une ligne allant de Saint-Brieuc à Loudéac), naturellement tournée vers la préfecture bretonne. C'est l'accession de Guingamp en D2 qui lui fait croiser une première fois le chemin du Stade rennais. Pendant une quinzaine d'années, le club d'Ille-et-Vilaine fait office de "bête noire" pour les Guingampais. En 22 confrontations en D2 entre 1977 et 1993, Guingamp s'incline à quinze reprises (pour cinq nuls et seulement deux victoires). Le premier derby en D1 se tient le 7 novembre 1995 à la Route de Lorient, pour une nouvelle victoire rennaise 3-0. Depuis, Guingamp a repris le dessus. En 16 confrontations en D1, les Costarmoricains l'emportent sept fois, pour quatre nuls et cinq défaites. Surtout, Guingamp remporte ses deux Coupes de France aux dépens de son voisin rennais, en 2009 et en 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. FR3, « En Avant de Guigamp », L'Ouest en mémoire,‎ (consulté le 28 juin 2011)
  3. FR3, « Finale de la coupe de france Rennes/Guingamp », L'Ouest en Mémoire (INA),‎ (consulté le 28 juin 2011)
  4. Peyo Couronnes, « 11e journée de L1: Reims et Guingamp en route pour la Ligue des champions », sur 90 minutes,‎ (consulté le 11 novembre 2013)
  5. « Bastia-Guingamp (20h). «Jouer à huis clos ? Ça fait trop bizarre !» », sur letelegramme.fr,‎
  6. «Guingamp. L’équipe du siècle de l’En Avant que vous avez composée», Ouest-France, 9 mai 2012.
  7. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  8. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  9. Echarpes d'or Foot-National : Le public pour Bastia, les sympas à Guingamp, Foot-National.fr, 23 mai 2011
  10. LFP : Guingamp, meilleur public de la saison, Football365.fr, 17 juin 2003
  11. PRIGENT François, "Football, argent et socialisme. En Avant de Guingamp, des instituteurs laïques à Didier Drogba (1912-2003)", Histoire et Sociétés, Revue Européenne d’Histoire Sociale, no 18-19, juin 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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