Philippe Troussier

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Philippe Troussier
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Biographie
Nom Philippe Omar[1] Troussier
Nationalité Drapeau : France Français
Drapeau : Côte d'Ivoire Ivoirien[2]
Naissance (60 ans)
Lieu Paris
Période pro. 1974-1983
Poste Défenseur puis entraîneur
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1974-1975 Drapeau : France AS Choisy-le-Roi
1975-1976 Drapeau : France RC Joinville
1976-1977 Drapeau : France AS Angoulême 22 (0)
1977-1978 Drapeau : France Red Star 3 (0)
1978-1981 Drapeau : France FC Rouen 73 (8)
1981-1983 Drapeau : France Stade de Reims 41 (0)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1984-1987 Drapeau : France US Alençon
1987-1989 Drapeau : France Red Star
1989 Drapeau : France US Créteil-Lusitanos
1989-1992 Drapeau : Côte d'Ivoire ASEC Mimosas
1992-1993 Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d’Ivoire 10 m
1993-1994 Drapeau : Afrique du Sud Kaizer Chiefs
1995-1997 Drapeau : Maroc FUS de Rabat
1997 Drapeau : Nigeria Nigeria 6 m
1997-1998 Drapeau : Burkina Faso Burkina Faso 14 m
1998 Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud 6 m
1998-2002 Drapeau : Japon Japon 50 m
2003-2004 Drapeau : Qatar Qatar 22 m
2004-2005 Drapeau : France Olympique de Marseille 23 m
2005 Drapeau : Maroc Maroc 1 m
2007 Drapeau : Bénin Bénin 2 m
2007-2011 Drapeau : Japon FC Ryūkyū (dir. sport.)
2011-2013 Drapeau : République populaire de Chine Shenzhen Ruby 35 m
2014 Drapeau : Tunisie Club sportif sfaxien 5 m
2014- Drapeau : République populaire de Chine Hangzhou Greentown
1 Compétitions officielles nationales et internationales.

Philippe Omar Troussier, né à Paris le , est un joueur et entraîneur de football français, naturalisé ivoirien en 1990.

Après une carrière de défenseur en deuxième division entre 1974 et 1983, il commence à diriger plusieurs équipes secondaires en France avant de s'envoler pour l'Afrique en 1989. Il y passera une décennie, notamment en Côte d'Ivoire, où il remporte trois titres consécutifs entre 1990 et 1992 avec l'ASEC Mimosas, avant de prend la tête de la sélection nationale.

En 1998, il devient sélectionneur de l'équipe du Japon, qu'il mène jusqu'en huitième de finale de la Coupe du monde 2002. Après un passage au Qatar, il rentre en France en novembre 2004 pour remplacer José Anigo à la tête de l'Olympique de Marseille, mais il n'est pas maintenu en fin de saison. En 2007, il devient directeur sportif du FC Ryūkyū, un club de troisième division japonaise. Il se relance comme entraîneur en Chine au Shenzhen Ruby entre 2011 et 2013, puis Hangzhou Greentown où il entraîne actuellement.

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

Il débute sa carrière professionnelle en 1974 à l'AS Choisy-le-Roi, puis joue au poste de défenseur dans diverses équipes du championnat de France de deuxième division, dont un passage de trois ans au FC Rouen entre 1978 et 1981. Après une fin de carrière au Stade de Reims, il se dirige dès vingt-neuf ans vers une nouvelle carrière d'entraîneur.

Carrière d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Après avoir entraîné en France les équipes d'Alençon, du Red Star et de Créteil, Troussier part en Afrique, où s’enchaîneront les succès.

Premiers succès en Afrique[modifier | modifier le code]

Son parcours de globe-trotter débute par un long passage en Côte d'Ivoire, tout d'abord en tant qu'entraîneur à l'ASEC Mimosas à Abidjan, où il remporte trois titres consécutifs entre 1990 et 1992 et où il resta invaincu pendant 105 matches, puis en tant que sélectionneur des Éléphant, l'équipe nationale. Au début des années 1990 il acquiert la nationalité ivoirienne. Il prend ensuite la direction de l'Afrique du Sud (où il entraîne les Kaiser Chiefs) puis du Maroc (CA Rabat puis FUS Rabat, obtenant une Coupe du Trône en 1995).

En 1997, Troussier contribue à la qualification des Super Eagles du Nigeria pour la Coupe du monde 1998 (pour le tournoi final en France, il se verra préférer le Serbe Bora Milutinović, un autre globe-trotter du football mondial). Après un court crochet par le Burkina Faso, qu'il emmène pour la première fois de son histoire en demi-finale de CAN en 98, c'est finalement en tant que sélectionneur des Bafana Bafana d'Afrique du Sud que Troussier participe au Mondial 1998.

Consécration au Japon[modifier | modifier le code]

Connu pour son caractère parfois très autoritaire vis-à-vis des joueurs, mais également apprécié pour ses bons résultats (ce qui lui vaut le surnom de « sorcier blanc »), la réputation de Troussier dépasse progressivement le strict cadre de l'Afrique.

Au sortir du Mondial 1998, il est nommé sélectionneur de l'équipe nippone, avec la redoutable tâche de faire briller le Japon à la Coupe du monde 2002 dont il est coorganisateur. Ne parlant pas le japonais, il sera secondé dans sa mission par un interprète, Florent Dabadie, fils de Jean-Loup Dabadie.

Cette expérience de quatre années, marquée notamment par une victoire lors de la Coupe d'Asie des Nations en 2000 (et deux autres lors des éditions 2000 et 2001 de la Coupe Kirin), mais encore par ses rapports tumultueux avec une presse locale très exigeante, s'achève par l’élimination de la sélection japonaise (en huitième de finale). À cette époque, cela représentait le meilleur résultat de cette équipe, qui ne comptait jusque là qu'une seule participation en Coupe du monde (trois matches perdus au premier tour en 1998).

Échec à l'OM[modifier | modifier le code]

En juillet 2003, Philippe Troussier est nommé à la tête de la sélection du Qatar[3]. Il souhaite alors constituer en partie sa sélection de joueurs européens et sud-américains naturalisés mais la FIFA s'y oppose[4]. En juillet 2004, il est limogé après une défaite du Qatar contre l'Indonésie lors de la première journée de la Coupe d'Asie des nations de football[5].

Fin novembre 2004, il est préféré à Jean Tigana, Rudi Völler et même à Jacques Santini, lui aussi ex-sélectionneur national, pour venir au chevet de l'Olympique de Marseille. Mais l'expérience ne durera que six mois. Dès son entrée en fonction, certains cadres de l'équipe (et notamment l'ancien international Bixente Lizarazu) n'arrivent pas à composer avec cet entraîneur jugé trop autoritaire. Plusieurs joueurs s'en plaignent et finalement Lizarazu retournera au Bayern Munich.

Après une brève période de bons résultats, Troussier ne peut empêcher la dégringolade de son équipe au classement. Il termine 5e et se qualifie tout de même pour la Coupe Intertoto 2005. Sa hiérarchie lui reproche aussi ses contre performances en Coupe de France (32e de finale contre Angers 2-3) ; il sera remplacé par Jean Fernandez à l'issue du championnat.

Nouveau départ[modifier | modifier le code]

D'octobre 2005[6] à décembre 2005, Troussier fut brièvement le sélectionneur de l'équipe du Maroc. Il sera démis de ses fonctions pour « divergences de vues » avec la fédération marocaine de football[7].

En décembre 2007, il devient directeur sportif du FC Ryūkyū, l'équipe de la préfecture d'Okinawa en 3e division japonaise, la Japan Football League (semi-professionnelle). Il prend tout d'abord Jean-Paul Rabier comme entraineur, qui restera un an, remplacé par Hiroyuki Shinzato.

En octobre 2009, alors que le club de Grenoble fait le pire départ en championnat de l'histoire, Kazutoshi Watanabe (président) l'aurait contacté pour prendre la suite de Mécha Bazdarevic[8]. Les contacts n'aboutiront finalement pas.

Début 2010, il fait partie des favoris pour succéder à Vahid Halilhodžić à la tête de la sélection ivoirienne[9]. C'est finalement Sven-Göran Eriksson qui est nommé sélectionneur des Éléphants.

Le 23 février 2011, il signe un contrat en Chine pour entraîner le club de Shenzhen Ruby, dans le sud du pays. Il reste néanmoins salarié du FC Ryūkyū, dans un rôle proche de celui d'un superviseur[10],[11].

Le 28 juin 2014, il est désigné pour diriger le club sportif sfaxien de Tunisie[12] qu´il quitte à l´amiable trois mois plus tard après l’élimination en demi-finale de la Ligue des champions.

Le 24 novembre 2014, Philippe Troussier signe un nouveau contrat en Chine afin d’entraîner l'équipe de Hangzhou Greentown FC club évoluant en Chinese Super League[13]. Le premier objectif du technicien français sera de conforter l'équipe première dans l'élite chinoise avant d'en faire un prétendant aux places d'honneur grâce à un effectif qui compte plusieurs internationaux olympiques chinois.

Clubs et sélections[modifier | modifier le code]

Joueur[modifier | modifier le code]

Entraîneur / sélectionneur[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le , il ajoute à son identité le prénom Omar, pour témoigner de sa conversion à l'islam[1].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Reconnu et apprécié au Japon, il a inspiré le personnage de Blanc dans le manga Giant Killing.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Philippe Troussier est devenu musulman, afrik.com
  2. http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Troussier-gagner-la-coupe-du-monde/95033
  3. Troussier, entraîneur du Qatar, www.liberation.fr, 16 juillet 2003.
  4. Les ambitions du Qatar ont entraîné un durcissement des règlements, www.lemonde.fr, 9 décembre 2005.
  5. Philippe Troussier quitte le Qatar, www.liberation.fr, 22 juillet 2004.
  6. Le Maroc s'en remet à Troussier, www.leparisien.fr, 27 octobre 2005.
  7. MAR - Troussier démis de ses fonctions le 30/12/2005
  8. Troussier aux commandes?, le 26 octobre 2009
  9. Troussier à la tête des Éléphants ?, RMC, le 3 février 2010
  10. (ja) 全選手・スタッフ一覧, FC Ryūkyū, consulté le 18 juillet 2011
  11. (ja) トルシエ氏、深セン監督, Okinawa Times, le 24 février 2011
  12. Tunisie: Troussier avec le CS Sfax, Sports.fr, le 30 juin 2014
  13. Philippe Troussier repart en Chine, So Foot sur Yahoo Sport, le 24 novembre 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]