StreetPress

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StreetPress
Logo de StreetPress

Adresse streetpress.com
Type de site Webzine
Langue Français
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Lancement
Classement Alexa 6 350 (France, 10/2018)

StreetPress est un site web français d'information indépendant lancé le , consacré à l'investigation et aux cultures urbaines. Il s'adresse principalement à un public jeune.

Historique[modifier | modifier le code]

La version 1 du site est lancée le 9 décembre 2009[1], avec une petite équipe composée de Johan Weisz[2] (à l'état civil Jonathan Myara, fondateur), ancien journaliste à Proche-orient.info et journaliste à Radio Shalom[3], Robin d’Angelo (rédacteur en chef), et Jacques Torrance (en charge de la vidéo), ainsi que par l'historien Patrick Weil. La rédaction partage à l’époque ses bureaux avec l’ONG Bibliothèques sans frontières, dont le président Patrick Weil est aussi co-actionnaire de StreetPress.

La version 2 du site est lancée début 2011. Comme la première version, la direction artistique est assurée par l’artiste et illustrateur Jérémie Dres et le développement par Samuel Jochimek (Guiora) sous le framework Ruby on Rails[Quoi ?].

En septembre 2011, la rédaction s’installe dans une ancienne maison d’éclusier, sur le bassin de la Villette (Paris 19e arrondissement), après avoir été hébergée à La Cantine (Paris 2e arrondissement).

En 2017, la rédaction s'installe à Montreuil.

Ligne éditoriale et fonctionnement participatif[modifier | modifier le code]

Le site est « positionné sur l’actualité sociétale à destination des jeunes urbains » et souhaite délivrer « une information de terrain, différenciée et structurée pour les 20 et 35 ans »[4].

Le site se réclame d’un « journalisme ouvert », à ses débuts c'est le « journalisme participatif encadré » qui prédomine : le site propose à des reporters bénévoles de participer à la coproduction de l’information, encadrés par des journalistes professionnels de la rédaction. En 2015, le site s'articule en différentes rubriques : « Enquêtes », « Lieux » et « Gens ».

En 2010, le site a reçu le concours de 240 reporters bénévoles. En 2011, l’audience était de 140 000 visiteurs uniques[5].

En 2020, le site repère et forme des jeunes issus de 5 villes d'Île-de-France, pour couvrir les élections municipales[6] dans leur ville d'origine.

L'équipe produit souvent des vidéos et des illustrations pour accompagner les articles, portraits et interviews. De manière ponctuelle, le site édite des guides qui détaillent la vie de quartiers, des habitants qui les habitent, et partagent des « bons plans »[7]. Le site est doté d'une chaîne Youtube qui diffuse des documentaires vidéo, et qui compte plus de 189 000 abonnés[8].

Structure[modifier | modifier le code]

StreetPress.com est un service de presse en ligne d’information politique et générale, inscrit sur les registres de la CPPAP au no 0313 Y 90833. Le directeur de la publication est Johan Weisz[9],[10].

StreetPress est une SAS d'entrepreneuriat social au capital de 4 325 euros (RCS Paris 522 306 505), créée en mai 2010[11].

Investigation journalistique[modifier | modifier le code]

StreetPress est à l'origine de la publication d'enquêtes et de scoops :

  • En octobre 2015, StreetPress révèle que l'Etat déplace des migrants en avion privé, pour un coût de 2 millions d'euros par an. Ceci suscite une conférence de presse du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve[12],[13] ;
  • En octobre 2018, StreetPress révèle comment plusieurs agences Pôle Emploi ont organisé des séances de recrutement calquées sur le principe de l'émission The Voice [14] ;
  • En juin 2020, StreetPress révèle l'existence d'un (puis deux) groupe(s) privé(s) facebook de policiers, qui tiennent des propos racistes, antisémites, homophobes, sexistes et anti-Roms[15]. Ce reportage conduit à l'ouverture d'une enquête [16] et provoquant une conférence de presse du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ;
  • En juillet 2020, avec un lanceur d’alerte, StreetPress révèle[17] que depuis 2017 est apparu un système de maltraitance et de racisme qui a touché des centaines de personnes mises en dépôt, dans les sous-sol du plus grand tribunal d'Europe, le Tribunal de Paris (ce dépôt est constitué de 120 cellules, surveillées et gérées par près de 200 fonctionnaires de police jour et nuit, où les déférés sont enfermés avant et après leurs passages devant le juge)[18]; trois policiers mis en cause sont finalement sanctionnés[19],[20].

Media Maker[modifier | modifier le code]

Logo-media-maker.jpg

Cet incubateur de média a été fondé en 2015[21].

Radio[modifier | modifier le code]

StreetPress a animé une émission de radio sur Radio Campus[Laquelle ?], il traitait de sujets politiques ou sociaux. Via les réseaux sociaux les lecteurs pouvaient poser des questions à l'invité. Le site était également partenaire de la chronique 2h 1/4 avant la fin du monde chaque mercredi à 18 h 15 sur Radio Nova[22],[23].

Financement, soutien et partenariat[modifier | modifier le code]

Selon Les Clés de la presse, la structure a réalisé un chiffre d’affaires de 100 000 euros sur son premier exercice, avec un investissement de départ de 5 000 euros[24].

En novembre 2017, le site fait une tentative de financement par le minage de bitcoins par les visiteurs[25].

Le site est soutenu par certains médias (Metronews, So Foot, Radio Campus) et par certaines ONG comme l'Open Society Foundations (OSF) du milliardaire américain George Soros[26],[27] ou la fondation Evens[28] qui se donne pour but « de contribuer à repenser et à construire une réalité européenne fondée sur les valeurs de la diversité, de la liberté, de la responsabilité et de la solidarité. »[29]

Les partenaires de la Street School étaient :

En avril 2019, StreetPress lance une souscription auprès de ses lecteurs. La gratuité des contenus du site n'est pas remise en cause. L'objectif est de rendre StreetPress moins dépendant des activités d'agence et de concentrer le travail de la rédaction sur les enquêtes[35],[36],[37].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'observatoire des médias
  2. lorraine besse, « StreetPress, engagé·e·s volontaires » [audio], sur Binge Audio, (consulté le 19 juin 2020)
  3. OPA sur les Juifs de France : L'Avenir des juifs de France - Annet Sauty de Chalon, Le Figaro, 16 juin 2006
  4. Sylvain Monier, StreetPress, nouvelle tornade de la presse ?, Technikart,.
  5. StreetPress, le site qui veut réconcilier médias et grand public, Les Échos, .
  6. « Cinq jeunes StreetReporters ont couvert les municipales en Ile-de-France », sur France 3 Paris Ile-de-France (consulté le 15 juin 2020)
  7. « Street Guides », Site officiel.
  8. « YouTube », sur www.youtube.com (consulté le 15 juin 2020)
  9. StreetPress : Mentions légales, streetpress.com.
  10. Thomas Rozec, « StreetPress, engagé·e·s volontaires », sur ProgrammeB, Binge Audio,
  11. Fiche StreetPress, Societe.com.
  12. StreetPress, « Nos révélations sur les migrants déplacés en jet privé font ronchonner le ministre », sur StreetPress (consulté le 15 juin 2020)
  13. « VIDEO. L'Etat loue un jet privé pour déplacer les migrants qui se trouvent à Calais », sur www.20minutes.fr (consulté le 15 juin 2020)
  14. « À Pôle Emploi, des sessions de recrutement inspirées de "The Voice" font polémique », sur RTL.fr (consulté le 15 juin 2020)
  15. « TN Rabiot Police Officiel : l'article choc de Streetpress », sur Europe 1 (consulté le 15 juin 2020)
  16. « La justice ouvre une enquête sur des messages racistes publiés sur un groupe Facebook de policiers », sur Franceinfo, (consulté le 15 juin 2020)
  17. StreetPress, « Un policier révèle des centaines de cas de maltraitance et de racisme dans les cellules du tribunal de Paris », sur StreetPress (consulté le 13 janvier 2021)
  18. « Soupçons de racisme et de maltraitances au tribunal de Paris : le parquet ouvre une enquête », sur leparisien.fr (consulté le 31 juillet 2020)
  19. StreetPress, « Le policier lanceur d’alerte qui a révélé les maltraitances au tribunal de Paris sanctionné par sa hiérarchie », sur StreetPress (consulté le 13 janvier 2021)
  20. AFP, « Trois policiers sanctionnés pour violences et racisme au dépôt du tribunal de Paris », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 13 janvier 2021)
  21. Mathias Virilli, « Media Maker : retour sur l’incubateur de médias lancé par Streetpress », RFI, .
  22. « Portrait de Jerôme Le Banner, le bouledogue de Normandie », Novaplanet.com, .
  23. « Greenwashing à la COP 21 », Novaplanet.com, .
  24. Maeva Melano-Costamagna, L'expérience StreetPress, Les Clés de la presse, mars-avril 2012.
  25. « Crypto-monnaie : on teste un nouveau modèle économique pour StreetPress », Site officiel, (consulté le 7 décembre 2017).
  26. « StreetPress, le pure player qui s’assume jeune et urbain », sur Le Monde, .
  27. « publication de l'article du Monde sur le site de la fondation Evens ».
  28. « Streetpress soutenu par la fondation Evens », Site officiel, (consulté le 1er novembre 2016).
  29. Prix Evens pour l’éducation – La pensée critique comme pratique de la liberté, evensfoundation.be
  30. « We Demain ».
  31. « Brief.me ».
  32. « ChEEk Magazine ».
  33. « Educalab devient EdFab, la fabrique des nouvelles formations numériques. », Cap Digital (consulté le 27 juin 2016).
  34. « Maydaymaydaymayday.fr ».
  35. « StreetPress : média urbain cherche nouveau modèle économique » [audio], sur France Culture (consulté le 13 janvier 2021)
  36. « « StreetPress » fait appel aux dons de ses lecteurs », Le Monde, (consulté le 25 avril 2019).
  37. Jérôme Lefilliâtre, « «StreetPress», le choix du gratuit », sur Libération.fr, (consulté le 31 juillet 2020)
  38. « "Le système Soral, enquête sur un facho business", avec Robin D’Angelo et Mathieu Molard du 11 septembre 2015 - France Inter » [audio], sur www.franceinter.fr (consulté le 31 juillet 2020)
  39. « Livre France - «Le système Soral, enquête sur un facho business» » [audio], sur RFI, (consulté le 31 juillet 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]