Standard Athletic Club

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48° 48′ 22″ N 2° 13′ 17″ E / 48.80611, 2.22139

Standard AC
Logo du Standard AC
Généralités
Nom complet Standard Athletic Club
Fondation
Disparition années 1930 (équipe de football en championnat FFF)
Couleurs rouge et blanc
Stade terrain porte Dauphine (1892-1906)
terrain aux haras de Suresnes (1906-1933)
Siège Paris
Site web saclub.org
Palmarès principal
National[note 1] Champion de France USFSA (5)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile


Le Standard Athletic Club, abrégé en Standard AC, est un club de football français fondé à Paris en 1890. Le club existe toujours et est désormais un club privé britannique basé à Meudon au sud-ouest de Paris, qui n'engage plus d'équipe de football en compétition officielle depuis les années 1930.

Le club, fondé par des britanniques, est l'un des premiers club de football fondés en France. Il remporte le premier championnat national organisé sur le territoire en 1894, le championnat de France USFSA, avant d'en gagner quatre autres jusqu'en 1901. Le Standard AC participe aussi à la première édition de la Coupe de France en 1917-1918. Il apparaît de nouveau en 32e de finale de cette compétition lors des éditions 1924-1925 et 1925-1926, ce qui constitue les dernières performances notables du club, qui cesse d'engager une équipe dans les compétitions officielles de la FFFA dans les années 1930.

Le club est aussi connu pour son équipe de cricket, majoritairement composées de britannique, qui a représenté la France aux Jeux olympiques de 1900, seuls et uniques Jeux olympiques où le cricket a été joué.

Le Standard AC jouait en rouge et blanc, sur un terrain situé porte Dauphine de 1892 à 1906 puis sur un terrain aux haras de Suresnes à partir de 1906.

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts du club[modifier | modifier le code]

Le Standard Athletic Club est créé le , rue Copernic au bar "The Horse Shoe" avec dix-zsept membres dont George Smith, les frères Wynn, William Attrill et Neville Tunmer. Le club se veut d'abord un lieu de rencontre des britanniques venus travailler à Paris pour l'exposition universelle de 1889. Les premiers membres fondent le club pour organiser une équipe de football, qui joue dans le Bois de Boulogne, en face du lac inférieur. Il attire alors les membres de deux autres clubs parisiens : le Paris Association FC et le Gordon FC, deux clubs anglais à l'existence précaire[A 1].

Le , le Standard affronte le Club français et fait match nul. Lors de la revanche, les Français du Club s'imposent 2-0[A 2]. L'équipe est alors constituée de William Attrill, arrière qui dirige l'équipe. Il accompagné des frères Tunmer (Neville et Arthur) et Wynn (Henri et Édouard). Le , le Standard rencontre l'équipe que tout le monde craint : les White-Rovers. Logiquement, le Standard s'incline 5-1. Les Rovers confirment leur supériorité le en écrasant à nouveau le Standard (3-0). Les rencontres Standard-Club français reprennent ensuite. Le dimanche suivant, le Standard se venge de cette nouvelle déconvenue en infligeant un sévère 4-0 au Club. En trois matchs, ils n'en perdent qu'un : le 4 mars (1-0) sur le terrain du Tir aux pigeons du Bois de Boulogne[A 2]. Ces toutes premières affiches du football français drainent quelques dizaines de curieux le long des lignes de touche. L’évènement de l'année 1893 est l'arrivée à Paris, pour les fêtes de Pâques, de l'équipe londonienne de Marylebone FC que William Attrill réussi à faire venir. Trois matchs ont lieu : les anglais battent successivement une sélection parisienne (3-0), les White Rovers (3-1) et le Standard (7-0)[A 3].

Le Standard ne se contente pas d'égayer les après-midi de ses membres, mais prend aussi en compte ses soirées. Ainsi, tout comme son homologue des White-Rovers, des smoking-concerts sont organisés chez Dehouve, à la Porte Maillot. Le Standard est le premier club français à tenter l'expérience de l'entrée payante. Au Trotting Club de Levallois, les recettes sont plutôt maigres.

L'USFSA promettant l'institution d'un championnat, le Standard demandent à être reconnue officiellement par l'Union, c'est chose faite le 5 décembre 1893[A 4]. En fin de « saison » 1892-1993, le Standard dispute un match « international » face aux Londoniens du Marylebone FC, c'est une sévère défaite 7-0.

Cinq fois champion[modifier | modifier le code]

Lassés de l'ostracisme de l'USFSA concernant le football, le Standard et les White-Rovers menacent de se constituer en ligue indépendante. L'USFSA ne peut permettre cette dérive et préfère reconnaître le football, afin de mieux en contrôler l'expansion. Toutefois, à Paris, sous la houlette des Standard et autres White-Rovers, il est déjà trop tard pour les anti-foot de l'USFSA, qui sont contraints de laisser mettre en place un comité où siègent notamment des membres du Standard, et un championnat.

L'équipe de football du Standard Athletic Club en 1894
L'équipe du Standard AC en 1894.

Les White-Rovers sont les grands favoris du premier championnat de France USFSA : ils sont invaincus ! Pourtant, c'est le Standard qui arrache le titre en poussant les Rovers à rejouer la finale (2-2) pour les battre, 2-0, le . Le Standard présente alors l'équipe suivante : H. Wynn - W.-D. Attrill, E. Wynn - Hill, J. Roscoe, Leguillard - Vines, O. Hickx, Hunter, A. Tunmer, N. Tunmer. Seul Français du onze du Standard : Leguillard.

Le Standard confirme son titre la saison suivante et s'affirme comme le club phare de cette première décennie de l'histoire du football français en s'adjugeant les titres en 1894, 1895, 1897 et 1898. Seul ce club français arrache un titre au Standard en 1896.

C'est pourtant le Club qui remporte les titres 1899 et 1900. Les Français trébuchent ensuite face au Havre AC en finale nationale.

Les Rouge et Noir du Standard enlèvent un nouveau titre en 1901 et affrontent le double champion de France en titre, Le Havre A.C. Après un match nul à Paris, le Standard étonne en infligeant un énorme 6-1 aux solides Havrais. Le titre est de retour à Paris.

Le nom du club a inspiré celui du Standard de Liège.

Le Standard rentre dans le rang[modifier | modifier le code]

Toujours fidèles à la première série du championnat de France USFSA jusqu'à la Grande Guerre, le Standard a le plus grand mal à endiguer la montée en puissance de nombreux clubs solides à Paris. Le palmarès s'en ressent ; il n'aura plus jamais le clinquant des débuts. Le Standard est l'un des 48 clubs cofondateurs de la Coupe de France en 1917-18. Après avoir écarté Championnet Sports en 32e de finale (5-1), le Standard retrouve son vieux rival au tour suivant : le Club Français. Dans la plus pure tradition des oppositions Club-Standard, un match nul 2-2 sanctionne la rencontre qu'il faut rejouer. Hélas pour le Standard, c'est le Club qui domine nettement le replay (5-1).

On retrouve le Standard en 32e de finale de la Coupe en 1925 et 1926, mais c'est l'ultime apparition dans les palmarès du club du président Philip Humphreys Tomalin.

Le Standard préfère en effet poursuivre sa carrière dans l'intimité de sa retraite douillette et très british de Meudon[1]en se contentant de s'aligner dans des compétitions « mineures ». L'« authentique » doyen du football français en concurrence avec le Havre Athletic club pour ce titre honorifique. Son équipe fanion évolue aujourd'hui dans le championnat de ligue régionale du Critérium du Samedi.

Résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Le palmarès du Standard AC se compose de cinq titres de champion de France dans le championnat national organisé par l'USFSA à partir de 1894, et de quatre Coupe Dewar, compétition à élimination directe ouverte à tous les clubs.

Palmarès du Standard AC en compétitions officielles
Compétitions nationales

Bilan saison par saison[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant présente le bilan saison par saison du Standard AC dans les compétitions organisées par l'USFSA entre 1894 et 1914.

Saison Ch. France J V N D Bp Bc Diff Notes
1893-1894 Vainqueur 4 3 1 0 9 2 +7 Dont une victoire par forfait et finale rejouée
1894-1895 Vainqueur 3 3 0 0 34 1 +33
1895-1896 3 / 9 7 5 0 2 24 11 +13 Plus un match non joué donné gagné au Standard
1896-1897 1 / 9 9 7 2 0 34 6 +28 Dont un match de barrage pour le titre, gagné 3-2
1897-1898 1 / 6 11 10 0 1 53 7 +46 Dont un match de barrage pour le titre, gagné 3-2
Saison Ch. Paris J V N D Bp Bc Diff Notes Ch. France J V N D Bp Bc Diff Notes
1898-1899 2 / 8 14 12 0 2 42 14 +28 Dont deux victoires par forfait non qualifié
1899-1900 2 / 7 12 non qualifié
1900-1901 1 / 8 14 12 2 0 Vainqueur 2 1 1 0 7 2 +5 finale rejouée
1901-1902 5 / 7 12 non qualifié
1902-1903 4 / 8 14 non qualifié
1903-1904  ? / 6 (x2) non qualifié
1904-1905  ? / 6 (x2) non qualifié
1905-1906  ? / 12 11 non qualifié
1906-1907  ? / 10 non qualifié
1907-1908  ? / 10 non qualifié
1908-1909  ? / 10 non qualifié
1909-1910  ? / 10 Le club est probablement relégué en 2e série non qualifié
1910-1911  ? Le club n'est pas en 1re série non qualifié
1911-1912  ? Le club est probablement promu en 1er série non qualifié
1912-1913  ? / 12 11 non qualifié
1913-1914  ? / 12 11 non qualifié

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.

Ouvrage de référence[modifier | modifier le code]

  • Pierre Denaunay, Jacques De Ryswick, Jean Cornu et Dominique Vermand, 100 ans de football en France, Atlas

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Il s'est installé Route Royale dans la forêt de Meudon

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Denaunay, Jacques De Ryswick, Jean Cornu et Dominique Vermand, 100 ans de football en France, Paris, Atlas,‎ , 376 p. (ISBN 2-7312-0743-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]