Sporting Club de Toulon

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Sporting Club de Toulon
Logo du Sporting Club de Toulon
Généralités
Nom complet Sporting Club Toulon
Surnoms Les Azur et Or, Les Noir et Or, Les Toulonnais, La Rascasse, Le Sporting
Noms précédents Sporting Club de Toulon (1944-1984)
Sporting Club de Toulon et du Var (1984-1993)
Sporting Club de Toulon 83 (1993-1998)
Sporting Toulon Var (1998-2016)
Fondation 1944
Statut professionnel 1945-1947 / 1948-1993
1996-1998
Couleurs Azur et Or
Stade Stade de Bon Rencontre
(7 679 places)
Siège 3, Avenue Aristide Briand
83200 Toulon
Championnat actuel CFA
Président Drapeau : France Jacques Jayet[1]
Entraîneur Drapeau : France Dominique Veilex
Joueur le plus capé Drapeau : France Jean-Louis Bérenguier (495)
Meilleur buteur Drapeau : France Alain Bénédet (49)
Drapeau de l'Italie Drapeau de l'Argentine Delio Onnis (39, L1)
Site web www.sportingtoulonvar.fr
Palmarès principal
National[2] Championnat de France D2 (1)
Championnat de National (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur
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Autre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Championnat de France amateur de football 2016-2017
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Dernière mise à jour : 3 octobre 2011.

Le Sporting Club de Toulon , couramment abrégé en Sporting ou SCT, est un club de football français fondé en 1944 sous le nom de SC Toulon et basé à Toulon.

Ancienne section du club omnisports du Club sportif toulonnais, le Sporting Club de Toulon connaît son heure de gloire en participant à la première division du Championnat de France de 1983 à 1993, sans interruption[3].

Aux prises avec de graves problèmes financiers, le club est repris en juillet 2011 par Claude Joye, qui efface le passif. Il nomme Jacques Jayet comme Président. La DNCG laisse le club à la disposition de la Ligue Méditerranée, qui accepte ensuite la demande d’adhésion en Division d'Honneur pour la saison 2011-2012[1]. L'entraîneur du club est depuis juillet 2013 Mohamed Sadani. Le club remonte en CFA 2 pour la saison 2014-2015 après avoir terminé 1er de son groupe de Division d'Honneur.

La remontée sportive de Toulon se poursuit lors de la saison 2015-2016 puisqu'il termine 1er de son groupe de CFA 2, il évolue pour la saison 2016-2017 en CFA.

En 2016, il reprend son nom d'origine et redevient le Sporting Club de Toulon suite à la fusion du Sporting Toulon Var et de Toulon Le Las.

Histoire[modifier | modifier le code]

Genèse du club[modifier | modifier le code]

Le Sporting Club de Toulon est fondé en 1944 par fusion du Sporting Club du Temple (fondé en 1933) et de la Jeunesse Sportive Toulonnaise alors que la seconde guerre mondiale n'a pas encore touché à sa fin. Les couleurs adoptées par le club seront Noir et Or. Toulon intègre après-guerre le championnat de France de D2, qu'il ne quitte que le temps d'une saison en 1946-1947.

La candidature du Sporting pour intégrer la deuxième division est acceptée et le club joue au stade de la Marine de Toulon, à Jaureguiberry. Toulon termine à la 10e place du groupe Sud avec 22 points. La saison suivante, des changements sont orchestrés avec la deuxième division, qui passe de deux groupes de 14 clubs à une poule unique de 22 clubs. Les blessures sont nombreuses durant cette saison et le Sporting termine 20e sur 22 et se voit rétrogradé en Division d'Honneur. Lors de la saison 1947-1948, le club remonte à l'échelon supérieur et accède donc au tout nouveau championnat professionnel de seconde division.

Lors de la saison 1948-1949, le SC Toulon se maintien avec une honorable 13e place. Le club verra l'arrivée d'un homme qui marquera le club : Arthur Depallens. Il détiendra plus tard le record de longévité à la tête du club de la rade. Marquant la fin des années 1940, la saison 1949-1950 verra le SCT pointer à la 10e place en fin de championnat et Henri Sierra sera le meilleur buteur du club en D2 avec 17 buts.

L'embellie des années 1950[modifier | modifier le code]

Le Sporting défend le début des années 1950 en deuxième division et termine la saison à la 11e place sur 17. Le meilleur buteur Toulonnais de la saison est Georges Cesari, avec 20 buts. Le parcours en Coupe de France s'achève en 16e de finale avec une sévère défaite (5-1) contre un pensionnaire de l'élite, le Stade Français, après avoir éliminé le leader de la D2 au tour précédent, Lyon. La saison 1951-1952 débute avec un changement d’entraîneur et une 9e place décrochée à la fin de la saison. Le meilleur buteur est Rudolf Neubert avec 17 buts. Cependant, sur le plan financier, le SC Toulon commence à souffrir car le club joue au stade Mayol et paie la location du stade à la Mairie. Un appel est alors lancé aux supporters pour sauver le club. Le journal des supporters, Allez Toulon, est lancé cette même année.

La saison 1952-1953 sera moins brillante avec une 15e place en championnat et la suivante, malgré l'arrivée du Hyérois Gabriel Robert comme entraîneur-joueur, sera pire avec une 18e place sur 20 clubs. Le travail portera ses fruits lors de la saison 1954-1955 puisque le SCT terminera à une encourageante 12e place et le parcours en Coupe de France voit le club tomber face à Nancy en huitièmes de finale. Les couleurs officielles du club, Noir et Or, seront abandonnées pour celles de la ville, Azur et Or, lors de la saison 1955-1956. On enregistre l'arrivée comme gardien de but de Marcel Duval, futur grand monsieur du Sporting et le club finit à la 13e place, au cours d'une saison jugée décevante.

En pleine progression, le Sporting va obtenir de bons résultats sous l'autorité de Robert en se faisant éliminer au 2e tour de la Coupe Charles Drago (l'équivalent de la Coupe de la Ligue à l'époque). L'équipe se fait sortir par Montpellier en Coupe de France en janvier 1957. Cette même saison voit l'apparition de la Coupe Gambardella, sous l'impulsion de l'ancien président de la FFF qui, à sa mort, a donné son nom à l'ancienne Coupe de France des -18 ans. Les jeunes du Sporting atteindront les demi-finales de cette première édition. Lors de la saison 1957-1958, le Sporting va atteindre les 8e de finale de la Coupe de France et les demi-finales de la Coupe Drago. L'anecdote veut que le Sporting joua les 16e de la Coupe de France au Stade Vélodrome avec les couleurs de l'OM car Sochaux et Toulon avaient les mêmes couleurs.

Après onze années en D2, le club varois accède pour la première fois à l'élite en 1959, en terminant 3e de D2 lors de la dernière journée. Les supporters étaient de plus en plus présents au stade et c'est lors du dernier match à Besançon, le 31 mai 1959, que le SCT obtient son ticket, avec 150 supporters Toulonnais ayant fait le déplacement.

Gaby Robert parti à Lyon, le club ne parvient pas à se maintenir au sein de l'élite et termine à l'avant-dernière place. Le parcours en coupe sera plus intéressant avec une finale de Coupe Drago contre le RC Lens perdue 3-2 et un seizième de finale de Coupe de France contre Lille perdu 2-0.

Bref retour en D1[modifier | modifier le code]

Le début des années 1960 annonce la fin d'un règne au sein de la direction puisque le trio Depallens, Hermitte, Reich se retire. Le Sporting joue en deuxième division et termine à une décevante 14e place sur 19 clubs. La saison suivante, Toulon brille en Coupe de France et atteint les huitièmes de finale avec une défaite contre Angers. En championnat, le club finit à la 9e place et un nouveau président, Jacques Leterreux, est nommé ainsi qu'un nouvel entraîneur, Marcel Duval. Le nouveau comité directeur décide la construction de deux nouvelles tribunes à Bon Rencontre (Berlet et Mouraille).

Mais les Toulonnais vont montrer qu'ils ont du caractère et des ressources en atteignant les demi-finales de la Coupe de France le 21 avril 1963 : les Toulonnais sont éliminés par l'Olympique lyonnais. En championnat, à nouveau, c'est plus mitigé avec une 18e place. L'année suivante, ils terminent quatrième et accédent de nouveau à la première division. Marcel Duval est débarqué et remplacé par Hervé Mirouze, qui prône un football offensif. En terminant 4e du championnat, Toulon gagne le droit de jouer les barrages contre le Racing (victoire 5-0 et défaite 3-0) puis contre le Stade Français (défaite 4-1 et victoire 3-1 le 28 juin 1964). Lors du dernier match, le Stade de Bon Rencontre est plein et les spectateurs peuvent fêter la montée.

Fraîchement promus pour la saison 1964-1965, les Toulonnais ne parviennent pas à se maintenir dans l'élite malgré un équipement neuf et le talent de leurs jeunes pousses. La seule satisfaction restera les quarts de finales de la Coupe de France où l'équipe s'incline contre Sedan 3-1 à Clermont-Ferrand le 4 avril 1965. La saison suivante, Monaco renfloue les caisses du club en achetant Francis Blanc et François Simian. Lors de cette saison, les grands matches ne se joueront plus au Vélodrome mais à Mayol. Le Sporting termine à la 5e place de ce championnat de D2. Lors de la saison 1966-1967, le club termine à la 7e place. En décembre 1966, l'équipe est invitée à Paris par le Ministère de la Jeunesse et des Sports mais le meilleur moment sera le match contre la JUT Nouméa, à l'autre bout du monde, le 15 décembre 1966 en Coupe de France. Un voyage inoubliable pour les joueurs.

Le club tourne une page lors de la saison 1967-1968 puisque le président Leterreux et l'entraîneur Mirouze se retirent. Jean Luciano est engagé mais les résultats en dents de scie conduisent le club à la 5e place. Encore une fois, la Coupe de France sauve la saison du SCT avec un quart de finale perdu contre Lyon à Nîmes, le 11 février 1968. La saison suivante, l'entraîneur fait confiance aux jeunes et cela se confirme par une nouvelle 5e place en championnat. En Coupe, le parcours s’arrête net en seizièmes. En 1969-1970, le nouveau président Antoine Sirvente fait venir au club un inconnu Argentin né en 1946 du nom d'Armando Martin, qui joue au milieu de terrain. Toulon atteindra les huitièmes de finale de la Coupe de France et sera éliminé au terme d'un troisième match à jouer (2-0, 0-2 au terme des 2 premiers matches) par Valenciennes (1-0). En championnat, les protégés de Luciano finissent à la 14e place.

Duval, l'indispensable[modifier | modifier le code]

Jean Luciano quitte le banc pour rejoindre l'AS Monaco au début des années 1970 et c'est donc le grand retour de Marcel Duval sur le banc du Sporting. Dès le début de l'année 1971, le Sporting va effectuer une excellente remontée au classement et termine à la 5e place avec 31 points. La saison suivante sera une grande saison et la première d'une longue série sous l'impulsion de Duval. Financièrement aidé par la municipalité, le club va s'offrir les services de plusieurs nouveaux joueurs dont André Guy ou François Canizarès. En perdant leur dernier match de championnat face à La Ciotat (1-0), Toulon finit sur la 3e marche à 3 points du dauphin, Avignon, avec 36 points au compteur. En Coupe, le club atteint les 8e de finale, éliminé par le Red Star. Christian Dalger quitte le club, transféré à Monaco, où il va briller pendant près de 10 ans.

Des changements sont apportés à l'effectif lors de la saison 1972-1973 avec le départ de Duval à qui le comité directeur lui préfère Jean Luciano. Plusieurs joueurs arrivent et partent et malgré un début de championnat timide, le SCT effectue une belle remontée et finit 4e ex-aequo avec Chaumont. La saison suivante, c'est le retour (encore) de Marcel Duval sur le banc et c'est son fils qui sera titularisé dans les buts Toulonnais. Devant, le club recrute Saar Boubacar, alors inconnu mais qui brillera plus tard aussi sous les couleurs olympiennes et parisiennes. En alternant le bon et le mauvais, Toulon clôture la saison 1973-1974 à la 5e place. Le président Angelo Bonadei s'efface et fait place à André Martinez, qui restera 6 ans à la tête du club.

La saison 1974-1975 voit Toulon se placer 2e ex-aequo mais finalement finir sur la 3e marche à cause d'un différence de buts défavorable par rapport à Avignon mais termine meilleure défense avec seulement 22 buts encaissés. Malgré la non-qualification pour les barrages pour accéder à l'échelon supérieur, le SCT peut se targuer d'avoir battu tous les gros et favoris du championnat. En Coupe de France, l'équipe se fera éliminer par une grosse cylindrée de l'élite en match aller-retour, le RC Lens. À noter l'élimination du grand Monaco de Dalger au tour précédent. La saison suivante, l'équipe finit à nouveau troisième avec une seule défaite à domicile. Avec 5 points de retards sur le deuxième, Toulon n'accède toujours pas aux barrages, malgré un effectif qui commence à se connaitre très bien, puisque évoluant ensemble depuis quelques saisons déjà. Cette bande de copains terminera encore une fois troisième du championnat de France de D2 1976-1977 pour un point seulement de retard sur le second, Gueugnon, et 3 sur le leader, Monaco. Les années se suivent et se ressemblent puisqu'en 1977-1978 le club termine encore 3e. Cette année, deux joueurs seront recrutés et marqueront l'histoire du club : Jean-Louis Berenguier (recordman des apparitions du club avec 495 matches toutes divisions confondues) et Gennaro Luigi Alfano, un personnage simple et généreux qui n'a jamais tourné le dos à son club, même lorsque le bateau commençait à sombrer.

Finalement, la saison 1978-1979 sera celle des changements et Marcel Duval est remercié pour faire place à Célestin Oliver, joueurs du Sporting dans les années 1960. Jean Tigana est recruté par Lyon mais le club enregistre l'arrivée de l'attaquant Michel N'Gom (futur joueur du PSG et de l'OM, qui se tuera dans un accident de voiture en 1984). Pour la première fois depuis 10 ans, le Sporting Club termine loin du podium, à la 12e place. La saison suivante, le Sporting va sombrer et sera relégué en division 3 en terminant 17e de son groupe pour la première depuis 33 ans. Le 30 juin 1980, le président Martinez démissionne.

L'aventure toulonnaise[modifier | modifier le code]

Relégué en Division 3 le temps d'une saison en 1980-1981, Toulon connaît une progression forte dans les années 1980. Nouvelle décennie et nouveau président lors de cette saison en D3. Marcel Duval est rappelé au chevet de Toulon pour reporter le club en deuxième division et éviter que le doute s'installe trop longtemps. Le Sporting termine 1er de son groupe Sud avec 46 points et accède donc à la division supérieure. L'effectif enregistre aussi le retour de Christian Dalger, qui est devenu un grand monsieur avec la qualification à la Coupe du monde 1978 en Argentine et son titre de champion de France avec l'AS Monaco.

La saison 1981-1982 va démarrer sur les chapeaux de roues avec deux victoires lors des deux premiers matches. Plusieurs joueurs viennent compléter l'effectif Azur et Or, donc Martin N'Kouka, Alain Bénédet, Jean-Pierre Chaussin ou encore Zelkjo Mijac, un libéro Yougoslave. Toulon aura la meilleure attaque du championnat ex-aequo avec 62 buts dans le groupe A et terminera à la 4e place en produisant le jeu qui était le sien à la fin des années 1970. En Coupe de France, l'équipe atteint les quarts de finale.

La saison suivante, l'effectif se renforce avec en ligne de mire la montée : Pedro Viscaino, gardien de but espagnol, vient remplacer Marc Duval, le fils de Marcel Duval et Rolland Courbis vient terminer sa carrière dans une ville qu'il connait depuis tout petit. Grâce notamment à l'efficacité de Christian Dalger en attaque, au talent du meneur Alain Bénédet ou encore à l'expérience de Rolland Courbis en défense, le Sporting est de nouveau promu en première division en 1983, en terminant premier du groupe B, devant le Stade de Reims, grâce notamment à une victoire sur le terrain de Grenoble (1-5). La défense n'encaisse que 17 buts, ce qui constitue la 2e meilleure performance de tous les temps en D2.

Lors de la saison 1983-1984, Toulon arrache son maintien grâce notamment aux 21 buts de Delio Onnis, meilleur buteur du championnat. Le club accède de nouveaux aux demi-finales de la Coupe de France mais est battu par l'AS Monaco (1-4, 2-1). Le 8 novembre 1983, le club quitte le stade de Bon Rencontre pour le stade Mayol, qui a été rénové, et joue un match de gala contre le Borussia Mönchengladbach, club de RFA, perdu 8-4. En 1984, le club est rebaptisé Sporting Club Toulon Var. La saison suivante voit les Toulonnais obtenir d'excellents résultats, par exemple la victoire écrasante sur le Paris Saint Germain (5-1). Encore troisièmes au soir de la 31e journée, ils connaissent en avril trois défaites d'affilée (dont une face à l'AS Monaco, un but à zéro, devant les 18 000 spectateurs du stade Mayol, record d'affluence du club), qui les relèguent à la cinquième place, encore qualificative pour la Coupe d'Europe, avant la dernière journée. Mais une dernière défaite à domicile face au FC Nantes les pousse au sixième rang pour un point et les prive de compétition continentale[4].

La saison 1985-1986 sera beaucoup plus difficile. Malgré un départ en fanfare avec la 2e place au bout de trois journées mais après une mauvaise série, se retrouve à la 16e place au bout de 13 journées. Le club sera sauvé à l'ultime journée des barrages, finissant à la 16e place. Víctor Ramos finira meilleur buteur avec 19 buts. En cours de saison, Christian Dalger est limogé et remplacé par Paul Orsatti.

En 1988, les Toulonnais de Bernard Casoni, Bernard Pardo et David Ginola, dont l'entraîneur est l'ancien joueur Courbis, font encore mieux avec une cinquième place, qui n'est cependant pas qualificative pour l'Europe cette année-là. C'est jusqu'à présent le meilleur classement du Sporting en championnat. En Coupe de France, Toulon se fait éliminer aux tirs au but en seizièmes de finale contre Sète après une interminable séance de tirs. La saison suivante est décevante avec une 11e place en championnat, due en partie aux départs vers le RC Paris de David Ginola et Bernard Casoni et la retraite professionnelle à la suite de blessures à répétitions de Laurent Paganelli, qui continuera néanmoins à jouer encore deux saisons en tant qu'amateur.

Finalement, la saison 1989-1990 sera celle du retour à Bon Rencontre sous la demande de Rolland Courbis et les caméras de Canal+. Mais sous la pression des élus locaux, cela ne dure que 8 matches et Courbis qui voulait un stade complètement consacré au football échange son poste d’entraîneur contre celui de manager général et la légende Delio Onnis est nommé à son poste. Le SC Toulon Var termine le championnat à la douzième place, dans le ventre mou du classement et se fait éliminer en seizièmes de finale de Coupe de France par Valenciennes (6-5 tab).

Les remous des années 1990[modifier | modifier le code]

Toute la saison 1990-1991, le Sporting flottera en eaux troubles, près de la zone de relégation et ne sera tiré d'affaire qu'à la dernière journée à la faveur d'un match nul contre Monaco (1-1). Les déboires extra-sportifs font surface et Rolland Courbis, ainsi que le président de l'époque, M. Asse, et le trésorier sont contraints à la démission à la suite de l'affaire de la caisse noire de Toulon. Plusieurs joueurs doivent quitter le navire pour équilibrer les comptes : Antoine Kombouaré, Milos Bursac, et Alain Bénédet. La saison suivante voit le Sporting se faire éliminer en 16e de finale de la Coupe de France par le Gazélec d’Ajaccio (1-0) le 15 mars 1992. Toulon terminera à la 14e place du championnat grâce aux 12 buts de Leonardo Rodriguez. La saison 1992-1993 sera la dernière de l'histoire du STV en première division. En effet, rien ne va plus : financièrement, les salaires ne suivent pas et sportivement, le Sporting est relégué en 2e division. Après plusieurs années d'incertitude, le club est donc relégué en 1993 en Championnat National 1 (le 3e niveau du football français) à la suite de problèmes financiers, en particulier l'affaire de la caisse noire.

Des changements sont nécessaires pour faire repartir le club. Gennaro Luigi Alfano est appelé par le nouveau président pour entraîner l'équipe, qui sera nommée Sporting Club de Toulon 83, et plusieurs joueurs viendront constituer le nouvel effectif. La première victoire interviendra lors de la 6e journée. Lors de la rencontre contre Lyon-Duchère le 31 mai 1994, Alain Bénédet va se blesser très sérieusement avec une fracture tibia-péroné lors d'un choc avec le gardien du Sporting. Il mettra fin à sa carrière après ce match. Toulon, qui a perdu 5 points sur tapis vert, termine à la 5e place du championnat, à 3 points seulement de la seconde place, synonyme de montée. La saison suivante, en 1994-1995, un nouveau président, Mirhan Davidian, est nommé, encore… Financièrement, le club est à la dérive puisque les salaires des joueurs ne sont pas payés depuis le début du championnat et une grève éclate le 13 octobre 1994. La Direction nationale du contrôle de gestion autorise trois joueurs du STV à quitter le club à la suite des impayés et décide aussi de rétrograder le club en National 2, à titre conservatoire. Le club va lutter toute la saison pour ne pas descendre aussi sportivement. Grâce au dépôt de bilan de plusieurs clubs et au projet de redressement présenté le 7 juin 1995 par le nouveau président Catalano, la DNCG décide de conserver Toulon en National 1.

La saison 1995-1996 voit les Toulonnais remporter le titre de National 1 et accéder à la deuxième division. Cette année coïncide avec le retour du Sporting au stade Mayol. En 16e de finale de la Coupe de France, ils éliminent les Girondins de Bordeaux de Zinédine Zidane (3-2 a.p.), avant d'être battus aux tirs au but par Montpellier HSC au tour suivant devant 12 000 spectateurs aux tirs au but. En terminant pour la première fois de son histoire 1er du Groupe B, Toulon retrouve la 2e division. Le Sporting doit disputer un match pour déterminer le champion de National et il le remportera contre Saint-Brieuc. Toulon est champion de National. La saison suivante marque la participation de Toulon à la Coupe de la Ligue puisque la compétition est réservée aux équipes professionnelles. Le club est éliminé par le Racing Club de Lens, club de l'élite, en 8e de finale. En Coupe de France, le parcours est moins brillant car le STV est éliminé dès son premier match… contre une équipe de Division d'Honneur, en prolongations.

L'embellie ne dure que deux saisons. Le nouvel entraîneur et ancien Toulonnais, Albert Emon est remercié à la trêve car le club est avant-dernier du championnat. Il est remplacé par un ancien joueur, Christian Dalger. Le club ne suit plus. Les joueurs sont en grève et la DNCG décide une double rétrogradation administrative en CFA 2 (équivalent de la 5e division). L'équipe réserve remporte le championnat de Division d'Honneur 1997-1998 mais se voit refuser l'accession à la suite de la rétrogradation de l'équipe 1. Seule satisfaction : les huitièmes de finale de la Coupe de France, après avoir éliminé le tenant du titre, Nice.

Leader de sa poule avec le club de Draguignan pendant la moitié de la saison 1998-1999, l'équipe est administrativement dissoute le 19 novembre 1998 et le club ne termine pas sa saison en CFA 2. Le 17 décembre, le repreneur est connu : il s'agit d'un expert-comptable, Alain Bencivengo. Le lendemain, le club reprend en Division d'Honneur avec l'équipe réserve… qui est dernière de la poule. Le club est aussi interdit de montée.

L'ère Bencivengo[modifier | modifier le code]

Sa meilleure équipe (l'équipe 2, devenue par conséquent la nouvelle équipe 1) évolue alors en Division d'Honneur (6e échelon) de la Ligue Méditerranée après le rachat du club par Alain Bencivengo en décembre 1998. Rebaptisé Sporting Toulon Var, le club assure le maintien lors de la dernière journée de la saison 1998-1999 grâce à un match nul à l'extérieur contre Cagnes, co-leader du championnat.

Lors de la saison 1999-2000, une nouvelle tribune est inaugurée et sera nommée Borelli en hommage à l'ancien gardien du Sporting, décédé dans un accident de la route. L'équipe réserve, alors entraînée par Jean Susini, est promu en Promotion d'Honneur A. La saison suivante, le STV termine à la 2e place sportivement, mais est reléguée sur la dernière marche du podium après prise en compte des pénalités. L'équipe réserve est à nouveau promue et jouera en Division d'Honneur Régionale.

Le club enchaîne à partir de 2002 trois montées en quatre saisons, lui permettant d'intégrer le championnat de National en 2005. Alors que le Sporting clôturera la saison 2001-2002 avec la meilleure défense et 10 points d'avance sur leur principal concurrent, il reçoit La Ciotat lors du dernier match et 1 000 spectateurs se déplaceront pour acclamer la montée en CFA 2 et le meilleur buteur du club en championnat, Christophe Darrigade. Lors de la saison 2002-2003, le STV va débuter sur une victoire 2-0 contre la réserve d'Alès, alors en National. Le club terminera la saison à la 1re place avec 14 points d'avance sur le second et sera promu en CFA. Foued Lareche est le meilleur buteur du club avec 14 buts. En engagent le natif d'Ollioules, Jean-Louis Garcia, le Sporting terminera la saison suivante à la 2e place derrière Bayonne alors que le club est un promu ; la saison 2004-2005 sourira cependant aux supporters Toulonnais puisque le club sera promu grâce à l'efficacité de Mesut Bilici (18 buts) et une invincibilité à domicile. La même année, Toulon atteint les 16e de finale de la Coupe de France mais sera battu par Clermont.

Candidat déclaré à la montée en Ligue 2 pour la saison 2005-2006, Toulon remporte son premier match contre le GFC Ajaccio, mais peinera à s'imposer à l'extérieur. De plus, le club de Vannes mettra fin à 3 ans d'invincibilité Toulonnaise à domicile. Le club finira à une honorable 7e place en championnat et Mesut Bilici, toujours présent dans les rangs Toulonnais, clôturera la saison avec 7 buts au compteur. Jérôme Le Moigne sera transféré à Sedan, alors en Ligue 1, à la fin de la saison. En Coupe de France, le parcours s’arrêtera au 7e tour aux tirs au but contre Montpellier. La saison suivante, le Sporting Toulon arborera un maillot aux couleurs Noir et Or pour commémorer les 60 ans du club ; le club licencie Jean-Louis Garcia à la suite de plusieurs désaccords avec le directeur sportif de l'époque, André di Scala, alors que le club est invaincu en National après 10 journées de championnat, se positionnant à la 3e place. Hubert Velud, nouvellement nommé, conduira le club à la relégation en CFA en 2007.

Lors des saisons suivantes, le club restera dans la première partie de tableau de CFA sans jamais vraiment se mêler à la lutte pour le titre, synonyme de promotion. Plusieurs entraîneurs se succéderont en vain.

Nouvelle rétrogradation administrative[modifier | modifier le code]

Au 15 juin 2009, le compte de résultat du Sporting accuse une perte nette de 450 111 euro avant impôts pour un chiffre d'affaires de 79 878 euro. En décembre 2010, le compte de résultat accuse une nouvelle perte de 374 554 euro. Cela monte la perte nette à 825 665 en deux ans. Le règlement de la CFA n'autorisant un déficit que de 100 000 euro, le Sporting se voit placer sous la responsabilité de la Direction Nationale de Contrôle de Gestion. On observe ici la continuation de la société malgré un actif net devenu inférieur à la moitié du capital social, selon la décision du conseil d'administration en date du 29 décembre 2010.

En 2011, la DNCG exclut le club de toute compétition nationale[5]. La nouvelle direction du club se bat pour obtenir l'annulation de cette décision, mais le Tribunal Administratif confirmera la sanction et le Sporting devra recommencer en Division d'Honneur.

Le retour en division nationale[modifier | modifier le code]

Le Sporting Toulon Var, après plusieurs années en division d'honneur, retrouve la CFA2 (5e division française) après sa victoire lors de la dernière journée au stade de Bon Rencontre le 25 mai 2014.

La remontée du Sporting Toulon Var se poursuit à l'issue de la saison 2015-2016 où il obtient sa montée sportive en CFA (4e division française) à 3 journées de la fin du championnat.

Il se nommera à nouveau Sporting club de Toulon à partir de la saison 2016-2017, après la fusion avec son voisin le Sporting Club Toulon-Le Las.

Affaire de la caisse noire du Sporting Club Toulon[modifier | modifier le code]

En 1986, Rolland Courbis est nommé au poste d’entraîneur du Sporting Toulon en remplacement de Paul Orsatti à la suite de mauvais résultats. Courbis a la mainmise sur les transferts et de nombreux accords avec Marseille ont lieu. On voit ainsi débarquer sur la Rade des joueurs comme Bernard Pardo ou Laurent Roussey. L'année suivante, d'autres pointures comme Joseph-Antoine Bell ou Philippe Anziani arrivent à leur tour. Le Sporting vit au-dessus de ses moyens et c'est ainsi qu'éclate l'affaire de la caisse noire de Toulon. Déjà, à l'époque, Rolland Courbis avait la vie belle en parcourant les casinos de la région.

Cette affaire qui éclate au grand jour en 1990 explique le maintien de Toulon au sein de l'élite du football Français. En effet, des réserves d'argent sont accumulées en parallèle de l'activité du club pour pouvoir faire vivre et fonctionner le club. Le directeur administratif de l'époque, Eric Goiran, ainsi que l’entraîneur Rolland Courbis sont mis en examen puis incarcérés et inculpés pour détournement d'argent, malversations financières et faux en écriture. D'après Courbis, il était d'une importance vitale pour le club de tourner ainsi, afin de pouvoir jouer au plus haut niveau. Le manque évident de ressources financières diversifiées ont conduit le club à accumuler un déficit de 550 millions de centimes en 1988, qui grimpera à 7,1 milliards de centimes en 1990. Ce à quoi s'ajoutent des détournements de fonds sur les transferts à hauteur de 13,6 millions de francs.

Par ailleurs, Courbis quittera le navire Toulonnais en 1990 pour rejoindre un club local de la région Marseillaise, l'US Endoume avant de finalement signer pour les Girondins de Bordeaux en 1992. Le Sporting est ensuite rétrogradé administrativement en deuxième division en 1993. Mais l'affaire ne s’arrête pas là puisque Rolland Courbis est ensuite blessé par balle dans une affaire mafieuse à la suite de l'assassinat de Francis le Belge, parrain de la mafia, à Hyères. Un ancien joueur du Sporting Toulon, François Vanverberghe, devient le premier footballeur professionnel Français à être assassiné, lui qui était devenu le garde du corps de son fils, Francis Vanverberghe dit Francis Le Belge.

Enfin, en 1998, les collectivités territoriales refusant de combler le déficit du club, le Sporting est conduit à la liquidation judiciaire qui précipitera la chute du club de la deuxième division à la division d'honneur, le 6e échelon du football hexagonal. Le président du club ira même jusqu'à imiter la signature du Maire pour sauver le club: faux, usage de faux, détournement d'argent et aussi connivence politique avec le pouvoir FN en place de l'époque…

Identité du club[modifier | modifier le code]

[modifier | modifier le code]

Rascasse.

Le symbole du club est une rascasse, et sa devise « Qui s’y frotte s’y pique »[6]. Créé en 1951, il apparaît tout d'abord sur le journal des supporters avant de faire son apparition durant les années 1970[7] sur le maillot des joueurs, faisant partie intégrante de l'écusson. Chaque époque a eu sa Rascasse. En effet, au fil du temps, plusieurs modèles seront dessinés, comme dans la plupart des clubs, pour laisser place au modèle connu aujourd'hui.

Couleurs[modifier | modifier le code]

Au départ, lorsque le club est créé, les couleurs Noir et Or sont adoptées et ce n'est qu'en 1956 que les couleurs actuelles, Azur et Or, qui sont aussi les couleurs de la ville de Toulon, sont choisies.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Le club a évolué pendant douze saisons en première division du championnat de France, et pendant trente-six saisons en deuxième.

En 2011, le palmarès du club est le suivant :

Palmarès du Sporting Toulon Var
Championnats nationaux Coupes nationales Championnat régionaux

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous dresse la liste de l'effectif actuel du Sporting Club de Toulon.

Effectif du Sporting Club de Toulon pour la saison 2016-2017
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[note 1] Nom Date de naissance Sélection[note 2] Club précédent
999 G Drapeau de la France Bovari, LorisLoris Bovari 30/6/1989 (27 ans)
Colomiers
999 G Drapeau de la France Viviani, JodyJody Viviani 25/1/1982 (34 ans)
US Boulogne
999 D Drapeau de la France Borges, MaximeMaxime Borges 20/7/1995 (21 ans)
OGC Nice rés.
999 D Drapeau de la France Sahnoune, MohamedMohamed Sahnoune 13/3/1991 (25 ans)
Fréjus
999 D Drapeau de la France Medoukali, YoussefYoussef Medoukali 9/10/1984 (31 ans)
SC Toulon-Le Las
999 D Drapeau du Sénégal Fall, MatarMatar Fall 18/3/1982 (34 ans)
Gazélec Ajaccio
999 D Drapeau de la France Ouasfane, AnthonyAnthony Ouasfane 29/5/1989 (27 ans)
US Endoume
999 D Drapeau de la France Cilia, RémiRémi Cilia 11/9/1989 (26 ans)
SC Toulon-Le Las
999 D Drapeau de la France Cantareil, AlainAlain Cantareil 15/8/1983 (33 ans)
Istres FC
999 M Drapeau de la France Ramos, CédrikCédrik Ramos 15/2/1983 (33 ans)
CA Bastia
999 M Drapeau de la France Brando, EnzoEnzo Brando 9/3/1993 (23 ans)
0 Formé au club
999 M Drapeau de la France Manas, CyrilCyril Manas 30/6/1990 (26 ans)
Hyères FC
999 M Drapeau de la France Cousyn, EtienneEtienne Cousyn 18/8/1987 (29 ans)
SC Toulon-Le Las
999 M Drapeau de la France Dufau, LoicLoic Dufau 15/3/1989 (27 ans)
Lokomotiv Plovdiv
999 A Drapeau de la France Moulet, KennyKenny Moulet 2/9/1991 (24 ans)
US Le Pontet
999 A Drapeau de la France Gomis, JordanJordan Gomis 16/3/1994 (22 ans)
0 Formé au club
999 A Drapeau de la France Gomis, CafimiponCafimipon Gomis 21/12/1992 (23 ans)
SC Toulon-Le Las
999 A Drapeau de la France Henaini, SamirSamir Henaini 3/8/1984 (32 ans)
Amiens SC
999 A Drapeau de la France Djaballah, LamineLamine Djaballah 4/7/1982 (34 ans)
Andrézieux
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)



Légende

Consultez la documentation du modèle

Historique des présidents[modifier | modifier le code]

Depuis la fondation du club en 1944, dix-sept présidents se sont succédé à la tête du club toulonnais. Arthur Depallens est celui qui est resté le plus longtemps à la présidence (13 ans). Le président actuel est Jacques Jayet, nommé en juillet 2011 après le rachat du club par Claude Joye, président de l'US Feurs.

Présidents du Sporting Toulon Var
Période Nom
1945-1948 Drapeau de la France Dr Coulomb
1948-1961 Drapeau de la France Arthur Depallens
1961-1967 Drapeau de la France Jacques Leterreux
1967-1971 Drapeau de la France Michel Aliotti
1971-1973 Drapeau de la France Antoine Sirvente
1973-1975 Drapeau de la France Drapeau de l'Italie Angelo Bonadei
1975-1980 Drapeau de la France André Martinez
1980-1983 Drapeau de la France André Sudre
1983-1985 Drapeau de la France Drapeau de l'Italie Angelo Bonadei
1985-1991 Drapeau de la France Alain Asse
Période Nom
1991-1993 Drapeau de la France Guy De Courson
1993-1994 Drapeau de la France Joseph Favaloro
1994-1995 Drapeau de la France Drapeau de l'Arménie Mirhan Davidian
1995-1997 Drapeau de la France Serge Catalano
1997-1998 Drapeau de la France Albert Mansana
1998-1998 Drapeau de la France Jacques Leterreux
1998-2009 Drapeau de la France Alain Bencivengo
2009-2011 Drapeau de la France Pascal Bataillé
2011- Drapeau de la France Jacques Jayet[1]

Historique des entraîneurs[modifier | modifier le code]

Un bon nombre d'entraîneurs sont passés par le club toulonnais ; certains même ont entraîné le STV plusieurs fois comme Jean Luciano, Marcel Duval, Christian Dalger, Gennaro Luigi Alfano ou encore Dragan Cvetkovic. Le record de longévité est attribué à Gabriel Robert (1953-1959), alors que Marcel Duval a entraîné le club pendant 15 ans, cumulés sur 4 différentes périodes.

Entraîneurs du Sporting Toulon Var
Période Nom
1945-1948 Drapeau de la France Charles Roviglione
1948-1951 Drapeau de la France Lucien Troupel
1951-1953 Drapeau de la France Francis Maestroni
1953-1959 Drapeau de la France Gabriel Robert
1959-1960 Drapeau de la France André Gérard
1960-1963 Drapeau de la France Marcel Duval
1963-1967 Drapeau de la France Hervé Mirouze
1967-1970 Drapeau de la France Jean Luciano
1970-1972 Drapeau de la France Marcel Duval
1972-1973 Drapeau de la France Jean Luciano
1973-1978 Drapeau de la France Marcel Duval
1978-1979 Drapeau de la France Célestin Oliver
1979-1980 Drapeau de la France Pierre Sinibaldi
1980-1985 Drapeau de la France Marcel Duval
1985-02/1986 Drapeau de la France Christian Dalger
1986-10/1986 Drapeau de la France Paul Orsatti
1986-02/1990 Drapeau de la France Rolland Courbis
1990-1991 Drapeau de l'Argentine Drapeau de l'Italie Delio Onnis
Période Nom
1991-1992 Drapeau de la France Guy David
1992-1993 Drapeau de la France Robert Dewilder
1993-1995 Drapeau de la France Jean-Louis Bérenguier
1995-1996 Drapeau de l'Italie Gennaro Luigi Alfano
1996-1997 Drapeau de la France François Bracci
1997-11/1997 Drapeau de la France Albert Emon
1997-1998 Drapeau de la France Christian Dalger
1998-1999 Drapeau de l'Italie Gennaro Luigi Alfano
1999-2001 Drapeau de la Côte d'Ivoire François Zahoui
2001-2003 Drapeau de la Serbie Drapeau de la France Dragan Cvetkovic
2003-2006 Drapeau de la France Jean-Louis Garcia
2006-2007 Drapeau de la France Hubert Velud
2007-01/2008 Drapeau de la France André Blanc
2008-01/2010 Drapeau de la Serbie Drapeau de la France Dragan Cvetkovic
2010-05/2011 Drapeau de la France Franck Zingaro
2011-12/2012 Drapeau de l'Italie Gennaro Luigi Alfano
2013 Drapeau de l'Algérie Kader Ferhaoui
2013-2015 Drapeau de la France Mohamed Sadani
2015-2016 Drapeau de l'Italie Luigi Alfano
2016- Drapeau de la France Dominique Veilex

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

France

Afrique

Algérie

Cameroun

Congo

Côte d'Ivoire

Ghana

Guinée

Sénégal

Amérique du Sud

Argentine

Paraguay

Europe

Hongrie

Pays-Bas

Belgique

Structures du club[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Stades[modifier | modifier le code]

Le football à Toulon a occupé et occupe trois emplacements distincts pour le Sporting Toulon Var. En effet, le Sporting joue ses matches à domicile au stade de Bon Rencontre mais a aussi évolué pendant plusieurs saisons au stade Mayol lorsque Bon Rencontre était en travaux. Par ailleurs le Sporting Toulon B joue au stade Mercheyer.

Bon Rencontre[modifier | modifier le code]

Le stade de Bon Rencontre est le second stade de Toulon derrière le stade Mayol. Il peut accueillir aujourd'hui 7 679 spectateurs assis et a été inauguré en 1955. En 1957, une nouvelle pelouse est inaugurée car le stade étant construit sur une ancienne décharge. Gabriel Robert, lors des entraînements, faisaient s'aligner les joueurs afin qu'ils ramassent les nombreux bouts de verres présents sur le sol afin d'éviter tout risque de blessure en cas de chute[8]. En 1962, les tribunes Berlet et Mouraille sont inaugurées ; la tribune Borelli l'étant en 1999. En 2001, le stade accueille le Sporting à nouveau après de nombreux travaux. Le club alternait les matches entre Mayol et Bon Rencontre lors des 50 dernières années du fait de ces nombreuses rénovations.

Le stade de Bon Rencontre est composé de trois tribunes : la tribune Mouraille, la tribune Depallens et la tribune Borrelli. Chacune d'entre elle accueille respectivement des groupes de supporters : Les Irreductibles Toulon 1993 au bloc D de la tribune Mouraille, les TNT et l'Amicale des Supporters aux blocs D et C de la tribune Depallens et les Fedelissimi Toulon 1998 dans la tribune Borrelli. Il comporte aussi un parcage destiné aux supporters adverses se situant derrière les buts (ancienne tribune Sud), qui ne comporte pas de gradins et est composé de terre battue.

Mercheyer[modifier | modifier le code]

Le stade Mercheyer a été rénové en 2006 avec l'installation d'une nouvelle pelouse synthétique[9] comprenant un nouveau revêtement de type Prestige XT 65[10]. Il peut contenir une capacité de 500 places non assises sur une superficie de 8 175 m2, en face du stade de Bon Rencontre, près de l'avenue Aristide Briand.

Siège[modifier | modifier le code]

Anciennement, le siège se situait sur la Place de la Liberté à l'adresse suivante : Le Grand Hôtel, 4 place de la Liberté. Avec le changement d'actionnariat, le nouveau siège se trouve au stade, avenue Aristide Briand. En effet, il est beaucoup plus facile d'accéder au nouveau siège en évitant les congestions du centre-ville en plein après-midi et aussi pendant les jours de match. Le siège est aussi à proximité du terrain d'entrainement de la réserve du STV, à Mercheyer, où cette dernière joue ses matches de division d'honneur régionale.

Boutiques officielles[modifier | modifier le code]

Trois boutiques officielles existent pour le club de Toulon : une boutique en ligne sur le site officiel du club[11] ainsi que deux autres situées dans la ville (la première se situant au siège du club[12] et la seconde, place Raimu[13], dans le centre-ville (fermée depuis 2011).

Organigramme[modifier | modifier le code]

Le rachat du club par Claude Joye en 2011 modifie l'organigramme du club en profondeur. Ainsi, à la suite de la vente des parts par l'ancien président Alain Bencivengo, alors actionnaire majoritaire, et aux démissions du président Pascal Bataillé et des divers membres du conseil (André di Scala, Bassirou Diop et Laurent Gaya), Claude Joye est nommé actionnaire majoritaire du club, Jacques Jayet, ami de longue date de Claude Joye et domicilié à La Môle devient le président du Sporting Toulon Var. Frédéric Brando occupe le poste de directeur technique des équipes jeunes.

Le nouveau conseil d'administration du Sporting est composé de Jacques Jayet (président, né le 6 avril 1946), Lawrence Joye (membre, né le 3 janvier 1987), Christine Joye (membre, née le 27 janvier 1961), Alae Conseils et Finances (entreprise) représentée par Andrée Annie Joye (membre, née le 3 octobre 1963). Le commissaire aux comptes titulaire est le cabinet Aurvalia, représenté par Guillaume MINARD, tandis que le suppléant est Stéphanie Brandys.

Soutien et image[modifier | modifier le code]

Groupes de supporters[modifier | modifier le code]

Le Sporting compte trois clubs de supporters[réf. nécessaire] :

  • Amicale des Supporters[14]
  • Irréductibles Toulon 1993[15]
  • Fedelissimi Toulon 1998[16]

Popularité[modifier | modifier le code]

Affluence[modifier | modifier le code]

Toulon faisait régulièrement le plein dans le passé lorsqu'il évoluait au plus haut niveau contre des grosses cylindrées habituées aux joutes européennes[17].

Le vendredi 19 avril 1985, 18 000 spectateurs sont venus à Mayol pour le match contre l'AS Monaco, qui reste encore la meilleure affluence du club. La meilleure affluence en Coupe de France a été obtenue lors de l'édition 1983-1984 lors de la défaite 2-1 contre l'AS Monaco, puisque 17 000 spectateurs étaient présents à Mayol.

Parmi les 10 meilleurs affluences de Toulon, 9 l'ont été durant la phase de championnat de première division, jouée à chaque fois au stade Mayol. Nombreuses ont été les affiches contres Marseille, Monaco et Bordeaux avec un public présent. Contre l'Olympique de Marseille, 15 000, puis 15 452 et 17 000 supporters se sont déplacés respectivement en 1990, 1992 et 1993. Par ailleurs, l'affluence est aussi conséquente contre les Girondins de Bordeaux avec 15 000 personnes en 1985 et 1990 et 17 015 en 1986 en championnat. Enfin, contre Monaco, outre le record, une affluence de 16 146 et 17 000 a respectivement été constatée en 1989 et 1984. Plus loin dans le temps, 16 680 personnes s'étaient rendu au stade pour le match contre le grand Reims.

En ce qui concerne les affluences sur la saison, une moyenne de 9 420 spectateurs a été établie lors de la saison 1984-1985. L'année précédente et l'année suivante il y eut respectivement 8 242 et 7 955 personnes en moyenne au stade. Toujours à la fin des années 1980, 7 682 supporters en moyennes sont venus au stade. À noter que lors du championnat 1964-1965, il y avait en moyenne 8 529 personnes en moyenne.

Rivalités[modifier | modifier le code]

Le Sporting Toulon Var connaît ses plus sérieuses rivalités avec l'Olympique de Marseille ainsi que l'OGC Nice à la suite des incidents répétés qui eurent lieu contre leurs supporters lors des derbys opposant ces clubs. D'autres tensions existent aussi avec le Montpellier HSC, l'AS Saint-Étienne et le Nîmes Olympique[réf. nécessaire].

Avec le Hyères FC[modifier | modifier le code]

Alors que Toulon est plus habitué à la Division 2, Hyères est issu des championnats régionaux. Les deux clubs se croisent en CFA en 2008-2009 et depuis 2011. On notera que le dernier match joué dans la saison par les deux équipes en 2010-2011 était une confrontation directe, gagnée 2-1 par Hyères. Le premier match de la saison opposait aussi les deux équipes, mais le résultat était favorable à Toulon: 3-0[18]. En 2011-2012, les deux clubs se retrouvent en coupe de France[19], et c'est le Sporting qui sort vainqueur devant 300 spectateurs avec une victoire aux tirs au but 5-3 (1-1 durant le temps règlementaire) avec le dernier tir marqué par le capitaine Guillaume Boronad[20].

Avec l'US Marignane[modifier | modifier le code]

Les deux clubs de l'US Marignane et du Sporting Toulon Var évoluent ensemble en Championnat de France amateur de football depuis 2008 et la relégation de Toulon. Les deux villes sont séparées par 67 km[21], et les incidents lors de matchs sont fréquents, comme en mars 2010, où une rencontre a dégénéré à la mi-temps, obligeant l'arbitre à l'interrompre[22]. Une centaine de supporters de chaque équipe se sont affrontés aux alentours du Stade Saint-Exupéry. Le Président du Sporting Toulon Var a dit après ces incidents « Je trouve ça déplorable, ça n'a rien à voir avec le foot. Quand je vois ça, j'ai honte ». Depuis, les matchs Toulon-Marignane gardent une place particulière, même si les enjeux sportifs ne sont pas là[23].

Avec le FC Martigues[modifier | modifier le code]

Les deux clubs ont évolué ensemble pendant 16 saisons, dont les trois dernières éditions du CFA. Cependant, les périodes communes sont très courtes, et espacées dans le temps. La rivalité entre les deux clubs n'est donc pas réelle, d'autant plus que Martigues arrive en D1 l'année où Toulon est relégué.

Avec l'AS Cannes[modifier | modifier le code]

Les deux villes, tout de même situées à 100 km l'une de l'autre[24], ont évolué ensemble pendant 37 saisons, dont 30 en Division 2, entre 1949 et 1983. Les deux clubs se croiseront encore en Division 1 entre 1987 et 1992, et en National entre 2005 et 2007. Il existe donc une réelle rivalité entre ces deux équipes basées toutes les deux sur la côte d'Azur, une rivalité historique forte, ravivée parfois par des matchs amicaux, comme le 7 juillet 2010, qui finira en match nul 1-1[25].

Lors de la Coupe de France de football 2010-2011, le tirage au sort a fait que les deux clubs se sont rencontrés au 6e Tour. Seuls 500 spectateurs sont allés au Stade de Bon Rencontre pour assister au match[26], ce qui ne constitue pas une affluence exceptionnelle pour Toulon. On peut donc déduire de cela que la rivalité entre les deux clubs est en recul.

Avec l'Olympique de Marseille[modifier | modifier le code]

Le STV est un club longtemps ancré en deuxième division et y a passé six saisons en compagnie de l'Olympique de Marseille. De 1983 à 1993, les deux clubs évoluent ensemble en D1 et sont rivaux. En effet, de 1990 à 1993, la meilleure affluence de Toulon est faite lors de l'accueil de l'OM, avec un pic à 17 000 spectateurs en 1993[27].

En 1959-60 et en 1964-65, le SC Toulon évolue en D1 alors que l'OM est en D2, mais de nos jours, il y a cinq divisions de différence entre les deux clubs. Cependant, la rivalité existe toujours, les supporters marseillais ayant des différends avec le Rugby Club de Toulon, qui se déplace régulièrement au Stade Vélodrome[28].

Le bilan est favorable à l'OM, qui affiche un bilan de neuf victoires, cinq nuls et quatre défaites[29]. Le dernier derby remonte au 9 janvier 1993, où Marseille s'impose 5-2.

Médias[modifier | modifier le code]

Une page officielle sur le principal réseau social, Facebook, a été lancée au début du mois d'avril 2011 afin de lier le club avec son public et le promouvoir[30].

Une WebTV officielle, STV Channel[31], a été lancée en 2008 et a proposé des résumés de matchs et des reportages jusqu'en 2012.

Mathieu Le Moing (directeur du webzine La rade Toulonnaise) a alors repris la WebTV du club à partir d'août 2014 sous le nouveau nom de Sporting TV[32].

Pour la presse écrite, le quotidien départemental Var-Matin, diffusé à plus de 75 000 exemplaires, retrace régulièrement la vie du Sporting et les résultats dans ses éditions.

Autres équipes[modifier | modifier le code]

Équipe réserve et sections de jeunes[modifier | modifier le code]

En 2011-2012, l'équipe réserve du Sporting évolue en Division d'honneur régionale Méditerranée et est entraînée par Luigi Alfano. Elle est championne de Division d'honneur Méditerranée en 1998. Frédéric Brando est lui le directeur technique de l'ensemble des équipes de jeunes.

Le Sporting Toulon comprend nombre de formations de jeunes, des débutants aux juniors. Ces derniers ont atteint la finale de la Coupe Gambardella en 1966.

Anciens du Sporting[modifier | modifier le code]

Section féminine[modifier | modifier le code]

Lors de l'assemblée générale du mois d’août 2011, le nouveau président Jacques Jayet a présenté son projet sportif qui s'étale sur une période de 7 ans, de 2011 à 2018. Il a insisté sur la mise en place d'une structure féminine sur 5 ans pour faire progresser l'image moderne du club[33].


Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « le président Jayet du Sporting Toulon en CFA: "La DNCG a eu raison" », Var Matin,‎ (lire en ligne)
  2. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  3. Bilan saison par saison du Sporting Toulon Var, footballenfrance.fr
  4. Les années 1980…, Historique sur le site officiel
  5. Toulon exclu des compétitions nationales sur foot13.fr
  6. Présentation du club, site officiel
  7. Historique du club, site officiel
  8. Inauguration de la pelouse en 1957, site officiel.
  9. http://www.philippevitel.com/info-FAM_402a6cf175cd8TvIxbAT-1057.html, Inauguration de la pelouse de Mercheyer
  10. Revêtement
  11. « Boutique en ligne du STV »
  12. « Boutique du siège »
  13. « Boutique place Raimu »
  14. Amicale des Supporters du STV, site officiel
  15. Les Irreductibles, site officiel
  16. Fedelissimi Toulon 1998, site officiel
  17. « Stadium Bon rencontre », sur stadium-attendances.com.
  18. http://www.sportingtoulonvar.fr/classement.php
  19. Coupe de France : Benoît Pansier s'exprime avant Toulon - Hyères sur foot-national.com
  20. 5e tour 2011-2012 sur le site officiel des Socios
  21. http://www.annuaire-mairie.fr/distance-marignane.html
  22. http://www.laprovence.com/article/region/scenes-demeutes-autour-du-match-de-football-marignane-toulon
  23. http://www.foot-national.com/flashes-20277.html
  24. http://www.annuaire-mairie.fr/distance-toulon.html
  25. http://www.ascannes.org/effectif-2010-2011-mainmenu-57/279-toulon-cannes-en-amical-le-11-juillet.html
  26. http://www.sportingtoulonvar.fr/infos.php?mois=10
  27. Affluences du SC Toulon à domicile en championnat sur footballstats.fr
  28. Banderoles anti-RC Toulon au Vélodrome sur blog-rct.com
  29. Ces bons vieux derbies sur om.net
  30. Le Sporting Toulon Var a créé sa page officielle Facebook ! sur ctoulon.com
  31. STV Channel, site officiel
  32. http://www.sportingtoulonvar.fr/sporting-tv/, Sporting TV, site officiel
  33. http://www.lessocios.net/2011/08/assemblee-bon-rencontre.html], Assemblée Générale 08/2011, site des socios

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  2. Seule la sélection la plus importante est indiquée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]