Club français

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Club français
Logo du Club français

Logo du club en 1931

Généralités
Nom complet Club français
Surnoms Le Club, Clubmen, Clubistes
Fondation 1892
Disparition 1935
Statut professionnel 1932-1934
Couleurs Rose et noir puis tango et noir
Stade La Ligue (Bois de Boulogne)
(1892-1893)
Terrain de la gare (Bécon)
(1893-1894)
Place Collanges (Levallois)
(1894-1895)
Rue de la Procession (Bécon)
(1895-1897)
Boulevard Bineau (Neuilly)
(1897-1898)
Haras de Suresnes (Suresnes)
(1898-1910)
Stade Brancion (Vanves)
(1910-1923)
Stade Buffalo (Montrouge)
(1923-1931)
Stade Élisabeth (Paris)
(1931-1932)
Siège Paris
Palmarès principal
National[note 1] Championnat de France USFSA (1)
Coupe de France (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile


Le Club français est un club de football français fondé en 1892 à Paris et disparu en 1935 en fusionnant avec le FCA Dionysien.

Il est champion de France en 1896, vainqueur de la Coupe de France en 1931, auteur de nombre de premières (premier match de football au Parc des Princes en 1897, ou gain de la première médaille olympique française en football en 1900, par exemple) et devient professionnel en 1932 pour deux ans. Premier club composé de joueurs français capable de rivaliser avec les Britanniques, les Rose et Noir prennent part au premier championnat de France en 1894 et ne connaissent qu'une seule relégation en 43 années d'existence. Dix-huit mois plus tard, c'est l'abandon.

Historique[modifier | modifier le code]

Débuts du Club[modifier | modifier le code]

Au début des années 1890, quelques français ayant étudié en Grande-Bretagne et s'y étant initiés au football s'assemblent pour taper le ballon[A 1], [B 1]. Parmi ces jeunes gens venant du collège Chaptal et du lycée Janson de Sailly, on trouve Eugène Fraysse et Charles Bernat qui pratiquent le football en Ecosse et en Angleterre lors de voyages linguistiques ou leurs études outre-Manche[B 1]. Ils s'installent à côté du tir au pigeons dans le Bois de Boulogne[A 2]. Ce terrain nommé « La Ligue » car il était jadis utilisé par la Ligue d'éducation physique, avait été déserté par les rugbymen. Les clubistes s'y installent en mars 1892[B 2]. La fondation officielle remonte au , date de l'arrêté préfectoral reconnaissant le club qui prend alors le titre de Club français[1]. Il est également possible que le Club débute ses activités de manière informelle dès 1890[2] dans la foulée des premiers voyages linguistiques de lycéens parisiens outre-Manche impliquant la pratique du football (Pentecôte 1890)[C 1].

Le premier match du Club se tient le 9 octobre 1892 à Bécon-les-Bruyères contre les White-Rovers. Ce match amical se solde par une défaite 6-1[B 3]. Le 1er novembre, ouverture d'une décennie de rivalité avec le Standard Athletic Club. Dès cette première édition de l'affiche Club-Standard, les échanges verbaux entre les deux capitaines, Eugène Fraysse (Club français) et Tomalin (Standard AC), pimentent la partie[B 4]. Cette première se solde par un résultat nul. La revanche jouée à La Ligue le 26 novembre voit la victoire du Club (2-0)[B 4].

Le 8 janvier 1893, à Bécon, les White Rovers s'imposent encore (3-2) face au Club[B 5]. Le 29 janvier, à la Porte Dauphine, le Standard s'impose 4-0 contre le Club[B 5]. Revanche gagnée 1-0 par le Club le 4 mars et belle pour le Standard, à la Ligue le 25 mars (1-3)[B 5].

Le samedi de Pâques, 1er avril 1893, l'équipe londonienne de Marylebone joue un match contre une sélection des meilleurs joueurs de Paris (Standard, Rovers et Club). Les Anglais s'imposent 3-0[B 6].

La saison s'achève sur le premier match de l'équipe seconde du Club, opposée pour l'occasion à un nouveau club : l'Étoile. Le club de Géo Duhamel s'incline 4-0 à la Ligue face aux réservistes du Club[B 7]. L'Étoile ne joua jamais d'autres parties : le club est dissout. Ses membres parisiens joignent le Club français tandis que les banlieusards fondent le Cercle Athlétique de Neuilly[B 8].

Premiers championnats[modifier | modifier le code]

L'USFSA promettant l'institution d'un championnat, le Club demande à être reconnu officiellement par l'Union, c'est chose faite le 6 mars 1894[B 9]. Le Club prend donc part au tout premier championnat organisé en France. Les joueurs à la chemise rose et noire jouent en demi-finales face aux favoris de cette première compétition, les White-Rovers. Le 22 avril, à Bécon, les Clubistes s'inclinent 1-0 lors d'une partie arbitrée par Georges Caizac du CA Neuilly[B 10].

La saison suivante, le Club s'impose 11-0 en quarts de finale du championnat contre le Football Club de Levallois (13 mars)[B 11]. Nouvelle opposition Club-Rovers en demi-finale le 17 mars 1895. À l'issue du temps réglementaire, les deux formations sont à égalité, 1-1. On doit jouer une prolongation, soit deux fois dix minutes à l'époque, durant laquelle trois buts sont marqués : deux pour les Rovers, un pour le Club[B 12].

En 1896, le championnat change de formule et abandonne l'élimination directe. Ce championnat débuté en janvier voit le triomphe du Club Français qui obtient une victoire 4-1[3] face aux White-Rovers le 23 février et ne quitte plus la tête du classement. En huit rencontres, le Club compte huit victoires et la défense clubiste n'encaisse que deux buts[B 13]. Dès le 15 mars[4] le Club est sacré champion de France. Ce résultat est d'autant plus impressionnant que tous les joueurs du Club français sont Français. L'équipe type du Club Français qui évolue alors en 2-3-5 est le suivante : Lucien Hutteau, dans les buts, Daumy et Lambert à l'arrière, Strittmatter, Block et Bernat au milieu de terrain, et Eugène Fraysse (capitaine), Georges Garnier, Gaston Peltier, Bruno et Laisné à l'avant[B 14]. Dans la foulée de ce titre, les Clubmen remportent le titre de champion des équipes réserves en alignant également que des victoires[5].

En février 1896, une mini-tournée du Club en Belgique. Les Rose et Noir y battent successivement le Sporting Club de Bruxelles (2-3) et l'Antwerp F.C (3-4)[B 14].

En 1897, le Club termine troisième du championnat deux points derrière le Standard et les Rovers[B 15].

Participation du Club lors du premier match de football de l'histoire du Parc des Princes le 26 décembre 1897 devant 500 spectateurs. Les Anglais de Ramblers n'ayant pas effectué le déplacement à Paris, ils sont remplacés au pied levé par l'équipe du Standard AC qui s'affuble du nom d'« English Ramblers »[6]. Le Standard s'impose 3-1 face après un score d'égalité un à un à la pause[7].

En 1898, le Club termine le championnat à égalité de points avec le Standard. Il faut un match de barrage pur désigner le champion de France 1898. La partie se joue le 3 avril à Courbevoie[8].

En 1899, le Club est champion de Paris et doit affronter Le Havre A.C. en finale nationale à la suite de l'ouverture du championnat aux clubs de province. Le Club refuse de disputer cette rencontre, arguant du fait que le trophée offert par Gordon Bennett couronnant le champion de Paris se devait de rester dans la capitale. C'était même précisé dans le règlement! Aussi, Le Havre est sacré champion de France sans disputer aucun match, son adversaire lillois ayant déclaré forfait en demi-finale[9].

Nouveau titre de champion de Paris pour le Club français en 1900. Cette fois, les Clubistes acceptent d'affronter les Havrais, fraîchement sacrés champion de Normandie. Le 6 mai, le Club s'incline 1-0[10].

En 1900, le Club représente la France dans la compétition de football organisée pendant les Jeux Olympiques. Les Français s'inclinent le jeudi 20 septembre 1900 4-0 face au club anglais d'Upton Park, mais accrochent l'argent en s'imposant le dimanche 23 septembre 6-2 face aux Belges de l'Université de Bruxelles[11].

Début du siècle[modifier | modifier le code]

Club français en 1913

Malgré d'incessants changements de terrains touchant tous les clubs parisiens de l'époque héroïque, la position de Club est solide, voire institutionnelle : bons résultats sportifs, nombreux membres siégeant à la Commission football de l'USFSA ou assurant la couverture médiatique des débuts du football comme Ernest Weber ou André Saint-Ignan[C 2].

En championnat, le Club se maintient en première série parisienne de l'USFSA jusqu'à la Grande Guerre sans toutefois décrocher un nouveau titre. Le Club est tout de même vice-champion en 1901, 1903 et 1905. Dans les coupes, les Clubmen brillent en remportant six Coupe Manier (1897, 1898, 1899, 1900, 1901, 1903) et une Coupe Sheriff Dewar (1900). En Challenge international du Nord, le Club joue trois fois la finale (1900, 1913 et 1914).

En 1914-1915, le Club prend part à la « Coupe nationale » dans le groupe IV et la « Coupe de la Commission » dans le groupe I[12], deux compétitions de l'USFSA[13]. En Coupe nationale 1915, le Club atteint la poule finale sans vraiment y briller[14]. En fin de saison, le Club prend part au « Challenge de Paris »[15].

Le Club passe de l'USFSA à la LFA en 1915 et participe au Challenge de la renommée de la Ligue de Football Association à partir de la saison 1915-1916[16]. Le 14 avril 1918, le Club remporte le Challenge de la renommée en gagnant 3-1 en finale face à l'US Suisse[17]. Deux semaines plus tard, les Clubistes jouent la finale de la Coupe nationale LFA à Saint-Ouen contre la VGA Médoc[18]. Le Club s'incline 4-3 face aux Girondins[19].

Les années folles[modifier | modifier le code]

Vainqueur de la Coupe de France 1931
Gaston Doumergue et Huvier

En championnat, le Club connait deux sacres en Honneur à Paris en 1929[20] et 1930[21]. Le titre de 1929 donne accès au Club à la troisième et dernière édition du championnat de France amateur. Après avoir facilement écarté en poule le FC Mulhouse (2-0 le 17 mars[22]) et l'AS Valentigney (6-1 le 7 avril[23]), les Clubmen échouent en finale à Pershing contre l'Olympique de Marseille (3-2 le 28 avril[24]). Le Club participe également aux deux éditions de la Coupe Sochaux (1930-31 et 1931-32) sans jamais sortir des poules.

Les Clubmen prennent également part à de nombreux tournois et s'imposent notamment en 1928 lors du tournoi de Noël de Paris en écartant en finale les Suisses du Young Boys de Berne[25] après avoir éliminé le Racing en demi-finale par 5 à 1[26]. Le Club participe aussi au prestigieux Tournoi de l'Exposition Coloniale de 1931 à la suite de sa victoire en Coupe de France cette même année. Face aux Tchèques du Slavia Prague, futurs finalistes du tournoi, les Clubistes s'inclinent 4-1 en quarts de finale. Arthur Parkes sauve l'honneur des Parisiens sur un penalty face aux champions de Tchécoslovaquie[27].

Quart de finaliste des Coupes de France 1918, 1926, 1927 et huitième de finaliste en 1929 et 1933, le Club français remporte la Coupe de France en 1931[28]. Au cours de cette campagne, le Club Français doit s'y reprendre à quatre fois pour éliminer l'Olympique de Marseille en huitièmes de finale sans compter un match remis à Strasbourg pour terrain impraticable, le 8 mars[29]. Pourtant, dès le deuxième match, le 22 février, l'OM s'impose 2-0 sur les terres du Club, à Buffalo[30]. En alignant l'Allemand Vernicke, non qualifié, l'OM aurait pu connaître une élimination sur tapis vert, mais la partie fut donnée à rejouer[31]. La décision se fait le 22 mars à Colombes devant une grosse dizaine de millier de spectateurs. Marseille ouvre la marque par Alcazar[32] ou Gallay[33], selon les sources. Mercier égalise. En prolongation, la quatrième jouée lors de cette opposition, Boros inscrit le but décisif. Le Club élimine ensuite l'Excelsior de Roubaix au Havre le 29 mars (1-0) en quart de finale[34] puis l'OGC Nice à Colombes le 12 avril en demi-finale (5-1)[35] avant d'affronter le SO Montpellier en finale à Colombes le 3 mai. Fischer, l'entraîneur clubiste est très confiant avant la finale en déclarant « Le Club français ne peut pas perdre »[36]. Après 32 minutes de jeu, le Club mène 3-0. Une heure plus tard, le président de la République Gaston Doumergue remet la Coupe au capitaine clubiste, Huvier, qui porte un bandage sur la tête à la suite d'une blessure en début de match[37].

L'ère professionnelle[modifier | modifier le code]

Au vu de ce brillant palmarès, il est logique de retrouver le Club parmi les vingt premiers clubs professionnels du pays en 1932. Sous la conduite de l'entraîneur danois Kaj Andrup, les Clubmen entament bien la saison par une victoire chez le FC Mulhouse puis enregistrent quelques victoires de prestige comme celles glanées contre le SC Nîmes (5-2 le 2 octobre[38]) et l'OM (6-2 le 11 novembre[39]). C'est toutefois insuffisant et la saison s'achève sur une pénible 8e place sur dix dans le groupe A ; Le Club est condamné à descendre en deuxième division, il manque en effet deux points pour assurer le maintien. Il s'agit de la première relégation pour le Club depuis son entrée en compétition en 1894.

Les Clubistes désormais sous la conduite de l'entraîneur Pouleux[40] commencent leur deuxième saison professionnelle par une cinglante défaite 12-3 chez le FC Rouen le 3 septembre 1933[41]. Le Club termine en douzième position sur treize dans le groupe Nord de la D2 avec cinq victoires, sept nuls et douze défaites.

Le Club français entame la saison 1934-1935 en Interrégionale (Division 2), mais abandonne après onze matches joués (3 victoires, 1 nul et 7 défaites) le 6 décembre 1934 victime de très lourds problèmes financiers. Les recettes du Club étaient alors 60 % moins importantes qu'à l'époque du championnat de Paris Amateurs[42]! La dernière partie jouée sous statut professionnel se tient à Amiens le 2 décembre 1934. Crève-cœur supplémentaire, le Club est éliminé en Coupe de France par le modeste club auvergnat de Moulins, sur tapis vert. Cette élimination est déterminante dans l'abandon, comme l'explique le président du Club, Paul Annet Badel : « Seule la Coupe de France pouvait nous sauver. Or, on nous élimine sur le tapis vert. »[43] Le motif de l'élimination était la non-qualification de quatre joueurs pour le motif que leur transfert n'avait pas été entièrement payé.

Durant l'été 1935, le Club français fusionne avec le FCA Dionysien, qui évolue alors en Promotion (D2 Paris), et adopte le nom de FCA Dionysien-Club français[44], le plus souvent abrégé en Club français dans la presse lors de la saison 1935-1936[45]. Le club évolue alors en maillot bleu et rouge[46]. Lors de la saison 1935-1936, le parcours en Coupe de France s'achève face au FC Lorient au 4e tour le 24 novembre 1935 (4-0)[47].

Historique des couleurs[modifier | modifier le code]

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
De 1892 à 1912
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Alternative de 1892 à 1912
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
De 1912 aux années 1920
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Années 1930

Résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Club français en 1921 à Bergeyre

Bilan par saison[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant présente les résultats du Club français en championnat de la première saison du club en 1893-1894 à la saison 1933-1934. Les résultats en Coupe Manier (1897-1910) et en Coupe de France (1918-1934) sont également détaillés.

Résultats par saison du Club français (1894-1932)

Saison Championnat Classement Pts J G N P Bp Bc Diff Coupes
Statut amateur
1893-1894 Championnat de France USFA Demi-finale 1 0 0 1 0 1 -1
1894-1895 Championnat de France USFA Demi-finale 2 1 0 1 12 2 +10
1895-1896 Championnat de France USFA 1 / 9 16 8 8 0 0 33 2 +31 Coupe Manier
1896-1897 Championnat de France USFA 3 / 9 12 8 5 2 1 19 10 +9 Vainqueur
1897-1898 Championnat de France USFA 2 / 6 18 10 9 0 1 27 6 +21 Vainqueur
1898-1899 1re série de Paris USFA 1 / 8 26 14 13 0 1 45 10 +35 Vainqueur
Championnat de France USFA forfait
1899-1900 1re série de Paris USFA 1 / 7 26 Vainqueur
Championnat de France USFA Finale 1 0 0 0 0 1 -1
1900-1901 1re série de Paris USFA 2 / 8 Vainqueur
1901-1902 1re série de Paris USFA 3 / 7 nc
1902-1903 1re série de Paris USFA 2 / 8 18 Vainqueur
1903-1904 1re série de Paris USFA - groupe B 3 / 6 20 10 4 2 4 33 27 +6 Quart de finale
1904-1905 1re série de Paris USFA 2 / 12 28 11 7 3 1 39 14 +25 Demi-finale
1re série de Paris USFA - poule finale 2 / 4 6 3 1 1 1 4 2 +2
1905-1906 1re série de Paris USFA / 12 nc
1906-1907 1re série de Paris USFA / 10 nc
1907-1908 1re série de Paris USFA / 10 nc
1908-1909 1re série de Paris USFA / 10 Finale
1909-1910 1re série de Paris USFA / 10 1er tour
1910-1911 1re série de Paris USFA / 8
1911-1912 1re série de Paris USFA 3 / 12 25
1912-1913 1re série de Paris USFA 3 / 12 28
1913-1914 1re série de Paris USFA 3 / 12 25 11 6 2 3 21 11 +10
1914-1915
1915-1916
1916-1917 Coupe de France
1917-1918 Quart de finale
1918-1919 16e de finale
1919-1920 DH Paris - groupe A 7 / 9 11 16 2 7 7 24 29 -5 32e de finale
1920-1921 DH Paris 7 / 10 16 32e de finale
1921-1922 DH Paris - groupe B 5 / 6 10 32e de finale
1922-1923 Challenge des Lions 16e de finale
1923-1924 Challenge des Dix 32e de finale
1924-1925 DH Paris groupe B 1 / 8 14 prélim.
1925-1926 DH Paris 5 / 8 14 Quart de finale
1926-1927 DH Paris 2 / 8 14 Quart de finale
1927-1928 DH Paris 3 / 8 14 16e de finale
1928-1929 DH Paris 1 / 8 14 8e de finale
1929-1930 DH Paris 1 / 8 33 14 8 3 3 24 17 +7 32e de finale
1930-1931 DH Paris 6 / 8 25 14 4 3 7 29 27 +2 Vainqueur
1931-1932 DH Paris 3 / 8 32 14 8 2 4 34 25 +9 16e de finale
Statut professionnel
1932-1933 Division 1 groupe A 8 / 10 13 18 5 3 10 43 50 -7 8e de finale
1933-1934 Division 2 groupe Nord 12 / 13 17 24 5 7 12 43 73 -30 16e de finale

Stades[modifier | modifier le code]

Stade Buffalo (1923)

La Ligue (Bois de Boulogne) est le premier terrain utilisé par le Club entre mars 1892 et mars 1893[B 2]. Installation la saison suivante à Bécon au stade de la gare[B 16]. L'expérience tourne court car la compagnie de chemin de fer de l'Ouest récupère ses terrains obligeant le Club mais aussi les autres clubs installés aux abords de la gare de Bécon à trouver d'autres lieux pour jouer[B 17]. Le Club se fixe pour une saison à Levallois à la Place Collanges, à l'angle des rue Baudin et Fazillau[B 17], avant un retour à Bécon sur un terrain situé Rue de la Procession. Les Clubistes y restent deux saisons puis font l'acquisition d'un vaste terrain à Neuilly sur le Boulevard Bineau[B 18] non loin du pont de Courbevoie. Après une saison à Neuilly, le Club préfèrent aller jouer pour douze saisons (1898-1910) au Haras de Suresnes (Suresnes), installations également utilisées par le Standard Athletic Club.

Les Club s'installe ensuite au Stade Brancion à Vanves de 1910 à 1923 puis loue régulièrement le Stade Buffalo à Montrouge de 1923 à 1931. Repli au Stade Élisabeth de Paris durant la dernière saison sous statut amateur (1931-1932).

Durant les deux saisons et demi jouées sous statut professionnel, le Club utilise cinq stades pour ses matches à domicile : Parc des Princes (Paris), Stade Buffalo (Montrouge), Stade de Paris (Saint-Ouen), Stade olympique Yves-du-Manoir (Colombes) et le Stade des Suisses (Saint-Mandé). Le dernier nommé n'est pas utilisé en 1932-1933 mais c'est le lieu du premier match à domicile du Club lors de la saison 1933-1934, le samedi 9 septembre 1933[48]. Le dernier match à domicile de l'ère pro du Club se joue le 11 novembre 1934 à Buffalo lors du derby contre le CA Paris[49]. La partie se solde par une défaite 0-3 ne rassemble que quelque centaines de spectateurs[50].

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Avant la Grande Guerre, les Clubistes Fernand Canelle, Georges Garnier, Julien Du Rhéart et Raymond Gigot connaissent la sélection en équipe de France. Entre 1919 et 1934, Maurice Banide, Jean Batmale, Marcel Bertrand et Raymond Sentubéry évoluent également avec les Bleus. Signalons également les sélections non officielles de Eugène Fraysse (1900), Gaston Barreau (1909) et Edgar Lenglet (1915).

Joueurs du Club français en équipe de France

Joueur Sélections Période Sél. (total)
Maurice Banide[fiche 1] 2 1933-1934 9
Jean Batmale[fiche 2] 1 1921 6
Marcel Bertrand[fiche 3] 5 1929 5
Fernand Canelle[fiche 4] 6 1904-1908 6
Julien Du Rhéart[fiche 5] 1 1908 3
Georges Garnier[fiche 6] 3 1904-1905 3
Raymond Gigot[fiche 7] 1 1905 1
Robert Mercier[fiche 7] 6 1931-1933 7
Raymond Sentubéry[fiche 8] 3 1924-1926 3
Total 28 1904-1934

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.

Ouvrage de référence[modifier | modifier le code]

  • Pierre Denaunay, Jacques De Ryswick, Jean Cornu et Dominique Vermand, 100 ans de football en France, Atlas
  • Duhamel Géo, Le football français, ses débuts, Paris, F.L.
  1. a et b 1892-1893, p. 31
  2. a et b 1892-1893, p. 30
  3. 1892-1893, p. 32
  4. a et b 1892-1893, p. 33
  5. a, b et c 1892-1893, p. 34
  6. 1892-1893, p. 38
  7. 1892-1893, p. 39
  8. 1892-1893, p. 40
  9. 1893-1894, p. 42
  10. 1893-1894, p. 48
  11. 1894-1895, p. 62
  12. 1894-1895, p. 63
  13. 1895-1897, p. 70
  14. a et b 1895-1897, p. 71
  15. 1895-1897, p. 72
  16. 1893-1894, p. 43
  17. a et b 1894-1895, p. 54
  18. 1895-1897, p. 69
  • Sorez Julien, Le football dans Paris et ses banlieues, Rennes, Presses universitaires de Rennes

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Géo Duhamel, p. 31, nous dit que le dépôt des statuts et le choix du nom remonte à octobre 1892 ; le Dictionnaire historique des clubs de football français indique p. 120 la date du 13 septembre 1892 ; Julien Sorez, Le football dans Paris et ses banlieues, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013, p. 34 confirme le dépôt des statuts en septembre 1892
  2. Coll., Dictionnaire historique des clubs de football français, p. 120 et Gauthey Gilles, Le football professionnel français, p. 155
  3. Le Journal de la jeunesse, 1896 sur gallica.bnf
  4. Véloce-Sport, No 19 mars 1896 sur gallica.bnf
  5. Véloce-Sport, No 9 avril 1896 sur gallica.bnf
  6. Le Sport Universel Illustré, N° du 1er janvier 1898, p. 22-23 sur gallica.bnf. Article très complet sur deux pages avec photos de ce tout premier match de football de l'histoire au Parc des Princes
  7. La Presse, no 2039 du 27 décembre 1897, p. 3, sur gallica.bnf.fr
  8. « 1897/98 » dans « France 1892-1919 » par Frédéric Pauron sur rsssf.com
  9. « 1898/99 » dans « France 1892-1919 » par Frédéric Pauron sur rsssf.com
  10. « 1899/00 » dans « France 1892-1919 » par Frédéric Pauron sur rsssf.com
  11. Rapport officiel, p. 68 sur la84foundation.org)
  12. Le Matin, No 11 janvier 1915 sur gallica.bnf
  13. Le Petit Parisien, No 22 février 1915 sur gallica.bnf
  14. Le Petit Parisien, No 15 mars 1915 sur gallica.bnf
  15. Le Petit Parisien, No 10 mai 1915 sur gallica.bnf
  16. Le Petit Journal, No 11 octobre 1915, p. 4 sur gallica.bnf
  17. Le Matin, No 15 avril 1918, p. 2 sur gallica.bnf
  18. L'Echo de Paris, No 28 avril 1918, p. 4 sur gallica.bnf
  19. L'Echo de Paris, No 29 avril 1918, p. 2 sur gallica.bnf
  20. Paris-Soir, No 12 février 1929 sur gallica.bnf
  21. Le Matin, No 17 mars 1930, p. 4 sur gallica.bnf
  22. Le Matin, No 18 mars 1929, p. 4 sur gallica.bnf
  23. Le Matin, No 8 avril 1929, p. 4 sur gallica.bnf
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  25. Le Matin, No 31 décembre 1928, p. 5 sur gallica.bnf
  26. Le Matin, No 30 décembre 1928, p. 5 sur gallica.bnf
  27. Le Matin, No 7 juin 1931, p. 5 sur gallica.bnf
  28. coll., La Coupe de France de football, Paris, FFF, 1993,
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  30. Le Matin, du 23 février 1931, p. 7 sur gallica.bnf
  31. coll., La Coupe de France de football, Paris, FFF, 1993, p. 58
  32. Le Matin, du 23 mars 1931, p. 4 sur gallica.bnf
  33. Le Petit Parisien, No 23 mars 1931 sur gallica.bnf
  34. L'Ouest-Eclair, No 30 mars 1931, p. 8 sur gallica.bnf
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  36. Paris-Soir, No 3 mai 1931, p. 4 sur gallica.bnf
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  40. Paris-Soir, No 27 août 1933 sur gallica.bnf
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  42. Gauthey Gilles, Le football professionnel français, Paris, 1961, p. 155
  43. Le Petit Journal, No 7 décembre 1934, p. 4 sur gallica.bnf
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  45. Le Petit Parisien, No 14 octobre 1935, p. 6 sur gallica.bnf
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  47. L'Ouest-Eclair, No 25 novembre 1935 sur gallica.bnf
  48. Le Matin, No 10 septembre 1933, p. 6 sur gallica.bnf
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  50. Le Petit Journal, No 12 novembre 1934, p. 4 sur gallica.bnf
Fiches de joueur sur fff.fr
  1. « Fiche de Maurice Banide » (consulté le 6 novembre 2015)
  2. « Fiche de Jean Batmale » (consulté le 6 novembre 2015)
  3. « Fiche de Marcel Bertrand » (consulté le 6 novembre 2015)
  4. « Fiche de Fernand Canelle » (consulté le 6 novembre 2015)
  5. « Fiche de Julien Du Rhéart » (consulté le 6 novembre 2015)
  6. « Fiche de Georges Garnier » (consulté le 6 novembre 2015)
  7. a et b « Fiche de Raymond Gigot » (consulté le 6 novembre 2015)
  8. « Fiche de Raymond Sentubéry » (consulté le 6 novembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Coll., Dictionnaire historique des clubs de football français, St-Maur, Pages de Foot, 1999, p. 120-121 (ISBN 2-913146-01-5)
  • Pierre Denaunay, Jacques De Ryswick, Jean Cornu et Dominique Vermand, 100 ans de football en France, Paris, Atlas,‎ , 376 p. (ISBN 2-7312-0743-4)
  • Duhamel Géo, Le football français, ses débuts, Paris, F.L.,‎ , 73 p.
  • Gauthey Gilles, Le football professionnel français, Paris, 1961, p. 155-156
  • Sorez Julien, Le football dans Paris et ses banlieues, Rennes, Presses universitaires de Rennes,‎ , 410 p. (ISBN 978-2-7535-2643-3)