Championnat de France de football 1932-1933

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Division Nationale
1932-1933

Généralités
Sport Football
Organisateur(s) FFF
Édition 1re
Lieu Drapeau de la France France
Date du 11 septembre 1932
au 14 mai 1933
Participants 20 équipes
Statut des participants Professionnel
Site web officiel
Hiérarchie
Hiérarchie 1er échelon
Niveau inférieur Ligues régionales
Palmarès
Vainqueur Olympique lillois
Finaliste AS Cannes
Relégué(s) Club français
Hyères FC
FC Mulhouse
Red Star Olympique
FC Metz
Olympique Alès
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : France Robert Mercier (15)
Drapeau : République de Weimar Walter Kaiser (15)

Navigation

Le championnat de France de football 1932-1933, nommé Division Nationale, est la première édition du championnat de France de football professionnel. L'Olympique lillois remporte cette première édition du championnat.

Historique[modifier | modifier le code]

Création du championnat[modifier | modifier le code]

La tenue du premier championnat de France de football en 1932 fait suite à l'autorisation du statut professionnel voté en juillet 1930 par 128 voix pour, 20 contre (Paris, Alsace et Auvergne) et 1 abstention (le président Jules Rimet)[1], avec mise en application le 1er juillet 1932. Les pères fondateurs du professionnalisme français sont Georges Bayrou, Emmanuel Gambardella et Gabriel Hanot.

La gestion du professionnalisme est délégué à deux commissions de la Fédération : la Commission du championnat de France professionnel, gérant l'épreuve et présidé par Emmanuel Gambardella, et la Commission de classement et du statut des joueurs professionnels, présidé par Gabriel Hanot, ayant pour tache le contrôle du statut des joueurs[2].

La Fédération décide de limiter le statut professionnel à une élite restreinte. Elle met alors en place un championnat national à vingt clubs. Eux seuls pourront évoluer sous statut professionnel en 1932-1933. La Fédération édicte trois règles pour limiter le nombre des candidatures au statut professionnel : avoir eu des résultats probants par le passé, avoir des recettes guichets suffisamment importantes pour équilibrer les finances et recruter au moins huit joueurs sous statut professionnel[3]. Certains clubs refusent par principe le statut professionnel : les trois clubs strasbourgeois, le RC Roubaix, l'Amiens AC et de nombreux clubs parisiens dont le Stade français refusent ainsi de se porter candidats. Dans d'autres clubs, la tension est telle que l'on doit jouer sur des artifices pour permettre à certains clubs d'accéder à ce statut. Au Racing Club de France, historiquement hostile au statut pro, il n'est ainsi pas question de se fourvoyer. L'équipe fanion du RCF est alors rebaptisée Racing Club de Paris, et pose sa candidature au statut professionnel sous ce nom[4]. L'Olympique lillois est également en pointe dans le refus au statut pro, mais pas pour des raisons de morale. La hantise du président Henri Jooris, également président de la puissante Ligue du Nord, est le passage de sa Ligue au rang d'une sorte de Division 2. Les voisins lillois du SC Fivois n'ont pas ces scrupules et sont candidats. Certains joueurs lillois commencent même à signer des contrats professionnels chez le voisin. Pour stopper l'hémorragie, Jooris est contraint de présenter son club au statut professionnel[5]. Même le Stade rennais hésite à franchir le pas du professionnalisme alors que le club fait figure de club en pointe à ce sujet. À la surprise générale, le comité directeur repoussa cette possibilité par vote par 73 voix contre 20. Il faut que les supporters promettent de renflouer les caisses en cas de déficit pour que le club rennais s'engage finalement chez les professionnels[6]. Si les dirigeants des clubs du Nord du pays apparaissent globalement hostiles à cette évolution, ce n'est pas le cas dans le Sud et de très nombreux clubs n'hésitent pas à poser leur candidature. La Ligue du Sud-est hérite ainsi à lui seul de près de la moitié des autorisations (neuf sur vingt). Un an plus tard, une Division 2 est mise en place et quelques clubs réticents en 1932 acceptent de franchir le Rubicon, le RC Strasbourg[7], l'Amiens AC[8] et le RC Roubaix notamment.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le championnat, pour la seule et unique fois dans l'histoire du championnat de France, est organisé en deux groupes dont les vainqueurs s'affrontent ensuite en finale sur un seul match au stade olympique Yves-du-Manoir de Colombes. Chaque équipe rencontre deux fois chacune des autres équipe de son groupe, une fois à domicile et une fois à l'extérieur. Deux points sont attribués pour une victoire, un point pour un match nul et aucun pour ne défaite. En cas d'égalité de points, les équipes sont départagées à la moyenne de buts. Les trois dernières équipes de chaque groupe sont relégués en Division 2.

Participants[modifier | modifier le code]

Clubs du groupe A[9],[10]
Club Entraîneur Stade
Club français Drapeau : Danemark Kaj Andrup Stade de Paris (4), Stade Buffalo (2), Colombes (2), Stade Jean-Bouin (1)
Hyères FC Drapeau : France Charles Comte Stade Perruc
Olympique lillois Drapeau : Belgique Robert De Veen Stade Victor-Boucquey
Olympique de Marseille Drapeau : Angleterre Charlie Bell Stade de l'Huveaune
FC Mulhouse Drapeau : Autriche Ferdinand Swatosch Stade de Bourtzwiller
OGC Nice Drapeau : Autriche Jim MacDewitt Stade Saint-Maurice
SC Nîmes Drapeau : Angleterre Andrew Wilson Stade Jean-Bouin
RC Paris Drapeau : Angleterre Jimmy Hogan Parc des Princes (4), Stade Jean-Bouin (2), Stade de Paris (2), Colombes (1)
Excelsior AC Roubaix Drapeau : Angleterre Thomas Griffiths Stade Amédée-Prouvost
FC Sète Drapeau : Angleterre Sydney Regan Stade des Métairies
Clubs du groupe B[9],[10]
Club Entraîneur Stade
Olympique d'Alès non connu Stade de la Prairie
Olympique d'Antibes Drapeau : France M. Valère Stade du Fort Carré
AS Cannes Drapeau : Écosse William Aitken Stade des Hespérides
SC Fives Drapeau : Angleterre George Berry Stade Félix-Virnot
FC Metz Drapeau : Autriche Willy Steyskal Stade Saint-Symphorien
SO Montpellier Drapeau : France René Dedieu Parc des Sports
CA Paris non connu Stade de Paris (4), Stade Buffalo (3), Parc des Princes (2)
Red Star Olympique non connu Stade de Paris (8), Stade Elizabeth (1)
Stade rennais UC Drapeau : Hongrie Kalman Szekany Parc des Sports
FC Sochaux-Montbéliard Drapeau : Écosse Victor Gibson Stade de la Forge
Maillots des équipes du groupe A[11],[12]
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Club français
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Hyères FC
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
O. lillois
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
O. Marseille
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
FC Mulhouse
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
OGC Nice
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
SC Nîmes
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
RC Paris
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
EAC Roubaix
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
FC Sète
Maillots des équipes du groupe B[11],[12]
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
O. Alès
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
O. Antibes
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
AS Cannes
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
SC Fives
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
FC Metz
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
SO Montpellier
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
CA Paris
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Red Star
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Stade rennais
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
FC Sochaux

Résumé[modifier | modifier le code]

Équipe du FC Metz en mars 1933

Le coup d’envoi du championnat est donné le 11 septembre (voir ci-dessous). D’entrée, plusieurs surprises sont à signaler, au premier chef le succès du CA Paris à Sochaux. De plus, le revers à domicile de l'Olympique lillois face à l’Olympique de Marseille laissait augurer une saison difficile pour les Dogues. Il n’en fut rien. L’OM peut toutefois se vanter d’avoir battu deux fois le futur champion de France. Le 11 décembre 1932, à l’occasion de la manche retour, les Marseillais s’imposent à l’Huveaune au terme d’un « match scandaleux ». L’OM mène en effet rapidement 2-0 quand la partie dégénère. Expulsion de plusieurs joueurs, puis refus des Lillois de poursuivre le match, qui s’achève finalement sur le score de 7-0. Le Marseillais Jean Boyer fut l’un des rares joueurs marseillais solidaires des Lillois. Ce dernier eu en effet l’occasion d’inscrire au moins quatre nouveaux buts, mais il s’y refusa… Il se contenta ensuite de jouer normalement dans ses 50 mètres, sans franchir la ligne médiane.

Le match scandaleux de Marseille est vite éclipsé par un nouveau scandale : l'Olympique d'Antibes aurait tenté d’acheter le match décisif face au SC Fives (victoire 5-0). Le club de la Côte d’Azur est déclassé et n’est pas autorisé à disputer la finale du championnat face à Lille. Le dauphin d’Antibes, l’AS Cannes, joue la finale le 14 mai à Paris devant 16 000 spectateurs. Sur un terrain rendu très gras par la pluie, Cannes et Lille se livre à une course poursuite finalement remportée 4-3 par les nordistes. Winckelmans inscrit le but décisif.

À l’issue de la saison, les trois derniers de chaque groupe, soit six clubs, sont relégués en Deuxième division qui prend forme. Quatorze clubs s’affronteront ainsi dans une poule unique en première division lors de la saison 1933-34.


Classements et résultats[modifier | modifier le code]

Le championnat est divisé en deux groupes de dix équipes se rencontrant en matchs aller-retour. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la moyenne de buts. Les deux vainqueurs de groupe se rencontrent lors d'une finale pour désigner le club champion de France. La finale est remportée après prolongation par l'Olympique lillois face à l'AS Cannes. Cannes termine deuxième de son groupe mais participe tout de même à la finale suite au déclassement de l'Olympique d'Antibes.

Groupe A[modifier | modifier le code]

Classement[modifier | modifier le code]

Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Moy
1 Olympique lillois 28 18 14 0 4 41 23 1,783
2 Olympique de Marseille 23 18 10 3 5 40 24 1,667
3 RC Paris 21 18 8 5 5 40 36 1,111
4 FC Sète 20 18 8 4 6 32 32 1
5 SC Nîmes 19 18 8 3 7 37 38 0,974
6 Excelsior AC Roubaix C 18 18 5 8 5 32 37 0,865
7 OGC Nice 15 18 5 5 8 26 32 0,813
8 Club français 13 18 5 3 10 43 50 0,86
9 Hyères FC 12 18 4 4 10 22 29 0,759
10 FC Mulhouse 11 18 4 3 11 36 48 0,75
Résultat
  •      Qualifié pour la finale du championnat
  • Relégation
  •      8e, 9e et 10e : relégation en Division 2
  • Abréviations

    C : Vainqueur de la Coupe de France 1932-33

Évolution du classement[modifier | modifier le code]

Clubs / Journées


















Journées
en tête
Journées
relégable
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
Club français 4 6 8 4 6 6 6 7 7 6 7 8 8 8 8 8 8 8 0 8
Hyères FC 8 5 6 8 9 9 9 9 9 9 10 10 10 9 9 9 9 9 0 16
Olympique lillois 8 3 3 3 3 2 2 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 11 1
Olympique de Marseille 2 1 1 1 1 1 1 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 6 0
FC Mulhouse 6 9 7 9 10 10 8 8 8 10 9 9 9 10 10 10 10 10 0 16
OGC Nice 6 4 4 5 4 5 4 4 3 5 6 6 6 7 6 7 7 7 0 0
SC Nîmes 4 7 5 6 5 4 5 5 4 3 3 5 5 5 5 5 5 5 0 0
RC Paris 2 8 9 7 8 7 6 6 5 4 4 3 4 3 3 3 3 3 0 3
Excelsior AC Roubaix 10 10 10 10 7 8 10 10 10 8 8 7 7 6 7 6 6 6 0 10
FC Sète 1 2 2 2 2 3 3 3 6 7 5 4 3 4 4 4 4 4 1 0

Résultats[modifier | modifier le code]

Tableau de résultats
Résultats (▼dom., ►ext.) OL OM RCP FCS SCN EACR OGCN CF HFC FCM
Olympique lillois 1-2 4-1 4-2 4-0 2-0 3-0 5-3 2-1 2-0
Olympique de Marseille 7-0 1-0 3-1 2-0 2-2 1-0 5-1 1-2 3-1
RC Paris 0-1 3-1 5-3 3-1 2-2 2-2 4-1 2-1 2-1
FC Sète 1-0 1-1 3-2 1-1 0-2 1-2 3-2 1-0 1-1
SC Nîmes 0-3 1-3 5-1 1-3 2-0 2-0 3-1 3-0 3-1
Excelsior AC Roubaix 2-1 2-1 1-1 0-3 4-4 2-2 4-1 2-1 2-2
OGC Nice 2-3 1-0 0-0 2-2 2-3 2-2 2-0 2-1 5-2
Club français 1-3 6-2 5-5 2-3 5-2 2-2 2-0 2-2 5-0
Hyères FC 0-1 1-1 1-2 1-2 2-2 3-1 1-0 3-1 1-1
FC Mulhouse 1-2 1-4 3-5 3-1 3-4 6-2 5-2 2-3 3-1
Légende des résultats
  •      Victoire à domicile
  •      Match nul
  •      Victoire à l'extérieur

Groupe B[modifier | modifier le code]

Classement[modifier | modifier le code]

Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Moy
1 Olympique d'Antibes 24 18 10 4 4 39 21 1,857
2 AS Cannes 22 18 8 6 4 37 24 1,542
3 FC Sochaux 22 18 9 4 5 40 31 1,29
4 SO Montpellier 21 18 9 3 6 37 36 1,028
5 CA Paris 20 18 8 4 6 38 37 1,027
6 Stade rennais UC 18 18 7 4 7 41 36 1,139
7 SC Fives 17 18 6 5 7 42 48 0,875
8 Red Star Olympique 14 18 4 6 8 38 29 1,31
9 FC Metz 13 18 5 3 10 25 51 0,49
10 Olympique Alès 9 18 2 5 11 25 49 0,51
Résultat
  •      Qualifié pour la finale du championnat
    L'Olympique d'Antibes est déclassé juste avant la finale. L'AS Cannes joue la finale contre l'Olympique lillois.
  • Relégation
  •      8e, 9e et 10e : relégation en Division 2

Évolution du classement[modifier | modifier le code]

Clubs / Journées


















Journées
en tête
Journées
relégable
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
Olympique Alès 10 7 9 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 0 17
Olympique d'Antibes 4 4 3 2 1 2 1 1 2 2 2 1 1 1 1 1 1 1 10 0
AS Cannes 5 3 1 1 2 1 2 2 1 1 1 3 2 2 2 2 2 2 6 0
SC Fives 6 8 5 4 3 3 5 5 6 6 7 7 7 7 7 7 7 7 0 1
FC Metz 8 10 10 9 8 6 9 9 9 9 9 9 8 8 8 9 9 9 0 17
SO Montpellier 3 1 2 3 5 4 4 3 4 5 5 6 6 6 5 6 5 4 1 0
CA Paris 1 6 6 8 9 8 7 6 5 7 6 4 4 5 6 4 4 5 1 3
Red Star Olympique 7 9 7 6 4 7 6 8 8 8 8 8 9 9 9 8 8 8 0 12
Stade rennais UC 2 2 4 5 6 5 3 4 3 3 3 2 3 4 3 5 6 6 0 0
FC Sochaux 9 5 8 7 7 9 8 7 7 4 4 5 5 3 4 3 3 3 0 4

Résultats[modifier | modifier le code]

Tableau de résultats
Résultats (▼dom., ►ext.) OAn ASC FCSM SOM CAP SRUC SCF RSO FCM OAl
Olympique d'Antibes 1-0 4-1 0-2 3-0 3-1 5-0 2-0 1-1 0-0
AS Cannes 3-0 1-1 3-0 2-2 3-0 5-5 2-1 0-1 2-0
FC Sochaux 1-3 2-1 2-3 1-3 2-1 6-4 1-1 5-0 5-2
SO Montpellier 2-1 1-2 2-0 3-4 1-0 4-2 1-1 7-3 2-0
CA Paris 2-3 1-1 3-5 2-2 3-1 1-2 2-2 2-1 2-1
Stade rennais UC 0-0 5-4 1-1 6-1 3-1 0-1 3-1 4-0 4-0
SC Fives 0-5 1-1 2-2 2-3 0-2 4-4 3-2 8-1 3-0
Red Star Olympique 2-3 1-1 0-1 4-0 3-4 6-2 0-1 2-2 5-0
FC Metz 3-2 0-2 0-3 2-1 2-3 1-2 0-0 1-7 4-0
Olympique Alès 3-3 2-4 0-1 2-2 2-1 4-4 7-4 0-0 2-3
Légende des résultats
  •      Victoire à domicile
  •      Match nul
  •      Victoire à l'extérieur

Finale[modifier | modifier le code]

Finale
14 mai 1933
Olympique lillois 4 - 3
(2 - 0)
AS Cannes Stade olympique Yves-du-Manoir, Colombes
Spectateurs : 16 000

Barrett But inscrit après 25 minutes 25e
Varga But inscrit après 30 minutes 30e
Winckelmans But inscrit après 75 minutes 75e
Winckelmans But inscrit après 86 minutes 86e

But inscrit après 59 minutes 59e Fecchino
But inscrit après 78 minutes 78e Calecca
But inscrit après 82 minutes 82e Tourniaire

Défossé Gardien de but - Vandooren, Théry - Meuris, MacGowan, Beaucourt - Decottignies, Varga, Delannoy, Amard, Winckelmans
Équipes
Roux Gardien de but - Tourniaire, Nagy - Béraudo, Kvasz, Cler - Calecca, Fecchino, Bardot, Hillier, Cornelli

Statistiques[modifier | modifier le code]

Meilleurs buteurs[modifier | modifier le code]

photo de Robert mercier
Robert Mercier finit co-meilleur buteur du championnat.

Deux joueurs finissent meilleur buteur du championnat avec quinze buts : l'international français du Club français Robert Mercier et l'allemand Walter Kaiser, du Stade rennais UC. Le SC Fives, meilleure attaque du groupe B, place trois de ses joueurs dans les dix meilleurs buteurs : Robert Saint-Pé, André Cheuva et Ernest Libérati[14].

Liste des meilleurs buteurs du championnat[14]
Joueur Club Buts
1 Drapeau : France Robert Mercier Club français 15
. Drapeau : République de Weimar Walter Kaiser Stade rennais UC 15
3 Drapeau : France Joseph Alcazar Olympique de Marseille 14
. Drapeau : France Pierre Fecchino AS Cannes 14
5 Drapeau : Autriche Karl Klima Olympique d'Antibes 13
. Drapeau : Uruguay Renato Finamore Red Star Olympique 13
7 Drapeau : France Robert Saint-Pé SC Fives 12
. Royaume de Hongrie Istvan Zavadsky SO Montpellier 12
. Drapeau : France Pierre Bertrand Red Star Olympique 12
10 Drapeau : France André Cheuva SC Fives 11
. Drapeau : France Ernest Libérati SC Fives 11
. Drapeau : France Julien Dominique Stade rennais UC 11

Aspects socio-économiques[modifier | modifier le code]

L'épreuve est sponsorisée par le quotidien généraliste parisien Le Petit Parisien. La presse généraliste parisienne et provinciale assure une bonne couverture de cette saison inaugurale. Quelques rares matches sont diffusés à la radio, telle la finale du 14 mai 1933. Radio Paris, Le Poste Parisien et Radio PTT assurent la couverture du match en direct[15].

Notes et référence[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Gauthey, Le football proessionnel français, 1961, p.18
  2. ibid
  3. Alfred Wahl et Pierre Lanfranchi, Les footballeurs professionnels des années trente à nos jours, Paris, Hachette, 1995, p. 61 (ISBN 2012350984)
  4. Gilles Gauthey, op. cit., p. 93
  5. Paul Hurseau et Jacques Verhaeghe, Olympique lillois, Sporting Club Fivois, Lille O.S.C., Joué-les-Tours, Alan Sutton, 1997, p. 19 (ISBN 2842530802)
  6. Claude Loire, Le Stade rennais, Rennes, Apogée, 1991, p. 160-161 (ISBN 290927540X)
  7. Coll., 100 ans de football en Alsace (vol. 2), Strasbourg, LAFA, 2002, p. 92 (ISBN 2911219139)
  8. François Dubois, Naissance et essor du football à Amiens, Amiens, Encrage, 1992, p. 156 (ISBN 2906389366)
  9. a et b « France - List of Regional Champions 1919-1932 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation
  10. a et b « France - Trainers of First and Second Division Clubs », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation
  11. a et b « Championnat de France 1932/1933 », sur om4ever.com
  12. a et b Lemaire, p. 64b-64c
  13. Le Matin,N°17708 du 12 septembre 1933, p.4
  14. a et b Lemaire, p. 136
  15. Le Petit Parisien, no 20529 du 14 mai 1933, p. 9, « Courrier des amateurs de TSF », sur gallica.bnf.fr.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eric Lemaire, Le guide français et international du football, Éditions de Vecchi,‎ 2004 (ISBN 2-7328-6810-8)
  • Gilles Gauthey, Le football proessionnel français, 1961
  • Alfred Wahl, Archives du football, Paris, Gallimard, 1989
  • Alfred Wahl et Pierre Lanfranchi, Les footballeurs professionnels des années trente à nos jours, Paris, Hachette, 1995
  • Arnaud Ramsay et Paul Dietschy, Ligue 1 : 80 ans de football professionnel, Paris, Solar, 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]