Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)

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Saint-Ouen
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Saint-Ouen
Blason
Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Arrondissement de Saint-Denis
Canton Saint-Ouen
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Plaine Commune
Maire
Mandat
William Delannoy (UDI)
2014-2020
Code postal 93400
Code commune 93070
Démographie
Gentilé Audoniens
Population
municipale
47 534 hab. (2013)
Densité 11 029 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 44″ N 2° 20′ 03″ E / 48.912149, 2.33425148° 54′ 44″ Nord 2° 20′ 03″ Est / 48.912149, 2.334251
Altitude Min. 22 m – Max. 48 m
Superficie 4,31 km2
Localisation

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Saint-Ouen

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Saint-Ouen
Liens
Site web saint-ouen.fr

Saint-Ouen est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Audoniens. Elle est limitrophe de Saint-Denis, des 17e et 18e arrondissements de Paris et de Clichy.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France
Saint-Ouen sur la carte d'état-major de 1936.
Logo de la ville de Saint-Ouen jusqu'en 2011.

Saint-Ouen est une commune limitrophe de Paris accessible par la porte de Saint-Ouen et située au nord de la capitale, constituée par la partie sud du Pays de France, limitée par la première boucle de la Seine, la ville de Clichy et la ville de Saint-Denis. Elle est constituée par une large part de la Plaine Saint-Denis et fait partie de la Plaine de France.

En 1860, la ville de Paris a absorbé le territoire des anciennes communes qui se trouvaient à l'intérieur des fortifications de Thiers. La partie de l'ancienne commune de Montmartre et une partie de celle de La Chapelle situées à l'extérieur de la ligne de défense fut alors attribuée à Saint-Ouen.

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le .

Saint-Ouen est une commune de la première couronne parisienne. Conséquence directe de cette localisation, Saint-Ouen se trouve sur l'un des axes obligés du trafic routier de la capitale et subit d'importantes coupures liées à la présence de nombreuses infrastructures de transport (routes, chemins de fer…). Par ailleurs, la ville de Paris est un important propriétaire foncier de la commune, ses diverses emprises représentant environ 36 hectares.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Seine, vue de la terrasse du Château de Saint-Ouen, vers 1825.

Saint-Ouen est bordée par la Seine, en aval de Paris.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type océanique dégradé. Ainsi, la ville et ses alentours subissent l'influence de vents plutôt connus.

La bise est un vent venant de nord-est qui est froid et sec et apporte le plus souvent un ciel bleu.

Par contre le vent de sud-ouest que l'on appelait autrefois le santa est un vent humide apportant les perturbations de l'Atlantique. Les températures sont 3 degrés en moyenne en hiver et 25 degrés en moyenne en été[réf. nécessaire]. Les pluies tombent fréquemment en automne et en hiver[réf. nécessaire].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par le boulevard périphérique, l'autoroute A86, la nationale 14, la Route de la Révolte (RD 410) et la RD1, qui correspond aux Quais de Seine de Saint-Ouen.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare de Saint-Ouen-sur-Seine, sur la ligne de La Plaine à Ermont - Eaubonne, aujourd'hui désaffectée [pourquoi ?]

La commune est desservie par le métro et le RER grâce aux stations suivantes[2] :

La commune de Saint-Ouen est desservie par plusieurs lignes du réseau de bus RATP : 56 60 81 85 95 137 139 166 173 174 237 255 274 341. La ville bénéficie également d'une ligne circulaire interne, l'Audonienne. Au 59, avenue Michelet est installé un atelier RATP de maintenance des véhicules auxiliaires.

La ligne (M)(13), qui dessert actuellement la ville de Saint Ouen au travers de quatre stations de métro (voir ci-dessus) est saturée. Pour la soulager, le STIF a lancé en 2009 un projet d’extension de la ligne (M)(14) jusqu'à Mairie de Saint Ouen[4], qui est soumis à enquête publique au printemps 2012[5]. Le prolongement de la ligne (M)(14) de Saint-Lazare à Mairie de Saint-Ouen permettra des correspondances avec les 2 branches de la ligne (M)(13) (Porte de Clichy et Mairie de Saint-Ouen) et le (RER)(C) (Saint Ouen). Les performances de la ligne 14 et ces nouvelles correspondances diminueront la fréquentation de la ligne 13 d’environ 25 % sur le tronc commun. Ce prolongement de 5 km dessert les projets urbains engagés sur Paris, Clichy-la-Garenne et Saint-Ouen, en particulier la ZAC des Docks. La mise en service de ce nouveau tronçon est prévue en 2017. Le site de maintenance et de remisage des rames de la ligne (M)(14) sera, par la même occasion, installé sur une friche de la ZAC des Docks de Saint-Ouen, sur un ancien site pétrolier de Total, à proximité de la future station Clichy - Saint-Ouen RER.

Un prolongement de la ligne (M)(4) jusqu'à Mairie de Saint-Ouen puis jusqu'aux Docks de Saint-Ouen est inscrit à la phase 1 (horizon 2007-2013) du Schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), adopté par délibération du conseil régional d'Île-de-France le 25 septembre 2008. Mais ce prolongement n'a encore fait l'objet d'aucune étude détaillée, ni d'un plan de financement. Il s'agit donc d'un projet à long terme.

Vers 2017, les portes de Paris limitrophes de Saint-Ouen devraient voir arriver le tramway (T)(3b), dans le cadre du prolongement de la ligne entre Porte de La Chapelle et Porte d'Asnières. Bien que l'aménagement physique soit prévu sur le territoire de Paris, sur les boulevards des Maréchaux, ce tramway permettra néanmoins de proposer un moyen de transport collectif supplémentaire pour desservir le quartier de la Porte de Saint-Ouen côté audonien, quartier qui est appelé à se développer dans les années 2015-2020 en raison du projet de ZAC dont l'aménagement est en cours. Des stations sont également prévues à la Porte des Poissonniers, à la Porte de Clignancourt, à la Porte Montmartre et à la Porte Pouchet. Cette extension facilitera les déplacements en transports collectifs entre le sud de Saint-Ouen et les portes du Nord et de l'Est parisien et offrira de nombreuses correspondances avec le réseau du Métro de Paris ((M)(12) à Porte de La Chapelle, (M)(7) à Porte de la Villette et (M)(5) à Porte de Pantin en particulier).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2005, Saint-Ouen comptait 8 193 logements sociaux ce qui la plaçait en 8e place de Seine-Saint-Denis. Le taux de logements sociaux de la ville était de 45,5 % , ce qui la place à la 7e place du département. La moyenne du département était de 35,7 %[6].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Le principal projet d'aménagement de la ville concerne la transformation de l'ancienne zone d'activité des Docks de Saint-Ouen en quartier diversifié[7], structuré autour d'un parc paysagé de 12 hectares (Grand Parc des Docks de Saint-Ouen) et du réaménagement des berges de Seine.

Le nouveau quartier des Docks, conçu par l'Agence Rafatdjou, architecte-urbaniste, s'étendra sur 100 hectares (environ le quart de la ville) et comprendra de nouveaux équipements publics (dont le groupe scolaire Nelson Mandela, rue des Docks, livré en septembre 2008, et un nouveau groupe scolaire rue Albert Dhalenne), 4 000 logements diversifiés, 10 000 nouveaux emplois, un parc de 12 hectares et de nouvelles zones d’activités dans le cadre d'une démarche de haute qualité environnementale (HQE), dans le cadre d'une recherche de mixité des fonctions (308 000 m2 de SHON de bureaux, 60 000 m2 de SHON de commerces et activités, 52 000 m2 de SHON d'équipements collectifs, 17 000 m2 de SHON d'équipements publics) et de mixité sociale (40 % de logements sociaux, 60 % en parc privé), avec le développement de la desserte en transports en commun (avec, en particulier le prolongement de la ligne 14) et des circulations douces. Ce projet est contesté par une partie des Audoniens, malgré de gros efforts de la ville pour mimer une concertation. En effet, il est prévu de construire des logements d'habitation sur d'anciens terrains industriels pollués, à proximité d'un incinérateur dont les émanations toxiques sont potentiellement dangereuses pour la santé. L'un des enjeux du projet sera d'intégrer les infrastructures industrielles du Syctom et de la CPCU dans un quartier moderne, tertiaire et résidentiel.

Deux autres ZAC sont en cours d'aménagement :

  • la ZAC « OVG », qui consiste en la viabilisation d'une ancienne friche industrielle induite par la fermeture de l'usine Ouvrard-Villars et Guilux avec la construction d'un programme mixte de logements (6 000 m2 de SHON) et d'activité tertiaire (10 000 m2 de SHON).
  • la ZAC « Porte de Saint-Ouen », qui consiste en la construction de 58 000 m2 de SHON, dont la moitié de bureaux, avec la démolition de nombreux bâtiments anciens et la création de nouveaux espaces publics.

Une médiathèque[8] de 4 000 m², baptisée Persépolis, a remplacé l'ancienne bibliothèque, de 700 m², fin 2008. Elle est située sur la place centrale où se trouve l’hôtel de ville. Il s’agit d’un grand bâtiment blanc en forme de bateau.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient de saint Ouen, évêque de Rouen mort dans la Villa Clippiacum, c'est-à-dire le palais du roi Dagobert situé dans le « Vieux Saint-Ouen » qui faisait partie de l'ancien territoire de Clichy.

Il est connu en Angleterre sous le nom de saint Owen ou Ewen et ses reliques furent transportées à Canterbury.

Le nom latin de l'évêque Ouen était Audœnus Dado ; il a donné le nom d'Audoniens aux habitants de la ville.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ouen de Rouen.
La ville fut desservie par de nombreuses lignes de tramways.
On voit ici une carte du réseau de la STCRP de 1925, avec en bleu les tramways, en rouge les lignes d'autobus.

La présence humaine sur le site dès la Préhistoire est attestée par la découverte d'outils datés du paléolithique moyen. L'histoire du village proprement dit débute à l'époque mérovingienne, époque à laquelle est édifiée une villa royale, Clippiacum, où demeura le roi Dagobert[9].

L'évêque saint Ouen y décède le 24 août 686[10]. La villa devient alors un important lieu de pèlerinage et un village s'établit rapidement autour du lieu de culte.

En 1285, Guillaume Crespy y acheta le canton de Mauvoy, où il fit bâtir un manoir qu'en 1299 Agnès de Crespy donna à Charles de Valois, qui l'embellit.

En 1311, Philippe le Bel, étant à Saint-Ouen, donna l'ordre de chasser les juifs du royaume.

En 1351, Le roi Jean fonda l'ordre militaire des chevaliers de l'Étoile, et leur assigna, à St Ouen la Noble Maison, anciennement la villa Clippiacum, pour tenir leurs assemblées. Jean, ayant fui de Paris, les factieux donnèrent la Noble Maison à Charles le Mauvais, roi de Navarre. De retour de captivité, en 1361, Jean y vint encore.

En 1374 Charles V donna la maison au dauphin.

Louis XI, en 1412, en fit don à l'abbaye de Saint Denis.

Le château seigneurial, bâti en 1660 fut vendu, en 1745 à madame de Pompadour.

Durant la Révolution, la commune fut rebaptisée en 1793 Bain-sur-Seine, appellation qui fut abandonnée en 1799[11].

En 1814, Louis XVIII venant d'Angleterre, descendit au château de Saint-Ouen.

En 1815, les troupes françaises et anglo-prussiennes s'y battirent. La convention militaire livra le village aux alliés, qui le dévastèrent.

Saint-Ouen possédait une glacière qui contribuait à la consommation parisienne. Saint-Ouen ne reste, toutefois, qu'un village jusqu'au XIXe siècle, période durant laquelle débute l'industrialisation de la commune.

En 1830 le port est inauguré et les docks ouverts jusqu’à l'avenue Victor-Hugo. Ils sont reliés en 1862 au chemin de fer de Ceinture de Paris, puis à la gare du Nord et à la gare de Paris-Est.

Saint-Ouen, vue des fortifs de Paris au début du XXe siècle

Saint-Ouen passe de 3 300 habitants en 1861 à 30 700 en 1896 grâce à l'industrialisation de la ville qui devient un faubourg industriel et populeux grâce à l'influence de Paris, même si les cultures représentent encore 50 % de la surface de la ville à cette époque. Plusieurs lignes de tramway électriques, tels l’Enghien - Trinité sont en circulation à cette époque et relient la ville à ses voisines.

A la fin du XIXe siècle, la ville compte une forte implantation du parti ouvrier socialiste révolutionnaire (POSR) de Jean Allemane ainsi qu'un groupe blanquiste , qui parviennent à s'allier pour conquérir la mairie dès 1887 avec Jean Pernin, un des premiers maire socialistes et ouvrier élu en France. En 1892, ce sont les allemanistes dirigent la municipalité, qui repasse au Parti radical en 1898. Néanmoins, le Parti socialiste de France parvient à obtenir l'élection d'Adrien Meslier, conseiller municipal de Clichy, comme député. La SFIO reconquiert la mairie et obtient un poste conseiller général en 1912. Pendant la guerre, plusieurs élus SFIO expriment des positions pacifistes. Le , Louis Dain est élu maire puis est remplacé après son décès par son adjoint Paul Bourdet le , qui sera contesté. Des militants constituent le la première section française officielle de l'Internationale communiste, bien avant la fondation du PCF au congrès de Tours. En 1920, une très large majorité se dégage en faveur du choix communiste[12].

Après la Première Guerre mondiale, Citroën bâtit une usine à Saint-Ouen, pour faire face à la forte demande d'automobiles, son usine du quai de Javel à Paris ne suffisant pas à y répondre.

En 1923, la ville se dote d'un office municipal d'Habitation à bon marché (HBM)[13], afin de contribuer à résoudre les problèmes de logement de cette ville en plein développement économique.

La ville est durement frappée durant la Première Guerre mondiale, avec 2 238 morts. Saint-Ouen est bombardée plusieurs fois durant la Seconde Guerre mondiale[14].

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune était divisée en deux cantons jusqu'en 2015 : le canton de Saint-Ouen et le canton de Saint-Denis-Sud. Avec le redécoupage cantonal de 2014, le canton de Saint-Ouen regroupe désormais l'entièreté de la commune ainsi que les villes de L'Île-Saint-Denis et d'Épinay-sur-Seine.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Après avoir hésité entre l'adhésion à la Communauté d'agglomération Plaine-Commune et la création d'une structure autonome avec Clichy, la ville s'est orientée vers l'adhésion à Plaine Commune[15]. Un référendum tenu en décembre 2011 a permis d'établir l'accord des habitants, malgré une faible participation[16]. L'adhésion à la Communauté d'agglomération Plaine-Commune est effective depuis le .

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), dont la commune est membre[17].

La Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015 prévoit également la création de nouvelles structures administratives regroupant les communes membres de la métropole, constituées d'ensembles de plus de 300 000 habitants, et dotées de nombreuses compétences, les établissements publics territoriaux (EPT).

La commune a donc également été intégrée le à l'Établissement public territorial Plaine Commune, qui succède à la communauté d'agglomération éponyme[18].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Comme la grande majorité des communes situées dans la proche banlieue nord de Paris (notamment les communes de Seine-Saint-Denis comme Saint-Denis, Stains ou Villetaneuse), Saint-Ouen est une commune emblématique de la Ceinture Rouge qui désigne les nombreuses municipalités communistes de la petite couronne. Ainsi, la commune n'a connu que trois maires entre 1945 et 2014, tous d'obédience communistes. Lors des élections municipales de 2008, Jacqueline Rouillon-Dambreville (candidate communiste) l'avait emporté avec un peu plus de 50 % des voix contre 39 % des voix à l'union de la droite et 9,4 % des voix à une liste divers gauche[19]. Toutefois, elle échoue à se faire réélire lors des élections municipales de 2014. Dès le premier tour, William Delannoy, le candidat de l'union de la droite est en tête avec près de 35 % des voix contre 31,5 % à Jacqueline Rouillon et 30 % au candidat socialiste. Si ce dernier se désiste, les deux candidats de gauche ne parviennent pas à s'entendre et les deux listes ne fusionnent pas. Finalement, la maire sortante n'obtient que 46,83 % des voix contre 53,16 % à son adversaire, William Delannoy[20]. Saint-Ouen est avec Bobigny ou Le Blanc-Mesnil l'un des bastions emblématiques du communisme en Seine-Saint-Denis à tomber[21].

Sur le plan départemental, les deux cantons historiques étaient marqués par la domination du parti communiste français (le canton de Saint-Denis-Sud tombe aux mains du parti socialiste en 2008). Aux élections départementales de 2015, c'est le binôme de droite qui s'impose.

Aux élections nationales, Saint-Ouen confirme un fort ancrage à gauche. Ainsi, lors de l'élection présidentielle française de 2012, François Hollande obtient 41,67 % des voix au premier tour et plus de 73,5 % des voix au deuxième tour tandis que Jean-Luc Mélenchon obtient 21 % des suffrages, soit six points de plus que Nicolas Sarkozy (14,8 % des voix).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 mai 1945 Alexandre Bachelet SFIO  
mai 1945 1979 Fernand Lefort PCF Sénateur de la Seine-Saint-Denis (1968 → 1986)
Conseiller général de Saint-Ouen (1967 → 1973)
1979 avril 1999 Paulette Fost PCF Conseillère général de Saint-Ouen (1973 → 1979)
Députée de la Seine-Saint-Denis(1978-1981)
Sénatrice de la Seine-Saint-Denis (1986-1995)
avril 1999 avril 2014 Jacqueline Rouillon-Dambreville PCF Conseillère général de Saint-Ouen ( 2004 → 2015)
avril 2014[22] avril 2020 William Delannoy DVD puis
UDI
Commerçant

Sécurité[modifier | modifier le code]

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Le taux de criminalité de la circonscription de police de Saint-Ouen [23] est de 153,39 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus élevé de la Seine-Saint-Denis, très largement supérieur aux moyennes nationale (83 ‰) et départementale (95,67 ‰). Le taux de résolution des affaires par les services de police de 28,79 % est quant à lui quasi-identique à la moyenne nationale de 28,76 %. En valeur absolue, le nombre d’actes de délinquance à Saint-Ouen n'est pas le premier du département[24].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Après l'avoir obtenue en 1998 et perdue en 2003, la ville obtient à nouveau en 2015 la « troisième fleur », sous l'action du service des parcs et jardins de l'Unité Territoriale du cadre de vie de Plaine Commune[25].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 47 534 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
845 602 649 612 981 983 1 196 1 316 1 507
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 262 3 294 5 804 8 091 11 255 17 718 21 404 25 969 30 715
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
35 436 37 866 41 904 50 848 52 467 53 146 51 106 45 465 48 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
51 956 48 886 43 588 43 606 42 343 39 722 42 950 45 595 47 783
2013 - - - - - - - -
47 534 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Ouen est située dans l'Académie de Créteil.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Saint-Ouen fait partie du territoire de santé de l'Hôpital Bichat-Claude-Bernard qui se situe entre Porte Montmartre et Porte Saint Ouen.

Sports[modifier | modifier le code]

L'extérieur du stade Bauer

La ville possède un stade, inauguré le 24 octobre 1909, dont le nom officiel est le stade de Paris mais qui est aussi connu sous le nom de stade Bauer, stade hôte de l'équipe du Red Star et qui a accueilli des matchs internationaux.

La ville dispose aussi d'une patinoire et du centre nautique Auguste-Delaune, ainsi que de la Grande Nef de l’Île-des-Vannes, complexe sportif situé sur le territoire de la commune de l'Île-Saint-Denis.

Médias[modifier | modifier le code]

Le journal Le Parisien a son siège situé à Saint-Ouen, 25 avenue Michelet

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2004, le revenu moyen par ménage était de 11 672 €/an[27]. En 2008, le revenu net déclaré moyen par foyer fiscal était de 17 505 €/an[28]. Le taux de chômage en 2000 était de 20 %[27]. En 2007 il a baissé à 16,3 %[27]. Voici les taux de chômage par quartier :

  • Centre Ville 19 %
  • Debain 18,8 %
  • Garibaldi 18,5 %
  • Pasteur Zola 15,4 %
  • Rosiers les Puces 15,4 %
  • Victor Hugo les Docks 23,5 %
  • Vieux Saint-Ouen 23 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le développement économique de la commune débute en 1830, avec l'inauguration de la « gare d'eau » et des docks. Les décennies suivantes voient apparaître de puissantes industries métallurgiques et chimiques. Le raccordement des docks au chemin de fer de la ligne de Petite Ceinture transforme rapidement l'activité de stockage en activité de production. Cet essor économique considérable va s'accentuer jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, toujours fondé sur les trois branches d'activités principales : la chimie et la parachimie, la métallurgie et le secteur énergétique. Les besoins vont être à la base d'une nouvelle vague d'industrialisation et durant l'entre-deux-guerres apparaissent de nombreuses industries.

Saint-Ouen est frappé par la désindustrialisation de la Plaine Saint-Denis, dans les années 1960-1980, mais a su profondément renouveler son tissu économique, avec l'installation de nombreuses activités tertiaires, en particulier des sièges sociaux de grands groupes.

Néanmoins, Saint-Ouen accueille toujours une des dernières usines de Citroën en milieu urbain. Cette Usine PSA de Saint-Ouen emploie environ 700 salariés et est spécialisée dans l'emboutissage et l'assemblage de pièces.

Les Docks de Saint-Ouen sont un pôle majeur de production énergétique en première couronne[29]. Les Docks accueillent une unité de valorisation énergétique des déchets ménagers du Syctom, exploitée par le groupe TIRU depuis 1990 sur une parcelle de 4,4 ha De plus, une parcelle de 0,5 ha accueille un garage à bennes de la Direction de la Propreté et de l'Eau de la Ville de Paris, qui en est propriétaire. Les Docks hébergent également, sur une parcelle de 3,6 ha, un site de cogénération CPCU (Compagnie Parisienne du Chauffage Urbain) qui produit à la fois de l'électricité et de la vapeur par une turbine fonctionnant principalement grâce à l'incinération des ordures ménagères (pour moitié), au gaz naturel (25 %) et au charbon (20 %) et dont la capacité de production est de 125 MW électriques, 982 MW thermiques et de 400 tonnes par heure de vapeur. Cette usine de production d'énergie est encadrée par deux terrains appartenant à la Ville de Paris. Un des terrains, de 4,3 ha, proche de la Seine, est vide de toute occupation. Le deuxième terrain, de 4 ha, tourné vers Saint-Ouen et le boulevard Victor Hugo, est concédé à EDF et RTE et accueille des postes de transformation électrique qui servent à l'alimentation électrique des communes voisines, y compris Paris, ainsi que des entrepôts de EDF/ERDF.

La commune compte désormais 3 727 établissements, qui emploient 35 000 salariés[30], dans un immobilier d'entreprise diversifié de 465 000 m² de locaux professionnels.

Elle comprend notamment :

  • Un pôle tertiaire à l’ouest de la ville de 201 486 m2 de bureaux : ZAC Victor-Hugo (Danone, Centre de Recherche Capillaire, division "Grand Public" et Club des Créateurs de Beauté L'Oréal, OCP Répartition, Crown, Nokia Siemens Networks France, GFI Informatique, Groupe Solendi, Cetelem, GDF Suez), immeubles Eurocrystal (siège de Danone), EuroSquare 1 et 2 (siège de Nokia Siemens Networks France), Porte du Parc (GFI), EuroAtrium, Ovalie (SAMSUNG Electronics France), Colisée I, II et III (sièges de Citroen, ISS Propreté et Sage France. Les parcelles des bâtiments sont cadastréees à Saint-Ouen mais ces trois sociétés relèvent du RCS de Paris), entre autres. Le siège de Sony France, située entre Clichy et Saint-Ouen, compte un bâtiment situé sur le territoire audonien (immeuble Floréal 2).
  • 5 principaux parcs d’activités : parc Albert-Dhalenne, parc des Docks (parc logistique Valad Park), parc Quai de Seine, parc Victor-Hugo, Cap Saint-Ouen
  • Des immeubles de bureaux : Axe Nord (Challancin, Siemens ACS, Compagnie Française d'Informatique, entre autres), le Baldi (Rue Du Commerce.com), Energy Park, le Landy Pleyel, le Garibaldi, le Bauer, le parc Dieumegard (siège de Kuoni France et importante division du groupe informatique Bull), le laboratoire d'analyses industrielles Apave installé dans une ancienne usine Ricqlès, etc.
Cheminées d'usines aux docks de Saint-Ouen en 1989.
Principales entreprises ayant leur siège social ou commercial à Saint-Ouen (Chiffre d'affaires 2010 supérieur à 10 M€)
Nom Activité Chiffre d'affaires
Danone Agroalimentaire 13 700 000 000 €
Citroën Automobile 8 582 379 400 €
OCP Répartition Pharmacie 6 605 969 900  €
Alstom Transport Industrie transports 5 600 000 000 €
Groupe CRIT Travail temporaire 1 500 000 000 €
Bosch Automobile 1 461 743 000 €
Bacardi Martini France Spiritueux 883 954 100  €
ISS Propreté Services 563 000 000  €
Bosch Électroménager France Électroménager 553 329 800  €
Célio Confection 515 450 700  €
Crown Emballage France Métallurgie 490 294 500  €
Century 21 Immobilier 374 000 000 €
GFI Informatique Informatique 367 950 300  €
Rue Du Commerce.com E-commerce 316 808 300  €
Sage France Informatique 277 422 000  €
Kuoni France Voyagiste 220 349 700  €
Le Parisien Presse quotidienne 213 398 700  €
Nokia Siemens Networks France Télécommunications 212 282 700  €
Oger international Ingénierie 192 101 700  €
Groupe Challancin Gardiennage et entretien 126 352 800  €
Balas Mahey BTP 77 195 800  €
Compagnie Française d'Informatique Informatique 65 643 800  €
Fenwick Équipements industriels 38 000 000  €
Bally France Jeux 16 660 800  €
Video Plus Commerce 15 823 000  €
Saguez et Partners Publicité 12 358 200  €
Groupe Bergame Impression 11 377 700  €
Garage des Taxis G7 Logistique 10 743 700  €
Brasseries Étoile Boulogne Commerce de boissons 10 629 200  €

Le 16 janvier 2012, l'État, Saint-Ouen et la Communauté d'agglomération Plaine-Commune ont signé le premier accord cadre du Grand Paris, pour la mise en place d'un territoire de la création, dont l'une des locomotives sera la nouvelle Cité du Cinéma de Luc Besson, qui se situe à Saint-Denis, sur un ancien site EDF limitrophe de Saint-Ouen. Une des halles Alstom (longue de 265 m., large de 65 m. et haute de 17 m.), située dans la ZAC des Docks, est prévue pour accueillir dès 2014 une Cité du design, avec l'installation d'une société de design, une école et un laboratoire du design et des espaces de rencontres et d'expositions. De nombreuses sociétés de production audiovisuelle, d'agences de publicité, de design et de structures spécialisées dans l'art et les antiquités sont déjà basées à Saint-Ouen, de même que sur le territoire de Plaine Commune. Saint-Ouen accueille également le plus grand marché d'antiquaires et de brocanteurs au monde : le Marché aux puces de Saint-Ouen. Avec 11 millions de visiteurs annuels, c'est le principal pôle touristique de la ville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Château de Saint-Ouen
L'ancien hippodrome de Saint-Ouen
L'église du Vieux Saint-Ouen, au début du XXe siècle

Marché aux puces[modifier | modifier le code]

La ville accueille l'un des marchés aux puces de Paris[31]. Vers 1870, des chiffonniers de Paris s’installent à St-Ouen sur la zone des Malassis, zone de non droit détaxée, située au-delà des barrières de l’octroi parisien. Le marché aux puces naît officiellement en 1885 : des chiffonniers de Paris s’y installent car la biffe bruyante incommode les parisiens et l'arrêté préfectoral relatif à l'enlèvement des ordures ménagères d'Eugène Poubelle en 1884 (création de la poubelle) prive les « crocheteurs » de leur matière première qui s'entassait avant dans les rues et les caniveaux. Les biffins prennent alors l'habitude d'y déballer certains jours de la semaine les produits de leurs fouilles dans les décombres, les remblais et les poubelles[32].

Le marché aux puces de Saint-Ouen est la plus importante concentration d'antiquaires et de brocanteurs du monde[33], totalisant cinq millions de visiteurs par an[34] parmi lesquels on croise beaucoup de touristes étrangers et même très souvent des célébrités. Ce marché aux puces se tient tous les samedis, dimanches et lundis et n'est plus depuis longtemps constitué que de professionnels louant leur emplacement avec des baux d'une durée minimale de trois ans. Il compte quatorze marchés couverts ou en plein air, dont :

En marge du marché d'antiquités, de foisonnants commerces de vêtements et d'articles de fantaisie occupent les rues environnantes. Il est également le terrain de ventes de certains « vendeurs à la sauvette ».

Les puces servent de décor aux film de Louis Malle pour Zazie dans le métro puis de Woody Allen pour Minuit à Paris.

il est classé depuis 2001 zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager[35].

Château de Saint-Ouen[modifier | modifier le code]

Le Château, en face du Pont de Saint-Ouen, fut édifié de 1664 à 1669 par l'architecte Antoine Le Pautre pour Joachim-Adolphe de Seiglières de Boisfranc, surintendant des finances de Monsieur, frère du roi Louis XIV. Le château appartint ensuite à la famille de Gesvres, à la marquise de Pompadour de 1759 à 1764, avant d'être acheté en 1811 par Vincent Potocki, grand chambellan de Pologne et général de cavalerie.

Louis XVIII, de retour d'Angleterre, y signe dans la nuit du 2 au 3 mai 1814 un acte historique : la déclaration dite de Saint-Ouen rétablissant la monarchie, reconnaissant cependant certaines libertés acquises durant la Révolution française et l'Empire.

Il ne reste rien de l'ancien château, acquis en 1816 par Louis XVIII, qui le détruisit pour en faire construire un nouveau par Huvé, à l'italienne. Il l’offrit à sa maîtresse Madame du Cayla, qui y tint une grande fête en 1823, où fut inauguré le portrait du roi, peint par Gérard.

En 1881 ses propriétaires autorisèrent l'établissement d'un champ de courses dans le parc. Si celui-ci fit le bonheur de nombreux turfistes au tournant du XXe siècle, il avait disparu en 1917.

Le château, abandonné après la mort de Mme du Cayla, fut repris par la commune, qui le restaura en 1963 pour en faire le musée d'histoire locale. Depuis, il accueille également le conservatoire de musique municipal.

En janvier 1973, le Château a hébergé, sous haute surveillance, la délégation vietnamienne (Front National de Libération - Viêt Cong) participant, avec les États-Unis, aux accords de paix de Paris, qui mettront fin à la Guerre du Viêt Nam (accords signés le 27 janvier 1973).

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église du Vieux Saint-Ouen (4, rue Planty), témoin de l'histoire de la ville, est un édifice dont l'origine date du XIIe siècle, mais qui fut plusieurs fois restauré, notamment au cours du XIXe siècle, inscrit à l'inventaire des monuments historiques.
  • Église Notre-Dame-du-Rosaire de 1902, néo-romane
  • Église du Sacré-Cœur de 1933 par Charles Nicod, de style néo-roman.
  • La salle Macchiavelli qui servit aux offices religieux avant la construction de l'Église du Sacré-Cœur.
  • Le musée Pierre-Cardin (33, boulevard Victor-Hugo). Pierre Cardin avait installé son musée entre la mairie et les docks de la commune, dans une ancienne usine de peinture de 3 000 m². En 2014, le musée a été transféré dans Paris, 5, rue Saint-Merri (4e arrondissement).
  • La Chope des Puces 122, rue des Rosiers, lieu culte du jazz manouche depuis plus de 60 ans et désormais salle de spectacle, école de guitare, atelier de fabrication traditionnelle de guitares
  • L'usine Citroën 23, avenue du Capitaine Glarner. En 1848 l'industriel et inventeur Joseph Farcot s'implante à Saint-Ouen, et ouvre une usine spécialisée dans les machines à vapeur. Le constructeur automobile André Citroën rachète l'ensemble des bâtiments en 1919 pour y établir une usine d'emboutissage destinée à la construction automobile. Cette usine est aujourd'hui classée parmi les monuments historiques de la ville de Saint-Ouen.
  • Deux cimetières :
    • le cimetière communal ;
    • le cimetière parisien de Saint-Ouen. Il est la propriété de la Ville de Paris qui en assure la gestion. Son entrée principale se trouve à l'extrémité de l'avenue du Cimetière située 69 avenue Michelet. Sa superficie est de 27,08 ha.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Saint-Ouen et la chanson[modifier | modifier le code]

  • Aristide Bruant a chanté À Saint-Ouen.
  • Dona a chanté l’Idylle à Saint-Ouen
  • Édith Piaf a chanté Entre Saint-Ouen et Clignancourt.
  • Henri Salvador a composé la chanson Trompette d'occasion sur le marché aux puces.
  • Yves Simon, dans Histoire d'un vaurien, évoque également le marché aux puces.
  • Daniel Guichard, dans Le Gitan, parle de la ville.
  • Le texte de Pierre Frachet Ma môme, interprété par Jean Ferrat, évoque aussi la ville.
  • Sanseverino évoque notamment La Chope des Puces dans Michto la pompe.
  • Alpha 5.20, évoque le marché aux puces dans l'ensemble de ses morceaux.
  • Pink Floyd a donné les premiers concerts français de sa tournée pour Dark Side of the Moon les 1er et 2 décembre 1972 sous la Nef de l'Ile des Vannes, territoire audonien sur l'Ile-Saint-Denis.

Saint-Ouen et la poésie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Necker, homme politique et banquier français, possédait le château de Saint-Ouen.
  • Madame de Staël, sa fille, y a séjourné. Elle y fut notamment assignée à résidence par Napoléon Ier.
  • Le Marquis de Sade y a vécu chez Constance Quesnet, 3 place de la Liberté, à partir du 20 avril 1797.
  • Charles Terront, premier vainqueur de Paris-Brest-Paris y est né.
  • Georges Hillaireau, peintre et dessinateur, y est né.
  • Le capitaine Jean Glarner, résistant français, citoyen d'honneur de la ville de Saint-Ouen. Il participa à la création du comité local de libération qui, le 19 août 1944, mena le combat contre les troupes allemandes jusqu'à l'arrivée des premiers blindés de la division Leclerc. Une avenue de la ville porte son nom.
  • Georgette Lemaire a chanté chez Louisette aux puces de Saint-Ouen.
  • La Goulue a vécu à Saint-Ouen, non loin du marché aux puces. Quand elle mourut, elle était domiciliée dans sa roulotte située 59, rue des Entrepôts.
  • Alex Virot y repose.
  • Joey Starr a vécu à Saint-Ouen, pendant une dizaine d'années en location, la maison reste inhabitée.
  • Alibi Montana vit à Saint-Ouen.
  • Philippe Risoli, chanteur et animateur de télévision et de radio.
  • Rohff a vécu à Saint-Ouen dans le quartier Debain-Michelet, lorsqu'il a immigré des Comores.
  • Xavier Delarue, né à Saint-Ouen, connu pour avoir participé à Secret Story 1.
  • Marcel Campion, propriétaire du bar de jazz la chope des puces.
  • Jean Lanier, 1913-1999, comédien français était né à Saint-Ouen.
  • Filip Nikolic, 1974-2009, chanteur et acteur français.
  • Steve Marlet, footballeur et entraineur a suivi sa scolarité à Saint-Ouen.
  • Pierre-Louis Basse, journaliste et écrivain.
  • Louis Béors, membre du Comité central du PCF en 1926 et recruteur du mouvement Libération Nord à Saint-Ouen sous l'Occupation.

Héraldique[modifier | modifier le code]

armes de Saint-Ouen

Les armes de la ville de Saint-Ouen se blasonnent ainsi :
De gueules semé de grandes étoiles d'argent à huit rais, chargées chacune en cœur d'un tourteau d'azur surchargé d'un soleil d'or percé d'azur.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léopold Pannier, La noble-maison de Saint-Ouen, la Villa Clippiacum, et l'ordre de l'Étoile, d'après des documents originaux, (Histoire de Saint-Ouen-sur-Seine, première partie : Moyen Âge) Librairie A. Franck et Librairie A. Aubry, Paris 1872 [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal Officiel, Loi n° 64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  2. certaines de ces stations ne sont pas situées dans la commune:
  3. Une gare desservait autrefois la ville, celle de Saint-Ouen-sur-Seine, ouverte en 1908, située environ 500 m au sud-est de la mairie sur la ligne de La Plaine à Ermont - Eaubonne ou ligne des Grésillons ; elle a été désaffectée lors de l'intégration de la partie nord de cette ligne dans le RER C
  4. « Prolongement de la ligne 14 pour désaturer la ligne 13 », STIF,‎ (consulté le 25 janvier 2012).
  5. « Le Dossier d’Enquête Publique », sur www.desaturerlaligne13.com, STIF,‎ (consulté le 25 janvier 2012).
  6. « Données chiffrées sur les logements sociaux en Seine-Saint-Denis »
  7. Ecoquartier des Docks sur sequano.com
  8. Batiactu- info, emploi, moteur de recherche BTP & immobilier
  9. http://books.google.fr/books?id=iJYIAQAAIAAJ&pg=PA31
  10. http://books.google.fr/books?id=iJYIAQAAIAAJ&pg=PA38
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. « Histoire du mouvement socialiste à St Ouen (1914-1921) », ehmo.fr,‎ (consulté le 31 décembre 2015)
  13. L'office municipal d'HBM de Saint-Ouen est l'ancêtre de l'Office public de l'habitat de Saint-Ouen
  14. Paris et l’Île-de-France, collection Terre des villes, Édition BELIN
  15. [PDF] « Avis du conseil municipal sur son projet de développement intercommunal et sur le schéma départemental de coopération intercommunale : Compte rendu intégral des débats du conseil municipal », Ville de Saint-Ouen,‎ (consulté le 26 janvier 2012), p. 27-56
  16. « Votation Citoyenne », sur http://www.ville-saintouen.fr,‎ (consulté le 25 janvier 2012)
  17. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
  18. Décret n° 2015-1659 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Saint-Denis sur Légifrance.
  19. « Le Parisien » (consulté le 5 avril 2014)
  20. « Saint-Ouen, résultats municipales 2014 », Le Parisien (consulté le 5 avril 2014)
  21. « Saint-Ouen, bastion communiste, vire à droite », Europe 1,‎ (consulté le 5 avril 2014)
  22. Nathalie Revenu, « Pour la première fois, ils ont endossés l'habit de maire ce week-end : Delannoy (DVD) déjà chahuté par l'opposition », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎
  23. Préfecture de Seine-Saint-Denis : le commissariat de Saint-Ouen
  24. Le Figaro - Délinquance : palmarès 2005 de la Seine-Saint-Denis
  25. « Saint-Ouen-sur-Seine consacrée "ville fleurie" ! », sur http://www.saint-ouen.fr,‎ (consulté le 7 janvier 2016).
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  27. a, b et c « Contrat Urbain de Cohésion Sociale 2007- 2009 de la ville de Saint-Ouen »
  28. « Chiffres INSEE de la ville de Saint-Ouen »
  29. Source
  30. Source : INSEE - Résultats du recensement de la population de 2008 - Emplois au lieu de travail.
  31. Il est implanté sur l'emplacement des anciennes glacières de Saint-Ouen qui fournissaient autrefois une grande partie de la glace utilisée à Paris. Ces glacières consistaient en un puits de 10 mètres de profondeur et de 33 mètres de diamètre, on y fabriquait de la glace par des procédés artificiels.
  32. Gérard Boutet, La France en héritage, Librairie Académique Perrin,‎ 2007, p. 233
  33. Jean-Paul Labourdette, Paris Dimanche, Petit Futé,‎ 2007, p. 57
  34. Stanislas de Haldat, Le Paris des Parisiens, Stock,‎ 2014, p. 101
  35. « le Marché aux Puces de Saint-Ouen : le plus grand marché d’antiquités du monde », sur marcheauxpuces-saintouen.com,‎ 2013