Guizengeard

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Guizengeard
Guizengeard
Salle des fêtes de Guizengeard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Charente-Sud
Intercommunalité Communauté de communes des 4B Sud-Charente
Maire
Mandat
Christian Gadrat
2014-2020
Code postal 16480
Code commune 16161
Démographie
Gentilé Guizengeardais
Population
municipale
162 hab. (2015 en augmentation de 6,58 % par rapport à 2010)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 49″ nord, 0° 06′ 09″ ouest
Altitude Min. 64 m
Max. 157 m
Superficie 14,76 km2
Localisation

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Guizengeard

Guizengeard est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Guizengeardais et les Guizengeardaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Guizengeard est une petite commune du pays Sud Charente et de la forêt de la Double saintongeaise, limitrophe de la Charente-Maritime, située à 6 km au sud-ouest de Brossac, chef-lieu de son canton et 44 km au sud-ouest d'Angoulême.

Le bourg de Guizengeard est aussi à 10 km à l'est de Chevanceaux, 11 km au nord-est de Montguyon, 12 km à l'ouest de Chalais, 14 km au sud-est de Baignes, 19 km au sud de Barbezieux, 47 km au sud de Cognac et 63 km de Bordeaux[2].

À l'écart des routes importantes, la commune est traversée du nord au sud par la D 68 qui descend la vallée du Palais en direction de Montguyon et relie le bourg à la mairie. La D 195 mène vers Brossac et la D 127 vers Barbezieux[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le bourg de Guizengeard est minuscule et localisé autour du cimetière et de sa chapelle. La mairie et la salle des fêtes se trouvent à un kilomètre plus en en amont dans la vallée, au hameau « chez Thomas », hameau le plus peuplé de la commune.

On trouve aussi de nombreux petits hameaux et fermes : chez Rambaud, Gobourg, chez Drigaud, les Petits Cousinauds, la Tannerie, etc[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Guizengeard
Boisbreteau Oriolles Chillac,
Passirac
Chevanceaux
(Charente-Maritime)
Guizengeard Brossac
Neuvicq
(Charente-Maritime)
Boresse-et-Martron
(Charente-Maritime)
Saint-Vallier

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La totalité de la commune est occupée par un terrain composé de sable kaolinique, d'argiles et de galets, dépôt datant du Tertiaire[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est assez vallonné. Le point culminant est à une altitude de 157 m, situé aux Moulins, en limite avec Boisbreteau dont c'est aussi le point culminant. Le point le plus bas est à 64 m, situé au bord du Palais sur la limite sud, à la Tannerie[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune occupe le versant rive droite de la vallée du Palais, affluent du Lary et sous-affluent de l'Isle. Toute la commune est sur le bassin versant de la Dordogne.

Le Palais a plusieurs affluents dans la commune. Le ruisseau qui passe chez Thomas prend ses sources dans les communes voisines d'Oriolles et Chillac; il s'appelle le Geard[7]. Plus en aval, le ruisseau des Marais draine l'ouest de la commune. Il se jette dans le Palais près du bourg. Enfin, la Nauve Martin, petit affluent du Palais, fait la limite sud de la commune et du département.

Il y a de nombreuses retenues d'eau et étangs, dont certains comblent d'anciennes carrières[3].

Végétation[modifier | modifier le code]

La forêt vue du cimetière

Ces sols peu fertiles ou landes sont souvent boisés en pins maritimes, châtaigniers, chênes (rouvres, pédonculés, tauzins), et bruyère et constituent la Double saintongeaise, appelée forêt de Chaux ou Petit Angoumois dans la partie charentaise, qui couvre une grande partie des cantons de Brossac et Baignes.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Guissenjard au XIIIe siècle[8]. Une autre forme écrite autrefois, sans précision de date, était Guillonzart, et c'est ainsi que le prononçaient certains anciens habitants au début du XXe siècle[7].

Plusieurs étymologies ont été proposées. L'origine du nom de Guizengeard pourrait remonter à Vado Ansgarde, signifiant « le gué d'Ansgardis », d'un nom de femme germanique[9]. Talbert y voit un nom de femme germanique, Wisa, avec la préposition en et le Jard, le principal affluent du Palais dans la commune[10],[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette ancienne paroisse de Saintonge formait autrefois la commanderie de la Lande, qui a d'abord appartenu aux Templiers avant d'être donnée, à la dissolution de cet ordre, aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, selon Martin-Buchey[Note 1], ou à l'ordre de Saint-Antoine, d'après un auteur plus récent[12].

Article détaillé : Commanderie de Guizengeard.

L'église était servie par les curés de Boresse, puis ceux de Boisbreteau.

Sous l'Ancien Régime, Durfort était un petit fief démembré de la seigneurie des Châtelars, à Passirac, qui fut acquis au XVIIIe siècle par la famille Desroches, qui y résida.

Au début du XXe siècle, la seule industrie de la commune était celle du charbon de bois, qui s'exportait assez loin dans le département[7].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 1995 en cours Christian Gadrat SE Retraité de la Poste
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2015, la commune comptait 162 habitants[Note 2], en augmentation de 6,58 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
346291364386445418407363412
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
344386321355362376386390333
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
346331281280233285244199223
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 -
235213202168155173152162-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Guizengeard en 2007 en pourcentage[17].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
1,1 
9,3 
75 à 89 ans
6,9 
16,3 
60 à 74 ans
16,1 
20,9 
45 à 59 ans
19,5 
23,3 
30 à 44 ans
28,7 
11,6 
15 à 29 ans
11,5 
18,6 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean-Baptiste est située dans le cimetière, au bourg, et c'était une ancienne commanderie des Templiers, puis des Hospitaliers. La chapelle date du XIIe siècle (dont il reste encore le chevet) et elle a été refaite en 1854. Elle est devenue église paroissiale au XVIIe siècle, et les bâtiments conventuels ont été détruits[19]. Elle possède la cloche la plus ancienne de Charente, datée de 1495[12]. Le cimetière abrite un buste de 1911 fait par Émile Grégoire, sculpteur français né à Brossac, dédié à sa mère et ornant la tombe de celle-ci[20],[21].
  • Le logis de Durfort daterait du XVIIe siècle, mais le logis principal a été partiellement reconstruit au milieu du XIXe siècle[22].
  • Les anciennes carrières de kaolin ont été aménagées en réserve écologique dans les années 2010. Situé au milieu des pins à côté de l'église, le parc-découverte de 95 hectares comporte des étangs et a été confié au CREN[23],[24].
  • Un parc safari de 650 hectares, propriété du château de Chaux à cheval aussi sur la commune de Boisbreteau et la Charente-Maritime et dont l'entrée est au Relais de Buissonnet, est aussi ouvert depuis les années 2010 pour les périodes estivales[25],[26].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Martin-Buchey emploie la dénomination courante, mais anachronique, « ordre de Rhodes et de Malte ».
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 20 décembre 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montguyon », sur Infoterre, (consulté le 30 décembre 2011)
  7. a, b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 195-196
  8. Cartulaire de Barbezieux in Paul-François-Étienne Cholet (préf. L.Clouzot), Cartulaire de l'abbaye de Saint-Étienne de Baigne, Niort, L.Clouzot, , 382 p. (lire en ligne)
  9. Förstemann, Altdeutsches Namenbuch, Berlin, 1856, p.106
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 338.
  11. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. a et b Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 187
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. « Evolution et structure de la population à Guizengeard en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  19. « Église de Guizengeard », notice no IA00041140, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Buste d'Émile Grégoire », notice no IA16008778, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Panneau d'information à l'extérieur du cimetière
  22. « Logis de Durfort », notice no IA00041143, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Stephan Ferry, « 95 hectares bientôt confiés au CREN périodique=Charente libre », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne)
  24. Mauricette Boutin, « Le sentier des carrières de Guizengeard », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  25. « Le Safari Parc rouvre ses portes », La Charente libre,‎ (lire en ligne)
  26. Safari Parc de Haute-Saintonge

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]