Penne (Tarn)

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Penne
Penne (Tarn)
Centre-ville de Penne.
Blason de Penne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Carmaux-2 Vallée du Cérou
Intercommunalité Communauté de communes du Cordais et du Causse
Maire
Mandat
Jean-Luc Kretz
2014-2020
Code postal 81140
Code commune 81206
Démographie
Population
municipale
576 hab. (2015 en augmentation de 2,31 % par rapport à 2010)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 41″ nord, 1° 43′ 52″ est
Altitude 114 m
Min. 93 m
Max. 489 m
Superficie 64,04 km2
Localisation

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Penne

Penne est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département de Tarn-et-Garonne.

S'accrochant à un piton rocheux qui surplombe la rive gauche de l'Aveyron, dans la partie la plus pittoresque de son cours, le vieux bourg de Penne, dominé par les ruines de son château, occupe un site remarquable.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Penne jouxte sept autres communes dont quatre sont situées dans le département de Tarn-et-Garonne.

Communes limitrophes de Penne[1]
Cazals
(Tarn-et-Garonne)
Saint-Antonin-Noble-Val
(Tarn-et-Garonne)
Montricoux
(Tarn-et-Garonne)
Penne Vaour
Bruniquel
(Tarn-et-Garonne)
Larroque Castelnau-de-Montmiral

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ligne de Lexos à Montauban traversait la commune. Elle fut construite entre décembre 1853 et le , date de son inauguration. La ligne est intensément utilisée durant six années jusqu'à l'ouverture de la ligne Lexos Toulouse via Vindrac, Tessonières et Albi qui lui fait concurrence[2].

En 1930, une ligne autobus relie Penne à la gare de Vindrac en passant par Vaour. Le service passager de la ligne de chemin de fer est interrompu en 1935 pour être renouvelé en 1940 et définitivement arrêté en 1955[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Penne proviendrait d'un nom pré-latin probablement ligure penna signifiant « hauteur rocheuse plus ou moins pointue », qui a donné son nom à d'autres communes et lieux-dits principalement dans le sud de la France[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Parure en bronze de Penne (Tarn) - Muséum de Toulouse.

Dès le milieu du XIXe siècle, Jean-Baptiste Noulet a fouillé la grotte dite « Le Cuzoul d'Armand » à Penne, datant de l’âge du bronze. Plusieurs objets sont conservés au muséum de Toulouse.

En 580, à l'époque des premiers seigneurs de Penne, une église est construite sous l'impulsion de saint Salvy, évêque d'Albi.

Église de Penne.

Aux XIIe et XIIIe siècles est construite l'église actuelle, orientée à l'est et intégrée à l'enceinte fortifiée du village. L'abside dominait le fossé qui occupait la place actuelle.

En 1562, lors des guerres de religion, les protestants de Penne et ceux de Monflanquin battent Charry, un lieutenant de Monluc. Blaise de Monluc, à la tête de l’armée royale et des catholiques, prend la ville et sept cents protestants y sont massacrés, y compris les femmes qui avaient défendu la ville[4].

En 1568, le chef protestant Philippe de Rabastens prend la ville restée catholique. L'église est en partie détruite[5].

Une fois la paix religieuse revenue, l'église est restaurée dans le style gothique occitan. Une porte est alors ouverte à l'est sur le fossé maintenant comblé, et l'église est « retournée » (orientée à l'ouest).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1965 Fernand Verdeille SFIO Conseiller général du Tarn (1945-1974)
Sénateur du Tarn (1946-1974)
1965 août 2006 Maurice Boyer DVG Conseiller général (1988-2008)
août 2006 en cours Jean-Luc Kretz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2015, la commune comptait 576 habitants[Note 1], en augmentation de 2,31 % par rapport à 2010 (Tarn : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0002 0922 2612 1742 3932 2672 2432 2012 157
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1502 0532 0211 8831 8261 7541 6931 5661 512
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3051 2801 227928868755721696531
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
535504515507516522548552574
2015 - - - - - - - -
576--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le territoire de la commune porte de nombreux mégalithes préhistoriques, dont au moins 1 menhir, 1 ciste, 1 alignement et près d'une dizaine de dolmens.
  • Penne, village médiéval construit sur un éperon rocheux.
  • Église du XIIIe siècle intégrée aux remparts, d'orientation inversée (vers l'ouest).
  • La chapelle Sainte-Madeleine des Albis. Ancien prieuré de l'abbaye de Septfonds puis possession des templiers de Vaour avec les moulins d'Auriol, actuel lieu dit La Madeleine sur la rive droite de l'Aveyron[10],[11].
  • Grotte de la Magdeleine des Albis.
  • Château-fort de Penne domine la vallée de l'Aveyron.

Malheureusement, depuis 2017 la mairie a décidé d’amocher le village avec notamment les travaux du nouvel office de tourisme sur une ancienne bâtisse splendide. Ces travaux ont coûté 800 000 euros pour 150 000 euros de travail. Une affaire est en cours.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Une personnalité hors du commun : le Terrrrrrrrrrrrrrrrrrrible de Penne[modifier | modifier le code]

Alexandre Viguier est une figure emblématique de Penne qui a laissé une trace dans l'histoire locale sous le nom de Terrrrrrrrrrrrrrrrrrrible de Penne. La consonne r est répétée 19 fois pour expliquer qu'il était un républicain du XIXe siècle.

Né en 1835, il exerce le métier de géomètre. Il est aussi conseiller juridique pour les populations rurales voisines grâce à ses connaissances en droit et en code civil. Il est célèbre localement et respecté par les habitants.

Il se marie à 39 ans avec Marie Justine Roussel, âgée de 17 ans et issue d'une classe aisée. La gestion catastrophique de sa fortune personnelle incite l'épouse dix années plus tard à demander la séparation des biens.

Statue du Terrrrrrrrrrrrrrrrrrrible de Penne dans une niche murale extérieure de l'église de Penne.

Alexandre Viguier quitte définitivement la ferme familiale de Cousines. Il change définitivement d'apparence. Jusqu'à son décès, il refuse de se raser ou de se couper les cheveux. Mû par la volonté de supprimer toutes les misères du monde, il dédie sa vie entière à un combat déterminé contre toutes les institutions et la justice. Il est toujours représenté accompagné d' une lanterne destinée de manière symbolique à éclairer sa lutte radicale.

Il échoue à toutes les élections législatives auxquelles il a participé. Il a même l'occasion de se présenter face à Jean Jaurès à Carmaux en 1896. Il décide de se rendre à Paris pour porter ses idées vers les plus hautes sphères du pouvoir. Ses comportements sont jugés tellement iconoclastes qu'il est interné à l'hôpital Sainte Anne et est renvoyé dans sa ville natale. Il vit alors d'expédients, comme un marginal en solitaire. Il réside au château de Penne (dans la salle des gardes) où il décède à l'âge de 76 ans en 1911.

L'origine de l'adjectif pour qualifier ce personnage n'est pas clairement établie. Certains avancent l'hypothèse que son physique « terrible » explique son surnom. D'autres suggèrent son intelligence des affaires bien que ses échecs financiers agricoles n'appuient pas cette explication.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Penne Blason D'azur à la plume d'or, au chef cousu de gueules chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Edouard Minard, La saga d'un rocher : Penne du Tarn, , 174 p.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 517.
  4. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, (ISBN 2-7242-0785-8)., p. 234
  5. Source : Panneau présent dans l'église.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. Charles Portal et Edmond Cabié, Cartulaire des Templiers de Vaour (Tarn), , p. VIII, disponible sur Gallica
    Le prieuré de Sainte-Madeleine des Albis appartenait encore à l'abbaye de Septfonds en 1150. La première mention des templiers remonte à 1173 alors que l'abbaye déménage vers 1161 près de Réalville et devient l'abbaye Saint-Marcel.
  11. Elie-A. Rossignol, Monographies communales ou Étude statistique, historique et monumentale du département du Tarn, t. III, (lire en ligne), p. 199-201
  12. Le mystère de l’ermite photographe play boy.
  13. Penne. Le reporter était devenu ermite : son squelette retrouvé dans une grotte.