Penne (Tarn)

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Penne
Centre-ville de Penne
Centre-ville de Penne
Blason de Penne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Carmaux-2 Vallée du Cérou
Intercommunalité Communauté de communes du Cordais et du Causse
Maire
Mandat
Jean-Luc Kretz
2014-2020
Code postal 81140
Code commune 81206
Démographie
Population
municipale
574 hab. (2012)
Densité 9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 41″ N 1° 43′ 52″ E / 44.0780555556, 1.7311111111144° 04′ 41″ Nord 1° 43′ 52″ Est / 44.0780555556, 1.73111111111
Altitude 114 m (min. : 93 m) (max. : 489 m)
Superficie 64,04 km2
Localisation

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Penne

Penne est une commune française située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

S'accrochant à un piton rocheux qui surplombe la rive gauche de l'Aveyron, dans la partie la plus pittoresque de son cours, le vieux bourg de Penne, dominé par les ruines de son château, occupe un site remarquable.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Penne jouxte 7 autres communes dont 4 sont situées dans le département de Tarn-et-Garonne.

Communes limitrophes de Penne
Cazals
Saint-Antonin-Noble-Val
Montricoux
Bruniquel
Penne Vaour
Bruniquel
Laroque
Larroque Castelnau-de-Montmiral

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ligne de Lexos à Montauban traversait la commune. Elle fut construite entre décembre 1853 au date de son inauguration. La ligne est intensément utilisée durant 6 années jusqu'à l'ouverture de la ligne Lexos Toulouse via Vindrac, Tessonières et Albi qui lui fait concurrence[1].

En 1930, une ligne autobus relie Penne à la gare de Vindrac en passant pas Vaour. Le service passager de la ligne de chemin de fer est interrompu en 1935 pour être renouvelé en 1940 et définitivement arrêté en 1955[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Parure en bronze de Penne (Tarn) - Muséum de Toulouse

Dès le milieu du XIXe siècle, Jean-Baptiste Noulet a fouillé la grotte dite Le Cuzoul d'Armand à Penne, datant de l’âge du bronze. Plusieurs objets sont conservés au Muséum de Toulouse.

En 580, à l'époque des premiers seigneurs de Penne, une église est construite sous l'impulsion de saint Salvy, évêque d'Albi.

Église de Penne

Au XIIe et XIIIe siècles est construite l'église actuelle, orientée à l'est et intégrée à l'enceinte fortifiée du village. L'abside dominait le fossé qui occupait la place actuelle.

En 1562, lors des guerres de religion, les protestants de Penne et ceux de Monflanquin battent Charry, un lieutenant de Montluc. Blaise de Montluc, à la tête de l’armée royale et des catholiques, prend la ville et 700 protestants y sont massacrés, y compris les femmes qui avaient défendu la ville[2].

En 1568 le chef protestant Philippe de Rabastens prend la ville restée catholique. L'église est en partie détruite[3].

Une fois la paix religieuse revenue, l'église est restaurée dans le style gothique occitan. Une porte est alors ouverte à l'est sur le fossé maintenant comblé, et l'église est « retournée » (orientée à l'ouest).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1965 Fernand Verdeille SFIO Conseiller général du Tarn (1945-1974)
Sénateur du Tarn (1946-1974)
1965 août 2006 Maurice Boyer DVG Conseiller général (1988-2008)
août 2006 en cours Jean-Luc Kretz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 574 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 2 092 2 261 2 174 2 393 2 267 2 243 2 201 2 157
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 150 2 053 2 021 1 883 1 826 1 754 1 693 1 566 1 512
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 305 1 280 1 227 928 868 755 721 696 531
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
535 504 515 507 516 522 548 552 574
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Une personnalité hors du commun : Le Terrrrrrrrrrrrrrrrrrrible de Penne[modifier | modifier le code]

Photo d'Alexandre Viguier dit Le Terrrrrrrrrrrrrrrrrrrible de Penne

Alexandre Viguier est une figure emblématique de Penne qui a laissé une trace dans l'histoire locale sous le nom de Terrrrrrrrrrrrrrrrrrrible de Penne. La consonne r est répétée 19 fois pour expliquer qu'il était un républicain du XIXe siècle.

Né en 1835, il exerce le métier de géomètre. Il est aussi conseiller juridique pour les populations rurales voisines grâce à ses connaissances en droit et en code civil. Il est célèbre localement et respecté par les habitants.

Il se marie à 39 ans avec Marie Justine Roussel, âgée de 17 ans et issue d'une classe aisée. La gestion catastrophique de sa fortune personnelle incite l'épouse dix années plus tard à demander la séparation des biens.

Statue du Terrrrrrrrrrrrrrrrrrrible de Penne dans une niche murale extérieure de l'église de Penne

Alexandre Viguier quitte définitivement la ferme familiale de Cousines. Il change définitivement d'apparence. Jusqu'à son décès, il refuse de se raser ou de se couper les cheveux. Mû par la volonté de supprimer toutes les misères du monde, il dédie sa vie entière à un combat déterminé contre toutes les institutions et la justice. Il est toujours accompagné avec une lanterne destinée de manière symbolique à éclairer sa lutte radicale.

Il échoue à toutes les élections législatives auxquelles il a participé. Il a même l'occasion de se présenter face à Jean Jaurès à Carmaux en 1896. Il décide de se rendre à Paris pour porter ses idées vers les plus hautes sphères du pouvoir. Ses comportements sont jugés tellement iconoclastes qu'il est interné à l'hôpital Sainte Anne et est renvoyé dans sa ville natale. Il vit alors d'expédient, comme un marginal en solitaire. Il réside au château de Penne (dans la salle des gardes) où il décède à l'âge de 76 ans en 1911.

L'origine de l'adjectif pour qualifier ce personnage n'est pas clairement établie. Certains avancent l'hypothèse que son physique « terrible » explique son surnom. D'autres suggèrent son intelligence des affaires bien que ses échecs financiers agricoles n'appuient pas cette explication.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Penne Blason D'azur à la plume d'or, au chef cousu de gueules chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Edouard Minard, La saga d'un rocher : Penne du Tarn,‎ , 174 p.
  2. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 234
  3. Source : Panneau présent dans l'église.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  6. Le mystère de l’ermite photographe play boy.
  7. Penne. Le reporter était devenu ermite : son squelette retrouvé dans une grotte.