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Accords d'Évian

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Accords d’Évian
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Délégation du GPRA (à sa tête, Krim Belkacem) lors de la signature des accords d’Évian, le 18 mars 1962 qui ont mis fin à la guerre d'Algérie. De gauche à droite : Taïeb Boulahrouf, Saâd Dahlab, Mohamed Seddik Benyahia, Krim Belkacem, le colonel Benmostefa Benaouda, Redha Malek, Lakhdar Bentobal, M'Hamed Yazid et Seghir Mostefaï.

Langue Français
Signé
(Drapeau de la France Évian-les-Bains)
Parties
Partie 1 Partie 2
Parties Drapeau de la France France Drapeau de l'Algérie GPRA
Signataires Louis Joxe Krim Belkacem

Les accords d’Évian sont le résultat de négociations entre les représentants du Gouvernement de la République française et du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) pour mettre fin à la guerre d'Algérie. Ces accords, secrètement négociés les semaines précédentes aux Rousses[1],[2], près de la frontière suisse, sont signés le à l'hôtel du parc, à Évian-les-Bains (en Haute-Savoie, France) et se traduisent dans l'immédiat par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain à midi. Ils sont approuvés, lors du référendum du 8 avril 1962 prévu par les accords, par 91 % des votants de France métropolitaine, les électeurs des départements d'Algérie étant exclus du scrutin[3].

Ces accords, que l'historien Guy Pervillé désigne comme une « utopie juridique »[4], mettent fin officiellement à sept années et cinq mois de guerre, pour laquelle la France a déployé environ 400 000 hommes et durant laquelle de 250 000 à 400 000 Algériens sont tués (jusqu'à un million et demi selon l'État algérien). Pour la France, on décompte 28 500 morts du côté des militaires, 30 000 à 90 000 harkis, 4 000 à 6 000 chez les civils européens, et environ 65 000 blessés.

La signature des accords d'Évian marquent le début du processus de sortie de guerre : arrêt des hostilités entre les autorités officielles des deux pays (Ve République française et GPRA), mais, dans « le no man's land chronologique de la transition, entre le cessez-le-feu et le référendum »[5], poursuite des violences plusieurs mois sur le terrain par d'autres acteurs[6], principalement l'OAS[7],[8], qui voulait saboter les accords ou pratiquer la politique de la « terre brûlée » pour rendre l'Algérie à son état de 1830[9], ainsi que certains groupes armés algériens (du banditisme ou issus de l'ALN, notamment les « marsiens »)[6] contre une partie des pieds-noirs et des harkis, en réactions à l'OAS (réactions qui dépassent « par leur ampleur le stade des représailles »[10]). Après l'indépendance, ce fut le tour d'une guerre civile algérienne qui se termina en septembre 1963[5].

Dénomination[modifier | modifier le code]

Les accords d’Évian ont été publiés sous le titre : Déclaration adoptées le 19 mars 1962 à l'issue des pourparlers d'Évian.

Le texte publié du côté français au Journal officiel du [11] et le texte publié du côté algérien (dans le El Moudjahid du date du cessez-le feu) comporterait quelques variantes par rapport au texte original, notamment dans la dénomination des deux parties. Ainsi, le texte algérien de 1962 aurait porté la mention « Gouvernement provisoire de la République algérienne » (GPRA), alors que le texte français écrit « FLN , car pour le gouvernement français c'est avec le FLN qu'il a traité, non le GPRA, dont il a toujours nié la représentativité[12]. La version retenue actuellement en Algérie est cependant identique à celle publiée en France[13].

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Au déclenchement de la guerre d'indépendance, le , les revendications algériennes exigeaient du Gouvernement français l'ouverture de négociations entre les deux parties, sans conditions préalables, en vue de l'indépendance de l'Algérie. La réponse de François Mitterrand, à l'époque ministre de l'Intérieur, fut résumée ainsi par la presse[14] : « La seule négociation, c'est la guerre ! »[14],[15].

Pourtant la position française s'infléchit et les premiers contacts entre les représentants du FLN et le Gouvernement français (comme révélé par le FLN à l'ONU) datent de 1956, mais ils furent coupés par la suite du détournement de l'avion marocain transportant cinq dirigeants de la Révolution algérienne[14],[16],[17], le .

Les contacts finirent cependant par reprendre : fin 1956, en juillet et , au printemps 1958, mais une fois de plus ils furent coupés avec la chute de la Quatrième République et le retour de Charles de Gaulle au pouvoir.

Pour plusieurs raisons (en particulier l'internationalisation de la question algérienne), de Gaulle dut fléchir par petites étapes sa politiques. Arrivé au pouvoir pour sauver « l'Algérie française », il commence par admettre le le principe de l'autodétermination pour l'Algérie. Le , il parle de « l'Algérie algérienne » tout en démarrant des pourparlers avec le FLN à Melun qui sont finalement un échec, le de « la République algérienne », tout en reconnaissant le FLN comme interlocuteur valable.

Le a lieu en France et en Algérie le référendum sur le principe de l'autodétermination de l'Algérie. Dès le lendemain, la France renoue contact avec le FLN, par l'intermédiaire du diplomate suisse Olivier Long et du représentant algérien à Rome, Tayeb Boulahrouf.

Deux rencontres entre les négociateurs français et algériens (secrètes puis ensuite rendues officielles) eurent lieu du 20 mai au 13 juin 1961 à Évian pour la première et du 20 au 28 juillet 1961 à Lugrin pour la deuxième. Prévues au départ le à Évian, elles ne commencent que le , après un report à la demande des Algériens et surtout le putsch des généraux du .

Négociateurs[modifier | modifier le code]

Délégation algérienne
Délégation française

Déroulement des négociations[modifier | modifier le code]

Enjeux de la négociation[modifier | modifier le code]

Principales dispositions[modifier | modifier le code]

Le texte des accords d’Évian comprend l'accord de cessez-le feu entre les deux parties ainsi que des clauses politiques et militaires.

Accord de cessez-le-feu[modifier | modifier le code]

L'accord de cessez-le-feu, dont l'application est fixée au lendemain à midi, prévoit

  • La fin aux hostilités entre les forces algériennes et françaises.
  • Les membres des forces algériennes doivent garder leurs positions d'implantation, mais peuvent se déplacer librement sans armes. Les forces françaises peuvent se déplacer librement et sont chargées de la surveillance des frontières.
  • La libération des prisonniers dans un délai de vingt jours et une mesure d'amnistie générale.
  • La mise en place d'une commission mixte dans chaque département pour régler les incidents.

Clauses politiques[modifier | modifier le code]

Les clauses politiques comprennent :

  • L'organisation d'un référendum d'autodétermination dans un délai minimum de trois mois et maximum de six mois.
  • La mise en place un Exécutif provisoire présidé par Abderrahmane Fares et un Haut-Commissaire représentant l'État français durant la période de transition jusqu'au référendum d'autodétermination
  • des dispositions générales garantissant l'amnistie et la protection contre toute discrimination en raison des actes commis à l'occasion de la guerre d'Algérie avant le cessez-le-feu (19 mars), et en raison des opinions émises avant le référendum d'autodétermination (1er juillet)
  • des garanties prévues pour les personnes conservant le statut civil de droit français

Clauses militaires[modifier | modifier le code]

Dans l'hypothèse où, à la suite du référendum, la solution de l'indépendance serait retenue :

Organisation et publication du texte[modifier | modifier le code]

Le texte original se présente en 93 feuillets, qui ont été signés sur le dernier feuillet par Louis Joxe, Robert Buron et Jean de Broglie, et par le vice-président algérien Belkacem Krim qui a également tenu à parapher les 92 feuillets précédents, ce qui a obligé Louis Joxe à faire la même chose[19]. Les versions publiées, tant du côté français qu'algérien, se présentent différemment du texte original : elles ne suivent pas son plan et en diffèrent significativement par la présentation.

Il est précédé par un préambule : « CONCLUSION DES POURPARLERS D’ÉVIAN. Des pourparlers entre les représentants du Gouvernement de la République et les représentants du Front de Libération Nationale se sont déroulés à Évian du 7 au 17 mars 1962. Au terme de ces pourparlers, les représentants du Gouvernement de la République et les représentants du Font de Libération nationale s’étant mis d’accord sur les garanties de l’autodétermination et l’organisation des pouvoirs publics en Algérie pendant la période transitoire, ont conclu un accord de cessez-le-feu. Les représentants du Gouvernement de la République et les représentants du Front de Libération nationale ont établi d’un commun accord des déclarations qui définissent la solution d’indépendance de l’Algérie et de coopération avec la France, déclarations qui seront soumises à l’approbation des électeurs lors de la consultation d’autodétermination. En conséquence, les documents suivants ont été établis. »

Ces documents sont classés en trois parties :

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« I- Conditions et garanties de l'autodétermination

  • a) Règlement des garanties de la consultation de l’autodétermination,
  • b) Organisation des pouvoirs publics en Algérie pendant la période transitoire,
  • c) Accord de cessez-le-feu,
  • d) Déclaration concernant l’amnistie. »

« II- Déclarations de principe relatives à la solution d’indépendance de l’Algérie et de coopération entre la France et l’Algérie, qui seront soumises aux électeurs lors du scrutin d’autodétermination.

  • a) Déclaration des garanties.
  • b) Déclaration de principes sur la coopération économique et financière.
  • c) Déclaration de principes sur la coopération pour l’exploitation des richesses du sous-sol du Sahara.
  • d) Déclaration de principes sur la coopération culturelle.
  • e) Déclaration de principes et son annexe relative aux questions militaires.
  • f) Déclaration de principes relative au règlement des différends. »

« « III-. La déclaration générale ci-après a été adoptée. »

Le texte publié côté français au Journal Officiel du 20 mars 1962 ne comporte pas le préambule, et ne présente pas telle quelle la première partie. Il présente séparément l'accord de cessez-le-feu (I c), puis la déclaration générale (III), puis les garanties (Ia, b et d) également publiées par décret et les déclarations de principe (II). Le GPRA fait quant à lui publier par El Moudjahid la seule déclaration des garanties précédée d'une introduction différant légèrement de la version française : « Cette déclaration générale constitue le résumé et le préambule des textes détaillés des accords, contresignés respectivement par MM. Belkacem Krim et Louis Joxe à Évian, le 18 mars 1962. Les pourparlers qui ont eu lieu à Évian du 7 au 18 mars 1962 entre le Gouvernement de la République Française et le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne ont abouti à la conclusion suivante [:..] ». Alors que le texte publié au JORF porte : « Le peuple français a, par le référendum du 8 janvier 1961, reconnu aux Algériens le droit de choisir, par voie d’une consultation au suffrage direct et universel, leur destin politique par rapport à la République française. Les pourparlers qui ont eu lieu à Évian du 7 mars au 18 mars 1962 entre le gouvernement de la République et le FLN ont abouti à la conclusion suivante [...] »[20].

Clauses annexes « secrètes » et sursis nucléaire[modifier | modifier le code]

Application et début d'une période de violence accrue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massacres de harkis.

Si les accords d’Évian pour l'historien Benjamin Stora « mettent fin à la guerre d'Algérie »[21] ou pour l'historienne Sylvie Thénault sont « le point de départ d'un processus de sortie de guerre », ils n'empêchent pas la poursuite des violences, à l'initiative de l'OAS (violence qui culmine avec l'attentat du 2 mai 1962 à Alger[22]) et de certains groupes armés algériens tels les « marsiens »[23] bien que Sylvie Thénault précise que « toutes les exactions ne leur étaient pas imputables »[23]. Les autres étaient le fait d'hommes de l'ALN car « le GPRA ne contrôlait pas l'ALN intérieure »[23]. Ainsi pour Sylvie Thénault, la période qui succède aux accords d’Évian est un temps où « l'Algérie plongea dans une violence extrême »[23].

Désignés par l'historien Guy Pervillé comme une « utopie juridique [4]», les accords d’Évian sur le terrain, loin d'apporter aux populations la paix attendue[24], inaugurent une période de violence redoublée et de massacres des harkis[25],[26],[27].

Le gouvernement français appliqua les accords. Le à 12 heures, il est mis fin aux opérations militaires et à toute action armée sur l'ensemble du territoire algérien. L'application des accords signés la veille à Évian entre le gouvernement français et le Gouvernement provisoire de la République algérienne prend effet. C'était la fin officielle de plus de sept années et cinq mois de guerre en Algérie.

En Algérie, les conditions de la sécurité des populations sont loin d'être assurées. L'ALN dans les campagnes et le FLN dans les villes profitent des accords pour reconstituer ses forces armées pour les déployer sur le terrain à la place des forces françaises[28]. Une période d'incertitude s'installe pendant laquelle l'ancien pouvoir tarde à être remplacé par le nouveau, comme a connu la France en 1815 sous la Terreur Blanche ou en 1944 à la Libération[28]. « Le meurtre est alors, pour certains, la meilleure preuve d'allégeance au nouveau pouvoir »[28]. À partir du 17 avril 1962, une campagne d'enlèvements contre des Français supposés proches de l'OAS est lancée, nourrie par le banditisme, urbain ou rural[28]. Les massacres contre d'anciens harkis suivent presque immédiatement les accords. Loin de régler le problème algérien, les accords et l'inaction voulue des forces françaises en Algérie eurent pour conséquence une période de violence meurtrière qui perdura de longs mois pour les harkis. L'historien spécialiste de la guerre d'Algérie Guy Pervillé, conclut ainsi : « Les accords d’Évian, voulus par le gouvernement français comme la « solution du bon sens », se révélèrent donc une utopie, qui échoua à ramener une vraie paix en Algérie[29] ».

Le sentiment de ne plus être protégé par l’Armée française et l'insécurité latente, caractérisée par des enlèvements, des assassinats, des attentats et des exécutions sommaires, à laquelle sont confrontés les Européens d'Algérie conduit entre avril et août 1962 à un « exode brutal et désordonné »[30].

Débutant dès mars 1962[31], les massacres de harkis connaissent une forte augmentation entre le et octobre de la même année. Le nombre de harkis tués après le cessez-le-feu, victimes de représailles, est estimé selon les sources entre 10 000 et 80 000, les chiffres les plus fréquemment avancés par les historiens se situant entre 50 000 et 70 000 morts[32].

Analyses des accords d’Évian[modifier | modifier le code]

La signature des accords d'Évian a permis au FLN d'imposer à la France l'essentiel des exigences contenues dans sa déclaration du 1er novembre 1954[33].

Guy Pervillé dans son ouvrage Les Accords d’Évian (1962). Succès ou échec de la réconciliation franco-algérienne (1954-2012) essaie de déterminer les raisons de l'échec des accords d’Évian concernant le non-respect du cessez-le-feu et la coopération algéro-française[34]. Il montre des responsabilités partagés entre différents acteurs:

La responsabilité du gouvernement français est importante. Le fait de n'inclure aucune garantie réelle dans le texte des accords dans le cas où les engagements ne seraient pas respectés par le FLN montre au mieux de la naïveté ou un abandon cynique des populations concernées, les intérêts économiques (bases navales, gisements pétroliers...) semblant primer sur les considérations humaines[35].[Informations douteuses] [?]

Selon Pervillé, accepter de négocier l'avenir de l'Algérie avec le FLN comme seul interlocuteur, en rejetant l'Organisation armée secrète (OAS) qui faisait partie, comme le FLN, des données de la question algérienne, ne pouvait qu'aider l'OAS à se présenter comme le seul défenseur des Français d'Algérie. Par cette exclusion, le gouvernement français entraînait logiquement le refus du cessez-le-feu de l'OAS, prétexte commode au non-respect des accords du côté algérien.

Pervillé n'épargne pas le FLN dont une partie de l'organisation n'a jamais reconnu les accords, les qualifiant de « plate-forme colonialiste ». Il considère que le FLN est également responsable du non-respect du cessez-le-feu, comme le montre le nombre de militaires français tués, blessés ou enlevés après le 18 mars 1962 et que le FLN n'a aucun moment condamné les meurtres et enlèvements d'Européens durant les mois qui suivent les accords, sans compter les massacres perpétrés contre les harkis[36].

Commémoration et propositions de loi ultérieures[modifier | modifier le code]

Certaines organisations d'anciens combattants de la guerre d’Algérie, dont la plus importante par le nombre d'adhérents, la FNACA (370 000 adhérents), considèrent que le cessez-le-feu entre l'armée française et l'ALN, prévu par les accords d’Évian, et proclamé le 19 mars, marque la fin de la guerre d'Algérie. Elles la commémorent à cette date. Elles contestent la date du 5 décembre décidée par le gouvernement pour cette commémoration[37].

Par contre, certaines d'associations de pieds-noirs, de harkis, d'anciens combattants d'Afrique du Nord refusent la date du 19 mars, car ils estiment qu'elle ne correspond nullement à la fin de la guerre d'Algérie. François Mitterrand, lors d'une conférence de presse en 1981, avait déclaré que la date du 19 mars ne pouvait pas être retenue pour se souvenir des victimes de la guerre d'Algérie[38]. Certains historiens, considérant l'aspect de double guerre civile que la guerre d'Algérie a également revêtu, en situent la fin en août pour ce qui concerne la France, et le 9 septembre 1962 pour l'Algérie[39].

L'Algérie ne célèbre pas les accords d'Évian, mais le jour de l'indépendance lors de la Fête de l’Indépendance et de la Jeunesse chaque 5 juillet[40].

Journée nationale (France)[modifier | modifier le code]

En France, une proposition de loi visant à instaurer la date du 19 mars (proclamation bilatérale de cessez-le feu) comme « journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie[41] » fut adoptée par l'Assemblée nationale le 22 janvier 2002 puis par le Sénat le 8 novembre 2012. Le 29 novembre 2012, le Conseil constitutionnel déclara cette loi conforme à la Constitution[42]."Elle n'annule pas la journée du 5 décembre mais peut poser problème car elle oublie les victimes d'après. En effet, une loi adoptée par le parlement le 1er décembre 1999 ne modifie pas la date du 2 juillet qui était en vigueur depuis 1974 qui désignait la fin du maintien de l'ordre (et non la fin des combats en Algérie).

Dénonciation de crimes (France)[modifier | modifier le code]

En réaction à la diffusion du film Hors-la-loi, Thierry Mariani entre dans la polémique en déposant une proposition de loi (mort-née) pour faire reconnaître par la France « les souffrances subies par les citoyens français d’Algérie victimes de crimes contre l’humanité commis du 19 mars 1962 au 31 décembre 1963 du fait de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique »[43],[44],[45].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benyoucef Benkhedda, Les Accords d'Évian : la fin de la guerre d'Algérie, Alger, Office des publications universitaires, , 136 p. (ISBN 9789961002759)
  • René Gallissot (dir.), Les Accords d'Evian : en conjoncture et en longue durée, coll. « Hommes et Sociétés », Karthala éditions, 1997, 265 p.
  • Redha Malek, L'Algérie à Évian : histoire des négociations secrètes, 1956-1962, Paris, éd. du Seuil, 1995, 401 p.
  • Guy Pervillé, « Trente ans après : Réflexions sur les accords d'Évian », Revue française d'histoire d'outre-mer, vol. 79,‎ , p. 367–381 (DOI 10.3406/outre.1992.3019, lire en ligne)
  • Guy Pervillé, Pour une histoire de la guerre d'Algérie – 1954-1962, Paris, A. et J. Picard, coll. « Signes du temps », , 356 p. (ISBN 978-2-7084-0637-7, présentation en ligne).
  • Guy Pervillé, « Connaître les accords d’Évian : les textes, les interprétations et les conséquences (2003) », Colloque L’après 19 mars 1962… et si on en parlait ! Rencontres avec des historiens et des témoins, , lire en ligne.
  • Guy Pervillé, Les Accords d’Évian (1962). Succès ou échec de la réconciliation franco-algérienne (1954-2012), Paris, Armand Colin, coll. « U », 2012, présentation en ligne.
  • Matthew Connelly et Françoise Bouillot, L'arme secrète du FLN : Comment de Gaulle a perdu la guerre d'Algérie, Payot (ISBN 9782228911054, lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Les accords d’Evian ont été secrètement négociés aux Rousses », sur Voix du Jura (consulté le 7 juin 2016)
  2. « Algérie : la paix secrète des Rousses », sur www.estrepublicain.fr (consulté le 7 juin 2016)
  3. Connaître les accords d’Evian : les textes, les interprétations et les conséquences, Guy Pervillé, 2003, publié 18 mars 2005
  4. a et b Guy Pervillé, Les Accords d’Évian (1962). Succès ou échec de la réconciliation franco-algérienne (1954-2012), Paris, Armand Colin, coll. « U », 2012, p. 249-251).
  5. a et b FORT Pierre-Louis, CHAULET ACHOUR Christiane, La France et l'Algérie en 1962. De l'Histoire aux représentations textuelles d'une fin de guerre, KARTHALA Editions, (ISBN 9782811110482, lire en ligne), p. 15
  6. a et b FORT Pierre-Louis, CHAULET ACHOUR Christiane, La France et l'Algérie en 1962. De l'Histoire aux représentations textuelles d'une fin de guerre, KARTHALA Editions, (ISBN 9782811110482, lire en ligne), p. 18
  7. Hassan Remaoun (dir.), Dictionnaire du passé de l'Algérie : De la préhistoire à 1962, Alger, DGRSDT/CRASC, (ISBN 9789931598015, lire en ligne), p. 122
  8. Sylvie Thénault, Algérie : des "événements" à la guerre : idées reçues sur la guerre d'indépendance algérienne, Paris, le Cavalier bleu éd., (ISBN 9782846703949, OCLC 779875275), p. 159.
  9. Guy Pervillé, La guerre d'Algérie: « Que sais-je ? » n° 3765, Presses Universitaires de France, (ISBN 9782130652878, lire en ligne), p. 66
  10. Trente ans après : Réflexions sur les accords d'Évian, Guy Pervillé, Revue française d'histoire d'outre-mer, Année 1992, Volume 79, Numéro 296, p. 367-381
  11. Fac-similé du JORF du 20 mars 1962 sur Légifrance.
  12. Texte complet des accords d’Évian (université de Laval, Canada).
  13. Accords d’Évian, sur le site de la présidence algérienne, consulté le 18 mars 2011.
  14. a, b et c Guy Pervillé, Les Accords d'Évian (1962) : succès ou échec de la réconciliation franco-algérienne (1954-2012), Armand Colin, coll. « U », (ISBN 978-2-200-28197-7, lire en ligne), chap. 2 (« Du au [§ « La seule négociation, c'est la guerre ! »] »), p. 33-42.
  15. Il est à noter que Mitterrand n'a jamais prononcé la phrase « La seule négociation, c'est la guerre ! », mais c'est ainsi que la presse a résumé son discours.
  16. Aïssa Kasmi, La main courante: un policier algérien témoigne, Dar El Oumma, (ISBN 9789961672419)
  17. Jean Lacouture, Algérie 1962, la guerre est finie, Editions Complexe, (ISBN 9782870279359, lire en ligne)
  18. Cela permit à la France de poursuivre son programme d'expérimentation de ses fusées Diamant et de lancer avec succès son premier satellite Astérix en 1966. La base fut évacuée en 1967 conformément aux accords.
  19. Guy Pervillé, "Connaître les accords d’Evian : les textes, les interprétations et les conséquences (2003)"
  20. Guy Pervillé, Connaître les accords d’Évian : les textes, les interprétations et les conséquences, 2003, § Un bien étrange document. Lire en ligne.
  21. Benjamin Stora, Les mots de la guerre d'Algérie, Presses Univ. du Mirail, (ISBN 9782858167777, lire en ligne), p. 8
  22. L’affaire des Français disparus en Algérie après les accords d’Évian, cairn.info
  23. a, b, c et d Sylvie Thénault, 1962 ou le paradoxe d'une fin de guerre dans la violence, 2013
  24. Trente ans après : Réflexions sur les accords d'Évian, Guy Pervillé, Revue française d'histoire d'outre-mer, Année 1992, Volume 79, Numéro 296, p. 367-381
  25. le livre de Guy Pervillé sur les Accords d'Évian, Gregor Mathias, etudescoloniales.canalblog.com, 29 août 2015
  26. Les accords d’Evian du 18 mars 1962 et le cessez-le-feu du 19 mars : mythes ou réalités ? (2016), Guy Pervillé, 4 avril 2016
  27. «Pour l'historien, la guerre d'Algérie n'a pas fini ce jour-là», ladepeche.fr, 19 mars 2016
  28. a, b, c et d Jean-Louis Planche, « Français d'Algérie, Français en Algérie (1962-1965) », dans René Gallissot (dir.), Les Accords d'Evian: en conjoncture et en longue durée, Collection "Hommes et Sociétés", KARTHALA Éditions, 1997, 265 pages, p. 91-106.
  29. 1962 : fin de la guerre d’Algérie (2012), Guy Pervillé, blog, 7 janvier 2012.
  30. Violences et migration politique. Quitter l’Algérie en 1962, tempspresents.com, Abderahmen Moumen, 1er mai 2010
  31. Violences de fin de guerre. Les massacres des harkis après l’indépendance algérienne (1962 – 1965), Abderahmen Moumen, tempspresents.com, 25 septembre 2013
  32. Jean Lacouture, dans le journal Le Monde du 13 novembre 1962 donne, à cette date, une première estimation : « Plus de dix mille harkis auraient été, entre le 18 mars et le 1er novembre (1962) , exécutés ou assassinés». Le général François Meyer, dans son ouvrage « Pour l’honneur, avec les harkis », (Éditions CLD, 2005, page 168) reprend l’estimation de l’historien Jean-Charles Jauffret : « Il semble qu’un consensus rassemble peu à peu les historiens français, et qu’une évaluation commune de 60 000 à 80 000 (victimes) soit retenue ». Georges-Marc Benamou, dans son livre Un Mensonge français, avance le chiffre de 70 000 victimes. L’historien Gilbert Meynier a déclaré dans une interview publiée dans le quotidien El Watan le 10 mars 2005 que les massacres avaient été moins importants et plus localisés que ce que déclarent certains journalistes comme Georges-Marc Benamou. Abderahmen Moumen et Fatima Besnaci-Lancou, dans Les harkis (éd. Le cavalier bleu, collection Idées reçues, août 2008, page 40), écrivent : « Peu d’historiens s’aventurent à donner des chiffres. Benjamin Stora avance, dans La guerre d’Algérie (1954-2004), la fin de l’amnésie (2004), une estimation entre 10 000 et 25 000 morts, d'autres reprennent les estimations du général Maurice Faivre, soit entre 55 000 et 75 000 morts ». De fait, en 1995, le général Maurice Faivre avançait une fourchette de 50 000 à 70 000 harkis tués par le FLN. Jean-Jacques Jordi évalue de le nombre de morts entre 60 000 à 70 000 (Jean-Jacques Jordi, « À propos des Harkis », dans Sorties de guerre sous la direction de Jacques Frémeaux et Michèle Battesti, cahier no 24, 2005, p. 48.)
  33. Pervillé 1992, p. 367.
  34. Compte-rendus du livre de Guy Pervillé, guy.perville.free.fr
  35. Guy Pervillé, Les Accords d’Évian (1962). Succès ou échec de la réconciliation franco-algérienne (1954-2012), Paris, Armand Colin, Collection U, 2012, p. 241).
  36. Roger Vétillard, « Avant et après les accords d’Évian », Nouvelle Revue d'Histoire, no 81, novembre - décembre 2015, p. 64.
  37. Décret no 2003-925 du 26 septembre 2003 instituant une journée nationale d'hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, le 5 décembre de chaque année, accès en ligne sur Légifrance.
  38. « Conférence de presse de François Mitterrand », sur ina.fr (consulté en 5 avril2014).
  39. Benjamin Stora, entretien avec Christophe Lucet Algérie, derniers feux, Sud Ouest, samedi 17 mars 2012, p. 4 : « En Algérie, le 9 septembre avec la victoire de Ben Bella et de Boumediene après les luttes internes compliquées entre maquis de l'intérieur et armée des frontières, GPRA, groupes de Tlemcen et de Tizi-Ouzou. En France, la guerre d'Algérie se termine le 22 août 1962 avec l'ultime attentat de l'OAS, manqué de peu, contre le général de Gaulle au Petit-Clamart. » Lire en ligne.
  40. L'Algérie ne célèbre pas les accords d'Evian, lefigaro.fr, 19 mars 2012
  41. no 2202 - Proposition de loi de M. Jean-Pierre Soisson relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.
  42. Décision no 2012-657 DC du 29 novembre 2012.
  43. no 2477 - Proposition de loi de M. Thierry Mariani visant à établir la reconnaissance par la France des souffrances subies par les citoyens français d'Algérie, victimes de crimes contre l'humanité du fait de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique.
  44. « Pieds-noirs : la blessure toujours ouverte | Valeurs actuelles », sur www.valeursactuelles.com (consulté le 26 mai 2016)
  45. « [LDH-Toulon] la mémoire des “nostalgériques” et l'histoire », sur ldh-toulon.net (consulté le 26 mai 2016)

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