Rachel Félix

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Rachel Félix
Portrait of Mlle Rachel by William Etty YORAG 988.jpg

William Etty, Mademoiselle Rachel (entre 1841 et 1845),
York Art Gallery.

Fonction
Sociétaire de la Comédie-Française
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 36 ans)
Le CannetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Élisabeth Rachel FélixVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Frère
Raphaël Félix (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sœurs
Concubins
Autres informations
A travaillé pour

Élisabeth Rachel Félix, plus connue sous son seul prénom Rachel ou comme Mademoiselle Rachel, née le à Mumpf (Argovie, Suisse)[1], et morte le au Cannet, est une actrice de théâtre. Grande tragédienne, elle fut un idéal pour Sarah Bernhardt.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rachel, gravure d'après le tableau de Charles Müller.
Rachel dans le rôle de Chimène dans Le Cid.
Édouard Louis Dubufe, Madame R. ou Rachel dans le rôle de Camille (vers 1850), Paris, Comédie-Française.
Tombe de Rachel, Paris, cimetière du Père-Lachaise (division 7).

Fille de Jacob Félix (Metz, 1796-1872), colporteur juif, et d'Esther Thérèse Hayer (1798-1873), Élisabeth Félix a vécu une partie de sa jeunesse à Hirsingue, dans le sud de l'Alsace, ou Sundgau. Après avoir chanté, récité et mendié dans les rues des villes que ses parents traversent avant leur arrivée à Paris, Élisabeth Félix suit les cours du musicien Alexandre-Étienne Choron et de Saint-Aulaire, et prend quelques cours d'art dramatique au Conservatoire. Pour subvenir aux besoins de sa famille, elle débute en janvier 1837 au théâtre du Gymnase. Delestre-Poirson, le directeur, lui fait prendre comme nom de scène Rachel, nom qu'elle adopte dès lors également dans sa vie privée. Auditionnée en mars 1838, elle entre au Théâtre-Français à l'âge de 17 ans. Son succès est immédiat. Elle débute dans le rôle de Camille d'Horace, dont la recette s'élève à 735 francs le premier soir, pour atteindre dix-huit jours plus tard, la somme de 4889,50 francs.

Alors qu'elle débute analphabète, son interprétation des héroïnes des tragédies de Corneille, Racine et Voltaire la rendent célèbre et adulée, et remettent à la mode la tragédie classique, face au drame romantique. Elle créa un modèle nouveau d'actrice et de femme et fut une des femmes les plus célèbres de son siècle. Elle fut ainsi portraiturée, entre autres, par le sculpteur Jean-Auguste Barre.

Elle eut deux fils, l'un d'Arthur Bertrand, fils du maréchal Bertrand, l'autre, Alexandre (-) du comte Walewski, fils de Napoléon et de Marie Walewska.

Rachel meurt le des suites d'une tuberculose. Elle repose dans le carré juif du cimetière du Père-Lachaise (division 7). Malgré de nombreuses pressions, elle aura toujours voulu conserver la foi de ses ancêtres[réf. nécessaire].

Rôles[modifier | modifier le code]

Au Théâtre-Français ;
  • 1838 : Camille dans Horace de Corneille (12 juin au 11 septembre) ; Émilie dans Cinna de Corneille (27 septembre) ; Hermione dans Andromaque de Racine (4 septembre) ; Aménaïde dans Trancrède de Voltaire ; Ériphile dans Iphigénie en Aulide de Racine ; Monime dans Mithridate de Racine ; Roxane dans Bajazet de Racine (23 novembre), l'un de ses meilleurs rôles ;
  • 1839 : Esther dans Esther de Racine (29 février 1839) ; Laodice dans Nicomède de Corneille (9 avril) ; Dorine dans Tartuffe de Molière (30 avril) ;
  • 1840 : Pauline dans Polyeucte martyr de Corneille (15 mai) ; première tournée en France en été (Rouen, Le Havre, Lyon) ; Marie Stuart dans Marie Stuart de Lebrun (22 décembre) ;
  • 1841 : tournée en Belgique et en Angleterre (été) ;
  • 1842 : Chimène dans Le Cid de Corneille (19 janvier) ; Ariane dans Ariane de Thomas Corneille (7 mai) ; tournée en Angleterre et en Belgique (été) ; Frédégonde dans Frédégonde et Brunehaut de Lemercier (5 novembre) ;
  • 1843 : Phèdre dans Phèdre de Racine (21 janvier) ; Judith dans Judith de Girardin (24 janvier) ; tournée à Rouen, Marseille et Lyon (été) ;
  • 1844 : Bérénice dans Bérénice de Racine (6 janvier) ; Isabelle dans Don Sanche d'Aragon de Corneille (17 janvier) ; Catherine dans Catherine II de Romand (25 mai) ; Marinette dans Le Dépit amoureux de Molière (1er juillet) ; tournée en Belgique (été) ;
  • 1845 : Virginie à Brest (3 juillet) ; Polyeucte à Nancy (25 août) ;
  • 1846 : tournée aux Pays-Bas, à Liège et à Lille (juin) ; tournée à Londres (juillet-août) ;
  • 1847 : la Muse sérieuse dans L'Ombre de Molière (15 janvier) ; Fatine dans Le Vieux de la montagne (6 février) ; Athalie de Racine (5 mars) ; tournée à Londres, aux Pays-Bas et à Liège (mai-juin) ;
  • 1848 : naissance de son fils Gabriel à Neuilly-sur-Seine (26 janvier). Horace (13 mars ; tournée à Amsterdam (juin-octobre) ; Britannicus (octobre) ;
  • 1849 : Andromaque (janvier) ; Lesbie dans Le Moineau de Lesbie (22 mars) ; Adrienne Lecouvreur (14 avril) ; tournée dans l'ouest et le sud-ouest de la France (29 mai au 31 août) ;
  • 1850 : Mlle de Belle-Isle (25 janvier) ; Thisbé dans Angelo (18 mai) ; Lydie dans Horace et Lydie (19 juin) ; tournée à Londres, Hambourg, Berlin, Potsdam, Brême, Vienne, Munich (juillet-octobre) ;
  • 1851 : tournée ;
  • 1853 : tournée ;
  • 1854 : tournée à Varsovie, Saint-Pétersbourg au théâtre Michel et Moscou (janvier-avril) ;
  • 1855 : tournée à New York et aux États-Unis (septembre-décembre) et à Cuba, dissolution de la troupe (décembre).

Anecdote[modifier | modifier le code]

À la suite de son décès, une image de Rachel reposant sur son lit de mort[2] fut publiée par un journal. Sa sœur porta une action devant le tribunal afin de faire reconnaître une atteinte au droit à l'image de la défunte. Le 16 juin 1858, le tribunal civil de la Seine rend une décision dans laquelle, pour la première fois dans l'histoire du droit français, il consacre le droit à l'image[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans l'auberge Soleil d'Or.
  2. flickr.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ariane Charton, Alfred de Musset, Paris, Gallimard, coll. « Folio » (biographie), 2010.
  • Agnès Akérib, Mademoiselle Rachel, l'étoile filante, TriArtis Éditions, 2010.
  • Frédéric Tournoux, Mademoiselle Rachel. Solitudes d'une tragédienne, Éditions Glyphe, 2012.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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