Aizier

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Aizier
L'église Saint-Pierre   Classé MH (1913)  Inscrit MH (1961).
L'église Saint-Pierre
Logo monument historique Classé MH (1913)  Inscrit MH (1961).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Bourg-Achard
Intercommunalité Communauté de communes Roumois Seine
Maire
Mandat
Benoît Gatinet
2014-2020
Code postal 27500
Code commune 27006
Démographie
Gentilé Aiziérois
Population
municipale
132 hab. (2014)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 52″ nord, 0° 37′ 38″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 117 m
Superficie 2,36 km2
Localisation

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Liens
Site web www.aizier.fr

Aizier est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Ses habitants sont les Aiziérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aizier est une commune du nord-ouest du département de l'Eure située au sein du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Communes limitrophes d’Aizier[1]
Petiville (Seine-Maritime)
Vieux-Port
Saint-Maurice-d'Ételan (Seine-Maritime)
Trouville-la-Haule Aizier[1] Vatteville-la-Rue (Seine-Maritime)
Bourneville-Sainte-Croix
(comm. dél. de Sainte-Croix-sur-Aizier)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aizier est attesté sous la forme latinisée Aysiacus en 1025 (Fauroux 34)[2], Aisi ou Aisium en 1215[3]. Le village s'est appelé Aisy jusqu'au XVe siècle[4].

D'après les formes anciennes, il s'agit d'un nom de domaine gallo-romain en -acum, composé avec un anthroponyme non attesté *Asius.

Cependant, ce nom de personne est postulé par son identification dans de nombreux toponymes analogues : Ezy-sur-Eure (Aisiaco 1033), Aisy (Asiacus 1126), Azé, Azay-le-Rideau, etc[5]. L'anthroponyme *Asius n'est pas directement attesté, mais un élément assu- de signification obscure est bien identifié dans l'onomastique personnelle gauloise : Assu-talus, Assu-le, Ati-assu et surtout Asus, Assuius, Asucius[6], etc. Il est probable qu'il s'agisse du même radical anthroponymique. En outre, le toponyme peut très bien s'analyser en As-iacum au lieu de Asi-acum, la finale -ius (autrement -ios) ayant été souvent confondue avec le suffixe dans les faits, d'où la création d'un nouveau suffixe -iacum. On peut alors reconnaître dans le premier élément As-, le nom de personne gaulois bien attesté Asus (de *Asos).

Aizier est un des seuls toponymes gallo-romans en -acum qui subsiste encore dans le Roumois[7] ; cette région ne recèle d'ailleurs que très peu de noms de lieux antérieurs à l'installation des colons anglo-scandinaves.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'était, à l'origine, un ancien port gallo-romain où aboutissaient les voies antiques menant à Lillebonne. Voir également Vieux-Port, commune contigüe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Benoît Gatinet UDF puis MoDem puis UDI Cadre supérieur
Conseiller départemental
président de la communauté de communes Roumois Seine (depuis 2017)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 132 habitants, en augmentation de 7,32 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
196 121 218 237 266 254 251 265 268
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
203 208 206 201 188 154 161 159 205
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
131 152 129 123 144 104 118 123 108
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
108 112 104 117 113 127 117 128 132
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aizier-Eglise-St-Pierre-dpt-Eure-E--DSC 0678.jpg
La maladrerie Saint-Thomas-Becket

La commune de Aizier compte cinq édifices inscrits au titre des monuments historiques :

  • La pierre percée  Inscrit MH (1999) [12]. Il s'agit d'un bloc de calcaire, percé d'un trou bien circulaire qui semble être un élément d'une allée couverte ;
  • L'église Saint-Pierre (XIIe et XVe) Logo monument historique Classé MH (1913)  Inscrit MH (1961)[13]. La tour, qui est un bel exemple de construction étagée, et l'abside en cul-de-four datent du XIIe siècle, ainsi que la plus grande partie du mur nord. Ils sont bâtis en pierre de Caen. Le mur sud est gothique et la façade, un peu rude, est réalisée en gros moellons de pierre calcaire locale. Un vieil if subsiste derrière le cimetière, dans l'ancien enclos funéraire ;
  • La croix de cimetière (XVIe  Inscrit MH (1965)[14] ;
  • La maladrerie Saint-Thomas-Becket (XIIe)  Inscrit MH (1993)[15]. La maladrerie, juchée sur la colline boisée surplombant Aizier, à l'écart, est une ancienne léproserie qui ne comptait guère plus de dix malades, établissement modeste dont subsistent les substructions de bâtisses à colombage et surtout le pignon du mur est de la chapelle Saint-Thomas-de-Cantorbéry, ainsi que quelques autres vestiges. En 2015, l'ancienne léproserie a fait l'objet d'une restauration qui s'élève à 500 000 euros[16]. Dans le bois environnant, poussent des arbres aux branches nouées, œuvres de couples désirant perpétuer la flamme de leur amour ;
  • Le quai antique  Inscrit MH (1993)[17].

Par ailleurs, plusieurs autres édifices sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • Le port (Antiquité, XIe, XVIIe, XIXe et XXe siècles)[18] ;
  • La chapelle Saint-Thomas-de-Canterbury (XIIe)[19]. Cette chapelle a été fondée par l'abbaye de Fécamp ;
  • Une maison du XVIIIe siècle[20] ;
  • Une ferme du XVIIe siècle[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes » activée ».
  2. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 50
  3. dans le cartulaire de l'abbaye de Préaux
  4. François de Beaurepaire, op. cit.
  5. ibidem
  6. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 57.
  7. François de Beaurepaire, op. cit, p. 197.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Sépulture mégalithique », notice no PA27000031, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Église Saint-Pierre », notice no PA00099296, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Croix de cimetière », notice no PA00099295, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Maladrerie Saint-Thomas-Becket », notice no PA00125430, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Une ancienne léproserie restaurée à Aizier, dans l’Eure », sur France 3 Haute-Normandie (consulté le 1er juin 2015).
  17. « Quai antique », notice no PA00125429, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Port », notice no IA27000300, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Chapelle Saint-Thomas-de-Canterbury », notice no IA00018905, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Maison », notice no IA00018908, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Ferme », notice no IA00018907, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]