Saint-Étienne-du-Bois (Vendée)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Étienne-du-Bois.
Saint-Étienne-du-Bois
Le lavoir du bourg.
Le lavoir du bourg.
Blason de Saint-Étienne-du-Bois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Challans
Intercommunalité Communauté de communes de Vie-et-Boulogne
Maire
Mandat
Guy Airiau
2014-2020
Code postal 85670
Code commune 85210
Démographie
Population
municipale
2 106 hab. (2014)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 55″ nord, 1° 35′ 37″ ouest
Altitude 49 m (min. : 17 m) (max. : 64 m)
Superficie 29,63 km2
Localisation

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Saint-Étienne-du-Bois
Liens
Site web Site officiel

Saint-Étienne-du-Bois[Note 1] est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Saint-Étienne-du-Bois s’étend sur 2 963 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 49 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 17 et 64 mètres[1],[2].

Saint-Étienne-du-Bois est située dans la partie nord-ouest du département de la Vendée, à 5 km de la Loire-Atlantique, à 7 km au sud de Legé, à 48 km au sud de Nantes, à 25 km à l'est de Challans, à 25 km au nord-ouest de la Roche-sur-Yon et à 38 km au sud-ouest de Montaigu.

Communes limitrophes :

Rose des vents Legé, 7 km
Grand'Landes, 5 km
Legé, 7 km Les Lucs-sur-Boulogne, 10 km Rose des vents
Grand'Landes, 5 km N Les Lucs-sur-Boulogne, 10 km
Beaufou, 6 km
O    Saint-Étienne-du-Bois    E
S
Saint-Paul-Mont-Penit Palluau, 4 km Beaufou, 6 km

Grandes villes proches :

Rose des vents Machecoul, 26 km Nantes, 48 km
Legé, 7 km
Cholet, 72 km
Montaigu, 34 km
Rose des vents
Challans, 25 km N Les Herbiers, 52 km
Belleville-sur-Vie, 15 km
O    Saint-Étienne-du-Bois    E
S
Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 36 km Aizenay, 12 km La Roche-sur-Yon, 25 km

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette paroisse fait partie des Marches de Bretagne (Basses-marches communes à la Bretagne et au Poitou), dans le duché historique de Bretagne. Elle dépend néanmoins, comme aujourd'hui, du diocèse de Luçon.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la barre d'or, chargée en chef d'un double cœur vidé, couronné et croiseté de gueules posé à plomb, en pointe de deux palmes de sinople passées en sautoir et en abîme de deux lettres S et E capitales aussi de gueules posées à plomb et rangées en fasce, accompagnée en chef d'une grappe de raisin aussi d'or, feuillée aussi de sinople et en pointe de deux feuilles de chêne du même posées en barre et englantées de deux pièces d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Gilles Douillard[Note 2],[3]    
mars 2014 en cours Guy Airiau Divers droite agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 2 106 habitants, en augmentation de 10,78 % par rapport à 2009 (Vendée : 5,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 919 2 173 1 944 1 961 2 882 2 787 2 880 2 847
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 696 2 582 2 701 2 539 2 494 2 476 2 579 2 513 2 484
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 567 2 517 2 360 2 012 1 979 1 918 1 853 1 692 1 648
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 679 1 686 1 494 1 478 1 416 1 451 1 666 1 984 2 106
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 23,2 %) ;
  • 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 30,5 %).
Pyramide des âges à Saint-Étienne-du-Bois en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
2,3 
10,4 
75 à 89 ans
15,9 
12,1 
60 à 74 ans
12,3 
20,4 
45 à 59 ans
17,8 
22,2 
30 à 44 ans
18,9 
16,9 
15 à 29 ans
15,1 
17,3 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle de la Tulévrière[modifier | modifier le code]

La façade de la chapelle

Dans le hameau de la Tulévrière, se dresse une petite chapelle, seul monument catholique érigé au cours des guerres de Vendée[10].

Elle est érigée par les habitants du lieu-dit, à la demande du prêtre Alexandre Ténèbre, prêtre réfractaire, en 1794 qui lui donne le nom de "Notre-Dame des martyrs du Bas-Poitou". Inaugurée le , elle avait vocation à remercier la Vierge de la protection apportée au hameau lors du passage des colonnes infernales en mars de la même année.

Rebâtie en 1835 (inscription sur le linteau extérieur), elle est agrémentée de vitraux, pour l'occasion. Les hermines, sur le dallage en damier rouge et blanc du chœur (1892), affirment l'appartenance de Saint-Étienne-des-Bois à la Bretagne historique.

Différents objets sont exposés au sein de la chapelle et dans deux vitrines blindées et tempérées. Certains sont classés et d'autres inscrits MH.

Dans la vitrine de droite, objets appelés Trésors :

  • Statuette d'ange en bois polychrome, XVIIe siècle, provenant de l'ancien retable ; inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1993 ;
  • Calice, en argent, XIXe siècle, avec le poinçon de l'orfèvre Margueritte Hoguet et inscription « Le , j'ai été donné par Mr P.J. Bouanchaud, desservant de Saint-Étienne-des-Bois, chanoine honoraire de la cathédrale de Luçon, à la chapelle de la Tuluevrière , si je lui deviens inutile, je retournerai à l'église de la paroisse. » ; inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1993 ;
  • Patène en argent, même orfèvre que le calice ; inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1993 ;
  • Croix reliquaire de la Vraie Croix, en ébène et argent, contenant un fragment de la croix et un de la Couronne d'épines, 1833 ; classée monument historique en 1975 ;
  • Ciboire, XVIIe siècle (estimé : 1680) ; classé monument historique en 1982 ;
  • Ornement liturgique (chasuble, étole, manipule, sans voile de calice ni parement d'autel), en soie verte, très simple, de l'abbé Ténèbre ; inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1978.

Dans la vitrine de gauche, objets aussi appelés Trésors :

  • Ornement liturgique (chasuble, étole, manipule, sans bourse de corporal ni voile de calice), très coloré, à motifs colorés sur fond ivoire, XIXe siècle ; inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1978 ;
  • Ostensoir, fait par Bertrand Parraud, en 1833 ; inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1993 ;
  • Ciboire, en argent doré, par B. Parraud, XIXe siècle ; inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1993 ;
  • Deux ciboires des malades (servaient aux viatiques portés à domicile), en argent, XIXe siècle ; inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1993 ;
  • Croix d'autel, en bronze ; non inscrite.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le nom de la commune a été traduit Sant-Stefan-ar-C’hoad en breton, nom sans valeur historique : le breton n'y a jamais été parlé, et l'on y a toujours parlé le poitevin, puis le français.
  2. Réélu en 2008.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 19370 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Saint-Étienne-du-Bois », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  9. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 10 juin 2011)
  10. L'abbé Ténèbre, Laurent Charrier, Ed. Siloë, 1994, (ISBN 2-908576-12-0)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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