Achille Dauphin-Meunier

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Achille Dauphin-Meunier
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Achille Dauphin-Meunier, alias Pierre Ganivet, est un intellectuel français du XXe siècle né le à Bourg-la-Reine et mort le à Cailly-sur-Eure. Il a été tour à tour employé de banque, syndicaliste, journaliste et universitaire. Ses idées ont connu une évolution de l'anarcho-syndicalisme à la Doctrine sociale de l'Église, en passant par le planisme et l’économie planifiée.

Un milieu social catholique[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Joseph Dauphin Meunier (18681927, poète, historien des Mirabeau, conservateur de la Bibliothèque administrative de la Ville de Paris) et de Claire Bouchard (18851957, fille de l'encadreur renommé de la rue Monsieur-le-Prince).

D’une intelligence précoce, il fait ses études à l’École Saint-Aspais de Melun et au Lycée Lakanal de Sceaux. Il passe son bac à 16 ans, en 1922. Lecteur du Pèlerin dans son enfance, il « apprit à connaître la maçonnerie comme un abîme de perdition et une entreprise satanique », mais son éducation à la maison et au Petit-séminaire l’amena en réaction à professer des opinions anticléricales et matérialistes[1].

De l'anarchisme à la CGT[modifier | modifier le code]

Il se lie, par des camarades de classe, à des maîtres de la pensée anarchiste comme Christian Cornélissen et Jean Grave et fréquente le milieu des anarchistes hongrois réfugiés en France. Il publie en 1926 son premier livre, consacré à La Commune hongroise et les Anarchistes (21 mars 1919 – 7 août 1919). Il tisse des contacts avec les milieux anarchistes de nombreux pays, en particulier avec ceux de la Catalogne, dont il prit un nom fréquent pour pseudonyme, Pierre Ganivet.

Dès l’automne 1922, il travaille, comme employé au service de la correspondance, à la Banque de Paris et des Pays-Bas d'Horace Finaly, un ami de son père. Il y développe une expertise technique, participe à la rédaction d’une encyclopédie en douze volumes sur La Banque et ses Services, publiés en 1931 et 1932, et reprend ses études, à la Faculté de droit et à l’École libre des sciences politiques, qu’il couronnera par une thèse de doctorat sur Mirabeau et l’Économie prussienne de son temps soutenue le .

Il s'écarte peu à peu des milieux anarchistes, milite dans le syndicalisme et participe à la fondation, en 1935, du premier syndicat d’employés de banque. Il collabore, sous son pseudonyme de Pierre Ganivet, à la "Commission du Plan" de la CGT, de sa fondation en mai 1934 jusqu'en 1938, et participe aux trois Conférences internationales planistes discutant des thèses de Henri De Man. Il siège, sous vrai nom, en 1936, au Comité des experts choisis par Vincent Auriol pour préparer la réforme des statuts et de la politique de la Banque de France consacrée par la loi du , dont il fut extrêmement déçu. Il signe alors un ouvrage de synthèse sur La Banque de France. Il fonde en janvier 1934, sous le pseudonyme de Pierre Ganivet, L'Homme réel, Revue mensuelle du Syndicalisme et de l'Humanisme. Et en rédige les éditoriaux jusqu’en avril 1937René Belin, secrétaire de la CGT en 1935, lui succède à la direction de la revue. Il démissionne de ses fonctions à la Banque de Paris et des Pays-Bas, et se consacre définitivement à l'enseignement supérieur, à partir de la rentrée 1935, comme Assistant à l’Université de Paris puis Chargé de cours à celle de Toulouse. Il se présente vainement au concours d'Agrégation des Facultés de droit (section d’Économie politique). Les questions bancaires demeureront un de ses champs d’expertise jusque dans les années cinquante.

L'économie dirigée à Vichy[modifier | modifier le code]

Mobilisé en août 1939, il mettait la dernière main à une monographie sur La Cité de Londres. Simple soldat, il se retrouve secrétaire d’état-major. Il se lie d'amitié avec l'un de ses compagnons d'armes, ecclésiastique, qui l'accompagne dans la "recherche théologique" qui le préoccupe alors : il lui doit, ainsi qu'à l’un de ses professeurs du collège de Saint-Aspais, une grande part d'un retour à la Foi catholique qui se concrétise après-guerre. Il ne semble pas que sa pratique fut très régulière. Démobilisé le , il reprend contact avec René Belin, devenu Secrétaire d’État à la Production industrielle et au Travail du cabinet Laval du , rejoint l’entourage de Jean Bichelonne, qui deviendra Secrétaire d’État à la Production industrielle du cabinet Laval du , et se consacre par le journalisme ( il tient une rubrique hebdomadaire dans le quotidien Aujourd’hui, de 1940 à 1944 et écrit dans l’éphémère hebdomadaire Le Fait, d’octobre 1940 à avril 1941 ) et l’enseignement à dégager les voies de l’économie dirigée. Il publie, à l’été 1941, Produire pour l'Homme, L’Économie dirigée en France, dirige, à partir de mai 1941, l’École supérieure d'organisation professionnelle qui formait les cadres des Comités d'organisation, et devient, à la rentré 1941, Maître de conférences à l’École libre des Sciences politiques et à l'Institut catholique de Paris. Il anime la Revue d'économie contemporaine ( 1942-45 ), qui eut Bichelonne dans son comité de patronage[2].

Un intellectuel de la droite catholique après la guerre[modifier | modifier le code]

Arrive la Libération. Il échappe à l'épuration en passant un long séjour au monastère bénédictin de la Pierre-qui-Vire où il rédige une synthèse sur La Doctrine économique de l’Église qui sera publiée en 1950. Il reprend, à la rentrée 1946, ses enseignements à l'Institut catholique de Paris et devient dans les années 1960 son directeur du département d'économie politique.

Il relance la publication de la Revue d’Économie contemporaine et participe activement à la fondation du Centre des hautes études américaines, qu'il anime jusqu'aux années 1960 avec Gaston Morancé[3]. Il est candidat en 1951 aux législatives sur une liste UNIR ( Union des nationaux indépendants et républicains, qui regroupe les partisans de la mémoire de Pétain demandeurs de l’amnistie) en Seine-et-Oise[4]. Il collabore au mensuel anticommuniste Exil et liberté, périodique de l’Union pour la défense des peuples opprimés - il est membre de son comité directeur dans les années 1950[5], à Écrits de Paris.

Des années 1950 aux années 1980, il est l'un des vice-présidents de la Société française de géographie économique, un cercle parisien élitaire qui organise des conférences mensuelles sous la forme de déjeuners au Cercle interallié, présidé successivement par Edmond Giscard d'Estaing, Wilfrid Baumgartner puis l'avocat de Pétain Jean Lemaire (avocat)[6]. Il a adhéré en 1953 à la Société d’économie et de sciences sociales, qui regroupe les disciples de Pierre Guillaume Frédéric Le Play ; il est membre de son conseil d’administration à partir de 1965 et le reste jusqu’à son décès. Il est aussi correspondant national de l'Académie d'agriculture, à partir de 1953.

Il figure aussi au conseil d’un club de réflexion international, conservateur et chrétien, fondé à Munich en 1951, la Abendländische Akademie ( Académie occidentale ) aux côtés de personnalités surtout allemandes liées à la CDU/CSU[7], et à la fin des années 1950 à la commission des enquêtes et travaux d'un organisme patronal et transnational de réflexion, le Comité européen pour le progrès économique et social ( CEPES ), dont le comité français est présidé par l'ancien ministre de Vichy François Lehideux[8].

Il participe, dans le cadre de l’UNESCO, à plusieurs missions d’expertise universitaires, dans les années 1950 et 60. De 1955 à 1963, il est conseiller financier du Gouvernement royal du Cambodge, rédige les statuts de la Banque nationale du Cambodge et supervise l'émission des premiers Riels. Il rédigea le Que sais-je ? sur l'Histoire du Cambodge.

Il collabore dans les années 1960 à la revue anticommuniste et catholique traditionaliste Itinéraires (revue) de Jean Madiran. On le trouve au colloque Charles Maurras d’Aix-en-Provence en 1970[9], cosignataire en 1976 d'un texte initié par Jean de Viguerie, la « déclaration des trente universitaires catholiques » affirmant leur « communion de pensée » avec Mgr Marcel Lefebvre et leur adhésion à « la Tradition catholique »[10], membre du comité français pour le boycottage des JO de Moscou de 1980[11], collaborateur d'une nouvelle mouture de la Revue universelle, dirigée par François Natter et proche des milieux maurrassiens ( il y dénonce notamment l'application de « la co-gestion universitaire » )[12]. Il figure en outre au comité de patronage constitué en 1970 de Nouvelle école d'Alain de Benoist, jusqu'à son décès[13].

Doyen de la Faculté Autonome et Cogérée d’Économie et de Droit, dite FACO, 1968-1978[modifier | modifier le code]

Dauphin-Meunier est l'un des principaux fondateurs en 1968 de la FACO, aujourd'hui Faculté libre de droit, d’économie et de gestion (FACO Paris)[14], avec l'Association des parents pour la promotion de l'enseignement supérieur libre d'Aimé Aubert. Il a contesté la fin annoncée en 1967 des enseignements profanes de l'Institut catholique de Paris, à l'instar d'Itinéraires, dans le contexte de l'aggiornamento post-conciliaire de l'Église, de la crise de l'Université française et des événements de Mai 68, témoignant d'une crise des valeurs traditionnelles. Il a appuyé une grève des étudiants en droit de l'Institut en février 1968 pour maintenir la faculté de droit, et déploré la non-consultation des professeurs ; le vice-recteur réprouva ses propos au caractère « très polémique »[15].

Dauphin-Meunier a été en décembre 1968 invité d'honneur à un dîner de l'Union des intellectuels indépendants, aux côtés de Mgr Marcel Lefebvre, qui s'en prend aux « forces progressistes » qui « dès les premiers jours du Concile », l'auraient investi et stigmatise « une influence diabolique ( qui ) voulait détourner le concile de sa fin ». Dauphin-Meunier y présente sa FACO et souligne que l’une des causes du désarroi des jeunes, ce sont « les parents qui ont été incapables d’inculquer à leurs enfants le sens du devoir bien fait, l’amour de la Patrie, qui ont laissé déshonorer l’Armée, la Magistrature et laissent à présent conduire le pays tout doucement vers la soviétisation»[16].

En juillet 1968, Dauphin-Meunier annonce l'ouverture d'une nouvelle Faculté libre de droit et de sciences économiques pour le 7 octobre, et souligne que cette nouvelle faculté va se réclamer de la «morale chrétienne». Il ne conteste pas que « les événements de mai 68 ont accéléré la maturation d'une idée qui germait depuis avril»[17]. Il tient une conférence de presse avec l'APPESL quelques jours avant l'ouverture de la nouvelle faculté pour la présenter[18]. En cette année 1968, Dauphin-Meunier signe un manifeste « en faveur de modifications de structures à l'ORTF », réclamant son autonomie, et participe au colloque des « intellectuels pour la liberté » de l'Institut d'études occidentales de Thierry Maulnier, consacré « aux échecs du marxisme face au réel » en novembre[19].

Lors d'un dîner-débat du Centre d'études politiques et civiques en 1969, Dauphin-Meunier analyse les causes de la crise universitaire[20]. Elles sont universelles : le « flux démographique » des jeunes et « leur angoisse devant la société présente». Elles sont aussi spécifiquement françaises. C'est d'abord la réforme Fouchet, « responsable du drame de la jeunesse française et de l'Université française », car « sous prétexte de démocratisation de l'enseignement », elle a transformé les lycéens en « analphabètes », a provoqué « l'arrivée massive d'étudiants victimes de la destruction de l'enseignement secondaire » dans l'Université, et surtout dans les facultés de lettres et de droit, qui nétait pas prête à les recevoir, « faute de crédits ». En outre, l'Université « ne semble pas se soucier d'établir à quels débouchés pratiques leur diplôme de licence leur donnera accès ». L'autre cause, plus grave encore, c'est la crise de l'autorité et « la destruction de la civilisation humaniste et chrétienne  par ceux qui ont la mission de la défendre, les parents, les professeurs et les prêtres». Les valeurs qu’il met en avant étant la virilité, la tradition, l’honneur et l’armée. Dauphin-Meunier évoque enfin la réforme d'Edgar Faure, sa loi d'orientation universitaire du 12 novembre 1968[21], qui lui paraît « excellente ». Le ministre de l'éducation nationale a « pleinement conscience » des causes de la crise et sa réforme « s'efforce d'y remédier ». Elle offre quatre avantages : elle « substitue au despotisme bureaucratique du Ministère le principe de l'autonomie d'universités autonomes », elle met en place un système de co-gestion au sein de l'enseignement supérieur, entre universitaires et étudiants, elle entend « qu'on informe les étudiants sur les problèmes de l'emploi et sur les débouchés » et elle institue des conseils régionaux d'enseignement supérieur et de recherche, dans lesquels vont se trouver réunis les représentants des Universités pluridisciplinaires, ceux des facultés libres et « des personnalités extérieures », choisies pour leurs compétences. Pour autant, Dauphin-Meunier liste tous les obstacles qui vont empêcher son application : l'administration, qui « freine », les parents, qui s'opposent au système de la notation continue et à la suppression des examens terminaux ainsi qu'à la disparition des diplômes d'État, les universitaires, trop attachés « à leurs privilèges », les étudiants eux-mêmes, et enfin la « subversion marxiste » du SNESUP et de l'UNEF : « Nous sommes aujourd'hui, en France, bien que d'une manière beaucoup plus subtile que dans d'autres pays, en proie à une révolution culturelle marxiste. Le marxisme s'est infiltré progressivement dans l'enseignement primaire et l'enseignement secondaire ; il gangrène l'enseignement supérieur ». En réponse à des critiques de convives, celles de François Natter notamment, Dauphin-Meunier affirme que « dans ses principes la réforme d'Edgar Faure n'est pas démagogique ». Au contraire, le système de participation et de co-gestion est positif et Faure lui semble être un ministre « ouvert » et « favorable » à l'enseignement supérieur libre, comme l'atteste l'article 5 de la loi d'orientation. Faure a tenu à signer lui-même l'arrêté ministériel publié au JO le 5 janvier 1969 qui admet les étudiants de la FACO au bénéfice des assurances sociales. Et du reste, Dauphin-Meunier siège dans la commission nationale constituée par le ministre pour étudier les conditions de contrôle des études. Selon Dauphin-Meunier, si la cogestion ne doit pas concerner l'administration des Universités, elle doit se placer au plan de l'enseignement : « c'est aux étudiants qu'il appartient de dire si tel professeur qui est un grand savant est un piètre pédagogue, et par conséquent s'il doit être renvoyé à ses recherches. Ce sont les étudiants qui ont à dire si l'enseignement doit être orienté dans telle ou telle voie qui lui semble plus utile. Ce sont les étudiants qui ont à fixer la part des enseignements cathédraux et des travaux de séminaires ». C'est là l'un des mots d'ordre de mai 68. D'où la nécessité d'un aggiornamento des méthodes d'apprentissage, de la fin des cours magistraux, qui doivent être remplacés par des séminaires, d'une « une université à taille humaine », ce qu'il avait déjà annoncé lors de sa conférence de presse en 1968.

Dans cette conférence comme dans d'autres interventions, Dauphin-Meunier a critiqué les mandarins des facultés publiques, leur absentéisme, du fait que des professeurs partent à l'étranger pour de longs mois, et leur cumul des chaires[22]. La FACO « met en œuvre sagement deux revendications intelligentes des contestataires: la participation et la formation utile des étudiants » . Dauphin-Meunier vante son « souci constant du réel, de l'utile, du concret  »[23].

Dauphin-Meunier est doyen de la FACO et membre de son conseil d'administration, présidé par son ami l'éditeur Gaston Morancé, qui a animé avec Dauphin-Meunier le Centre des hautes études américaines. Achille Dauphin-Meunier assume la charge de Doyen jusqu'en 1978 et y dispense des enseignements jusqu'à sa mort[24]. Il y dirige un Institut technique de formation active, anime avec Albert Garand[25], professeur à la FACO[26], dans la première moitié des années 1970, un Centre d’Étude de la Doctrine Sociale de l’Église, en lien avec l'Association pour la liberté économique et le progrès social ( ALEPS ). La FACO abrite aussi depuis juin 1969, l'Institut supérieur du travail de Claude Harmel, secrétaire général de l'ALEPS et professeur à la FACO[27].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Pierre Ganivet, La Commune hongroise et les Anarchistes (21 mars 1919 – 7 août 1919), Paris, Librairie Internationale, , texte intégral.
  • Mirabeau et l’Économie prussienne de son temps, Université de Paris, Faculté de Droit, thèse pour le doctorat en droit (sciences politiques et économiques), Paris, PUF, 1933 (ouvrage couronné par l'Académie des Belles-Lettres d'Aix-en-Provence)
  • La Banque de France, Paris, Gallimard, NRF, 1936
  • La Banque 1919-1935, Allemagne, Angleterre, France, préface d'E. Dolléans, Paris, Gallimard, NRF, 1936
  • La Banque à travers les âges, 2 vol., sous la direction technique de Louis Lair, préface d’Édouard Dolléans, iconographie rassemblée par Jean Boisseau : Éditions techniques et professionnelles (Banque Éditeur), Paris, 1936-1937
  • La Cité de Londres (préface de Louis Baudin), NRF, Gallimard, coll. Problèmes et Documents, Paris, 1940 (ouvrage couronné par l'Académie Française), réédition : La Cité de Londres et les grands marchés internationaux, préface de Louis Baudin, Paris, NEL, 1954
  • Produire pour l'Homme, L’Économie dirigée en France, Paris, Plon, coll. Présences, 1941 (Grand Prix de la Jeune France)
  • L’Économie allemande contemporaine, Paris, Fernand Sorlot, 1942
  • La Doctrine économique de l’Église, ouvrage couronné par l'Académie Française (prix Thiers) et l'Académie des Sciences morales et politiques (prix Audiffred), Paris, NEL, 1950
  • Albert de Mun, traduction italienne de Mario Bezzola, La Scuola, Brescia, coll. "Maestri della dottrine sociali" diretta da Fransisco Vito, 1952
  • L’Église en face du Capitalisme, Paris, A. Fayard, coll. Ecclesia, 1955
  • L’Église et les Structures économiques du monde, Paris, A. Fayard, coll. Je sais-Je crois, série Les Problèmes du Monde et de l’Église, 1957
  • Histoire du Cambodge, Paris, PUF, coll. Que sais-je ?, no 916, 1961 ; 2e éd. mise à jour, 1968
  • Histoire de la Banque, Paris, PUF, coll. Que sais-je ?, no 456, 1951 ; 2e éd. 1959, 3e éd. 1964, 4e éd. 1968.
  • Le Cambodge de Sihanouk ou de la difficulté d'être neutre (lettre-préface de SAR le prince Norodom Sihanouk, chef de l'État du Cambodge), Paris, NEL, coll. Survol du Monde, 1965
  • Le Jeu de l'épargne et de l'investissement à l'âge industriel, Paris, Payot, coll. Eudes et documents, série politique et économique, 1969
  • La Société industrielle contemporaine et les Enseignements pontificaux, CEDSE, Paris, NEL, coll. Liberté économique et Progrès social, 1972

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-André Faucher, Achille Ricker, La franc-maçonnerie, vous connaissez ?, NEL, 1977, p. 165 ( témoignage de Dauphin-Meunier )
  2. comité de patronage et comité de direction de la revue en 1942
  3. François Denord, « La postérité des relèves néolibérales en France au tournant des années 1950 », in Olivier Dard ( dir. ), Les relèves en Europe d’un après-guerre à l’autre, P-I-E – Peter Lang, 2005
  4. Jérôme Cotillon, Ce qu’il reste de Vichy, Armand Colin, 2003, p. 204,
  5. Mensuel lancé en 1954, qui se veut « le seul journal anticommuniste de langue française qui défende l’honneur et la dignité de l’immortelle Russie » et appelle sans cesse à l’union de toutes les forces anticommunistes. Il est dirigé par le journaliste franco-russe Arsène de Goulévitch (alias François de Romainville), secrétaire général de l'UDPO, appelée à partir de novembre 1961 l’Internationale de la Liberté ), qu’il fonda en 1947. C’est l’ancien secrétaire général adjoint et trésorier de la Société des Amis de la Russie nationale: cf. Alain Guérin, Le général gris, Julliard, 1968, p. 482, collection d'Exil et liberté
  6. Bottin mondain, 1953, p. 72, Bottin mondain, 1980. Ce cercle a été fondé peut-être au début de l'année 1939, sous le nom de Société française de géographie économique et d'action coloniale, par le comte Clauzel, ancien ambassadeur, qui le préside jusqu'à sa mort en 1951. Edmond Giscard d'Estaing lui succède en 1952. Il a accueilli des conférenciers de premier plan : hommes politiques (Paul Reynaud, Pinay, Robert Buron, Maurice Schumann, Edouard Bonnefous, etc.), des hauts-fonctionnaires français (Louis Armand, Bloch-Lainé) et internationaux (l'ambassadeur des États-Unis en France, le président de la Banque mondiale, le président de la Haute-Autorité de la CECA), des P-DG, des évêques (Mgr Feltin), le comte de Paris, etc.: cf. collection du Monde. Son délégué général et fondateur, André Calandreau, va être membre du conseil supérieur de la FACO.
  7. Guido Müller, Vanessa Plichta, « Zwischen Rhein und Donau. Abendländisches Denken zwischen deutsch-französischen Verständigungsinitiativen und konservativ-katholischen Integrationsmodellen 1923-1957“, in Revue d’histoire de l’intégration européenne, 1999, vol. 5, n° 2, p. 35-36 ( en ligne sur ceru.public.lu ). Autres personnalités françaises membres de cette Académie: Robert d’Harcourt, Paul Lesourd, professeur à l’Institut catholique, Gabriel Marcel, René Gillouin
  8. De quelques problèmes relatifs à la CEE, CEPES/CED, 1959, European business cycle policy, CEPES, 1958, p 47
  9. Études maurrassiennes, n° 2, 1973, Actes du deuxième colloque Maurras de 1970, A. Dauphin-Meunier, « L'apport de Maurras à la science politique », pp. 47-55. Il a aussi collaboré aux Cahiers Charles Maurras
  10. Cosignée notamment par Marcel De Corte, François Natter ou Roland MousnierNouvelles de Chrétienté, n° 96, novembre-décembre 2005, Jean de Viguerie, « L’année 1976 de Mgr Lefebvre » ( en ligne ), Le Monde, 3 décembre 1976
  11. Le Monde, 20-3-1980 ( comité fondé par Romain Marie, alias Bernard Antony )
  12. La Revue universelle des faits et des idées, A. Dauphin-Meunier, « La co-gestion universitaire, ou les effets pervers d'une idée rendue folle », mai 1980, pp. 63-69
  13. Anne-Marie Duranton-Crabol, « La « nouvelle droite » entre printemps et automne, 1968-1986 », XXe siècle, 1988, vol. 17, n° 17, p. 42. LA FACO a pu abriter des réunions du GRECE/Nouvelle école, par exemple en décembre 1972, d'où des incidents avec des militants de la Nouvelle Action française, qui dénoncent son racisme. Alain de Benoist a attenté un procès pour diffamation à la NAF, notamment pour un tact distribué à la FACO le 20 décembre 1972 et une circulaire adressée aux membres du comité de patronage de Nouvelle école par le directeur de la NAF le 21 décembre ( « Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous indiquer rapidement si vous considérez toujours devoir apporter votre patronage à cette revue dont les thèses racistes sont évidentes » : La Nouvelle action française, n° 86, 20-12-1972 , n° 112, 20-6-1973 ( en ligne )
  14. Cf. son site : facoparis.com
  15. Le Monde, 14 février 1968, "Grève des étudiants en droit de l'Institut catholique de Paris", 15 février 1968, "Les étudiants de droit de l'Institut catholique interrompent leur grève"
  16. Le Monde, 20 mars 1969
  17. Le Monde, 12 juillet 1968, 13 juillet 1968, "Une faculté autonome et cogérée d'économie et de droit ouvrira à Paris à la rentrée"
  18. Le Monde, 4 octobre 1968
  19. Le Monde, 21 novembre 1968
  20. Les Cahiers du CEPEC, n° 39, 53e dîner-débat du 22 janvier 1969, conférence de Dauphin-Meunier
  21. Cf. notamment Elise Sainero, « L'État éducateur face à une crise de légitimité. L'exemple français de la Loi Faure du 12 novembre 1968 », dans collectif, Figures de l'État éducateur : pour une approche pluridisciplinaire, L'Harmattan, 2008
  22. Aspects de la France, n° 1053, 21 novembre 1968, "La faculté libre autonome et cogérée d'économie et de droit"
  23. Ibidem
  24. Il y enseigne la politique économique en première année, et l'histoire de la pensée économique en quatrième année.
  25. Docteur en droit, diplômé de l'Ecole des sciences politiques, membre de section au Conseil économique et social
  26. Il y enseigne les poblèmes de l'entreprise en quatrième année.
  27. Il y enseigne l'histoire des faits économiques en première année, avec Georges Lefranc

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arnaud Pellissier-Tanon, « Notice sur la Vie et l'œuvre d'Achille Dauphin-Meunier (1906-1984) », Études sociales, no 125,‎
  • Arnaud Pellissier-Tanon, « Bibliographie d'Achille Dauphin-Meunier », Études sociales, no 125,‎
  • Emile Poulat, La question religieuse et ses turbulences au XXe siècle : trois générations de catholiques en France, Berg international, 2005 
  • Claude Harmel, Les itinéraires intellectuels d’Achille Dauphin-Meunier, bibliothèque du CEDIAS, 1998

Liens externes[modifier | modifier le code]