Ángeles López de Ayala

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Ángeles López de Ayala
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
BarceloneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Ángeles López de Ayala y MoleroVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Journaliste, écrivaine, éditriceVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Joan Pon i Angelet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Autres informations
Membre de
Sociedad Progresiva Femenina (d)
Sociedad Autónoma de Mujeres de Barcelona (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mouvements

Ángeles López de Ayala y Molero, née à Séville le et morte à Barcelone le , est une intellectuelle féministe espagnole, également dramaturge et journaliste.

Elle est une grande figure du féminisme et de la libre-pensée[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Nièce du poète Adelardo López de Ayala, elle reçoit une éducation religieuse au couvent de Santa Catalina, à Osuna, puis entre comme novice au couvent de Santa María de Marchena. Elle abandonne le monastère au bout de deux ans pour s'orienter vers les études de lettres[2].

A l'âge de seize ans, elle termine un roman en quatre tomes, intituléEl triunfo de la virtud (Le triomphe de la vertu), et collabore peu après à des publications telles que La Educación, El Fígaro, El Hispalense et El Disparate[3].

Elle se marie en 1881 avec le musicien catalan Joan Pon i Angelet et s'installe à Madrid où elle termine son cursus universitaire auprès de Joaquín Ponce de León[4].

En 1887, elle publie Los terremotos de Andalucía o Justicia de Dios. Grande militante des droits des femmes, elle affirme la nécessité de s'émanciper de l'Église et de la suprématie masculine. Parallèlement, elle débute une campagne contre l'institution royaliste pour laquelle elle est arrêtée. En 1889, elle déménage à Santander, mais sa maison est la cible d'un attentat[5].

Manifestation de femmes à Barcelone, convoquée par Ángeles López de Ayala, le 10 juillet 1910, en faveur de l'éducation laïque.

À l'âge de 30 ans, en 1888, elle s'installe à Barcelone où elle poursuit une intense activité militante dans le quartier de Gràcia. Elle y fonde les hebdomadaires El Progreso (1896), El Gladiador (1906) qui traitent de la condition des femmes, puis El Libertador (1910), journal anarchiste.

Foncièrement républicaine, féministe et franc-maçonne, elle fonde en 1892 la Société Autonome des Femmes de Barcelone, avec Teresa Claramunt Creus et Amalia Domingo. Cette organisation est considérée comme étant la première organisation féministe en Espagne[6].

Ángeles López de Ayala est également la fondatrice de la Société Progressive Féminine en 1898[7].

Elle soutient également de nombreux projets sociaux, dont une école laïque du soir,[8]une chorale et une compagnie de théâtre et travaille dans une école pour les enfants sourds et muets.

Le 10 juillet 1910, elle organise, avec l'aide des lerrouxistes, une grande manifestation de femmes à Barcelone, avec comme mots d'ordre l'émancipation de la femme, la libre-pensée et la République[9].

Elle passe, durant sa vie, trois années en prison pour ses prises de position et ses activités politiques[10]. Elle meurt à Barcelone en 1926, avant l'avènement de la Deuxième République, alors que se diffusent les courants féministes de Las Sinsombrero dans les arts, et de la Génération de 14 dans la vie publique, du Lyceum Club Femenino et de la Residencia de Señoritas de Madrid à l'université.

Références[modifier | modifier le code]

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Ángeles López de Ayala » (voir la liste des auteurs).
  1. (es) María Victoria Clemente Palacios, « Ángeles López de Ayala (1858-1926): icono del librepensamiento en la España de entre siglos », Universidad Complutense de Madrid, Universidad Complutense de Madrid,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. « López de Ayala y Molero, Ángeles (1856-1926). » MCNBiografias.com », sur www.mcnbiografias.com
  3. « Ángeles López de Ayala y Molero » [archive du 24 de junio de 2013], escritoras.com, 6 de abril de 2003
  4. « Ángeles López de Ayala y Molero | Real Academia de la Historia », sur dbe.rah.es
  5. J. R. Fernández de Cano y Martín, « López de Ayala y Molero, Ángeles (1856-1926). », www.mcnbiografias.com (consulté le )
  6. (es) Jean Louis Guareña, Isidro Sánchez Sánchez et Rafael Villena Espinosa, Sociabilidad fin de siglo: espacios asociativos en torno a 1898, Univ de Castilla La Mancha, (ISBN 978-84-89958-89-0, lire en ligne)
  7. Isidro Sánchez Sánchez et Rafael Villena Espinosa, Sociabilidad fin de siglo: espacios asociativos en torno a 1898, Univ de Castilla La Mancha, , 89–91 p. (ISBN 9788489958890, lire en ligne)
  8. Pedro Álvarez Lázaro, La Masonería, escuela de formación del ciudadano: La educación interna de los masones españoles en el último tercio del siglo XIX, Univ Pontifica Comillas, 19 de octubre de 2005 (ISBN 9788484681755, lire en ligne), p. 319
  9. « Documento sin título », sur Barcelone au féminin (en catalan)
  10. (ca) « ÁNGELES LÓPEZ DE AYALA - Escriptora i feminista », barcelonaenfemeni.org

Liens externes[modifier | modifier le code]