Juan López Carvajal

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Juan López Carvajal
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 97 ans)
Lyon (France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Domiciles
Activités
Typographe, soldat, syndicaliste, résistant, écrivainVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
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Idéologie
Membre de
Conflits
Guerre d'Espagne
Front d'Aragon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Juan López Carvajal, né le à Bédar, en Andalousie, et mort à Lyon le , est un combattant antifasciste de la guerre d'Espagne, exilé en France durant la dictature franquiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Bédar, dans la province d'Almeria, Juan López Carvajal est issu d'une famille ouvrière et athée. En 1921, son père, Juan López, et sa mère, Juana Carvajal, décident de s'installer à Barcelone pour des raisons économiques, comme des milliers de familles andalouses.

Jeune libertaire, Juan travaille dans une entreprise de typographie et adhère à la CNT, principal syndicat anarchiste en Espagne. Il fait la rencontre de Pepita Laguarda Batet, jeune militante anarchiste de L'Hospitalet de Llobregat[1].

Lorsque la guerre d'Espagne éclate en 1936, le jeune couple est un fervent défenseur de la Seconde République menacée par les attaques nationalistes[2]. Ils s'engagent ensemble pour combattre et intègrent la colonne Ascaso de la CNT sur le Front d'Aragon. Mais le 1er septembre 1936, Pepita est grièvement blessée lors d'un bombardement près de Huesca[3]. Elle meurt dans ses bras[4].

Juan, dévasté, se charge des papiers du décès et en informe ses camarades et la presse via la Solidaridad Obrera[5]. Un temps soigné à l'hôpital de Sant Pau de Barcelone, il repart ensuite sur le front.

Alors que les troupes franquistes avancent irrémédiablement jusqu'à la victoire et la chute de Barcelone, Juan doit s'exiler en France lors de la Retirada par Le Perthus et Le Boulou. Il est interné dans les camps de concentration de Saint-Cyprien et d'Agde, où il retrouve ses camarades, le commandant Ginés Martínez et le capitaine Jesús Cánovas Ortiz dit « Bobini »[6].

Après son internement dans les camps, il réalise un périple qui l'amène dans toute la France, jusqu'à son installation à Lyon avec sa famille. Toujours proche de la CNT, il continue à militer[7] et témoigner pour le travail de mémoire, y compris à l'étranger[8]. Il demeure à Lyon jusqu'à son décès le 27 décembre 2011.

Son autobiographie, publiée en 1995, constitue un récit de la guerre et de l'exil alors que s'initie la récupération historique de la mémoire des républicains espagnols réfugiés en France[9],[10].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Juan López Carvajal, Mémoires de ma vie. Mémoires d’un ouvrier anarcho-syndicaliste dans l’Espagne du 20e siècle., , 205 p. (ISBN 9782746645301, lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]