Lucio Urtubia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lucio Urtubia Jiménez
Lucio Urtubia à Pontevedra, Galicia (Espagne) fin 2008.
Lucio Urtubia à Pontevedra, Galicia (Espagne) fin 2008.

Surnom Le dernier des « bandidos buenos (es) ».
Naissance (86 ans)
Cascante, Drapeau de l'Espagne Espagne
Origine Espagnol
Cause défendue Anarchisme
anarcho-syndicalisme
antifranquisme
Autres fonctions maçon, ouvrier du bâtiment

Lucio Urtubia Jiménez, né à Cascante en Espagne le , est un maçon et militant anarchiste. Il se considère comme étant le dernier des « bandidos buenos » (bons bandits en espagnol), une espèce de Robin des Bois ou de Don Quichotte[Selon qui ?] libertaires, si bien que selon Albert Boadella « Lucio est un Don Quichotte qui ne s'est pas battu contre des moulins à vent, mais contre de vrais géants ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Peinture murale en hommage à Quico Sabaté au cimetière de Sant Celoni. On peut y lire en catalan : "Capital bandit, État terroriste, la résistance anarchiste ne se rendra jamais".

Lucio Urtubia est né en 1931 dans une famille pauvre de Navarre, dans le nord de l'Espagne.

En 1954, après avoir déserté l'armée sous Franco, il se réfugie en France où il rejoint sa sœur, et travaille comme ouvrier du bâtiment. En 1957, il rencontre Fancisco Sabaté, dit Quico, guérillero anti-franquiste et anarchiste. Commence alors, pour financer la lutte une longue série « d’expropriations » (braquages), de « récupérations » de matériels divers (notamment d’imprimerie), de fabrications de faux papiers et autre fausse monnaie, d’enlèvements...

Traqué par Interpol et la Policie juidiciaire française, il fricote avec des voyous et rencontre, entre autres, Che Guevara.

Déserteur, contrebandier, braqueur de banque et faux-monnayeur, Lucio Urtubia s'est essayé à tout au nom de sa cause. Il préféra se tourner vers le faux-monnayage plutôt que vers le braquage de banques, n'appréciant pas cette dernière activité[1].

En tant que faux-monnayeur, son action de plus grande ampleur a consisté, en 1979, en la falsification de chèques de voyage de la Citibank pour une valeur de 20 millions de dollars. Cette tentative de faux-monnayage de grande ampleur s'est soldée par son arrestation[1].

Défendu par l'avocat Roland Dumas (responsable des affaires de la gauche de gouvernement des années 1980), il finit par trouver un arrangement à l'amiable avec la Citibank en échange des plaques d'impression ayant permis de falsifier les chèques[1].

Le 3 mai 2015, Lucio Urtubia apparaît à la télévision dans l'émission de Jordi Évole, Salvados.

Au 42 ter Rue des Cascades à Paris, il anime L’espace Louise Michel, un espace de libre exposition artistique, à la disposition de tout artiste, plasticien ou musicien boudant les galeries marchandes. En plus des expos, le lieu accueille conférences et rencontres, comme récemment[Quand ?] avec la représentation française du mouvement espagnol Podemos[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Lucio Urtubia, Ma morale anarchiste, Les Éditions libertaires, 2005, notice.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Aitor Arregi, Jose Mari Gaenaga, Lucio, 93 min., 2007, notice.
  • Qui es-tu Lucio, Emile Navarro, 58 min, 2016

Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c http://mandrill.be/?p=27
  2. Nima Kargar, Edouard de La Rochefordière, « La carte de la gauche alternative à Paris », sur StreetPress, .