Wilfrid Baumgartner

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Baumgartner.
Wilfrid Baumgartner
Fonctions
Membre du Conseil économique et social
Ministre des Finances et des Affaires économiques
Président Charles de Gaulle
Gouvernement Gouvernement Michel Debré
Prédécesseur Antoine Pinay
Successeur Valéry Giscard d'Estaing
Gouverneur de la Banque de France
Prédécesseur Emmanuel Monick
Successeur Jacques Brunet
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris 7e
Date de décès (à 76 ans)
Lieu de décès Paris 7e
Nationalité français

Wilfrid Baumgartner, né le à Paris VIIe et mort le à Paris VIIe, est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Wilfrid Baumgartner[1] est le docteur Amédée Baumgartner, chirurgien des hôpitaux et président de l'Académie de médecine.

Il a épousé en 1930 Christiane Mercier. Il a eu trois enfants.

Il a été lycéen au lycée Buffon puis a étudié à l'École libre des sciences politiques et aux facultés des lettres et de droit de Paris. Il soutient une thèse de doctorat consacrée au Rentenmark (monnaie de transition allemande, entre 1919 et 1923). Il est reçu premier, en juillet 1925, au concours d'adjoint à l'Inspection générale des finances. Il est inspecteur des finances en 1925.

Wilfrid Baumgartner se spécialise dans les finances directeur de cabinet de Paul Reynaud, ministre des finances en 1930, et directeur du Trésor de 1935 à 1936, il devient ensuite président du Crédit national (1936-1949) succédant à Louis Martin son fondateur (1919-1936). Il est l'un des négociateurs, sous l'autorité de Vincent Auriol, alors ministre des finances, de l'accord monétaire tripartite conclu avec la Grande-Bretagne et les États-Unis.

En 1943, il est déporté le 13 août du camp de Royallieu à Compiègne vers Buchenwald comme « personnalité-otage ». Le 31 août, il est transféré au camp de Füssen-Plansee[2].

Il revient en France.

En 1946, il préside la conférence internationale de Londres sur la réparation des dommages de guerre.

En 1949, Maurice Petsche le nomme gouverneur de la Banque de France.

Il quitte cette fonction en 1960 pour remplacer Antoine Pinay au poste de ministre des Finances et des Affaires économiques du gouvernement Michel Debré, le 13 janvier 1960. Il le demeure pendant deux ans.

Il est à son tour remplacé par Valéry Giscard d'Estaing, le 18 janvier 1962.

Il est alors appelé à la présidence de l'Alliance française (1961-1978), et devient par ailleurs PDG de Rhône-Poulenc (1963-1973).

Il est membre du Conseil économique et social (1969-1974) et de l'Académie des sciences morales et politiques (1965-1978). Son épouse est décédée en 1980.

Il a été membre du comité de direction du groupe Bilderberg[3]. C'était un ami intime de Henri Sacquet[4][réf. insuffisante], président de la Fédération internationale des rédacteurs en chef.

Ses publications[modifier | modifier le code]

  • Le Rentenmark (15 octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses universitaires de France, 1925, 177 pages.
  • Finances publiques : le budget de l’État, avec Henri Deroy, Centre de documentation universitaire, 1944
  • Les Ressources publiques, avec Henri Deroy, Centre de documentation universitaire, 1945, 156 pages
  • Politique financière, Centre de documentation universitaire, 1946, 164 pages
  • Finances publiques, Les Cours de droit, 1948, 310 pages
  • Distribution et contrôle du crédit, Paris, A. Colin, 1951, 177 pages
  • Petite encyclopédie économique : réalisations du génie français dans le monde, Centre d'expansion française, 1958, 260 pages

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coll., Nouveau dictionnaire national des contemporains, Paris, Les éditions du nouveau dictionnaire national des contemporains, , 948 p., p. 58.
  2. Livre-mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression et dans certains cas par mesure de persécution 1940-1945, tome 1, p. 1 021.
  3. (en) « Former steering ommittee members », sur Bilderbergmeetings.org.
  4. Correspondance Maurice Schumann-Henri Sacquet, Augustin Vigin, 1998, édition Bruel-Legal.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]