Arthur Arnould

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Arthur Arnould
Arthur Arnould 1871.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Arthur MattheyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Delphine de Cool (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de

Arthur Arnould, né le à Dieuze (Meurthe) et mort le à Paris, est un ancien employé de l’Assistance publique, écrivain et journaliste libertaire français. Il participe activement à la Commune de Paris et est un membre actif de la Première Internationale[1]

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père était professeur au Collège de France. Après une courte carrière administrative, Arthur Arnould, devient journaliste d'opposition au Second Empire. Il fut aussi théosophe et martiniste[2]. D'abord secrétaire de rédaction à la Revue nationale puis rédacteur à la Revue moderne, il publia des articles sur différents auteurs, notamment sur Edgard Poe. Il débuta en politique dans l'Opinion nationale et dans l'Epoque, où il fait l'objet d'une condamnation suite à un article jugé hostile à l'Empire. Par la suite, il publia un pamphlet, La Foire aux sottises, qui lui valut de nouvelles poursuites. Il collabora au Journal du peuple, qu'il avait fondé avec Louis Noir et quelques autres rédacteurs de la Marseillaise. Il écrivit dans l'Avant-Garde.

Après la proclamation de la République, le 4 septembre 1870, il est nommé adjoint au maire du IVe arrondissement. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune par le IVe et le VIIe arrondissements, avec 8.608 voix. Il est d'abord membre de la Commission des Relations extérieures, puis de celle du Travail et de l'Echange (6 avril), puis des Subsistances (21 avril) et enfin de l'Enseignement (4 mai). Le 1er mai il est chargé du Journal Officiel de la Commune. De tendance proudhonienne et anarchisante, il appartient à la minorité du Conseil et vote contre la création du Comité de Salut public. Il demanda à ce que les séances du conseil fussent aussi publiques que possible, que les rapports militaires soient affichés et que le secret soit supprimé.

D'après Paul Delion (auteur des Membres de la Commune et du Comité central en 1871), Arthur Arnould était très isolé au sein du Conseil, à la fois traité d'aristocrate à cause de sa mise soignée et de réactionnaire à cause de ses protestations.

Après la Semaine sanglante, il se réfugie en Suisse et ne revient en France qu'après l'amnistie de 1880.

Il a écrit L'État et la Révolution (1877), une Histoire populaire et parlementaire de la Commune de Paris, éditée en 1878 à Bruxelles par Henry Kistemaeckers, et quelques romans sous le pseudonyme d'Arthur Matthey.

En 1890, il épouse l'artiste Delphine de Cool.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sur la Commune de Paris

Romans sous le pseudonyme d'Arthur Matthey

  • Le Roi des mendiants, par Arthur Matthey (Arthur Arnould), 1885, E. Dentu, Paris (sur le site de Gallica)
  • La Revanche de Clodion, par Arthur Matthey (Arthur Arnould), 1882, G. Charpentier, Paris (sur le site de Gallica)
  • Le Point noir, par Arthur Matthey (Arthur Arnould), 1885, G. Charpentier, Paris (sur le site de Gallica)
  • Le Pendu de la Baumette (Édition illustrée), par Arthur Matthey (Arthur Arnould), 1881, Périnet, Paris (sur le site de Gallica)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron » : notice biographique.
  2. Richard Raczynski, Un dictionnaire du Martinisme, Paris, Dualpha éd., 2009, p. 57.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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