Constant Marie

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Constant Marie
Le Père Lapurge
Image illustrative de l'article Constant Marie

Naissance 27 août 1838
Sainte-Houvrince (Calvados)
Décès 5 août 1910
Première incarcération 1er juillet 1894
« affiliation à une association de malfaiteur »
Origine français
Type de militance communard
chansonnier
Cause défendue libertaire
Dame Dynamite écrite en 1885-1886 et ici publiée en livret par le groupe de La Muse rouge en 1906.
Le Père Lapurge écrite en 1885-1886 et ici publiée en livret par le groupe de La Muse rouge en 1906 (illustration Maximilien Luce).

Constant Marie, dit « Le Père Lapurge », né le 27 août 1838 à Sainte-Houvrince (Calvados) et mort le 5 août 1910, est un communard et poète auteur-compositeur-interprète libertaire de chansons révolutionnaires dont « Dame dynamite », « Le Père Lapurge », « L’Affranchie » et « La Muse rouge ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Ouvrier maçon, il participe à la Commune de Paris (1871) où il est blessé à la tranchée du Fort de Vanves. Blessure qui le contraint par la suite à se faire cordonnier.

La virulence de ses propos attire l'attention de la police qui ne cesse de le surveiller et le 1er juillet 1894, son domicile est perquisitionné : des livres et les textes de ses chansons sont saisis. Il est arrêté et inculpé « d'affiliation à une association de malfaiteur ». Il passe plusieurs semaines à la prison de Mazas. Son non-lieu n’est obtenu qu’un an après, et il reste sous surveillance jusqu’en 1905.

Militant très actif dans les années 1885 et 1886, il participe à de multiples fêtes de groupes libertaires.

On lui doit deux des chansons les plus représentatives du répertoire libertaire de ces années : « Dame Dynamite » et « Le Père Lapurge » publiées, en juillet 1886, dans La Révolte des affamés, journal libertaire de Calais.

Il signe des billets sous le pseudonyme Le Père Lapurge dans l'hebdomadaire Le Père peinard fondé par Émile Pouget[1].

La Muse Rouge[modifier | modifier le code]

Il fonde, en mai 1901, le Groupe des poètes et chansonniers révolutionnaires. En 1907, le groupe devient La Muse Rouge, du titre de sa chanson en hommage à Louise Michel[2]

À ce groupe appartiendront de nombreux libertaires dont : Gaston Couté, Eugène Bizeau, May Picqueray, Sébastien Faure, Maurice Doublier, Clovys... et bien entendu Constant Marie.

Quelques décennies plus tard, Jacques Prévert et Pierre Dac feront aussi partie de ce groupe d’artistes informel et peu conventionnel.

Postérité[modifier | modifier le code]

Constant Marie est mort le 5 août 1910.

En 1980, Marc Ogeret réinterprète Le Père Lapurge dans la version CD de son disque (1968) Chansons « contre » sorti en janvier 1989.

Œuvres[modifier | modifier le code]

L’œuvre complète de Marie semble avoir compté en tout 22 chansons et poésies.

En 1905, une souscription est lancée pour éditer la totalité de ses œuvres, mais l’initiative n’aboutit pas et c'est finalement le groupe de La Muse rouge qui édite séparément ses compositions en petits fascicules illustrés entre autres par Maximilien Luce et Ibels.

Citation[modifier | modifier le code]

Je suis le vieux père Lapurge
Pharmacien de l’humanité
Contre la bile je m’insurge
Avec ma fille Égalité
J’ai ce qu’il faut dans ma boutique,
J’ai le tonnerre et les éclairs,
Pour purger toute la clique
Des affameurs de l’Univers
Le Père Lapurge (1886)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dietmar Rieger, Études littéraires françaises, La chanson française et son histoire, Gunter Narr Verlag, Tübingen 1988, page 226.
  2. Bd de Magenta, Paris Révolutionnaire, 18 août 2011, lire en ligne.