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Michel Onfray

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Michel Onfray
Michel Onfray no Fronteiras do Pensamento Santa Catarina 2012 (8212742449).jpg
Michel Onfray en 2012.
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Michel Onfray, né le à Argentan (Orne), est un philosophe et essayiste français défendant une vision du monde hédoniste, épicurienne et athée.

À la suite de l'accession du Front national au second tour de l'élection présidentielle française de 2002, il quitte sa carrière d'enseignant pour créer l'université populaire de Caen, où il délivre pendant treize ans le cours « contre-histoire de la philosophie », qui est retransmis sur la station de radio France Culture. Il est également un auteur fécond, avec une centaine d'ouvrages publiés.

Sa portée médiatique est renforcée par des interventions régulières à télévision et à la radio, où il prend part à des débats politiques et sociaux. Onfray revendique l'influence de philosophes tels que Friedrich Nietzsche et Épicure, de l'école cynique, du matérialisme français, ainsi que de l'anarchisme proudhonien.

Ses prises de position suscitent plusieurs controverses. À partir des années 2010, par exemple, des observateurs notent une « dérive droitière » du philosophe. Onfray assume son souverainisme, mais se réclame toujours de la gauche libertaire et parle de procès d'intention.

Biographie

Jeunesse

Lointain descendant d'un Danois du Xe siècle du nom d'Onfroy[1], Michel Onfray nait le à Argentan (Orne)[2] de Gaston Onfray, ouvrier agricole[3] et d'Hélène, femme de ménage abandonnée bébé puis placée à l'Assistance publique[4],[5], il vécut à Chambois. Il a un frère cadet[6]. Michel Onfray est « pris en charge » de l'âge de 10 ans à celui de 14 dans un pensionnat catholique tenu par des prêtres salésiens à Giel dans l'Orne qu'il décrit comme un lieu de souffrance — « Je fus l'habitant de cette fournaise vicieuse » — dans la préface d'un de ses ouvrages, La Puissance d’exister et, également, de manière courte dans la préface de son Crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne[7].

En 1979, il devient stagiaire journaliste à la rédaction d'Argentan d'Ouest-France pour financer ses études[8]. Il y reste jusqu'en 1982[8].

Élève entre autres de Lucien Jerphagnon et d'Alexis Philonenko, il soutient en 1986, à l'âge de 27 ans, une thèse de doctorat, intitulée « Les implications éthiques et politiques des pensées négatives de Arthur Schopenhauer à Oswald Spengler[9],[10] » sous la direction de Simone Goyard-Fabre[11],[12], au centre de philosophie politique et juridique de l'université de Caen[13].

Il envoie son premier livre, consacré à la figure oubliée du philosophe nietzschéen Georges Palante, à un petit éditeur d'Ille-et-Vilaine[14].

En 1987, à 28 ans, il frôle la mort lors d'un infarctus. Sa rééducation aux côtés d'une diététicienne impitoyable, qui lui prédit sa fin prochaine s'il persiste à se régaler de confits et de gâteaux au chocolat, est à l'origine de son deuxième ouvrage, Le Ventre des philosophes (initialement intitulé Diogène cannibale), publié en 1989 par l'intermédiaire de Jean-Paul Enthoven chez Grasset (dans la collection « Figures » que dirige Bernard-Henri Lévy)[14], dans lequel il s'intéresse aux passions et phobies alimentaires de ses auteurs favoris[15]. Quelques années plus tard, il contracte une infection en Mauritanie qui provoque un AVC qui l'empêche d'écrire et provoque un nouvel accident cardiaque quelques jours plus tard (syndrome de tako-tsubo)[réf. nécessaire].

Il obtient en 1993 le prix Médicis essai pour La Sculpture de soi. La morale esthétique. En 1991, il intègre le comité de rédaction de La Règle du jeu, la revue que vient de créer Bernard-Henri Lévy dans laquelle il publie ensuite six articles. Il quitte celle-ci en 1998 alors qu'elle change de formule. Il affirme plus tard n'être « allé que deux fois » au comité de rédaction et ne pas s'y être senti « du tout à [sa] place ». Plus globalement, il estime s'être « fait instrumentaliser par Grasset » et avoir été traité « comme un fantassin de l'équipe BHL », avouant n'être « pas fier » de cet épisode[14]. Son ouvrage sorti en 1995, La Raison gourmande, lui permet d'avoir sa première apparition médiatique dans Bouillon de culture[16],[17].

Enseignant

Michel Onfray enseigne la philosophie au lycée technique privé catholique Sainte-Ursule de Caen[14] de 1983 à 2002. Il critique l'enseignement de la philosophie tel qu’il est dispensé par l'Éducation nationale, qu’il juge limité à la transmission d'une histoire de la philosophie officielle et conforme à l'ordre social, plutôt que de se donner pour but d’apprendre à philosopher, vision contestée par de nombreux enseignants en exercice dans le secondaire. Il est aussi excédé par la dimension administrative et « policière » de sa profession (faire l'appel, noter les élèves). Il démissionne en 2002 de Sainte-Ursule pour créer l'université populaire de Caen. Il en écrit le manifeste en 2004 : La Communauté philosophique.

Université populaire de Caen

Pour donner une suite au choc du « 21 avril » 2002 (Jean-Marie Le Pen accède au second tour de l'élection présidentielle française), Onfray cherche à répondre à ce qu'il qualifie de nécessité d'éducation collective — qu'il veut libertaire et gratuite — et « crée l’université populaire pour lutter contre les idées du Front National à l’aide de la philosophie : analyser, penser, réfléchir »[18]. Faisant le choix délibéré de la province, il l'implante à Caen, dans sa région d'origine, où il organise chaque année le séminaire de philosophie hédoniste[19], qui constitue le corps de son projet de contre-histoire de la philosophie.

S'opposant à l'enseignement universitaire traditionnel et institutionnel de la discipline, il en affirme le caractère peu philosophique et essentiellement historique au fil de ses conférences. L'essentiel des reproches qu'il adresse aux philosophes institutionnels tient au fait que ceux-ci ne liraient pas les textes dont ils parlent et se contenteraient de faire des synthèses de publications antérieures, en citant des erreurs factuelles, de date par exemple, reprises d'article en article ou de manuel en manuel. Ce faisant, Onfray propose un enseignement renouvelé passant par la lecture des auteurs plutôt que par ce qu’on en a dit (et en dépit de ses bibliographies plutôt étoffées[réf. nécessaire]).

Ses cours[20] de philosophie (la « Contre-histoire de la philosophie ») sont diffusés chaque été sur la radio France Culture[21],[22].

L'université est organisée par l'association loi de 1901 Diogène & Co, qui n'a aucun adhérent. Son bureau est constitué de Micheline Hervieu, ancienne libraire d'Argentan, et de François Doubin, ancien ministre radical de gauche sous François Mitterrand et ancien maire d'Argentan. Son budget est d'environ 80 000 euros par an, provenant uniquement de subventions publiques jusqu'au début des années 2010. Le Conseil régional de Basse-Normandie ayant demandé à l'association de disposer de ressources propres, celle-ci a développé les ventes de produits dérivés. D'après Nicolas Chevassus-Au-Louis, cette association « ne joue aucun rôle dans le fonctionnement de l'association. De fait, seul Michel Onfray et ce qu’il appelle « sa garde rapprochée » formée de vieux amis normands, dirigent l'université populaire de Caen (en particulier dans le choix, par cooptation, des nouveaux enseignants), hors de toute procédure formalisée »[14].

Le succès de l'université populaire conduit Michel Onfray à augmenter sensiblement ses passages dans les émissions des radios et télévisions, passant d'une vingtaine d'apparitions par an au mieux avant 2002, à une apparition minimum par semaine depuis[14].

Michel Onfray a également lancé en 2006 l'université populaire du goût (UPG) à Argentan, avec pour objectif initial de proposer une éducation à la gastronomie. Après 2012 et un conflit entre Michel Onfray et certains de ses collaborateurs, l'UPG devient finalement « une succession d’événements-spectacles, bien éloignés de l'esprit originel » selon Nicolas Chevassus-Au-Louis. Elle s'est également délocalisée à Chambois, village natal de Michel Onfray[14].

En , le Château de Montsoreau - musée d'Art contemporain remet le prix François-Morellet à Michel Onfray, dans le cadre des « Journées nationales du livre et du vin » (à Saumur), pour sa conférence « Faut-il brûler l'art contemporain ? »[23],[24].

Le , Michel Onfray est victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) qui, précise-t-il, n'a pas affecté ses capacités cognitives[25],[26].

Le , apprenant incidemment que France Culture cessait la diffusion de ses conférences, Michel Onfray annonce dans la foulée la fin de sa participation à l'université populaire de Caen, dénonçant une atteinte à la liberté d'expression[27].

Vision philosophique

Michel Onfray est de ceux qui estiment qu'il n'est de philosophie sans le bénéfice de l'histoire, de la géographie, de la biologie, de la sociologie, des sciences et sciences humaines : « Un philosophe pense en fonction des outils de savoir dont il dispose, sinon il pense en dehors de la réalité. »

Michel Onfray se réclame d'une lignée d'intellectuels proches du courant libertaire parmi lesquels les philosophes cyniques (Diogène de Sinope), cyrénaïques (Aristippe de Cyrène) mais aussi d'une sensibilité transversale de toute l'histoire de la philosophie (les Frères du Libre-Esprit, les penseurs libertins, l’École de Francfort, et alii).

Il est membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)[28].

Conceptions religieuses

Ses écrits traitent de l'hédonisme, des sens, de l'athéisme. Le philosophe s'inscrit dans la lignée des penseurs grecs célébrant l'autonomie de pensée et de vie. Prônant un athéisme sans concession, il considère que les religions sont indéfendables, car elles sont des outils de domination et coupent de la réalité du monde. Michel Onfray se déclare pourtant « athée chrétien », concept qu'il décria et qu'il souhaite voir dépassé par « l'athéisme athée »[29], dans la mesure où il reconnaît l'héritage culturel judéo-chrétien de l'Europe, indépendamment de ses convictions philosophiques. « Je suis un athée chrétien, car il y a un athéisme qui relève de la sphère chrétienne, parce que l'Europe relève de la sphère chrétienne. »[30].

Chroniqueur et éditeur

Michel Onfray tenait une chronique dans l'hebdomadaire satirique Siné Hebdo créé par le dessinateur Siné[31],[32] et publié de 2008 à 2010. En revanche sa signature ne paraît plus dans Siné Mensuel, qui a pris la suite de l'hebdomadaire en .

De 1998 à 2000[33], il dirige la collection La Grande Raison (expression empruntée à Ainsi parlait Zarathoustra) aux éditions Grasset–Mollat, dont le but est de « traduire de jeunes auteurs majeurs vivants de la philosophie européenne contemporaine »[34].

En mai 2020, il crée avec Stéphane Simon la revue Front populaire, qui se propose de réunir « ceux qui défendent un retour de la politique française, et qui sont des souverainistes de droite et de gauche[35]. » Le premier numéro (été) paraît le 23 juin 2020[36].

Philosophie

La Lutte de Jacob avec l'Ange d'Eugène Delacroix, illustrant la couverture du Traité d'athéologie.

Michel Onfray se réclame notamment de l'héritage intellectuel de philosophes comme Nietzsche, La Mettrie, Aristippe de Cyrène. Ces trois penseurs ont en commun, dans une certaine mesure, d'inviter à une ascèse hédoniste.

Onfray estime emprunter à la pensée nietzschéenne sa vision de l'Occident, de la morale et sa critique essentielle du christianisme. D'Aristippe de Cyrène, il dit retenir le grand oui à la vie, l'hédonisme dynamique, la pulsion exacerbée, et la sagesse tragique des philosophes de Cyrène (ainsi que l'athéisme de certains, faisant fonctionner à plein régime l'arithmétique des plaisirs : un plaisir est mauvais s'il est suivi d'un déplaisir plus important, ou d'un trouble). Onfray se réclame également du postanarchisme[37].

Il propose une pensée résolument matérialiste dont il fait l’éloge et la présentation dans différents domaines qui l’intéressent particulièrement : éthique et politique, usage ludique du corps, rapports amoureux, esthétique, etc., le tout étant regroupé sous la rubrique de la philosophie existentielle. Pour le philosophe, la probité et la connaissance du monde sont des clés incontournables :

« Il faut partir du réel et construire avec celui-ci. » Il travaille à la déconstruction des mythes guidés par la « pulsion de mort », c'est-à-dire le refus du monde et de l'existence au profit des chimères et des contes. C'est avec le bâton du cynique qu'il dénude les chimères qui le font déboucher sur un « athéisme radical et militant. »

Michel Onfray propose une pratique existentielle de l'hédonisme. Il a pour ambition de rapprocher son lecteur du monde de la culture des arts et du savoir. L’objectif de ce rapprochement est l'épanouissement, le plaisir, et une harmonisation ou une réconciliation du rapport à soi, à autrui, et au monde. Le disciple de Dionysos qu'est l'hédoniste selon Onfray, prend conscience des formes d’aliénations et de douleurs qui le menacent. Onfray les impute principalement aux religions et aux dogmes politiques et économiques. C'est pour cela qu’il replace l’individu au centre de son existence en l’invitant à « penser en homme d'action et agir en homme de pensée » (Georges Sorel) : « principe d’une éthique solaire et souveraine ». Il aborde dans Théorie du corps amoureux : Pour une érotique solaire la question de la sexualité et tente de réactualiser le libertin : il y critique les philosophies qui font l'éloge d'un amour désincarné au détriment du plaisir du corps (Platon, par exemple).

Pour Michel Onfray, l'amour doit se construire de manière immanente, dans l'en deçà, ici et maintenant ; il veut le paradis sur terre, et pas au-delà, pas ailleurs. Il se construit au quotidien grâce à une infatigable « sculpture de soi » qui nécessite des choix dans tous les domaines : philosophique bien sûr, mais aussi esthétique, politique, gastronomique, etc.

Prônant un athéisme argumenté et militant, il décortique au cours de ses conférences à l'université populaire de Caen la manière dont ce qu'il appelle l'idéalisme ascétique platonicien (notamment son monde des idées), néo-platonicien, puis chrétien, et enfin allemand, influencent toujours notre manière de penser et de concevoir le monde, donc notre manière de vivre (l'épistèmê judéo-chrétienne : dixit Michel Foucault). De cette « contre-histoire de la philosophie », Michel Onfray tire des enseignements, des idées, des pensées, propres à permettre la fabrication d’une vie quotidienne jubilatoire. Son Traité d'athéologie, un essai violent contre les religions monothéistes, crée la polémique[38].

Hapax existentiel

La notion d'« hapax existentiel » fut introduite par Vladimir Jankélévitch puis reprise par Michel Onfray qui la définit comme l'occurrence qui ne se produit qu'une seule fois, ce qu'il transpose sous la modalité de la métaphore dans la vie d'un individu, notamment la sienne. Chacun de ses livres débute par quelques lignes ou paragraphes autobiographiques (le cancer de sa femme dans Féeries anatomiques, son voyage en Mauritanie dans Traité d'athéologie, ses études et découvertes littéraires dans Le Crépuscule d'une idole, la mort de son père dans Cosmos…) qui peuvent être considérées comme des prolégomènes ; elles visent à briser la conception idéaliste de la philosophie, en montrant comment toute pensée naît, en définitive, de l'expérience d'un corps.

Aussi commence-t-il, dans l'Introduction de son premier livre, Le Ventre des philosophes, par dire quelques mots de son hapax existentiel le plus déterminant, celui qui l'a conduit à écrire et à publier : juste après avoir failli mourir d'un infarctus qui l'avait surpris à l'orée de ses vingt-huit ans, il écrit (en quatre jours selon ses dires) sa première œuvre, tout en entretenant un rapport mystique avec la mort. « C'est à ce délire des vaisseaux, écrit-il, que je dois les pages qui suivent. Tous furent étonnés : les statistiques ne m'avaient pas prévu, on trouvait l'insolence plutôt saugrenue. Un infarctus à vingt-huit ans... »[39]

Michel Onfray reviendra sur le sujet dans l'Introduction de L'Art de jouir (intitulée de façon suggestive : Généalogie de ma morale[40]) en racontant plus en détail cet hapax existentiel dont il n'avait dit qu'un mot dans Le Ventre des philosophes. Onfray expérimente, sous le coup de la douleur, que le « corps » et l'« âme » ne font qu'un : « La concentration du mal en un point d'une stupéfiante densité avait aboli toute distance entre la douleur et la conscience qui aurait pu l'appréhender. Le médecin diagnostiqua un infarctus, j'allais avoir vingt-huit ans, et ce lundi 30 novembre, mon corps fit l'expérience d'une sapience qui se transformera en hédonisme. »[40] Surtout, alors qu'il se remet de son infarctus, il voit entrer dans la salle le corps inanimé d'un vieil homme, qui meurt quelques instants plus tard malgré les efforts de l'équipe médicale : « L'infirmier s'approcha du grand corps, tira le drap sur le visage pour masquer la nudité essentielle. J'avais assisté à la scène sans révolte, convaincu d'avoir vu dans cette chair radicalement autre ce par quoi il me faudrait passer. […] Mourir était donc si simple. Restait, après cette leçon de ténèbres, à faire du corps un partenaire de la conscience, à réconcilier la chair et l'intelligence. »[41].

Positions politiques, controverses et polémiques

Michel Onfray en 2010.

Michel Onfray a publié de nombreux ouvrages, dont certains ont connu d'importants succès de librairie (notamment le Traité d'athéologie). Ses thèses ont reçu un accueil critique divers. Raphaël Enthoven, par exemple, qui a participé un temps à l'université populaire de Caen, avant de se faire remercier, considère que Michel Onfray « enfonce des portes ouvertes avec le sentiment grisant de prendre d'assaut la Bastille[42] ». En revanche pour Gérard Leclerc, « il faut laisser Onfray à son labeur de titan pour avoir le plaisir d’une confrontation avec un homme vrai, qui taille sa marche en solitaire pour l’amour d’une vie qu’il place plus haut que tout »[43].

Pour l'historien des idées d'Oxford Sudhir Hazareesingh, Michel Onfray est « un libertaire assez classique, un proudhonien qui se méfie des élites et du système parlementaire […], un homme de gauche attaché à la défense de la classe ouvrière et à l'éducation populaire »[44]. Selon un article du Monde, « c’est peu de dire que M. Onfray aime jouer avec les ambiguïtés. « Populiste » et « anarchiste proudhonien », selon ses propres termes, il aime provoquer sur des thèmes ultrasensibles comme la race ou les religions. Quitte à écrire des lignes très loin de la gauche libertaire dont il se réclame[45]. »

Le , invité à une table ronde sur « Camus, aujourd'hui » à Balma (Haute-Garonne), il refuse, appuyé en cela par le maire de la ville Alain Fillola, de débattre avec le philosophe Michael Paraire[46],[47], auteur de Michel Onfray, une imposture intellectuelle[48],[49].

Observations sur le contenu des ouvrages d'Onfray

Plusieurs auteurs reprochent à Onfray les approximations et les erreurs historiques contenues dans plusieurs de ses ouvrages. C'est notamment le cas des historiens Guillaume Mazeau[50], Élisabeth Roudinesco[51], ou encore de Jean-Marie Salamito avec son essai Monsieur Onfray au pays des mythes[52],[53],[54].

L'écrivain Pierre Jourde qualifie Onfray d' « escroc intellectuel » quand ce dernier présente comme inédits des fragments de Diogène de Sinope déjà publiés auparavant[55]. Tandis que Rémi Lélian, auteur d'un ouvrage critique contre Onfray, l'accuse de modifier ses opinions en fonction des modes médiatiques[56],[54].

D'autres critiques, notamment dans Acrimed, ou la Revue du crieur, reprennent ces arguments et expliquent que, selon eux, le travail d'Onfray est avant tout conditionné par sa dimension médiatique et marketing[57],[58].

En août 2020, le chercheur et maître de conférence Jean-Sébastien Philippart accuse Onfray d'imposture intellectuelle, en s'appuyant sur les travaux philosophe Cornelius Castoriadis[59].[pertinence contestée]

Positions politiques

Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2002, Michel Onfray soutient Olivier Besancenot, candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), estimant que « la gauche doit être de gauche » pour combattre ce qu'il appelle la « misère sale ». En , il déclare « ne pas être contre le capitalisme » et pour la « propriété privée »[60]. À la Fête de l'Humanité de 2006, il se prononce pour une candidature unique de la gauche antilibérale en vue de l'élection présidentielle de 2007. Il signe en une pétition pour José Bové, qui avait annoncé le retrait « provisoire » de sa candidature face aux comportements du PCF et de la LCR[61]. Finalement déçu par l'attitude de José Bové, il annonce soutenir, comme en 2002, Olivier Besancenot[62]. En vue du second tour de l'élection présidentielle de 2007, il annonce son intention de voter blanc. Il prend ensuite ses distances avec Besancenot et la gauche radicale[63],[64].

Dans ses déclarations suivantes[65], il se réclame d'un postanarchisme favorable à un « capitalisme libertaire », à une « gestion libertaire du capitalisme » opposée à une gestion libérale du capitalisme. Il s'oppose notamment à l'« Europe libérale »[66]. Lors des élections européennes de 2009, il soutient le Front de gauche, affirmant dans L'Humanité : « Je suis constant dans mon choix : je soutiens la gauche antilibérale qui est la plus unitaire possible. Certains estiment que j'ai changé d'avis, or j'ai toujours défendu celui qui, dans ce courant, œuvre dans ce sens. Cela fait longtemps que je demande qu'on se parle, qu'on s'entende. Il y a plein de personnes qui n'attendent que cette union. Et, avec le Front de gauche, elle existe[67]. »

Michel Onfray en 2009.

En , il exprime son désaccord en matière de politique internationale avec la position de Jean-Luc Mélenchon, qui avait indiqué que Cuba n'est pas une dictature sans toutefois être une démocratie[68]. Il publiera ensuite une tribune dans Le Nouvel Observateur intitulée « Pourquoi je ne voterai pas Mélenchon »[69]. À la mort de Fidel Castro, en 2016, Onfray rédige une tribune contre le défunt dirigeant et ironise sur la réaction passionnée de Mélenchon[70].

Michel Onfray décrie le Parti socialiste, qu'il ne considère plus comme de gauche depuis que François Mitterrand en 1983, avec le tournant de la rigueur, a décidé « la conversion au néolibéralisme ». Il cite également comme preuve de ce revirement la nomination de Bernard Tapie en tant que ministre[71],[72].

Il développe une position eurosceptique, opposé aux traités de Maastricht et de Rome et dénonce un « déni de démocratie » à propos du référendum de 2005 sur la constitution européenne, refusée par les électeurs, puis imposée par le traité de Lisbonne en 2007[73],[74],[75].

Il se déclare ouvertement pro-transgénique[76] et est favorable au nucléaire civil, à condition que son fonctionnement soit à ses yeux « une affaire républicaine ». Peu après la catastrophe nucléaire de Fukushima, il réitère cette prise de position dans un article de l'hebdomadaire Le Point du intitulé « Catastrophe de la pensée catastrophiste[77] ».

En septembre 2015 dans Le Monde, il fait part de son « dédain de toutes les classes politiques », précisant qu'il ne votera pas à l'élection présidentielle française de 2017, tout en réaffirmant « [s]on athéisme avéré, [s]on opposition à la peine de mort, [s]a défense de l'avortement et du mariage homosexuel, [s]on combat pour l'euthanasie et le clonage thérapeutique, [s]on refus de jeter tout l'art contemporain à la poubelle, [s]a défense d'un socialisme libertaire »[78].

Désinscrit des listes électorales, après son départ d'Argentan pour Caen en 2013[79], Michel Onfray écrit deux livres sur l'élection présidentielle française de 2017. Dans Décoloniser les provinces, il oppose les candidats, tous jacobins (excepté peut-être le « comique » Jean Lassalle), à ses conceptions girondines de la démocratie[80]. Dans La cour des miracles, il chronique la campagne qu'il estime être un simulacre de démocratie, ce qu'Éric Naulleau résume en une phrase : « La présidentielle est un jeu qui se joue à onze et c'est Maastricht qui gagne à la fin »[81].

Il se déclare pacifiste, adepte de la négociation et de la diplomatie et dénonce les bombardements contre les terroristes et l'atlantisme de la France depuis la première guerre du Golfe[82],[83],[84].

Avis de libertaires

L'étiquette de « libertaire », revendiquée à plusieurs reprises par Michel Onfray, a été contestée par les organisations et les militants du mouvement libertaire. Michel Onfray a été attaqué par Alternative libertaire sur son engagement électoral en 2007[85]. Il a été un temps proche de la Fédération anarchiste et de son hebdomadaire Le Monde libertaire, dans lequel il a écrit des articles, avant de résilier son abonnement en raison des critiques de ses positions qui y étaient publiées[86].

L'essayiste Claude Guillon l'a éreinté au sujet de son soutien au capitalisme dans une lettre ouverte au Monde libertaire[87] et, en 2008, au sujet de son attitude dans l'affaire des inculpés de Tarnac[88]. Dans le même ordre d'idées, le sociologue Jean-Pierre Garnier[89], le nomme, en 2012, « le dernier nouveau philosophe »[90].

À la suite du livre d'Onfray consacré à Camus publié en 2012, Lou Marin écrit « Onfray contre les libertaires »[91].

Dans Le Monde libertaire no 1726, un article relate qu'au cours d'une conversation privée, Michel Onfray aurait suggéré au président Nicolas Sarkozy d’exhumer Camus de sa tombe de Lourmarin pour le transférer, en tant qu’écrivain national, au Panthéon. Onfray accepte la proposition de la maire UMP d'Aix-en-Provence Maryse Joissains de prendre en charge la réalisation d'une exposition consacrée à Albert Camus dans le cadre Marseille-Provence 2013 avant de se rétracter au bout de quelques semaines. Onfray et Joissains auraient eu pour projet de réaliser une « Maison de l’anarchie » à Aix, fief de la droite[92].

Négation de l'existence de Dieu et de Jésus

Le Traité d'athéologie est le plus grand succès de librairie de Michel Onfray avec environ 370 000 exemplaires vendus toutes éditions confondues[14]. Ce succès a conduit à l’idée que la question de la religion était centrale dans la pensée d'Onfray, voire qu'il était avant tout un théoricien de l'athéisme. Si Onfray est athée, c'est la défense de l'hédonisme (en opposition au concept freudien de la pulsion de mort) et la critique politique des religions qu'il met d'abord au cœur de son travail. Le Traité d'athéologie a été écrit à la suite des débats qui ont suivi la parution de Féeries anatomiques (ouvrage dans lequel il remettait en question les a priori chrétiens dans le domaine des questions bioéthiques) et il a clairement montré un regain d'intérêt, en France, en 2005, pour l'athéisme.

Dans sa Contre-histoire de la philosophie, Onfray défend, en particulier, la thèse mythiste. Il considère que Jésus est un « personnage conceptuel » (concept qu'il reprend à Gilles Deleuze), tout comme le Zarathoustra de Friedrich Nietzsche ou le Socrate de Platon. Autrement dit, Jésus n'aurait jamais existé historiquement. Il reprend également cette thèse dans Décadence (2017).

Sa critique du christianisme, qui s'adresse au catholicisme en particulier, se veut objective. Elle est reçue avec réserve ou hostilité par le magazine de droite Valeurs actuelles[93]. Le Monde des Livres affirme que l'argumentaire, « violent et injuste », rappelle « les plus chaudes heures de l'anticléricalisme »[94]. L'écrivain Matthieu Baumier s'attache à démonter le système Onfray, qui relève, selon lui, plus du sophisme que de la philosophie, dans son ouvrage L'Antitraité d'athéologie, préfacé par le philosophe Régis Debray. Dans la même veine, la philosophe et théologienne Irène Fernandez fait paraître un ouvrage critique intitulé Dieu avec esprit. Réponse à Michel Onfray[95]. Pour le journaliste François Busnel de L'Express, ces deux ouvrages en réponse à Onfray sont « décevants[96] ». Enfin, l'historien René Rémond publie un ouvrage intitulé Le nouvel anti-christianisme, dans lequel il analyse de façon critique la pensée d'Onfray et se fait le défenseur du christianisme[97].

À la suite de la parution de Décadence est paru sous le titre Monsieur Onfray au pays des mythes un livre de Jean-Marie Salamito, spécialiste de l'histoire du christianisme antique, qui répond point par point aux arguments d'Onfray. Salamito reproche essentiellement à Onfray un manque de rigueur intellectuelle et une méconnaissance élémentaire des sources[52].

Le succès médiatique des thèses athéistes d'Onfray fait écho à celui d'autres livres sur le même sujet publiés en anglais (d'où on théorisa un mouvement dit néo-athéiste) récemment tels que Pour en finir avec Dieu du Britannique Richard Dawkins (Onfray d'ailleurs refusa de le préfacer déclarant que le scientisme n'est pas la meilleure solution pour lutter contre les religions[98]), Breaking the Spell: Religion as a Natural Phenomenon de Daniel Clement Dennett, The End of Faith de Sam Harris ou God Is Not Great: How Religion Poisons Everything de Christopher Hitchens.

Polémique avec la secte de Raël

Le , Michel Onfray se voit contre son gré attribuer le titre de prêtre honoraire du Mouvement raëlien par Raël qui justifie le titre : « la vision philosophique de Michel Onfray telle que décrite dans ses nombreux ouvrages et ses exposés, est très proche de celle enseignée par le Prophète Raël. Prônant hédonisme, sensualité, mieux-vivre, révolte contre dogmatisme, conformisme et tout conservatisme, il affiche en outre un athéisme sans concession et dénonce les méfaits de tous les monothéismes ». La presse s'empare de l'affaire[99], ce qui conduit Michel Onfray à publier un droit de réponse virulent le [100],[101] :

« Faut-il préciser que je ne crois pas aux soucoupes volantes ? […] Faut-il inviter à lire le Traité d'athéologie pour constater que j'y écris qu'une secte, c'est une religion qui n'a pas réussi et que, dans ce livre, je ne sauve aucune religion. Le plus étrange n'est pas que Raël […] déclare qu'il me nomme « prêtre honoraire » de sa tribu de demeurés mais bien plutôt que chaque désir de ce crétin soit amplifié par la presse qui se précipite pour lui tendre micros, caméras, porte-voix et occasion de caisse de résonance à ses propos d'abruti. »

Pourtant, l'éditorialiste Pierre Cormary voit dans cette anecdote bien plus qu'un signe : « Le corps faustien vraiment réalisé par la science, Homais [le pharmacien athée et scientiste de Madame Bovary] en avait rêvé, Raël l’a fait. Ils ne pouvaient que se tomber dans les bras et se congratuler mutuellement ! […] L’athée faustien était récupéré par des athées prométhéens encore plus conséquents que lui […] Au prétexte que l’on [vide] le ciel de Dieu, on [remplit] celui-là et on [remplace] celui-ci par des extraterrestres »[102].

Affaire Albert Camus

En , Michel Onfray déclare se retirer de l'exposition consacrée à Albert Camus qui doit se tenir à Aix-en-Provence en 2013. Il donne pour raison notamment « les intrigues de réseaux, le copinage d'anciens combattants d'extrême gauche reconvertis dans l'opportunisme social-démocrate, la morgue de l'impuissance universitaire, la niaiserie d'une ministre confondant usage public des crédits et punition idéologique, la veulerie des institutionnels de la culture »[103]. La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, soutenant le commissariat de l'historien de l'Algérie Benjamin Stora mais apprenant que celui-ci était écarté par ce que le MRAP dénonce comme « un coup de force de la mairie »[104], avait annoncé qu'elle retirait à l'exposition le soutien officiel du ministère[105].

Euthanasie

Le , sa compagne Marie-Claude Ruel meurt[106], elle était atteinte d'un cancer du sein depuis 1999[107]. En , Michel Onfray déclare sur RTL avoir participé activement à l'euthanasie de sa femme, dans le contexte d'un cancer évolué métastasé. Il exprime alors également son opposition aux soins palliatifs et un souhait de la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté[108].

Théorie du genre dans l'enseignement

Michel Onfray au côté de l’éditeur musical Patrick Frémeaux (2014).

Michel Onfray critique dans une chronique parue en mars 2014 dans Le Point la « fumeuse théorie du genre popularisée […] par la philosophe Judith Butler qui ne cache pas l’inscription de sa pensée dans la lignée déconstructiviste »[109],[110],[111]. Il résume sa critique sur RTL : l'humain n’est pas qu'un être de culture mais également de nature[112]. Il dénonce l'enseignement de ladite théorie aux écoliers, et plus généralement une inversion des priorités à l'école[113],[112]. Il précise alors sa pensée dans de nombreux articles et interviews : d'après lui, l’école néglige l’instruction (apprendre à lire, écrire, compter et penser), base de la méritocratie, au profit de savoirs éducatifs (coder, trier des déchets ou ne pas discriminer les sexes)[114],[115],[116].

Le vitalisme de Cosmos : une pensée de l’ordre et de la tradition

Selon Évelyne Pieiller, Michel Onfray, avec le vitalisme mis en avant dans Cosmos, « rejoint étonnamment une certaine pensée de l'ordre, un ordre immuable, premier, seul porteur de vérité, auquel il convient de se soumettre. Exaltation de l'instinct et de l'inconscient collectif au détriment de la raison, prééminence accordée à l'animalité de l'homme, dégoût de la « civilisation », glorification de la puissance de la vie, hantise de la décadence, aspiration à retrouver un âge d'or par le retour à la tradition : autant de notions qui font écho, parfois très précisément, à une sensibilité largement déployée jadis »[117], chez Maurice Barrès, Ludwig Klages ou Oswald Spengler, ainsi Pieiller estime que « l'athée farouche qu'il fut est désormais tout imprégné d'une spiritualité aussi vague que confuse ; le rationaliste qu'il se veut chante la louange de l'instinct silencieux ; le libertaire qu'il se proclame est devenu le héraut du respect des traditions. »[117]

Politique occidentale et terrorisme islamiste

À la suite des attentats islamistes du 13 novembre 2015, Michel Onfray adopte une position pacifiste controversée en arguant du rôle belliciste de la France et des pays occidentaux au Moyen-Orient. Il affirme, le lendemain des attentats, depuis Cayenne, dans un tweet remarqué que « droite et gauche qui ont internationalement semé la guerre contre l'islam politique récoltent nationalement la guerre de l'islam politique » et plaide pour une solution diplomatique pour régler le problème de l'État islamique (EI)[118]. Dans les interviews qui suivent, Michel Onfray précise sa pensée : il tient George W. Bush pour responsable de cette situation de terrorisme en particulier du fait de la deuxième guerre en Irak, et accuse la France de s'être alignée sur cette politique « islamophobe » en réintégrant l'OTAN en [119]. Il rappelle également le rôle de Dominique de Villepin en 2003, alors ministre des Affaires étrangères, qui s’était opposé dans son discours à l’ONU à une intervention militaire en Irak[120].

En réponse, divers intellectuels s'opposent à lui, comme l'historien et journaliste Benoît Rayski qui l'accuse de trouver des excuses à Daech, ou le professeur de philosophie Raphaël Enthoven selon qui il fait de l'EI la victime de ses victimes[118]. Le directeur de la publication de Libération, Laurent Joffrin, dans une tribune du journal, répond à une interview de Michel Onfray donnée au Point dans laquelle il affirme que l’Occident a attaqué la communauté musulmane dans son ensemble : « Non, Michel Onfray, le monde musulman n’est pas Daech »[121].

Dans une vidéo de propagande publiée le , les djihadistes du groupe État islamique reprennent des extraits d'interviews télévisées de Michel Onfray, dont un où il appelle « à cesser de bombarder les populations musulmanes sur la totalité de la planète »[122]. Sollicité par différents médias pour répondre de l'instrumentalisation de sa pensée par l'État islamique, Michel Onfray rétorque : « on est toujours instrumentalisé par tout le monde », et réaffirmant sa position, il explique sur la chaîne de télévision LCI qu'il n’accorde aucun crédit aux articles et commentaires le diffamant car il serait la victime régulière depuis cinq ans d'attaques le faisant tour à tour passer pour un pédophile refoulé, un antisémite, un islamophobe, un suppôt de Marine Le Pen ou un soutien de Daech. Pour lui, tout cela devient n’importe quoi et il ajoute ne pas désirer « commenter les commentaires »[123].

Quelques jours plus tard, Michel Onfray ferme son compte Twitter, déclarant en avoir assez que ses tweets soient plus importants que ses livres[123]. Dans le même temps, il repousse de quelques mois la publication en France de son essai Penser l'islam[124].

Dans son ouvrage Décadence, publié en 2017, il annonce la fin de la « civilisation judéo-chrétienne », mais est critiqué par le sociologue Jean-François Dortier car sa démonstration reposerait sur l'amalgame entre christianisme et chrétienté d'une part, et entre occident et christianisme d'autre part[125].

Vision sur le capitalisme libertaire

Michel Onfray considère qu'il n'y a jamais eu d'autre système économique que capitaliste (en tant que mode de production)[126]. Il critique par contre le libéralisme comme l'expression de la loi du plus fort, où la répartition va toujours vers les plus riches. Il propose donc une critique de la répartition du libéralisme tout en acceptant le principe de la production capitaliste. D'après Michel Onfray, la propriété est une notion qui a déjà été défendue par des anarchistes, notamment Proudhon. L'expression « la propriété privée, c'est le vol » est parfois mal comprise; d'après Michel Onfray, elle critique la propriété capitaliste dans le mode de production bourgeois et la spoliation des ouvriers qui ne sont pas payés de leur force de travail. Onfray invite à réfléchir à un postanarchisme, qu'il définit comme un anarchisme tragique et pessimiste utile à l'anarchie, au sens où l'abolition de la propriété ne lui semble pas atteignable. Il se démarque donc de l'orthodoxie de l'anarchisme[127] qui considère que la propriété et l’État sont nécessairement mauvais. D'après Onfray, l’État est un outil qui n'est ni bon ni mauvais en soi, et la propriété n'est pas nécessairement exclusive, par exemple avec les coopératives.

Il conçoit l'économie de l'URSS comme un « capitalisme soviétique[128]. »

Greta Thunberg et réchauffement climatique

Le , Michel Onfray publie un post sur la militante pour le climat Greta Thunberg, qui effectue le jour même une intervention controversée au sujet du réchauffement climatique à l'Assemblée nationale[129]. Il qualifie plusieurs fois celle-ci de « cyborg » et l'attaque sur son jeune âge. Son texte lui vaut d’être qualifié de misogyne, de climato-sceptique et de réactionnaire[130],[131].

Le , Michel Onfray accorde un entretien au journal allemand Die Welt dans lequel il s'explique sur ses positions à propos de Greta Thunberg.

« Je souhaite qu’on parle d’astrophysique, d’orages magnétiques, de cycles solaires, qu’on inscrive la nature dans le cosmos et les multivers. Je souhaite qu’on parle de géologie et qu’on se souvienne qu’il y eut des périodes de réchauffement et de refroidissement de notre planète alors que les hommes n’y étaient pas encore apparus. Je souhaite qu’on parle d’histoire et que, en lisant Histoire du climat depuis l’an mil de Leroy Ladurie, on constate qu’avant l’invention du moteur et des voitures, de l’avion et du diesel, les variations climatiques étaient considérables. Par ailleurs, la cause anthropique est évidemment à prendre en considération, mais avec d’autres. »

— Michel Onfray[132]

.

En 2020, il confirme plusieurs fois sa négation du consensus scientifique à propos de l'origine humaine du réchauffement climatique[133],[134].

Fondation de la revue Front populaire et accusations de collusion avec l'extrême droite

Michel Onfray en 2019.

En juin 2020, Michel Onfray lance une revue trimestrielle, sous un format mook[135], avec Stéphane Simon, producteur de télévision et éditeur de médias français, nommée Front populaire[136],[137],[138],[139]. L'allusion à l'épisode historique du même nom passe mal dans les milieux de gauche[140],[141],[142]. La revue se donne pour objectif de réunir « les souverainistes de droite, de gauche et, surtout, d’ailleurs – à savoir ceux qui ne se reconnaissent pas dans le jeu politique bipolarisé, donc manichéen »[45],[143],[144]. Jean-Pierre Chevènement, Didier Raoult, Robert Ménard, Céline Pina, Mathieu Bock-Côté, Barbara Lefebvre et Philippe de Villiers interviennent ainsi dans le premier numéro[145],[146].

La revue semble connaître un grand engouement dès sa création, et génère une entrée d'argent importante, par le biais notamment des abonnements[147]. Début août 2020, la revue montre des chiffres jugés impressionnants : 70 000 exemplaires vendus (sur 100 000 imprimés), 45 000 abonnés et un million de visiteurs uniques sur le site internet en l’espace de deux mois[148].

Selon Le Monde, en , « avec sa nouvelle revue « Front populaire », Michel Onfray séduit les milieux d’extrême droite[45] ». Plusieurs personnalités de la Nouvelle Droite (Alain de Benoist notamment) et d’extrême-droite affichent leur soutien ; Marine Le Pen écrit un tweet félicitant une « initiative (…) positive » qui « ne peut que [la] réjouir ». Onfray se dégage néanmoins de tout rattachement politique : « Il y a plus de seize mille personnes qui saluent [le lancement de Front populaire], elle [Marine Le Pen] en fait partie, très bien. Mais on a fait savoir qu’on ne roulerait pas pour elle, ni pour Mélenchon ni pour Philippot...[45] ». L’anthropologue Jean-Loïc Le Quellec observe : « Il faut se méfier du déshonneur par association, mais sa dérive droitière est de plus en plus accentuée, alors elle pousse forcément certains à s’agglutiner autour de lui[45]. »

Le journaliste Romaric Godin analyse dans un article intitulé « Onfray, un proudhonisme de droite ? » : « Michel Onfray peut effectivement hausser les épaules lorsqu’on lui reproche de « faire le jeu » de l’extrême droite. Dans une logique proudhonienne, cela n’a effectivement pas de sens. Finalement, il en irait de la présence dans Front populaire de Michel Onfray et d’Alain de Benoist comme de la correspondance de Proudhon avec Marx et Engels, avec lesquels il s’opposait sur bien des points[149]. »

Le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite, décrit le premier numéro de Front populaire comme « une revue antilibérale, populiste et souverainiste, mais en aucun cas un brûlot néofasciste et encore moins néonazi. [...] Cette revue était présentée et attendue, souvent crainte, comme un bouleversement transgressif au parfum vénéneux et, pour certains, « rouge-brun ». Elle est à ce stade, si je puis dire, « souverainistement » politiquement correcte[150]. »

Défense et soutiens d'Onfray

Onfray rejette toute intention politicienne avec cette revue, en réponse à ses détracteurs qui, selon lui, lui font un procès d'intention. Il affirme qu'il n'y a pas de « cache-sexe pour couvrir des ambitions de politique politicienne [ni de] catapulte à candidat » derrière Front populaire[45]. Dans un entretien accordé à L'Express en juin 2020[151], sur la revue et les réactions qu'elle a suscitées, Onfray réagit vivement à l'article du Monde[45] et s'indigne qu'on juge la ligne éditoriale de Front populaire à partir de l'appartenance politique de certains de ses abonnés, posant ainsi la question au journaliste de L'Express : « Pouvez-vous m'assurer que Jean-Marie Le Pen n'est pas abonné à votre journal ? Et, le serait-il, ce serait juste le signe qu'il se tient au courant en lisant toute la presse : en quoi la ligne de votre journal s'en trouverait-elle affectée ?[151] »

Jack Dion, directeur adjoint de la rédaction de Marianne, réagit en défense aux accusations portées au philosophe à l'occasion du lancement de Front populaire : « En vérité, ce que l’on reproche au philosophe, comme à d’autres, c’est de sortir des clous du politiquement correct [...]. Le Monde et Libération sont passés maîtres dans l’art d’utiliser le RN comme repoussoir pour justifier l’injustifiable. Pour ces deux journaux, critiquer l’eurolâtrie, défendre la souveraineté populaire et revendiquer l’idée de nation sont les signes extérieurs d’une dérive nationaliste décomplexée[152]. »

D'autres médias, classés très à droite, apportent aussi leur soutien à Onfray, et parlent de « diabolisation »[153],[154],[155],[156],[157].

Accusations de « dérive droitière » depuis le début des années 2010

Depuis 2010

En 2010, l'historienne et psychanalyste Élisabeth Roudinesco affirmait, dans un article intitulé « Pourquoi tant de haine ? », à propos de l'ouvrage Le Crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne qu'« Onfray réhabilite un discours d’extrême droite[158] », ce à quoi Onfray avait répondu lui aussi par un article, indiquant : « Pas question de montrer mes quartiers de noblesse de gauche, la chose est connue publiquement[159]. »

Le constat d'une décadence et d'une crise identitaire de l'Occident, devient de plus présent au cours de la décennie[160]. Des réflexes qualifiés de conspirationnistes sont parfois décriés[161].

En 2016, le philosophe Alain Jugnon a publié l'« essai polémique » Contre Onfray pour « comprendre et penser [s]a dérive rapide et très droitière »[162].

Depuis 2020

Le , sur Cnews, un débat télévisé avec Éric Zemmour a à la fois montré leurs divergences, mais aussi leurs convergences[163], notamment autour du populisme[164],[165]. Onfray songe à le faire intervenir dans un prochain numéro de Front populaire[166]. Selon Patrick Lusinchi, l’un des dirigeants de la revue de la Nouvelle Droite, Éléments, Onfray « a un côté Zemmour de gauche[45]. » Maurice Szafran relève que « Michel Onfray conserve une différence de taille avec Éric Zemmour : s'il verse lui aussi volontiers dans les rodomontades identitaires, il reste éloigné de la xénophobie et du racisme[164]. » Le politologue Alain Policar affirme qu'Onfray développe avec la revue un « nationalisme qui ne dit pas son nom » et des thématiques récurrentes autour de l'enracinement et de l'identité nationale[167],[168],[169],[170]. Le philosophe Henri Peña-Ruiz, également critiqué par Policar, dénonce ses amalgames et son réquisitoire, défend l'approche cosmopolite « largement présente dans la revue Front Populaire » et rappelle « [s]on combat de toujours contre les racismes, pour la justice sociale et pour la laïcité[171]. »

Sur l'immigration, ses positions se modifient et se crispent[151],[172]. Tout en se définissant comme « gaulliste de gauche », il déclare par exemple le 31 mai sur i24NEWS : « Je pense que notre civilisation est en train de s'effacer, [...] La démographie étant ce qu'elle est, la dénatalité des populations dites blanches en Europe et la surnatalité de populations originaires de l'immigration, il va falloir compter avec la communauté musulmane planétaire, avec la Turquie qui elle, est bien décidée à faire de telle sorte que l'Europe disparaisse[173] ». Dans une entrevue avec L'Express, le journaliste fait remarquer à Onfray que cette déclaration contraste singulièrement avec ce qu'il avait dit en 2010, à savoir que « le multiculturalisme est la seule bonne réponse » et que « le métissage est la vérité de ce qui fait l'identité nationale française », ce à quoi Onfray répond notamment : « Je suis pour un inévitable métissage, mais décidé et voulu par la Nation[151]. »

Selon le député Alexis Corbière de La France insoumise, « Michel Onfray, qui vient soi-disant de la gauche pure, est devenu l’idiot utile d’une pensée réactionnaire qui a pour point de jonction une obsession anti-islam[45] ».

À la suite du second tour des élections municipales de 2020, il critique, comme Éric Zemmour, le parti Europe Écologie Les Verts, qui a remporté plusieurs grandes villes, en raison de son prétendu islamo-gauchisme[134].

En , après les débordements de supporters suivant le match de football PSG - Bayern, il fait une allusion aux « territoires perdus de la république », dénonce une inaction des forces de l'ordre, et accuse l’État d’acheter « la paix sociale au profit d'une guerre civile »[174],[175]. Le même mois, il assume d'autre part le terme d'« ensauvagement »[176], notion polémique prisée par la droite dure, et en débat à la suite d’une déclaration du ministre Gérald Darmanin quelques jours auparavant[177]'[178],[179].

Le 23 octobre, Éric Zemmour et Michel Onfray se retrouvent de nouveau sur CNews. Le magazine Valeurs actuelles constate : « De plus en plus proches idéologiquement, les deux hommes ont cette fois débattu amicalement de la place de l’islam en France, quelques jours après l’atroce assassinat de Samuel Paty par un islamiste tchétchène. Avec un constat commun : la France doit faire face, depuis plusieurs années, à une guerre de civilisation dont l’une des causes est l’immigration »[180].[pertinence contestée]

Publications

Ouvrages

Michel Onfray publie en 2019 son centième ouvrage[181].

WebTV

Depuis , Michel Onfray publie des vidéos sur son média MichelOnfray.com. Les vidéos présentées sont des rediffusions des cours de l'UPC, des vidéos revenant sur l'actualité de la semaine ou des réponses à des questions posés par les internautes inscrits. Le site revendique après un an d'existence près de 12 000 abonnés[182].

« C'est pas un truc à ma gloire comme il a été déjà dit »[183], c'est pour échapper « au culte de la petite phrase, du sniper prêt à tout pour créer le buzz », et « pour organiser la visibilité de l'université populaire de Caen (UPC) »[184].

Le site est techniquement supervisé par la société de production TéléParis.

« Ensemble, nous affrontons des critiques – pas si nombreuses - car nous avons bâti un média atypique, à contre-courant de la société du spectacle : Il n'impose pas, il propose. Il n'y a pas d'heure pour l'allumer. Il ne cherche pas à fabriquer du barnum, ni du décorum. Il ne cherche pas la piqure publicitaire dans le temps de cerveau disponible, il replace simplement et résolument le philosophe au cœur des hommes sans intermédiaire, sans filtre, le philosophe au milieu du forum »[185] explique Stéphane Simon le fondateur de TeleParis.

Filmographie

  • Une conférence de Michel Onfray. Naissance d'une Université Populaire, avec la participation de Stéfan Leclercq, DVD, éd. Sils Maria, 2005.
  • Le Plaisir d'exister. Michel Onfray & les universités populaires[186] et Retrouver le goût[187], d'Olivier L. Brunet, Antoine Martin Productions, 2007.
  • Contact avec Michel Onfray, de Stéphan Bureau, Contact TV, 2008.
  • Michel Onfray. Philosophe, ici et maintenant, d'Élisabeth Kapnist, DVD, Frémeaux & Associés, 2009.
  • Regards sur le sport : Michel Onfray, philosophe, en compagnie de François L'Yvonnet, film réalisé par Benjamin Pichery, INSEP, 2010.
  • Michel Onfray, philosophe citoyen, d'Olivier Peyon, collection Empreintes, France 5, 2011.

Le philosophie apparaît en voix-off dans Coupable de Laetitia Masson parlant de l'amour et du désir vain de l'âme soeur[188],[189].

Twitter

De 2013 à fin 2015, le philosophe posséda un compte Twitter. Il réagissait à l'actualité, rapportant des faits qui le choquaient et qu'il nomme « Nouvelles du bas-empire », critiquant souvent Bernard-Henri Lévy et les politiques françaises. Des médias, au-delà d'être critiques sur la qualité des réactions, s'interrogent pour savoir si les tweets peuvent être inclus dans son œuvre philosophique[190],[191].

Spectacle scénique

La Sagesse des abeilles. Première leçon de Démocrite est un spectacle scénique écrit par Michel Onfray et dirigé par Jean Lambert-wild, responsable de la Comédie de Caen, avec la musique de Jean-Luc Therminarias. Le spectacle a été créé le au Théâtre des Cordes à Caen.

Le sous-titre Première leçon de Démocrite renvoie à l'un des philosophes antiques préférés de Michel Onfray (avec Diogène) qui indique que ce spectacle s'inscrit dans le cadre de ses recherches sur l'hédonisme. C'est Le recours aux forêts, titre de l'un de ses ouvrages précédents, qui ramène aux animaux et aux hommes dans leurs rapports complexes symbolisés par la ruche et leurs abeilles. L'abeille dans l'imaginaire humain, c'est un peu comme la fourmi, animal grégaire sans grande intelligence, dominé par son instinct de survie, comme ces hommes qui vivent en groupes, sur les stéréotypes et s'en remettent à un chef. Or précise Michel Onfray, la ruche est aussi un contre exemple, celui d'une communauté basée sur l’entraide, qui contribue à « la vertu publique » d'un groupe actif qui va de l'avant. C'est la première leçon de Démocrite, « celui qui un jour a tourné le dos aux hommes pour s’enfoncer dans la forêt… ».

L'intitulé est aussi une réponse critique à La Fable des abeilles, de Mandeville.

Notes et références

  1. « Drôle d'endroit pour une rencontre du 31 mars sur France 3 - Lire la page 2 (TeleScoop) », sur Telescoop (consulté le 2 août 2020).
  2. Le Journal de l’Orne, « Michel Onfray : pourquoi je quitte la ville », sur Le Journal de l'Orne.fr, (consulté le 2 décembre 2013)
  3. Michel Onfray, souvenirs de jeunesse. Patrice Trapier - Le Journal du dimanche.mercredi 23 mars 2011
  4. "Génération Tonton.", Emmanuel Lemieux, éditions Don Quichotte.
  5. "Le Théâtre des idées: 50 Penseurs pour comprendre le XXIe siècle." de Nicolas Truong, éditions Flammarion, 2008.
  6. « Michel Onfray, sur lui on n'a pas tout dit », sur Pop Story
  7. Michel Onfray, Le Crépuscule d'une idole, Grasset, (lire en ligne), préface
  8. a et b « 35 ans après, le retour au journal du stagiaire Michel Onfray ! », La lettre des rédactions, no 520, 15 avril 2015.
  9. https://www.dailymotion.com/video/xay955_enseigner-la-philosophie-par-michel_shortfilms Vidéo où il évoque sa directrice de thèse.
  10. [1]
  11. Entretien.
  12. [2].
  13. Cette thèse de troisième cycle en philosophie à l'université de Caen est référencée sous le numéro 1986CAEN1010 (voir catalogue SUDOC thèse+Michel+Onfray). Le manuscrit n'a pas fait l'objet d'une publication ultérieure chez un éditeur.
  14. a b c d e f g et h Nicolas Chevassus-au-Louis, « La Petite Usine de Michel Onfray », sur mediapart.fr, (consulté le 11 juin 2015)
  15. « Le ventre des philosophes »
  16. Michel Onfray sur l'IMDB
  17. « Plaisirs de la chère et plaisirs de la chair », sur INA,
  18. « Interview : Pourquoi Michel Onfray change la formule de l’université populaire de Caen », sur actu.fr/normandie, (consulté le 23 juillet 2017)
  19. Arte, comprendre le monde. sélection livres. « Ces six volumes ramassent sept années du travail effectué par Michel Onfray pour nourrir son séminaire de philosophie hédoniste à l'université populaire de Caen créée par ses soins en 2002. »
  20. Synopsis détaillé et bibliographie du Séminaire de philosophie de Michel Onfray : Contre-histoire de la philosophie
  21. « Conférences de Michel Onfray », France Culture.
  22. Les interventions de Michel Onfray sont podcastables sur France Culture : « Conférences de Michel Onfray ».
  23. « Saumur : le palmarès de Livre et Vin dévoilé », sur ouest-france.fr, (consulté le 16 janvier 2020)
  24. « Prix François Morellet », sur Château de Montsoreau-Musée d'Art Contemporain (consulté le 16 janvier 2020)
  25. « Après un AVC, Michel Onfray annule une conférence », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 6 février 2018)
  26. « Michel Onfray victime d'un AVC », sur lepoint.fr, (consulté le 6 février 2018)
  27. Alexis Feertchak, « Privé de France Culture, Michel Onfray arrête l'Université populaire de Caen », lefigaro.fr, 28 septembre 2018.
  28. Page « Comité d'honneur », sur le site de l'ADMD.
  29. Dans le Traité d'athéologie, il définit ce concept comme des personnes athées ou agnostiques, un judéo-christianisme sans dieu, qui souscrit aux valeurs humanistes chrétiennes. Il cite dans cette mouvance les philosophes modernes Paul Ricœur, Luc Ferry, Vladimir Jankélévitch, Emmanuel Levinas, Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut.
  30. Michel Onfray: « Je suis un athée chrétien », émission radiophonique Le Monde selon Michel Onfray, du 21 mai 2016, sur France Culture.
  31. « Siné Hebdo veut ruer dans les brancards du pouvoir. », Le Monde, .
  32. « Michel Onfray : "Je serai attentif au contenu de chaque numéro de Siné Hebdo" »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), L'Express, .
  33. « Collection La Grand Raison », sur Catalogue de la BNF
  34. « Collections : La Grande Raison », sur Grasset-Mollat à partir d'Internet Archive.
  35. Luc Lenoir, « Avec son “Front populaire”, Michel Onfray passe à l'offensive », sur lefigaro.fr, (consulté le 13 mai 2020).
  36. « «Front populaire» d'Onfray, une revue des troupes identitaires (par Simon Blin — 24 juin 2020) », sur www.liberation.fr (consulté le 18 juillet 2020)
  37. « Le postanarchisme expliqué à ma grand-mère », Siné Hebdo, no 47, 29 juillet 2009.
  38. Irène Fernandez, philosophe, et Jean-Michel Maldamé, théologien dominicain, entre autres, en soulignent les approximations, les raccourcis et les erreurs historiques. Christian Eyschen, secrétaire général de la libre-pensée regrette qu'Onfray fasse de l'athéisme, une nouvelle religion d'État et se pose ainsi comme une sorte de « gourou » de l'athéisme : « nous réclamons la neutralité de l'école publique en matière métaphysique, et non pas l'enseignement de l'athéisme pour en faire la religion de ceux qui n'ont pas de religion… ».
  39. Michel Onfray, Le Ventre des philosophes, Paris, Grasset, 1989, p. 17
  40. a et b Michel Onfray, L'Art de jouir, Paris, Grasset, 1991, p. 13
  41. Michel Onfray, L'Art de jouir, Paris, Grasset, 1991, p. 20
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    Cette présentation du livre de Michel Paraire, sur le site des éditions de l'Épervier, inclut en annexe le texte d'une critique, signée Antonio Fischetti et titrée « Un costard pour Onfray » publiée le 29 mai 2013 dans les colonnes de Charlie Hebdo.
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  61. Antilibéraux : Onfray signe une pétition pour le retour de Bové
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  63. Chronique dans Siné Hebdo, parue le mercredi 24 février 2010.
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  75. « Michel Onfray : "Nous sommes déjà en guerre civile" », sur RT France - YouTube,
  76. « Les peurs dues au transgénisme ressemblent à s'y méprendre à celles qui accompagnèrent la naissance de l'électricité ou du chemin de fer, voire de l'énergie nucléaire - qui rappelons-le, n'a jamais causé aucun mort : Hiroshima et Nagasaki, puis Tchernobyl procèdent du délire militaire américain, puis de l'impéritie industrielle et bureaucratique soviétique, en aucun cas du nucléaire civil en tant que tel. » (Féeries anatomiques, p. 176).
  77. L'article, sur le site du Point.
    Il conclut toutefois cet article par « La question semble moins "pour ou contre le nucléaire" que "pour ou contre les pleins pouvoirs" à ceux qui transforment les centrales nucléaires en occasions de bénéfices et de profits considérables, en instruments à fonctionnement paramilitaire, en vestibules au marché du nucléaire militaire et en bombes atomiques potentielles placées à l'entrée des villes où le peuple vit, aime et travaille. »
    Et plus loin « Le nucléaire ne doit pas être remis en question dans son être mais dans son fonctionnement : il doit cesser d'être un reliquat monarchique pour devenir une affaire républicaine. La technocratie supplante souvent la démocratie. » Ce qui ne le réduit pas à un pro-nucléaire courant.
  78. Michel Onfray, « Marine, si tu m'entends… », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
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  85. « Girouettisme : Onfray mieux d’se taire ! », Alternative Libertaire,
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  87. Lettre reprise sur son site.
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  89. « Le libertaire du Président », janvier 2010.
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  93. « L'athéisme pour les nuls », sur Valeurs actuelles à partir d'Archive.is,
  94. « L'intelligence de Dieu », sur Le Monde,
  95. Éditions Philippe Rey, 2005, 163 p.
  96. « Son Traité d'athéologie a ulcéré les tenants des cultes monothéistes - qui, d'ailleurs, n'ont toujours pas répondu autrement que par l'insulte ou l'idéologie : lire, si l'on y tient, sur ce sujet les deux très décevants ouvrages de Matthieu Baumier, L'Antitraité d'athéologie […], et d'Irène Fernandez, Dieu avec esprit […]. » « Pourquoi il faut lire Michel Onfray » par François Busnel, publié le 01/02/2006.
  97. cf. Nicolas de Bremond d’Ars, « René Rémond, Le nouvel anti-christianisme. Entretiens avec Marc Leboucher », Archives de sciences sociales des religions, no 138, avril-juin 2007, document 138-73, article en ligne
  98. « Interview Michel Onfray "Je ne suis pas un athée mangeur de curé !" », sur Le Point,
  99. Jean-Yves Nau, « Michel Onfray raélien d'honneur malgré lui », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 22 août 2017).
  100. Réponse de Michel Onfray à Raël : « Raël crétin sidéral ou la mauvaise odeur des journalistes »
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Annexes

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Bibliographie

Classement par ordre chronologique d'année de parution

Études

  • Sébastien Charles, La Philosophie française en questions. Entretiens avec : André Comte-Sponville, Marcel Conche, Luc Ferry, Gilles Lipovetsky, Michel Onfray, Clément Rosset, LGF, 2003 (ISBN 2-253-94346-0).
  • Martine Torrens-Frandji, Michel Onfray, le principe d'incandescence, Grasset, 2013 (ISBN 2-246-79742-X).
  • Adeline Baldacchino, Michel Onfray ou l'intuition du monde, Paris, Le Passeur Éditeur, , 233 p. (ISBN 978-2-36890-422-0 et 2-36890-422-0).
  • Onfray, Cahier de L'Herne n° 125, L'Herne, 2019 (ISBN 2-851-97195-6).

Critiques

Articles connexes

Liens externes