Ibrahim Njoya

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Sultan Ibrahim Njoya.

Ibrahim Njoya, roi des Bamouns (ouest du Cameroun), XVIIe de la dynastie de Nchare Yen, règne de 1875 à 1933.

Régence maternelle[modifier | modifier le code]

Pendant sa minorité, sous la régence de sa mère Nzapdunke (1875-1883), une guerre civile ravage le pays et il ne garde son pouvoir que grâce à l’intervention d’un chef peul, le lamino Oumarou de Banyo. À son contact, Njoya et son peuple se convertissent à l’islam et se dotent d’une écriture, le shu-mom, qui permet la mise en place d’une véritable administration (état-civil, fiscalité, justice, archives).

Développement des arts et cultures[modifier | modifier le code]

Essor des arts[modifier | modifier le code]

Bouteille de vin de palme Bamum dans une calbasse, envoyé par le roi Njoya à l'empereur Guillaume II.

Le roi Njoya favorise l’essor des arts et des techniques et l’épanouissement culturel. Il a construit un remarquable palais à Foumban, classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

Création d'une religion nationale[modifier | modifier le code]

Vers 1915, il crée une religion nationale inspirée par l’islam, le christianisme et les croyances traditionnelles, dont les fondement sont inscrits dans le Nkuet Kwate (Poursuis et atteints). Dès 1920, Njoya renoue avec l’islam qui connaît alors un rapide essor.

Premiers contacts avec l'Europe[modifier | modifier le code]

Sous son règne, les Bamouns entrent en contact avec la colonisation européenne (1885-1916). Les Européens introduisent le christianisme et engagent le démantèlement des structures politiques du royaume.

Le roi Njoya meurt en 1933 à Yaoundé où il est placé en résidence surveillée par l'administration française.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]