Domrémy-la-Pucelle

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Domrémy-la-Pucelle
Basilique du Bois Chênu
Basilique du Bois Chênu
Blason de Domrémy-la-Pucelle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Coussey
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Jeanne
Maire
Mandat
Daniel Coince
2014-2020
Code postal 88630
Code commune 88154
Démographie
Gentilé Domrémois(es)
Population
municipale
134 hab. (2012)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 35″ N 5° 40′ 33″ E / 48.4430555556, 5.6758333333348° 26′ 35″ Nord 5° 40′ 33″ Est / 48.4430555556, 5.67583333333  
Altitude 270 m (min. : 268 m) (max. : 407 m)
Superficie 8,99 km2
Localisation

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Domrémy-la-Pucelle

Domrémy-la-Pucelle — ou Domremy-la-Pucelle[1] — est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine. Patrie de Jeanne d'Arc.

Ses habitants sont appelés les Domrémois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la vallée de la Meuse au nord de Coussey. Le territoire communal englobe vers l'ouest une éminence boisée culminant à 407 m (le bois de Domrémy) et qui domine Les Roises, une petite commune meusienne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté au XIe siècle sous la forme latinisée Domnum Remigium, puis Dompremy la Pucelle en 1578[2].

S'il existait un toponyme gaulois antérieur, il a disparu comme plusieurs milliers d'autres en Gaule sans laisser aucune trace. La formation toponymique actuelle date du Moyen Âge. Il s'agit d’un composé en Dom-, élément fréquemment rencontré dans la toponymie médiévale et signifiant « saint » au sens de dédicace de la paroisse, suivi du nom de saint Remy auquel est d'ailleurs consacré la paroisse[2], d'où la forme latinisée Remigius qui est précisément le nom de Remi (Remy ou Rémy) en latin. Le terme masculin dom, issu du latin dom[i]nus a disparu de l'usage commun, alors que sa forme féminine Dame s'est perpétuée dans le français moderne. Le a de dame, vocable issu du latin dom[i]na, est lié au phénomène de l'haplologie. On trouve également en toponymie la forme altérée Dam- comme dans Dammartin par exemple.

Domremy est un type toponymique fréquent puisqu'on trouve Domremy-Landéville (Haute-Marne, Domnus Remigius XIe siècle); Domremy-aux-Bois (Marne, Domnus Remigius en 1047); Domremy-la-Canne (Meuse, Domnus Remigius en 1064); ainsi que Dompremy (Marne, Damremigius en 1161)[2]. En outre Dom- se retrouve dans les nombreux Dommartin Page d'aide sur l'homonymie, Domjean, Domptail, Domprix, etc., tous formés avec un nom de saint[2].

La prononciation rémoise parfaitement constante depuis des siècles est « Remi » (et non « Rémi »). Remy (rarement Remi) est par ailleurs un nom de baptême et un patronyme très fréquemment attesté depuis un millénaire. Dans une monographie sur Jeanne d'Arc[3], Jérôme Estrada écrit : « Il est inexact d’écrire Domrémy avec un accent. L’« e » initial de Remigius étant libre — c’est-à-dire suivi d’une seule consonne - s’est affaibli en « e » sourd en français ». En réalité ce e intervocalique était devenu muet en français, d'où la prononciation ancienne « r'nard » pour renard, « s'cret » pour secret, « p'tit » pour petit. L'articulation du e [ø] est une réaction moderne, on devait dire « r'mi ». C'est pourquoi il faut écrire Remy comme renard ou secret sans accent aigu. Alain Litaize de l’Université de Nancy pensent, que « la règle qui prévaut veut que l’on retienne la prononciation locale ». En la matière, les Domremois, à commencer par leur maire, Daniel Coince, et l’ancien recteur de la Basilique Jean Mengin prononcent « dom-re-mi ».
Le sénateur Albert Voilquin fit passer au pilon tous les timbres de la maison de Jeanne d’Arc édités en 1970 parce qu’il y avait un accent aigu sur le e[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu était habité à l'époque celte comme le montrent certaines murailles et tumuli antiques[5].

Au XVe siècle, du vivant de Jeanne d'Arc, la paroisse[6] était divisée en deux parties: l'une dépendait du comté de Champagne, française, l'autre du Barrois mouvant. La jeune Jeanne d'Arc aimait se rendre en la chapelle de Bermont, près de Greux, pour prier, comme à l'église de Domrémy où elle avait reçu le baptême. Ses voix, qui l'initièrent à sa mission et l'accompagnèrent dans son action – les saintes Catherine d'Alexandrie, Marguerite d'Antioche et saint Michel Archange – étaient pour elle des figures familières du voisinage, voire familiales, ce qui contribua à ouvrir la psychologie de la jeune adolescente à la vocation hors norme qui fut la sienne.

Domrémy – ou du moins la partie dans laquelle se trouvait la maison de Jeanne d'Arc, à savoir la partie nord du village – fut exempté d'impôts par Charles VII après son couronnement lors de l'anoblissement de Jeanne d'Arc. En 1571, le village de Domrémy fut officiellement rattaché à la Lorraine et perdit le privilège (le duché de Lorraine relevait du Saint-Empire romain germanique et fut rattaché au royaume de France près de deux siècles plus tard sous Louis XV). En revanche, le village de Greux demeura territoire français et conserva le privilège jusqu'en 1766. La paroisse de Domrémy devint en 1578 Domrémy-la-Pucelle. Elle passa au statut de commune à la Révolution française.

Blason Blasonnement :
D’azur à une épée d’argent garnie d’or mise en pal, surmontée d’une couronne et accostée de deux fleurs de lys le tout d’or.
Commentaires : Ce sont les armes de Jeanne d’Arc. Pierre-Dié Mallet, oblat bénédictin, proposait d'ajouter à ce blason un chef de gueules à un saint Rémi d’argent mais la commune n’a pas retenu ce dessin[7].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Maison natale de Jeanne d'Arc, classée monument historique depuis la première liste en 1840[8], [9], [10].
  • Église Saint-Rémy[11] : cette église a été « retournée » en 1824, c'est-à-dire que l'entrée actuelle se trouve à la place de l'ancien chœur et que le chœur actuel est à la place de l'ancienne entrée[12]. On peut y voir, sur un pilier, le martyre de saint Sébastien.
  • Basilique du Bois-Chenu ou « Basilique Sainte-Jeanne-d'Arc »[13] (du nom du lieu où Jeanne entendit ses voix)[14] et son orgue de Jacquot-Lavergne construit en 1944[15].
  • Centre Johannique, musée. Appuyé sur les découvertes les plus récentes de la recherche, documenté par de nombreux extraits de textes d'historiens renommés et richement illustré de reproductions d'œuvres d'art médiévales ou plus récentes, le Centre d'Interprétation tente de replacer le personnage de Jeanne d'Arc et son épopée dans son contexte historique et, sans en percer totalement le mystère, de l'expliciter par l'étude des mentalités et de l'imaginaire médiéval. On peut y découvrir une vidéo courte résumant la vie de cette grande figure de l'histoire de France (quinze minutes), une plus longue – vision sensible du pays de Jeanne et de son histoire – (une heure) ainsi qu'un théâtre son et lumière, la Chambre des Rois, présentant la Guerre de Cent Ans et ses acteurs principaux (dix ou vingt minutes).
  • Carmel de Domrémy construit par l'architecte Louis Sainte-Marie-Perrin. Maurice Barrès dans son livre Les Amitiés françaises[16] évoque ce bâtiment qu'il n'aime pas et y publie deux lettres de l'architecte.
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Célébrités[modifier | modifier le code]

  • Jeanne d'Arc (née à Domrémy en 1412, brûlée à Rouen en 1431), en l'honneur de laquelle Domrémy fut rebaptisée « Domrémy-la-Pucelle ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La Meuse grossie par les pluies d'automne
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 en cours Daniel Coince dvd  
  mars 1995 Pierre Milési   Négociant en métaux
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 134 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
261 291 340 304 316 324 319 320 307
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
323 311 276 263 288 300 339 308 254
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
267 278 266 279 283 275 240 210 225
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012 - -
222 199 182 167 156 153 134 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Intérieur de la maison natale de Jeanne d'Arc

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'orthographe sans accent n'est pas retenue par l'Insee contrairement aux autres Domremy Page d'aide sur l'homonymie de France.
  2. a, b, c et d Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 249-250
  3. Jérôme Estrada, « Jeanne d’Arc. Une vie, un mythe, des énigmes. » in Hors série Est Républicain/Vosges Matin
  4. Vosges Matin
  5. Le passé celte de Domrémy
  6. Domremy-la-Pucelle : Paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc-Saint-Élophe
  7. U.C.G.L. les blasons des Vosges
  8. « Notice no PA00107138 », base Mérimée, ministère français de la Culture Maison de Jeanne d'Arc : classement par liste de 1840
  9. (fr) Jeanne d'Arc à Domremy dans les Vosges
  10. Visite à Domremy-la-Pucelle sur les traces de Jeanne D'arc
  11. « Notice no PA00107137 », base Mérimée, ministère français de la Culture L'église : classement par arrêté du 11 mai 1946
  12. Église natale de Jeanne d’Arc
  13. Basilique Sainte Jeanne d’Arc de Domremy
  14. « Notice no PA88000042 », base Mérimée, ministère français de la Culture Basilique Sainte-Jeanne d'Arc ou du Bois-Chenu : inscription par arrêté du 24 juillet 2006
  15. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 251 à 253
    Présentation de l'orgue de la Basilique
  16. Paris, éditions Émile-Paul Frères, 1918, p. 162 et notes p. 282-285.
  17. Saint Eliphe (Elophe)
  18. Saint Elophe
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012