Jérôme Savonarole

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jérôme Savonarole

Description de cette image, également commentée ci-après

Jérôme Savonarole par Fra Bartolomeo, dans sa cellule au couvent San Marco, 1498

Nom de naissance Girolamo Savonarola
Naissance 21 septembre 1452
Ferrare, Italie
Décès 23 mai 1498 (à 45 ans)
Florence, Italie
Nationalité Italienne

Jérôme Savonarole, en italien Girolamo Savonarola, né à Ferrare, le 21 ou le 24 septembre 1452[1] et mort sur le bûcher à Florence, le 23 mai 1498, fut un frère dominicain, prédicateur et réformateur italien, qui institua et dirigea la dictature théocratique de Florence de 1494 à 1498.

Également appelé Hieronymus Savonarola ou encore Girolamo Savonarole, il est connu pour ses réformes religieuses, ses prêches anti-humanistes, son bûcher des vanités où disparurent de nombreux livres et de nombreuses œuvres d’art. Il prêcha de façon véhémente contre la corruption morale du clergé catholique, sans toutefois remettre en cause le dogme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse (1452-1482)[modifier | modifier le code]

Troisième fils d'une famille distinguée établie à Ferrare, dans l'Italie du Nord, il est élevé par son grand-père paternel, Michele (professeur et médecin renommé), et se destine lui aussi à la médecine. Il commence des études à l’Université de Ferrare, où il obtient un diplôme en Arts. Dès sa jeunesse, il s'intéresse aux Saintes Écritures et il se plonge dans la lecture des œuvres d’Aristote, de Platon et de Saint Thomas d'Aquin notamment[2].

Son penchant moraliste et les traits d'un réformateur apparaissent déjà dans ses premiers écrits. Ainsi, De Ruina Mundi, un poème qu'il écrit à 20 ans dénonce l'avilissement de la société et l'ascendant de la luxure et de l’impiété. C’est aussi à cette époque qu’il choisit sa voie spirituelle, et son poème allégorique De Ruina Ecclesiae (1475) montre son mépris de la Curie romaine, qu’il décrit comme une « putain fière et menteuse ».

En 1475, il s’enfuit de Ferrare et entre au couvent dominicain (un des ordres mendiants) Saint-Dominique de Bologne où il occupe les fonctions de tailleur et de jardinier, avant de prendre l’habit de moine en 1476. Il vit alors dans un strict ascétisme[3]. Il se plonge dans les études théologiques (l’université de Bologne est l’une des plus importantes de l’époque), puis repart à Ferrare pour enseigner au couvent Sainte-Marie-des-Anges, avant que l’Ordre ne l’envoie, en 1482, au couvent Saint-Marc de Florence.

Carrière à Florence (1482-1494)[modifier | modifier le code]

Statue de Savonarole à Ferrare sa ville natale

Il consacre ses premières années à Florence à l'étude, l'ascèse et la prédication. À cette époque, il semble plus reconnu pour les deux premières que pour la dernière[4]. Après un intermède d'une année (1487), pendant laquelle il est maître d'études à Bologne, il est envoyé pour prêcher dans différentes cités de la région. Commence alors sa véritable carrière de prédicateur intransigeant, exhortant les masses populaires à revenir aux préceptes de l'Évangile et n’hésitant pas à s’attaquer à la toute-puissance des Médicis. Peu convaincant au départ, son ascendant sur les foules du peuple grandit et trouve un écho auprès de certains intellectuels de l’époque, notamment le comte Pic de la Mirandole[5], dont il devient le confesseur. En 1490, Laurent de Médicis use de son influence pour le faire revenir à Florence dans l'espoir de contrôler la dangereuse éloquence de son ennemi[6].

À cette époque, les moines, dans de nombreuses régions, se font marchands d’indulgences. En opposition à ces péchés, Savonarole s’éloigne du monde, et se replie de plus en plus sur l’étude de la Bible et des Pères de l'Église. À Florence, le couvent Saint-Marc est sévère (comme le montrent ses vêtements et ses cilices). Ses sermons enflammés vont cependant conduire à une très grande réforme sociale. Savonarole n’est pas un théologien ; il ne met pas en place une doctrine, comme Luther ou Calvin. Il prêche simplement que la vie des chrétiens doit comporter plus de bonté, plutôt que d’étaler une splendeur excessive. Il ne cherche pas à affronter directement l’Église de Rome, mais à en corriger les excès. Savonarole prêche contre le luxe, la recherche du profit, la dépravation des puissants et de l'Église, la recherche de la gloire. Bien vite, pourtant, il dénoncera Alexandre VI et Rome comme les incarnations de l'Antéchrist.

Laurent de Médicis, maître de Florence et mécène de nombreux artistes de la Renaissance, est aussi l’ancien protecteur de Savonarole. Il est souvent dit qu’il appela Savonarole sur son lit de mort, en 1492, et que le moine vint.

Selon la légende, Laurent de Médicis sur son lit de mort, réfléchissant sur ce qu'il avait fait, n'a pas demandé ses prêtres attitrés pour se confesser, mais a réclamé Savonarole. Comme Savonarole hésitait à venir, Laurent renvoya un messager avec la promesse que si Savonarole venait, il ferait tout ce qu'il demanderait, voulant juste soulager sa conscience avec une confession. C’est ainsi qu’il déclara regretter les mauvais traitements envers Savonarole, et trois crimes qu’il n’avait jamais oubliés : le sac de Volterra, le pillage du Monte della Fanciulle, et le massacre des Pazzi. Savonarole répondit que trois choses devaient être faites :

  • avoir la foi dans le pardon de Dieu,
  • restituer ce qu’il avait volé dans la mesure du possible,
  • laisser aux Florentins la possibilité de constituer un gouvernement démocratique.

À cette dernière demande, Laurent aurait tourné le dos à Savonarole, qui lui aurait refusé l’absolution.

Cependant, Laurent puis son fils et successeur Pierre II de Médicis sont la cible des prêches de Savonarole. Laurent engage alors Fra Mariano, prédicateur populaire, pour prêcher contre Savonarole. Mais, malgré son éloquence, l'impression faite sur les Florentins est telle qu'il démissionne après son premier sermon.

Savonarole avait prédit qu'un nouveau Cyrus traverserait l’Italie pour y remettre de l'ordre ; l'entrée fracassante de l'armée française de Charles VIII en Toscane en 1494 sembla confirmer sa prophétie.

Gouvernement théocratique (1494-1498)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théocratie à Florence.

Les Médicis sont renversés par la conquête française en 1494. Savonarole rencontre le roi de France Charles VIII, négocie les conditions de la paix et évite le sac de la ville. Les Florentins sont autorisés par le roi de France à choisir leur propre mode de gouvernement. Savonarole devient alors dirigeant de la cité. Il institue un régime qu'il décrit comme une « République chrétienne et religieuse » ; il modifie le système d’imposition, abolit la torture, renforce les lois contre l'usure, établit une cour d’appel et un système de secours aux pauvres. Il rend également la sodomie, auparavant punie d’amende, passible de la peine de mort. Les principaux ennemis de Savonarole sont alors le duc de Milan Ludovico Sforza, ennemi du roi de France, et le pape Alexandre VI.

Les pamphlets violents contre les Médicis, auxquels il reproche d'être corrompus, contribuent à l’expulsion de Pierre de Médicis par les Florentins en 1495. Savonarole s'impose comme le chef politique de la cité, où il exerce une dictature théocratique proclamant Jésus-Christ « roi du peuple florentin ». Savonarole prend en main la jeunesse : les jeunes adolescents, revêtus de robes blanches, parcourent les rues pour inciter les Florentins à l’aumône et à la charité.

En 1497, Savonarole et ses disciples élèvent le bûcher des Vanités. Des jeunes garçons sont envoyés de porte en porte pour collecter tous les objets liés à la corruption spirituelle : les miroirs et cosmétiques, les images licencieuses, les livres non religieux, les jeux, les robes les plus splendides, les nus peints sur les couvercles des cassoni, les livres de poètes jugés immoraux, comme les livres de Boccace et de Pétrarque. Ces objets sont brûlés sur un vaste bûcher de la Piazza della Signoria. Des chefs-d’œuvre exceptionnels de l’art florentin de la Renaissance ont ainsi disparu dans le bûcher, y compris des peintures de Sandro Botticelli, que l’artiste avait lui-même apportées.

Cependant, Florence se lasse des excès de Savonarole. Lors du sermon de l’Ascension du 4 mai 1497, des bandes de jeunes déclenchent une émeute, qui devient une révolte : les tavernes rouvrent, les jeux reprennent publiquement.

La prison et la mort (1498)[modifier | modifier le code]

Le 23 mai 1497, Savonarole est excommunié par Alexandre VI, et, en 1498, le pape l’accuse d’hérésie, de prophétisme, de sédition et d’erreur religieuse. Le procès de l'Inquisition est mené par les Dominicains, comme le veut la tradition – c'est aussi l'ordre auquel appartient Savonarole. Aucune preuve d'hérésie n'est apportée, en dehors du fait qu'il affirme être un prophète parlant sous l'inspiration divine. Deux moines sont condamnés avec lui pour l'avoir confirmé en public[7]. Savonarole a perdu néanmoins toute crédibilité depuis qu'il a refusé de se soumettre à une disputatio que réclamaient ses partisans pour lui permettre de prouver sa bonne foi.

Il passe cinquante jours en prison, et y subit deux séances de tortures, administrées l'une par la ville de Florence, l'autre par un émissaire spécial du pape. Son corps blessé et ses bras brisés, il dicte en prison deux interprétations des Psaumes.

Le jour de sa mort, il parle de sa misère abyssale d'avoir déclaré sous la torture qu'il n'était pas inspiré.

« Je me rétracte. J'ai menti de peur de la torture et je veux que cela soit su publiquement. Que les abysses de mes péchés se dissolvent dans les abysses de votre merci. »

[réf. nécessaire]

Il parle ensuite à ses deux frères, Domenico, qui s'est défié de lui, et Silvestro qui a peur de mourir. À Domenico : « Durant la nuit, il m'a été révélé qu'au moment de mourir tu devrais dire : ne me pendez pas, brûlez-moi vivant. Nous ne sommes pas les maîtres de nos propres morts. Nous devons être heureux de mourir comme Dieu l'a décidé pour nous ». À Silvestro : « Il m'a été révélé que tu voulais déclarer notre innocence. Jésus ne l'a pas fait sur la croix. Et nous ne le ferons pas »[8].

Sur la place de la Seigneurie, des Dominicains viennent leur demander de leur rendre son habit afin de ne pas déshonorer l'ordre. Savonarole répond : « Je ne vous le donnerai pas, mais vous pouvez le prendre »[réf. nécessaire].

Le légat du pape vient ensuite voir Savonarole et ses deux compagnons, pour leur déclarer qu'ils sont condamnés comme hérétiques et schismatiques, et donc exclus de l'Église militante et l'Église triomphante, l'Église sur terre et l'Église des cieux. « Vous pouvez nous exclure de l'Église temporelle, mais vous n'avez pas autorité sur la seconde »[réf. nécessaire], répond Savonarole.

Le légat leur lit ensuite un parchemin par lequel le pape leur concède la grâce d'une indulgence plénière. Toute punition au purgatoire sera suspendue et leur innocence restaurée. « Acceptez-vous ? » demande-t-il.[réf. nécessaire]

Ils sont pendus puis brûlés sur la place où avait été élevé le bûcher des Vanités. Le bourreau aurait allumé le bûcher en hurlant  : « Celui qui a voulu me brûler est maintenant livré aux flammes ». Machiavel a assisté à l’exécution.

Même après sa mort, Savonarole continue d’exercer une influence sur ceux qui l’ont connu : ainsi, Botticelli ne peindra plus de nu après l’épisode du bûcher des Vanités[réf. nécessaire]. Une plaque commémorative indique toujours l'emplacement de son bûcher sur la Piazza della Signoria à Florence en invoquant le caractère inique de sa condamnation.

Plaque commémorant le lieu de l'exécution de Savonarole sur la Piazza della Signoria, à Florence[9].
Peinture anonyme représentant le bûcher de Savonarole sur la Piazza della Signoria en 1498.

Controverses[modifier | modifier le code]

Aspect politique[modifier | modifier le code]

Savonarole fut considéré comme coupable de haute trahison envers la ville de Florence. [réf. nécessaire] Voyant dans l’invasion de Charles VIII la volonté de Dieu pour châtier l’Italie coupable, il lui a remis les clefs de la ville, profitant de cette invasion pour renverser Pierre de Médicis. De son côté Charles VIII a laissé Savonarole maître de Florence en échange de son soutien, qui devait faciliter au roi de France la conquête de toute la péninsule italienne. Ces éléments contribuent à nuancer la portée de la prophétie de Savonarole sur l’épée de Cyrus, dans la mesure où il a lui-même directement contribué à sa réalisation.

La théocratie instituée par Savonarole constitua un « État policier ». Savonarole avait patronné des milices pour vérifier que les citoyens étaient de bons chrétiens dans leur privé : cette nouvelle police avait mandat de pénétrer à l’improviste chez les particuliers pour s’assurer de la correction de leur comportement.

Points de vue protestants[modifier | modifier le code]

Au sens propre Savonarole « protestait », publiquement et fortement, contre les désordres ahurissants de la papauté et du haut clergé : « Les papes et les prélats dénoncent la vanité et l'ambition dans lesquelles ils sont enfoncés jusqu'au cou. Ils prêchent la chasteté mais ils ont des maîtresses ! Ils pensent uniquement aux biens terrestres et n'ont rien à faire du spirituel. »[10]

La statue de Savonarole se dresse aujourd'hui à Worms, ville importante dans l'histoire du protestantisme, au pied du monument de Luther, avec cette inscription : « À Savonarole, précurseur de la Réforme[11]. Savonarole est une figure majeure dans plusieurs traditions protestantes. [réf. nécessaire]

Le pasteur baptiste Charles Spurgeon, dans son ouvrage de 1869 [réf. nécessaire], affirme qu'il était un prophète :

  • sa prophétie sur l’épée de Cyrus n’a été comprise par personne lorsqu’il la prononça. La ville était en paix et les Florentins unis. Mais lorsque le roi de France vint avec son armée de 60 000 hommes, entra dans Florence et prit Naples, les gens comprirent le message du moine. Les Médicis furent alors expulsés ;
  • Savonarole a prédit que le pape, le roi de Naples et Laurent de Médicis mourraient tous dans l’année par la volonté divine et à cause de la corruption de l'Italie. En fait, Laurent mourut en 1492, Alexandre VI en 1503 (comme le fils de Laurent, Pierre II de Médicis), le roi de Naples en 1504 ;
  • environ dix-huit mois après la mort de Laurent et son refus de donner la liberté à Florence, Charles VIII envahit l’Italie et met à sac Naples, comme Savonarole l’avait prédit ;
  • Savonarole, au début de son gouvernement (1494), prédit qu’il gouvernerait encore huit ans, et qu’il mourrait martyrisé. Il ne gouverna en fait que 4 ans, mais mourut effectivement comme beaucoup de martyrs avant lui.

Points de vue catholiques[modifier | modifier le code]

Savonarole est considéré comme coupable d’appel au schisme. Le régime théocratique mis en place à Florence par Savonarole est en contradiction avec la distinction formelle que la religion catholique établit entre pouvoir temporel et pouvoir spirituel, telle que définie par Thomas d’Aquin (Commentaire des Sentences, II, 44, 2).

Toutefois, en 1906, Dom H. Leclercq, moine bénédictin de Saint-Michel de Farnborough, écrit : « De nos jours, les fêtes du centenaire de Savonarole réunissaient au nombre de ses admirateurs — de ses dévots peut-être — les cardinaux Parocchi, Celesia, Svampa, Bausa, Galeati, Agliardi, Capecelatro, et les archevêques de Colossi, de Tarente, les évêques de Montepulciano, de San Miniato, de Narni, de Bagnorea, de Chiusi, de Rieti, de Colle, de Sansevero, de Telere Cerreto, de Sovano, de Massa et de Teodoriopolis. » [12].

« Pie VI refusa constamment de laisser déclarer hérétiques les ouvrages de Fra Girolamo. Enfin Benoît XIV vantait la pureté de ses mœurs, l'éclat de ses vertus, le zèle qui le dévorait pour la maison de Dieu ; il ne craignait pas de dire que la mort de ce grand homme prouvait sa mission, et qu'il avait scellé de son sang la vérité de ses prophéties. Il alla plus loin et fit inscrire le nom de Savonarole dans le catalogue des saints, des bienheureux et des vénérables serviteurs de Dieu, illustres par leur sainteté. » (Prosper Lambertini[13])

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Composées tant en latin qu'en italien, elles sont variées :

  • des poèmes
  • un traité de poétique
  • un traité de politique : Trattato circa il reggimento e governo della città di Firenze (1498)
  • des textes appelant une réforme religieuse comme : Compendio delle rivelazioni (1495) et Dialogo della verità profetica (1497)
  • des prêches comme : Prediche italiane ai Fiorentini (1495)
  • Sermones Quadragesimales super Archam Noe. Venezia, Pietro de' Nicolini da Sabio per Francesco e Michele Tramezzino, 1536. Ces sermons avaient été soigneusement notés par ses auditeurs et seront publiés par les frères Tramezines à Venise dont c'est une des premières entreprises éditoriales.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Historiens et romanciers
  • (en) Pasquale Villari, Life and Times of Girolamo Savonarola, 1888 (réédité en 1972)
  • Louis Pastor, Contribution à l'histoire de Savonarole, Lethielleux libraire-éditeur, 1898
  • Hjalmar Bergman (1883-1931), Savonarole, 1909
  • Verano Magni, Savonarole ou l'agonie de Florence, Denoël, 1941
  • Charles Journet (1891-1975), Savonarole : Dernière méditation, Librairie de l'Université, 1943. Rééd., Desclée, 1961, 1968, 1994, 1995
  • André Chastel, Robert Klein, Augustin Renaudet, Le Procès de Savonarole, Club du Meilleur Livre, 1957
  • Roberto Ridolfi, Savonarole, Fayard, 1957
  • Serge Bramly, La Danse du loup, Belfond, 1982
  • Enrico Gualazzi, Savonarole, Payot, 1985
  • Pierre Antonetti, Savonarole : le prophète désarmé, Perrin, 1991 (ISBN 2-262-00855-8)
  • Marina Marietti, Savonarole, PUF, « Que sais-je ? », 1998
  • Marie Viallon, Savonarole. Glaive de Dieu, Ellipses, 2008
Ouvrages généraux
  • Denis Crouzet, Pierre Chaunu et Denis Richet, Les Guerriers de Dieu: la violence au temps des troubles de religion, (vers 1525-vers 1610), Champ Vallon, 1990
  • (en) John C. Olin, The Catholic Reformation: Savonarola to St. Ignatius Loyola, Fordham University Press, 1993
Revues et extraits
  • Ivan Illich, « Savoir mourir : les derniers jours de Savonarola », texte rapporté par David Cayley dans Entretiens avec Ivan Illich, Bellarmin, Saint-Laurent, Québec, 1996
  • Philippe-Joseph Salazar, « Savonarola : une dictature de la voix », dans Cahiers internationaux de sociologie, 64, 1978,5-34
  • « La voix de Savonarole », Cahiers du Sud numéro spécial n° 338, 1956

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À quelques rares exceptions près (dont fait partie le Dictionnaire encyclopédique Mourre), le 21 septembre 1452, jour de la Saint Mathieu, est la date de naissance la plus souvent citée dans les sources
  2. Voir p. 68-71 de Jérome Savonarole précurseur de la Réforme: introduction à une histoire de sa vie, Théodore Paul, Grassart, 1857
  3. Voir l'article « Savonarole et le radicalisme mystique » dans la Revue des deux mondes, 1854
  4. Voir colonne 1, p. 484, volume 10, The New Encyclopaedia Britannica, 2005
  5. Dictionnaire Encyclopédique Mourre, Bordas, 1996, p.5012.
  6. Voir colonne 2, page 484, volume 10 The New Encyclopaedia Britannica, 2005
  7. Ce sont Fra Domenico Buonvincini et Silvestro, Jérome Savonarole d'après les documents originaux, F. T. Perrens, Paris, 1859 (3e édition)[1]
  8. Voir pages 309-310 de Jérome Savonarole d'après les documents originaux, F. T. Perrens, Paris, 1859 (3ème édition)
  9. Il est écrit en italien : En cet endroit où, avec ses frères en religion Fra Domenico Buonvicini et Fra Silvestro Maruffi, le 23 mai 1498 à la suite d'une condamnation inique, fut pendu et brûlé Fra Girolamo Savonarola, cette plaque à sa mémoire a été posée après quatre siècles.
  10. Barbara W. Tuchman, « The march of folly », chapitre traitant l'aspect temporel (et politique) des papes de la Renaissance, de 1470 à 1530.
  11. « Les protestants désireux de se donner une généalogie l'ont revendiqué bruyamment et ont réservé une place dans le monument de Luther, à Worms, au moine florentin. Burckhardt l'a dénigré, saint Philippe Néri l'a loué et le pape Benoît XIV ne l'a pas jugé indigne des honneurs de la canonisation» R.P. Dom H. Leclercq
  12. Les Martyrs, tome VI Jeanne d'Arc, Savonarole, Recueil de pièces authentiques sur les martyrs depuis les origines du christianisme, traduites et publiées par le R. P. Dom H. Leclercq, moine bénédictin de Saint-Michel de Farnborough.
  13. , Opera, in-4°, Prelto, 1841, t. V, p. 326 ; — t. VIII, p. 360. cité dans Les Martyrs tome VI du R. P. Dom H. Leclercq, moine bénédictin de Saint-Michel de Farnborough. Paris 1906[2]