Années 1400

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Évènements[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

L'Afrique vers 1400

Amérique[modifier | modifier le code]

  • Début du règne de Viracocha (vers 1400). Reprise de l'expansion de l'empire Inca.
  • Extinction de la culture Hohokam en Arizona. De nombreux sites sont abandonnés.
  • Fin de la colonisation scandinave au Groenland à la suite de plusieurs hivers très rigoureux.

Asie[modifier | modifier le code]

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Personnages significatifs[modifier | modifier le code]

Inventions, découvertes, introductions[modifier | modifier le code]

  • Exploration de l'océan Indien par la flotte chinoise. Selon les récits, les plus grands navires chinois dépassent 122 m de long. En 1957, des fouilles conduites sur le site du chantier naval de la flotte de Zheng He ont mis au jour un barrot de gouvernail en bois de 11 m de long, ce qui correspond à un navire de 146 à 160 m de long.
  • Début de l’emploi du papier dans le Nord de l’Inde. Le Sud continue d’utiliser des feuilles de palmier comme support des manuscrits enluminés.
  • Les textes de l’Église en Angleterre sont écrits désormais en anglais.
  • Une arme à feu portative, une couleuvrine, est représentée pour la première fois dans une miniature en 1405[1].

Science et technique[modifier | modifier le code]

La carte Kangnido (1402).

Art et culture[modifier | modifier le code]

  • Renaissance à Florence : écrivains et penseurs expriment une morale neuve pour laquelle l’engagement actif dans la vie publique a autant de valeur que pouvait en avoir les vertus de renoncement prônées par le Moyen Âge classique.
  • Manuel II Paléologue, de retour d’Occident (1403), décide la réunion de tous les enseignements dans le même édifice, le Musée Universel (Katholikon Mouseion), que dirigent un des quatre « juges généraux des Romains », dont les plus remarquables seront Jean Argyropoulos et Georges Scholarios. On y enseigne la philosophie et la rhétorique mais on s’efforce de saisir le sens profond des textes anciens. L’Université retrouve le goût des sciences exactes dans la tradition alexandrine. Dès la fin du siècle, la vogue de l’enseignement byzantin atteint l’occident.

Religion et philosophie[modifier | modifier le code]

  • Chine : Le confucianisme, interprété de manière rigoureuse, devient religion officielle[6] et sert de base à l’absolutisme des Ming.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Japon : renaissance de la poésie chinoise au temple Nanzen-ji à Heian[7].
  • L'historien français Jean Froissart termine ses Chroniques.
  • Christine de Pisan publie la Mutacion de Fortune (1404), La Cité des dames (1404-1405) un traité de manières Le Livre du corps de Policie (1408).
  • En Russie, rédaction du Récit de la bataille de Mamaï (Skazanie o Mamaevom poboishche, anonyme).
  • Première compilation hagiographique attestée en Russie en 1406. Elle est réalisée par un ancien moine de la laure des Grottes de Kiev, Arsène, devenu évêque de Tver[8].

Économie et société[modifier | modifier le code]

  • Les commerçants chinois sont présents en Afrique de l'Est au côté des commerçants indiens et arabes.
  • À Florence, Jean de Médicis (1360-1429) accroît considérablement les avoirs de sa famille. Commerçant avisé, il dirige activement une compagnie qui compte deux filiales en 1408 (Venise et Rome) et huit de plus à son apogée (Naples, Pise, Milan, Genève, Lyon, Avignon, Bruges et Londres). Outre les ateliers de tissage de la laine et de la soie, il développe son activité bancaire en consentant d’énormes prêts aux souverains et au pape (dont Jean XXII). À la fin de sa vie, 90 % de ses revenus proviennent de la banque et 10 % du commerce, et les filiales ont pris une importance bien supérieure à celle de la maison mère.
  • Prospérité de la Moldavie qui se trouve sur la route du commerce oriental avec la Pologne et la Transylvanie.
  • Augmentation du nombre et de l’étendue des moyennes et grandes exploitations agricoles, travaillées par une famille aisée aidée de quelques valets en Angleterre, France, Italie du Nord et Toscane : en Angleterre, parmi les manoirs de l’abbaye de Ramsey, Wistow et Houghton n’ont aucune exploitation de plus d’une vergée (environ 12 ha) en 1252. À Wistow, 6 % des exploitations dépassent cette superficie en 1368, et 59 % à Houghton en 1403. Seules subsistent les exploitations compétitives, enrichies des dépouilles des autres.
  • Période de climat humide en Angleterre (1399-1403)[9].
  • Stagnation des prix agricoles et hausse des salaires en France. La baisse des revenus de la noblesse s’accentue : dans la région parisienne, la grange de Cormeilles qui rapportait 500 livres en 1369 n’en rend plus que 380 en 1402. Celle de Gouvieux tombe de 330 à 200. Tremblay à une évolution inverse (de 205 à 270), mais les dévastations de la région parisienne au cours des guerres de la première moitié du siècle provoqueront une chute irrémédiable du revenu agricole.
  • Dépopulation en Morée au cours du XVe siècle. Les friches se développent. Les Vénitiens et le duc d’Athènes se disputent la main-d’œuvre venue d’Albanie pour leurs possessions de Messénie et d’Eubée.

Démographie[modifier | modifier le code]

  • La population de la Terre s'élève à quelque 375 millions d'hommes.
  • Pékin est la plus grande ville du monde. Au centre se trouve la cité-palais (aujourd’hui Cité interdite), avec les résidences et les salles d’audience impériales. La ville s’ordonne autour de ce complexe, avec les bureaux des eunuques de l’administration, les jardins, les parcs, les magasins et les fabriques. Un rempart de terre pilée paré de brique entoure toute la cité, qui mesure 6,5 km sur 5,5 km.
  • La population de l'Angleterre, qui était estimée en 1350 à environ 4 millions d'habitants est retombée entre 2 et 2,2 millions après la peste noire.
  • 150 000 habitants à Paris.
  • Buda et Pest réunies comptent 15 000 habitants. Sopron, Debrecen et Szeged en comptent 4 000 chacune. Pozsony et les villes minières de Haute-Hongrie et Transylvanie se développent également.

Notes et références[modifier | modifier le code]