Danse de la Renaissance

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Pieter Brueghel l'Ancien, Danse villageoise (1568).

Héritières, pour quelques-unes, des danses médiévales, les danses de la Renaissance se diversifient dès le début du XVe siècle et atteignent très vite un nombre important de danses de cour et de bal, tant pour couples que collectives.

C'est en Italie que se forgent un premier vocabulaire chorégraphique et les premières théories de cet art. Dans une Italie alors morcelée en quantité de petits états, les premiers maîtres de danse font leur apparition dans les cours, où ils enseignent non seulement la danse, mais aussi les bonnes manières et l'étiquette. Domenico da Piacenza (originaire de Plaisance) est le premier dont on a conservé le traité manuscrit, intitulé De arte saltandi et choreas ducendi (vers 1455). Ce précieux manuscrit est conservé à la Bibliothèque nationale de France[1]. Ses disciples Guglielmo Ebreo (Pesaro) et Antonio Cornazzano (Plaisance) travaillent dans les principales villes italiennes, au service de Francesco Sforza, d'Isabelle d'Este et d'autres seigneurs. Leurs ouvrages reflètent l'évolution de la danse italienne et du ballet de cour au XVe siècle. Le danseur et chercheur italien Andrea Francalanci (1949-1999) fut le premier à reconstituer les chorégraphies de cette époque, ainsi que les ballets des opéras de Monteverdi ou Caccini.

En France, parmi les plus anciennes danses, on trouve le branle et la basse danse. D'autres, davantage danses de couples, émergent dans le courant du XVIe siècle : l'allemande, la courante, la gaillarde, la pavane, la volte, etc.

En 1589, l'Orchésographie de Thoinot Arbeau les décrit toutes. Trente-quatre ans plus tard, François de Lauze affine leur description.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Fonds italien 972. Lire le manuscrit en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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