Ulugh Beg

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Timbre soviétique de 1987 en l'honneur de Ulugh Beg.

Ulugh Beg, Oulough Beg, Oulougbek (1394, Sultaniya, Iran - 1449, près de Samarcande) était le fils aîné de Shahrokh et de Goharshad et un petit-fils de Tamerlan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père ayant accédé au trône des Timourides en 1409 et fixé sa capitale à Hérat où il résidait auparavant en tant que gouverneur du Khorassan, le nomma gouverneur de Samarcande. Remarquable savant mais piètre politique, il bénéficia des talents administratifs et stratégiques de Shah Rukh pour s'adonner à la science.

À la mort de Shahrokh en 1447, il accéda au trône des Timourides, mais entra en conflit avec son fils aîné, Abd ul-Latif, qui le fit assassiner en 1449 et monta sur le trône avant d'être lui-même tué en 1450.

Le nom Ulugh Beg, qui lui fut donné très jeune, est en fait un titre, l'équivalent turc de « grand émir ». Son vrai prénom était Muhammad Taragay, comme son arrière-grand-père, le père de Tamerlan. (Taragay est un mot qui signifie « alouette »).

Médersa et observatoire[modifier | modifier le code]

Élément de l'observatoire

Il fit bâtir une médersa (institut) à Boukhara, ouverte en 1417, et à Samarcande, ouverte en 1420, où il est probable qu'il enseigna, et un observatoire, inauguré vers 1429, où il travailla avec quelque 70 mathématiciens et astronomes, dont Qadi-zadeh Roumi, al-Kachi et Ali Quchtchi, aboutissant à la publication de Tables sultaniennes (zij-e soltâni, en persan) dont la précision resta inégalée pendant 2 siècles. Après la mort d'Ulugh Beg, Ali Quchtchi partit avec une copie des Tables sultaniennes à Tabriz, puis à Istanbul d'où elles atteignirent l'Europe.

La médersa d'Ulugh Beg continua à fonctionner jusqu'au XVIIe siècle, mais la vie culturelle des Timourides se concentra à Hérat dans la seconde moitié du XVe siècle.

Hommages[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • L. P. E. A. Sédillot (1808-1875). Tables astronomiques d’Oloug Beg, commentées et publiées avec le texte en regard, Tome I, 1 fascicule, Paris, 1839. Œuvre très rare, mais référencée dans la Bibliographie générale de l’astronomie jusqu’en 1880, par Jean-Charles Houzeau et Albert-Benoit Lancaster
  • L. P. E. A. Sédillot (1808-1875). Prolégomènes des Tables astronomiques d’Oloug Beg, publiés avec Notes et Variantes, et précédés d’une Introduction. Paris: F. Didot, 1847.
  • L. P. E. A. Sédillot (1808-1875). Prolégomènes des Tables astronomiques d’Oloug Beg, traduction et commentaire. Paris, 1853.
  • Le Prince Savant annexe les étoiles, Frédérique Beaupertuis-Bressand, in Samarcande 1400-1500, La cité-oasis de Tamerlan : cœur d'un Empire et d'une Renaissance, ouvrage dirigé par Vincent Fourniau, éditions Autrement, 1995, ISBN 2-86260-518-2, ISSN 1157-4488.
  • L'âge d'or de l'astronomie ottomane, Antoine Gautier, in L'Astronomie, (Revue mensuelle fondée par Camille Flammarion en 1882), décembre 2005, volume 119.
  • L'observatoire du prince Ulugh Beg, Antoine Gautier, in L'Astronomie, (Revue mensuelle fondée par Camille Flammarion en 1882), octobre 2008, volume 122.
  • Le recueil de calendriers du prince timouride Ulug Beg (1394-1449), Antoine Gautier, in Le Bulletin, n° spécial Les calendriers, Institut National des Langues et Civilisations Orientales, juin 2007, pp. 117-123.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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