Toltèques

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Récipient en argile, dans le style toltèque assez expressif. Pour d'autres artefacts toltèques de la collection de l’American Museum of Natural History, cliquez ici.

La culture toltèque est une culture mésoaméricaine qui s’est développée autour de Tula, leur capitale située près de Teotihuacán au Mexique, au début de la période post-classique de la chronologie méso-américaine (entre 900 et 1200 de notre ère). Le terme Toltèques provient du nahuatl et désigne les « maîtres bâtisseurs ». Dans les légendes nahuatl, les Toltèques sont censés être à l'origine de toute civilisation (c'est pourquoi on les nomme artistes ou maîtres bâtisseurs). Les Aztèques, pour affirmer leur supériorité, se sont donc prétendus leurs descendants.

Les Toltèques ont pour origine un peuple nomade qui regroupait aussi les ancêtres des Chichimèques. Ce peuple a d'ailleurs pillé Teotihuacán vers l'an 750. Il s'est ensuite sédentarisé. Ils étaient établis sur le plateau central (dans la zone que recouvrent aujourd'hui les États mexicains de Tlaxcala, Hidalgo, México, Morelos et Puebla). Leur capitale, Tula, a été conquise par les Chichimèques en 1168.

Leur religion paraît avoir été de type chamanique, ne nécessitant pas de lieux de culte permanents. Les dieux étaient cosmiques, le ciel, l’eau, la terre. Cependant leur monde religieux a généré la grande figure de Quetzalcoatl. Les Toltèques avaient un système de croyance dualiste. L'opposé de Quetzalcoatl était Tezcatlipoca, qui est supposé avoir envoyé Quetzalcoatl en exil. Une autre tradition affirmait qu'il s'en était allé volontairement sur un radeau de serpents, promettant son retour prochain.

La culture plus tardive des Aztèques considérait les Toltèques comme leurs prédécesseurs sur le plan intellectuel et culturel et décrivait la culture toltèque émanant de Tollan (nom désignant Tula en Nahuatl) comme représentant la quintessence de la civilisation, en effet en langue nahuatl le mot toltèque prenait le sens d’artisan. La tradition orale et pictographique aztèque a également décrit l'histoire de l'empire toltèque en donnant la liste de leurs dirigeants et en énumérant leurs exploits. Parmi les universitaires de notre époque, une question fait débat, celle de savoir s’il faut accorder du crédit aux récits aztèques de l'histoire toltèque en tant que description d’événements historiques réels. Bien que tous les chercheurs reconnaissent qu'il existe une grande part de mythologie dans le récit, certains affirment qu’à l'aide d'une méthode critique comparative, un certain niveau de vérité historique peut être extrait des sources, tandis que d'autres soutiennent que l'analyse des récits comme sources d'histoire réelle est futile et entrave l'accès à une véritable connaissance de la culture de Tula, dans l’état d’Hidalgo. Une autre controverse à propos des Toltèques concerne la meilleure façon de comprendre les raisons des similitudes perçues dans l'architecture et l'iconographie entre le site archéologique de Tula et le site maya de Chichén Itzá - pour l'instant aucun consensus n'a émergé sur le degré ou le sens de l'influence entre les deux sites.

Point de vue des Aztèques[modifier | modifier le code]

Les Atlantes, colonnes en forme de guerriers Toltèques, à Tula

Le mot Toltecatl (toltèque) était à l'origine utilisé par les peuples Nahuas par opposition au mot chichimeca (chichimèques), qui renvoyait à leur propre Préhistoire où ils vivaient comme un peuple nomade de chasseurs-cueilleurs qui, plus tard, ont adopté un mode de vie urbain plus civilisé, désigné par le terme Toltecayotl Toltèques. Etymologiquement Toltecatl est dérivé du toponyme Tollan, lieu planté de roseaux en langue Nahuatl qui signifiait pour les Aztèques Métropole. Les Aztèques considéraient également les Toltèques comme leurs prédécesseurs dont ils se glorifiaient d’être issus pour légitimer leur propre pouvoir en prétendant descendre des lignées royales toltèques. Le Codex de Florence décrit le point de vue des Aztèques sur les Toltèques comme suit :

Les toltèques étaient sages. Leurs œuvres étaient toutes bonnes, toutes parfaites, toutes admirables, toutes merveilleuses ... Ils ont inventé l'art de la médecine ... Et ces Toltèques étaient très sages, car c’étaient des penseurs, car ils ont inventé le décompte des années ... Ces Toltèques étaient justes. Ils n’étaient pas trompeurs. Leurs mots [étaient] des mots clairs... Ils étaient grands, ils étaient plus importants [que les gens aujourd'hui] ... Ils étaient très pieux ... Ils étaient riches.(Sahagún, 1950-1982: livre 10, 165-170)

Archéologie[modifier | modifier le code]

Pyramide toltèque de Tula, dans l’Hidalgo

Certains archéologues tels que Richard Diehl, plaident pour l'existence d'une culture archéologique toltèque caractérisée par certains traits stylistiques associés à Tula, dans l’Hidalgo et étendus ensuite à d'autres cultures et d’autres régimes politiques de Mésoamérique. Les traits associés à cette culture sont les suivants : Le style Mixtèque-Puebla de l'iconographie, la céramique Tohil au plomb et les céramiques Silho[1]. La présence de traits stylistiques associés à Tula à Chichén Itzá est également considérée comme une preuve de l’existence d’une culture toltèque. En particulier, la nature de l'interaction entre Tula et Chichén Itzá a été controversée par des universitaires qui ont argumenté soit pour une conquête militaire de Chichén Itzá par les Toltèques, soit pour la fondation de Tula comme une colonie de Chichén Itzá ou seulement une perte de relations entre les deux cités. L'existence d’un style artistique Mixtèque-Puebla a également été mise en doute[2]. Les céramiques de Mayapán et Matlazinca utilisent encore la symbolique toltèque. Elles ont été retrouvées dans des endroits éloignés de leur territoire comme au Costa Rica.

Un point de vue contraire a été soutenu, dans une étude réalisée en 2003 par Michael E. Smith et Lisa Montiel comparant les données archéologiques liées à Tula à celles des entités politiques centrées sur Teotihuacan et Mexico-Tenochtitlan. Ils concluaient que par rapport à l'influence exercée en Mésoamérique par Teotihuacan et Tenochtitlan, l'influence de Tula sur les autres cultures était négligeable et ne méritait probablement pas d'être définie comme celle d’un Empire. Bien que Tula ne possédât pas la complexité urbaine attendue d'une capitale impériale, son influence et sa puissance n'auraient pas été très loin d'atteindre ce niveau. Les témoignages de la participation de Tula à des réseaux commerciaux de grande envergure a été découverte, par exemple, avec les vestiges d'un grand atelier de taille d’obsidienne[3].

Recherches historiques[modifier | modifier le code]

Carte de l'aménagement du site archéologique de Tula
Bas-reliefs de stuc à Tula, représentant des Coyotes, des Jaguars et des Aigles festoyant en dévorant le cœur des hommes.
Sculpture représentant un Jaguar à Tula
Représentation d'une divinité anthropomorphe oiseau-serpent, probablement Quetzalcoatl au Temple de Tlahuizcalpantecuhtli à Tula, dans l’Hidalgo
Vue des colonnes du palais incendié de Tula, avec un terrain de jeu de pelote en arrière-plan

Le débat sur la nature de la culture toltèque remonte à la fin du XIXe siècle. Des chercheurs mésoaméricanistes comme Veitia, Manuel Orozco y Berra, Charles Étienne Brasseur de Bourbourg, Francisco Clavigero avaient tous lu les chroniques Aztèques et croyaient qu'ils s’agissait, sur le plan historique, de descriptions réalistes de l'empire pan-méso-américain fondé à Tula, dans l’Hidalgo. Ce point de vue historiciste a été contesté par Daniel Garrison Brinton qui a fait valoir que les Toltèques décrits dans les sources aztèques correspondaient simplement à une des nombreuses cités-états de langue nahuatl de la période postclassique, sans que l’une d’entre elles ait une influence particulière. Il a attribué le point de vue des Aztèques sur les Toltèques à la tendance de l'esprit humain à glorifier le « bon vieux temps », et à la confusion de la situation de Tollan avec le mythe de la lutte entre Quetzalcoatl et Tezcatlipoca[4]. Désiré Charnay, le premier archéologue à travailler à Tula, a défendu le point de vue historiciste fondé sur son impression par rapport à la capitale toltèque, et a été le premier à noter des similitudes de styles architecturaux entre Tula et Chichen Itza. Cela l’a amené à proposer l'hypothèse que Chichén Itzá avait été violemment conquise par une force militaire toltèque sous la domination de Kukulcan[5],[6]. À la suite de Charnay le terme toltèque a été associé à l'afflux de certains traits culturels provenant du centre du Mexique vers la sphère de domination maya à la fin de la période classique et au début de la période postclassique ; les civilisations maya postclassiques de Chichén Itzá, Mayapán et des hautes terres du Guatemala ont été désignées comme celles de Mayas Toltecisés ou Mexicanisés.

L'école de pensée historiciste a persisté longtemps au XXe siècle, représentée par les travaux de chercheurs tels que David Carrasco, Miguel León Portilla, Nigel Davies et H. B. Nicholson, qui ont tous considéré les Toltèques comme un véritable groupe ethnique. Cette école de pensée a associé les Toltèques au site archéologique de Tula, qui a été considéré comme le Tollan du mythe aztèque[7]. Cette tradition suppose que la plus grande partie du Mexique central a été dominée par un empire toltèque entre le Xe et XIIe siècles de notre ère. Les Aztèques font référence à plusieurs cités-états mexicaines Tollan, « lieu où poussent les roseaux », par exemple Tollan Cholollan. L'historien Enrique Florescano a fait valoir que le Tollan originel était probablement Teotihuacán, et que les sources mayas se référaient à Chichén Itzá en citant le lieu mythique de Zuyua (Tollan).

De nombreux historiens, tels que H. B. Nicholson (2001 (1957)) et Nigel Davies (1977) étaient pleinement conscients que les chroniques aztèques étaient un mélange de récits mythiques et de faits historiques, ce qui les conduisait à essayer de séparer les deux, en appliquant une approche comparative des différents récits aztèques. Par exemple, ils cherchent à faire la distinction entre la divinité Quetzalcoatl et un roi toltèque souvent nommé Topiltzin Ce Acatl Quetzalcoatl[7].

Le mythe toltèque[modifier | modifier le code]

Dans les dernières décennies la position historiciste s’est effacée en faveur d'une approche plus critique et interprétative de l'historicité des récits mythiques Aztèques fondée sur une approche originale de Brinton. Cette approche se fonde sur une interprétation différente du mot toltèque pour la compréhension des sources aztèques, l'interprétant largement comme une construction mythique et philosophique à la fois par les Aztèques et les Méso-Américains en général qui a servi à symboliser la puissance et la sophistication de plusieurs civilisations différentes au cours de la période mésoaméricaine postclassique.

Des érudits tels que Michel Graulich (2002) et Susan Gillespie D (1989) soutiennent que les difficultés rencontrées dans la récupération des données historiques à partir des récits aztèques de l'histoire toltèque sont trop grandes à surmonter. Par exemple, il n'existe pas un seul chef toltèque supposé être identifié à Quetzalcoatl, mais deux : le premier est le roi fondateur de la dynastie toltèque et le dernier un souverain qui a vu la fin de la gloire des Toltèques et a été contraint à l'humiliation et à l'exil. Le premier est décrit comme un vaillant guerrier triomphateur, mais le dernier comme un vieil homme faible et torturé par le doute. Cela incite Graulich et Gillespie à suggérer que la vision générale des Aztèques d’un caractère cyclique du temps, où les mêmes événements se répètent à la fin et au début des cycles ou des époques était inscrite dans les récits historiques des Aztèques, ce qui rend vain de tenter de discerner entre un personnage historique Topiltzin Ce Acatl et une divinité Quetzalcoatl. Graulich fait valoir qu’il est préférable de considérer l'ère des Toltèques comme la quatrième des cinq soleils ou âges mythiques des Aztèques, celui qui précède immédiatement le cinquième soleil du peuple aztèque, présidé par Quetzalcoatl. Cela incite Graulich à considérer que les seules données historiques contenues dans les chroniques aztèques sont peut être les noms de certains rois et, éventuellement, quelques-unes des conquêtes qui leur sont attribuées.

De plus chez les peuples Nahuas, le mot Toltèque était synonyme d'artiste, d’artisan de sage, ou de maîtres bâtisseurs et toltecayotl (Toltècisé) signifie art, culture civilisation, urbanisme et était considéré comme le contraire de Chichimèques (Chichimecisé), qui symbolisait l'état sauvage des peuples nomades qui n'étaient pas encore urbanisés. Cette interprétation fait valoir que tout grand centre urbain en Amérique centrale pourrait être dénommé Tollan et ses habitants Toltèques et qu'il était de pratique courante pour les lignées royales de la période Mésoaméricaine postclassique de renforcer leurs prétentions au pouvoir en revendiquant une ascendance toltèque. Les récits méso-américains de migrations rapportent souvent que Tollan était gouvernée par Quetzalcoatl (ou Kukulcan en langue Maya yucatèque et Gukumatz en langue K'iche'), une figure divine mythique qui fut exilée de Tollan et est parti fonder une nouvelle cité d'ailleurs en Méso-Amérique. Les revendications d'une ascendance toltèque et d’une dynastie fondée par Quetzalcoatl sont communes à diverses civilisations comme les Aztèques, les peuples Quichés et les Mayas d’Itzá.

Alors que l'école de pensée sceptique ne nie pas que les traits culturels apparemment originaires du centre du Mexique ont diffusé dans une zone plus vaste de la Méso-Amérique, elle tend à attribuer à la position dominante de Teotihuacán dans la période classique la diffusion générale de ces traits culturels dans la région. Des études récentes ne considèrent plus Tula, comme la capitale des Toltèques des récits aztèques, mais avancent plutôt que le terme toltèque signifie tout simplement habitant de Tula à son apogée. Séparant le terme toltèque de celui qui est décrit par les récits Aztèques il tente de trouver des indices archéologiques relatifs à l'ethnicité, l'histoire et l'organisation sociale des habitants de Tula.

Chronologie[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Diehl 1993
  2. Smith 1980
  3. Healan 1989
  4. Brinton 1887
  5. Charnay, 1885
  6. Diehl 1993:274
  7. a et b Smith, 2007

Références[modifier | modifier le code]

  • Brinton, Daniel Garrison, « Were the Toltecs an Historic Nationality? », Proceedings of the American Philosophical Society, vol. 24, no 126,‎ 1887, p. 229–241
  • Carrasco, David, Quetzalcoatl and the Irony of Empire: Myths and Prophecies in the Aztec Tradition, Chicago, IL, University of Chicago Press,‎ 1982 (ISBN 0-226-09487-1, OCLC 0226094871)
  • Charnay, Desiré, « La Civilisation Tolteque », Revue d'Ethnographie, vol. iv,‎ 1885, p. 281
  • Davies, Nigel, The Toltecs: Until the Fall of Tula, University of Oklahoma Press, coll. « Civilization of the American Indian series, »,‎ 1977 (ISBN 0-8061-1394-4)
  • Davies, Nigel, The Toltec Heritage: From the Fall of Tula to the Rise of Tenochtitlan, University of Oklahoma Press, coll. « Civilization of the American Indian series, »,‎ 1980 (ISBN 0-8061-1505-X, OCLC 5103377)
  • Diehl, Richard A., Tula: The Toltec Capital of Ancient Mexico., New York, Thames & Hudson,‎ 1983
  • Diehl, Richard A. (dir.), Latin American horizons: a symposium at Dumbarton Oaks, 11th and 12th October 1986, Dumbarton Oaks,‎ 1993, « The toltec Horizon in Mesoamerica: New perspectives on an old issue »
  • Lysa Hochroth (trans.), Raúl Velázquez (illus.) (trad. translation of El mito de Quetzalcóatl original Spanish-language), The Myth of Quetzalcoatl, Baltimore, MD, Johns Hopkins University Press,‎ 1999 (ISBN 0-8018-7101-8, OCLC 39313429)
  • Gillespie, Susan D., The Aztec Kings: The Construction of Rulership in Mexica History, Tucson, University of Arizona Press,‎ 1989 (ISBN 0-8165-1095-4, OCLC 60131674)
  • Graulich, Michel, « Los reyes de Tollan », Revista Española de Antropología Americana, vol. 32,‎ 2002, p. 87–114
  • Healan, Dan M., Tula of the Toltecs: excavations and survey, University of Iowa Press,‎ 1989
  • Kirchhoff, Paul (dir.), Mesoamérica y el centro de México: Una antología, Mexico City, Instituo Nacional de Antropología e Historia,‎ 1985, 249–272 p., « El imperio tolteca y su caída »
  • Karl Taube, The Gods and Symbols of Ancient Mexico and the Maya: An Illustrated Dictionary of Mesoamerican Religion, London, Thames & Hudson,‎ 1993 (ISBN 0-500-05068-6, OCLC 27667317)
  • Charles E. Dibble and Arthur J.O. Anderson (eds., trans., notes and illus.) (trad. translation of Historia General de las Cosas de la Nueva España), Florentine Codex: General History of the Things of New Spain, vol. 13, Santa Fe, NM and Salt Lake City, School of American Research and the University of Utah Press, coll. « vols. I-XII »,‎ 1950–82 (1re éd. ca. 1540–85) (ISBN 0-87480-082-X, OCLC 276351)
  • Smith, Michael E. (dir.), Twin Tollans: Chichén Itzá, Tula, and the Epiclassic to Early Postclassic Mesoamerican World, Washington DC, Dumbarton Oaks,‎ 2007, 579–617 p. (lire en ligne), « Tula and Chichén Itzá: Are We Asking the Right Questions? »
  • Smith, Michael E., « The Aztlan Migrations of Nahuatl Chronicles: Myth or History? », Ethnohistory, American Society for Ethnohistory, vol. 31, no 3,‎ 1984, p. 153–186 (ISSN 0014-1801, OCLC 145142543, DOI 10.2307/482619, lire en ligne [PDF online facsimile])
  • Smith, Michael E. and Lisa M. Montiel, « The Archaeological Study of Empires and Imperialism in Prehispanic Central Mexico », Journal of Anthropological Archaeology, vol. 20,‎ 2001, p. 245–284 (lire en ligne)
  • Smith, Michael E. and Cynthia Heath-Smith, « Waves of Influence in Postclassic Mesoamerica? A Critique of the Mixteca-Puebla Concept », Anthropology, vol. 4, no 2,‎ 2000, p. 15–50 (lire en ligne)
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  • Veytia, Mariano (dir.) (trad. Ronda Cunningham (trans.)), Ancient America rediscovered: including an account of America's first settlers who left from the biblical tower of Babel at the time of the confusion of tongues, Springville, UT, Bonneville Books,‎ 2000 (1re éd. 1836) (ISBN 1-55517-479-5, OCLC 45203586)

Voir aussi[modifier | modifier le code]