Nérac
| Nérac | ||
Vieux pont sur la Baïse |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Aquitaine | |
| Département | Lot-et-Garonne (sous-préfecture) |
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| Arrondissement | Nérac (chef-lieu) |
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| Canton | Nérac | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Val d'Albret | |
| Maire Mandat |
Nicolas Lacombe 2008-2014 |
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| Code postal | 47600 | |
| Code commune | 47195 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Néracais, Néracaises | |
| Population municipale |
7 125 hab. (2010) | |
| Densité | 114 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 71 m (min. : 38 m) (max. : 191 m) | |
| Superficie | 62,68 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | site officiel | |
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Nérac (en gascon : Nerac) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Aquitaine).
Ses habitants sont appelés les Néracais, Néracaises.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est traversée par la Baïse et est bordée à l'ouest par la Gélise. Ces cours d'eau confluent et la Baïse se jette dans la Garonne à une dizaine de kilomètres au nord.
C'est le chef-lieu d'un arrondissement couvrant le sud-ouest du département.
Ville fleurie : située en Gascogne dans les landes du Lot-et-Garonne sur la Baïse en Pays d'Albret[1].
Histoire [modifier]
On ne connaît pas exactement l'origine du nom "Nérac". Une des hypothèses est que le nom de la commune dérive d'un nom de personne gallo-romain Nerius, avec le suffixe -acum. Mais rien n'a jamais été prouvé avec absolue certitude.
Une villa gallo-romaine située à la Garenne y fut fouillée en 1832 sous la direction du sculpteur-faussaire Maximilien Théodore Chrétin, qui monta la fable d'une ville impériale du temps des Tetricus avec la complicité du Toulousain Du Mège[2].
L'apogée de la ville se situe au XVIe siècle[3], lorsque les seigneurs d'Albret, qui s'y étaient installés vers le XIe siècle (venant de Labrit, dans les Landes) deviennent rois de Navarre suite au mariage de Jean III d'Albret avec Catherine de Foix en 1484. Peu après, leur fils Henri II d'Albret épouse en 1527 Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier, une des premières écrivaines en langue française (Heptaméron). Elle attire à Nérac des humanistes et des écrivains (Lefèvre d'Etaples, Marot). Sa fille Jeanne d'Albret épouse Antoine de Bourbon (1548) et se convertit à la religion protestante.
Dans les années 1530 et suivantes, sous l’influence de Jeanne d'Albret, la population de Nérac se convertit au protestantisme, pour être entièrement huguenote au début des guerres de religion[4].
Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[5].
En 1572, Jeanne d'Albret et Catherine de Médicis, respectivement reine de Navarre (protestante) et reine de France (catholique) marient leurs enfants : Henri de Navarre et Marguerite de Valois (Reine Margot). Décédée peu avant, Jeanne n'assiste pas à ces « noces de sang » . Il est possible que Catherine ait ordonné le massacre des chefs protestants le jour de la Saint Barthélémy profitant de leur venue à Paris mais cette hypothèse est sujette à controverse. Après ce funeste événement, elle retient son gendre au Louvre jusqu'en 1576.
Libéré, il rentre à Nérac et y tient en 1578-1579 avec Catherine de Médicis les conférences d'où sortit l'édit de Nérac[6].
Plus tard, Henri de Navarre-Bourbon-Albret devient roi de France sous le nom d'Henri IV, après qu'Henri III soit mort sans descendance (1589). Lorsque les portes de Paris s'ouvrirent à Henri, celles de la renommée se refermèrent pour Nérac.
La ville se révolte sous Louis XIII et est prise par Henri de Mayenne en 1621 et ses fortifications rasées[7].
Au XVIIIe siècle, elle connut une prospérité économique grâce au commerce des farines-minots en direction des « Isles d'Amérique » (Saint-Domingue)[8]. Au XIXe siècle, elle voit les débuts du Baron Haussmann qui est sous-préfet de 1832 à 1840[9], de l'écrivaine George Sand[10] et d'Armand Fallières qui fut maire, conseiller général et député de Nérac dans les années 1871-1880[11].
Une très importante communauté italienne s'est installée à Nérac à partir des années 1920[12].
Du 28 juin au 6 juillet 1940, l'amirauté française s'est installé à Nérac[13]. Replié à Bordeaux avec le gouvernement lors de la débâcle de juin 1940, elle a cherché à gagner rapidement la zone libre définie dans l'armistice du 22 juin. Or Vichy n'avait pas été encore choisie comme capitale du nouveau régime qui allait porter son nom. L'Amirauté stationna donc à Nérac quelques jours. Le bureau de poste fut ainsi réquisitionné par l'amiral Le Luc[13] qui la commandait.
Héraldique [modifier]
Blasonnement des armes traditionnelles de Nérac :
- « D'azur, au soleil d'or. », accompagnées de la devise : Sol justitiæ Christus. (Christ le Soleil de la Justice)
Administration [modifier]
Jumelages [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 7 125 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
- Agriculture : grandes cultures (céréales, oléagineux), melons, fraises…
- Industrie : Babcock wanson (chaudières industrielles).
- Tertiaire : sous-préfecture, lycées.
- Artisanat : Chocolaterie Artisanale.
- Antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Lot-et-Garonne.
Monuments [modifier]
- Château de Nérac le Château-musée des Albret
- église Saint-Nicolas
- Temple de Nérac, construit d'après les plans de Victor Baltard.
- Maison des Conférences
- Maison de Maximilien de Béthune (Duc de Sully)
- Pont-Vieux
- Quais de la Baïse
- Promenade de la Garenne
- Vieux Nérac
- île près du Pont Vieux
- Belvédère
- Monastère Sainte-Claire, fondé en 1358. La communauté de clarisses a été restaurée en 1935.
- Couvent
- Rue Puzoque
- Mairie actuelle et la rue de l'ancienne Mairie
- Gare terminus du Train touristique de l'Albret, ligne Nérac-Mézin
- Statue en bronze du physicien Jacques de Romas, inventeur du principe du paratonnerre
Patrimoine environnemental [modifier]
Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[19].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Marianne Alespée (XVIe siècle), maîtresse de Henri II d'Albret qui fit rénover pour elle le château de Lagrange-Monrepos.
- Yves Chaland, scénariste et dessinateur de bande dessinée, né à Nérac le 3 avril 1957
- François Darlan (1881-1942) (« l'amiral Darlan »), amiral et homme politique français, né à Nérac, fils d'un maire de Nérac[20].
- Le baron Haussmann (1809-1891) fut sous-préfet de Nérac.
- Armand Fallières (1841-1931), maire de Nérac, député de Lot-et-Garonne, ministre puis président de la République française.
- Frédéric Labadie-Lagrave, médecin, auteur et traducteur (1844-1917), né à Nérac le 16 août 1844[21].
- Michel Polnareff, auteur-compositeur-interprète, né à Nérac le 3 juillet 1944.
- Jacques de Romas, physicien, né à Nérac le 13 octobre 1713. Le 7 juin 1753, il fit sa première expérience de cerf-volant électrique sur la route de Mézin[22].
- Annie Grégorio, actrice
- René Léon Bourret : géologue et zoologiste
- Victor Griffuelhes : syndicaliste, secrétaire général de la CGT de 1902 à 1909, né à Nérac en 1874[23]
- Michel Françoise : auteur, compositeur, interprète
- Paul Courrent
- Maximilien-Théodore Chrétin : sculpteur-faussaire.
- Marouane Chamakh y a passé une partie de sa scolarité
- Louis Raffy (1868-1932?), organiste, compositeur, auteur d'une Méthode pour harmonium[24].
- Philippe Uminski : auteur, compositeur, interprète.
Olivier Campan:joueur de rugby,international.
Vie locale [modifier]
Culture [modifier]
- Médiathèque[25]
- Galerie des Tanneries
- Rencontres Chaland : depuis 2008, la ville historique de Nérac est également le lieu de rendez-vous annuel des Rencontres Chaland, festival de bande dessinée organisé en début d'automne et qui rend hommage à Yves Chaland, dessinateur né à Nérac.
Sports [modifier]
Club de rugby à XV l'Union Sportive Néracaise évoluant dans le Championnat de France de 3e division fédérale pour la saison 2013/2014 ; un club de football amateur évoluant en Promo d'honneur ; un club d'athlétisme, l'athlétic club des jeunes de Nérac.
Notes et références [modifier]
- Hubert Delpont, Le Pays d'Albret, 1987, Nérac, 98 p.
- Hubert Delpont Histoire d'une arnaque, Maximilien-Théodore Chrétin et l'empire de Tétricus, Nérac, 2006, 216 p.
- Hubert Delpont, La cour de Nérac au XVI° siècle, Bull. Amis du Vieux Nérac, N° 1, p. 5-30.
- Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 245
- Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 258
- Tachouzin Patrick, Henri de Navarre à Nérac, les marches du trône, 1989, Nérac, 320 p.
- Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Nérac » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (Wikisource)
- Hubert Delpont, Deux siècles d'économie en Albret (1685-1900), Agen, 1983.
- Hubert Delpont, Hervé-Yves Sanchez-Calzadilla, Haussmann d'Albret, 1993, Nérac, 360 p.
- Hubert Delpont, La naissance de George Sand, 1994, Nérac, 220 p. ; Sand J., Rose et Blanche, Nérac, 1993, 500 p.
- Hubert Delpont, Janine Dréano-Sestacq, Fallières la république aux champs, Nérac 1996, 258 p.
- Hubert Delpont, Luigi et Ernesta Campolonghi, immigration italienne et antifascisme en Albret, 1991, Nérac, 190 p.
- Jean Cornuault, Souvenirs d'un officier de marine de 1926 à 1963 : D'avant-guerre et de guerres, 1939-1945, Indochine 1950-1951, Algérie 1961, le putsch d'avril, Paris, L'Harmattan, coll. « Graveurs de mémoire », 1er décembre 2004 (ISBN 978-2747565417), page 138.
- http://archives.assemblee-nationale.fr/2/cri/1965-1966-ordinaire2/051.pdf
- http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=8295 sur le site MairesGenWeb
- http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=8295 sur le site MairesGenWeb
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
- Hubert Delpont, Darlan, l'ambition perdue, 1998, Nérac, 360 p.
- Notice d'autorité personne, BNF
- Jean-Pierre Koscielniak, De la foudre aux lumières, Jacques de Romas et le XVIIIe siècle néracais, 2010, Nérac, 238 p.
- Hubert Delpont, Victor Griffuelhes, un lot-et-garonnais fondateur de la CGT, 1983, Nérac, 40 p.
- http://www.organ-biography.info/index.php?id=R
- Site officiel de la Médiathèque de la ville de Nérac
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
