Nérac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nérac (homonymie).
Nérac
Vieux pont sur la Baïse.
Vieux pont sur la Baïse.
Blason de Nérac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
(sous-préfecture)
Arrondissement Nérac
(chef-lieu)
Canton Nérac
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Albret
Maire
Mandat
Nicolas Lacombe
2014-2020
Code postal 47600
Code commune 47195
Démographie
Gentilé Néracais
Population
municipale
7 106 hab. (2011)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 53″ N 0° 20′ 42″ E / 44.147971, 0.345039 ()44° 08′ 53″ Nord 0° 20′ 42″ Est / 44.147971, 0.345039 ()  
Altitude 71 m (min. : 38 m) (max. : 191 m)
Superficie 62,68 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lot-et-Garonne

Voir sur la carte administrative de Lot-et-Garonne
City locator 14.svg
Nérac

Géolocalisation sur la carte : Lot-et-Garonne

Voir sur la carte topographique de Lot-et-Garonne
City locator 14.svg
Nérac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Nérac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Nérac
Liens
Site web www.ville-nerac.fr

Nérac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Néracais et Néracaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Baïse et est bordée à l'ouest par la Gélise. Ces deux cours d'eau confluent au niveau de Barbaste et Lavardac, puis la Baïse se jette dans la Garonne à une dizaine de kilomètres au nord, à Saint-Léger. Ville fleurie située en Gascogne dans les landes du Lot-et-Garonne et le Pays d'Albret[1].

C'est le chef-lieu d'un arrondissement couvrant le sud-ouest du département.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nérac
Lavardac Feugarolles Espiens
Barbaste Nérac Calignac
Andiran
Réaup-Lisse
Fréchou Fieux
Lasserre

Histoire[modifier | modifier le code]

On ne connaît pas exactement l'origine du nom "Nérac". Une des hypothèses est que le nom de la commune dérive d'un nom de personne gallo-romain Nerius, avec le suffixe -acum. Mais rien n'a jamais été prouvé avec absolue certitude.

Une villa gallo-romaine située à la Garenne y fut fouillée en 1832 sous la direction du sculpteur-faussaire Maximilien Théodore Chrétin, qui monta la fable d'une ville impériale du temps des Tetricus avec la complicité du Toulousain Du Mège[2].

L'apogée de la ville se situe au XVIe siècle[3], lorsque les seigneurs d'Albret, qui s'y étaient installés vers le XIe siècle (venant de Labrit, dans les Landes) deviennent rois de Navarre suite au mariage de Jean III d'Albret avec Catherine de Foix en 1484. Peu après, leur fils Henri II d'Albret épouse en 1527 Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier, une des premières écrivaines en langue française (Heptaméron). Elle attire à Nérac des humanistes et des écrivains (Lefèvre d'Etaples, Marot). Sa fille Jeanne d'Albret épouse Antoine de Bourbon (1548) et se convertit à la religion protestante.

Dans les années 1530 et suivantes, sous l’influence de Jeanne d'Albret, la population de Nérac se convertit au protestantisme, pour être entièrement huguenote au début des guerres de religion[4].

Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[5].

En 1572, Jeanne d'Albret et Catherine de Médicis, respectivement reine de Navarre (protestante) et reine de France (catholique) marient leurs enfants : Henri de Navarre et Marguerite de Valois (Reine Margot). Décédée peu avant, Jeanne n'assiste pas à ces « noces de sang » . Il est possible que Catherine ait ordonné le massacre des chefs protestants le jour de la Saint Barthélémy profitant de leur venue à Paris mais cette hypothèse est sujette à controverse. Après ce funeste événement, elle retient son gendre au Louvre jusqu'en 1576.

Libéré, il rentre à Nérac et y tient en 1578-1579 avec Catherine de Médicis les conférences d'où sortit l'édit de Nérac[6].

Plus tard, Henri de Navarre-Bourbon-Albret devient roi de France sous le nom d'Henri IV, après qu'Henri III soit mort sans descendance (1589). Lorsque les portes de Paris s'ouvrirent à Henri, celles de la renommée se refermèrent pour Nérac.

La ville se révolte sous Louis XIII et est prise par Henri de Mayenne en 1621 et ses fortifications rasées[7].

Au XVIIIe siècle, elle connut une prospérité économique grâce au commerce des farines-minots en direction des « Isles d'Amérique » (Saint-Domingue)[8]. Au XIXe siècle, elle voit les débuts du Baron Haussmann qui est sous-préfet de 1832 à 1840[9], de l'écrivaine George Sand[10] et d'Armand Fallières qui fut maire, conseiller général et député de Nérac dans les années 1871-1880[11].

Une très importante communauté italienne s'est installée à Nérac à partir des années 1920[12].

Du 28 juin au , l'amirauté française s'est installé à Nérac[13]. Replié à Bordeaux avec le gouvernement lors de la débâcle de juin 1940, elle a cherché à gagner rapidement la zone libre définie dans l'armistice du 22 juin. Or Vichy n'avait pas été encore choisie comme capitale du nouveau régime qui allait porter son nom. L'Amirauté stationna donc à Nérac quelques jours. Le bureau de poste fut ainsi réquisitionné par l'amiral Le Luc[13] qui la commandait.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Nérac Blason D'azur au soleil d'or[14]
Devise 
"Sol justitiæ Christus" (Christ, soleil de justice)
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste de 1977 à aujourd'hui
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1983 André Garbay PCF Enseignant (retraité), conseiller général du canton de Nérac (1976-1982)
mars 1983 mars 2008 Jean-Louis Brunet UDF puis UMP Médecin généraliste retraité, conseiller général du canton de Nérac (1982-2001)
mars 2008 en cours Nicolas Lacombe PS Enseignant (directeur d'école), conseiller général du canton de Nérac depuis 2008, suppléant du sénateur Pierre Camani
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau des jumelages de Nérac.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 106 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 278 5 587 5 769 5 957 6 327 6 603 7 153 7 166 7 194
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 254 7 283 7 717 7 919 7 586 7 429 7 826 6 909 6 683
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 435 6 318 6 279 5 993 5 827 5 821 5 929 5 989 6 255
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
6 417 7 061 7 156 6 828 7 015 6 787 6 885 6 877 7 106
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Mosaïques romaines de Nérac
Église Saint-Nicolas

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[19].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films et séries ont été tournés dans la commune en particulier :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque[25]
  • Galerie des Tanneries
  • Rencontres Chaland : depuis 2008, la ville historique de Nérac est également le lieu de rendez-vous annuel des Rencontres Chaland, festival de bande dessinée organisé en début d'automne et qui rend hommage à Yves Chaland, dessinateur né à Nérac.

Sports[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Piscine couverte
  • Parc Aquatique Lud'O Parc
  • Marché nocturne Saveurs et Guinguettes (seulement de juillet à septembre les mardis soir à partir de 19h00)
  • Promenade sur la Baïse ("Les Croisières du Prince Henry")
  • Marché de Nérac (Toute l'année les samedis de 8h à 13h)
  • Fête foraine ( du premier vendredi du mois de mai au premier lundi du mois de mai) avec des diverses animations telle que les courses Landaises, le lâcher de vachettes etc.
  • Fête des fleurs ( deuxième fin de semaine du mois de mai).
  • Visite nocturne de la ville de Nérac avec Janouille la Fripouille (seulement l'été le mercredi soir de 21h00 à 23h00) pour tous public (parents, enfants et personnes âgées)
  • La Garenne Partie (différentes activités) début avril

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • invention de la recette moderne du foie gras [26]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hubert Delpont, Le Pays d'Albret, 1987, Nérac, 98 p.
  2. Hubert Delpont Histoire d'une arnaque, Maximilien-Théodore Chrétin et l'empire de Tétricus, Nérac, 2006, 216 p.
  3. Hubert Delpont, La cour de Nérac au XVI° siècle, Bull. Amis du Vieux Nérac, no 1, p. 5-30.
  4. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 245
  5. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 258
  6. Tachouzin Patrick, Henri de Navarre à Nérac, les marches du trône, 1989, Nérac, 320 p.
  7. Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Nérac » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)
  8. Hubert Delpont, Deux siècles d'économie en Albret (1685-1900), Agen, 1983.
  9. Hubert Delpont, Hervé-Yves Sanchez-Calzadilla, Haussmann d'Albret, 1993, Nérac, 360 p.
  10. Hubert Delpont, La naissance de George Sand, 1994, Nérac, 220 p. ; Sand J., Rose et Blanche, Nérac, 1993, 500 p.
  11. Hubert Delpont, Janine Dréano-Sestacq, Fallières la république aux champs, Nérac 1996, 258 p.
  12. Hubert Delpont, Luigi et Ernesta Campolonghi, immigration italienne et antifascisme en Albret, 1991, Nérac, 190 p.
  13. a et b Jean Cornuault, Souvenirs d'un officier de marine de 1926 à 1963 : D'avant-guerre et de guerres, 1939-1945, Indochine 1950-1951, Algérie 1961, le putsch d'avril, Paris, L'Harmattan, coll. « Graveurs de mémoire »,‎ 1er décembre 2004 (ISBN 978-2747565417), page 138.
  14. Cercle Héraldique, Généalogique et Historique du 47
  15. http://archives.assemblee-nationale.fr/2/cri/1965-1966-ordinaire2/051.pdf
  16. a et b http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=8295 sur le site MairesGenWeb
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  19. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  20. Hubert Delpont, Darlan, l'ambition perdue, 1998, Nérac, 360 p.
  21. Notice d'autorité personne, BNF
  22. Jean-Pierre Koscielniak, De la foudre aux lumières, Jacques de Romas et le XVIIIe siècle néracais, 2010, Nérac, 238 p.
  23. Hubert Delpont, Victor Griffuelhes, un lot-et-garonnais fondateur de la CGT, 1983, Nérac, 40 p.
  24. http://www.organ-biography.info/index.php?id=R
  25. Site officiel de la Médiathèque de la ville de Nérac
  26. La recette moderne du foie gras est née en 1769 à Nérac