Frédéric Michalak
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| Fiche d'identité | ||||
| Naissance | 16 octobre 1982 | |||
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| à Toulouse (France) | ||||
| Taille | 1,80 m | |||
| Poids | 80 kg | |||
| Position | Demi de mêlée, Demi d'ouverture | |||
| Carrière en junior | ||||
| Période | Équipe | |||
| Stade toulousain | ||||
| Carrière en senior | ||||
| Période | Équipe | M (Pts)a | ||
| 2000-2007 2008 2008-2011 2011-2012 2012- |
Stade toulousain Sharks Stade toulousain Sharks RC Toulon |
147 (493) 20 (32) 51 (220) 33 (233) 12 (46) |
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| Carrière en équipe nationale | ||||
| Période | Équipe | M (Pts)b | ||
| 2001- | 64 (362) | |||
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a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement. |
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Frédéric Michalak, né le 16 octobre 1982 à Toulouse, est un joueur de rugby à XV français. Il est sélectionné en équipe de France, où il évolue au poste de demi d'ouverture. En club, il joue au RC Toulon où il évolue plutôt au poste de demi de mêlée bien qu'il soit aussi utilisé à l'ouverture.
Débuts [modifier]
Frédéric Michalak naît dans le quartier toulousain Ancely. Petit-fils d'un immigré polonais du côté paternel, il débute le rugby à l'âge de 4 ans et demi chez les pupilles du club de Ramonville qu'entraîne son père dans l'agglomération toulousaine. Il est remarqué et recruté par le gros club voisin, le Stade toulousain, dès l'âge de 7 ans.
Il y joue ouvreur chez les mini-poussins et chez les poussins, puis trois-quarts centre chez les benjamins, avant de redevenir ouvreur chez les cadets. En 1998, il remporte le championnat de France cadets. L'année suivante, il remporte le championnat de France espoirs face à Massy, au cours d'une finale au stade de France.
En 2000, Michalak remporte un nouveau championnat de France espoirs. Puis il est surclassé pour jouer la coupe du monde des moins de 21 ans où les Bleuets sont finalistes. Il est ensuite intégré à l'équipe 1 du Stade Toulousain. Cependant, le poste d'ouvreur étant bouché, c'est comme demi de mêlée que Michalak signe son premier contrat pro. En janvier 2001, la blessure des deux premiers choix pousse Guy Novès à titulariser son 3e demi de mêlée et à faire jouer Michalak remplaçant. Il devient dès lors le demi de mêlée titulaire du Stade Toulousain jusqu'à la fin de saison, poussant Jérôme Cazalbou sur le banc de touche.
2001-2003 : l'ascension [modifier]
Le Stade toulousain se hisse jusqu'en demi-finale du Top 14, où il bat Castres, se qualifiant pour la finale face à Clermont.
Le 9 juin 2001, il se montre très offensif et, buteur sur longues distances, il passe ses quatre pénalités de plus de cinquante mètres. Après la rentrée de Jérôme Cazalbou, il termine le match à l'aile, prouvant une nouvelle fois sa grande polyvalence. Toulouse l'emporte 34-22 : Michalak est sacré champion de France à 18 ans.
Il est alors appelé par Bernard Laporte en équipe de France pour la tournée d'été des bleus. Mais Michalak ne peut honorer cette première convocation, car il doit passer un BEP. Un mois plus tard, il est en revanche disponible pour jouer la Coupe du monde des moins de 20 ans (il est surclassé). Il va jusqu'en finale, face à l'Australie.
Il débute finalement en équipe de France lors de la tournée d'automne en rentrant à l'ouverture à la fin d'un match contre l' Afrique du sud. Il est titulaire la semaine suivante mais n'est que remplaçant à la mêlée pour le dernier match de la tournée. En effet, Bernard Laporte est réticent à l'idée de faire d'un garçon de 19 ans un titulaire en équipe de France[réf. nécessaire]. Ainsi, lors du Tournoi des six nations 2002 (remporté avec le grand chelem par le XV de France), Michalak n'est titulaire (à la mêlée) que pour le match face à l'Italie. Puis, lors du Tournoi 2003, il n'est titulaire que pour les matchs face au pays de Galles et à l'Italie (à l'ouverture).
Mais, à Toulouse, Michalak remporte sa première H Cup cette année-là. Il inscrit trois essais dans cette compétition, dont l'essai de la victoire face au Munster en demi-finale, où il est élu homme du match. Bernard Laporte se décide alors à en faire un titulaire à l'ouverture, en l'association avec le demi de mélée Fabien Galthié pour la coupe du monde 2003.
La coupe du monde 2003 [modifier]
Dès le premier match de la Coupe du monde, il se révèle bon ouvreur, comme dans le match face à l'Écosse, où il passe un drop et inscrit un essai. Puis les Bleus s'imposent et se qualifient pour les quarts de finale face à l'Irlande.
Frédéric Michalak contribue encore à la victoire des Bleus : il adresse une chandelle en diagonale à Imanol Harinordoquy, qui lance Olivier Magne pour un essai décisif.
Mais il rate sa demi-finale contre l'Angleterre. Ce soir-là, si c'est l'Angleterre qui inscrit les trois premiers points, la France réagit par un essai opportuniste de Serge Betsen, dont Michalak réussit la transformation. Mais Jonny Wilkinson inscrit ensuite 21 points au pied, tandis que Michalak se révèle incapable de passer une seule des quatre pénalités offertes à l'équipe de France. Il sort peu après l'heure de jeu et la France s'incline 24-7.
2003-2007 : Des hauts et des bas [modifier]
Dès son retour à Toulouse, il fait preuve de défaillance dans le jeu au pied défensif. Même chose en équipe de France où lors du match d'ouverture du Tournoi des six nations 2004, face à l'Irlande, il est ainsi titulaire excellent dans le jeu (un essai) mais une nouvelle fois catastrophique à la botte. Aussi, pour la suite du Tournoi, il reste l'ouvreur titulaire des Bleus qui remportent le Tournoi avec le grand chelem mais n'en est plus que le troisième buteur derrière les demi de mêlée Jean-Baptiste Elisalde et Dimitri Yachvili. Il manque ensuite sur blessure le quart de finale de H-cup sur Stade Toulousain mais revient pour la fin de saison où Toulouse se hisse jusqu'en finale de la H-cup, perdue sur le fil face aux London Wasps
La saison suivante, suite au départ de l'ouvreur Yann Delaigue pour le Castres Olympique, il passe à l'ouverture. Il remporte la H-cup 2005 avec trois essais dans cette compétition. En équipe de France, il doit faire face à la concurrence avec son ancien coéquipier Yann Delaigue dont il doit se contenter d'être le remplaçant lors du Tournoi des six nations 2005. Lors de la tournée d'été, il permet à la France de battre l'Australie et l'Afrique du Sud. À l'inverse, le seul match où Ellisalde est associé à Delaigue est perdu par les bleus.
Il regagne alors une place de titulaire pour le Tournoi des six nations 2006 mais il rate son match d'ouverture contre l'Irlande et est alors sifflé. Il se rattrape par la suite avec un essai et une passe décisive au pied pour son coéquipier toulousain Florian Fritz, contribuant à la victoire des siens. À Toulouse, lui qui avait déjà inscrit deux drops durant la phase régulière en inscrit deux nouveaux lors de la demi-finale de Top 14, face au Stade français, contribuant à la victoire des siens qui se retrouvent en finale, face au Biarritz olympique. Toulouse sera lourdement battue (40-13).
En novembre 2006, il est victime d'une grave blessure qui l'immobilise jusqu'en avril 2007. À son retour, il termine la saison remplaçant.
Coupe du monde 2007 [modifier]
C'est Skrela qui débute le premier match des bleus contre l'Argentine où Michalak ne rentre qu'en fin de partie. Mais les bleus débutent leur mondial par une défaite avec une mauvaise prestation de Skrela ce qui rouvre à Michalak les portes de la titularisation face à la Namibie et face à l'Irlande, où il est passeur décisif, au pied, pour son coéquipier toulousain Vincent Clerc. Les bleus assurés d'être qualifiés pour les 1/4 de finale, Laporte décide alors de reposer ses cadres pour le dernier match de poule sans enjeu face à la Géorgie et écarte Michalak alors que le seul ouvreur des bleus n'ayant encore débuté aucun match dans ce mondial, Lionel Beauxis, est titulaire. Beauxis livre un match référence et Laporte décide alors de le maintenir titulaire pour le reste de la compétition, tandis que Michalak termine le mondial remplaçant. Il entre à la 69ème minute en quart de finale contre la Nouvelle-Zélande. Dés son premier ballon touché, il est passeur décisif après une percée de 40 mètres sur l'essai de son coéquipier toulousain Yannick Jauzion qui permet à la France de se qualifier en demi-finale. Cet essai engendre une polémique violente en Nouvelle-Zélande pour un en-avant de passe entre Damien Traille et Frédéric Michalak que l'arbitre Wayne Barnes aurait dû signaler.
Il entre également en fin de partie lors de la demi-finale perdue contre l'Angleterre. Il ne retrouve une place de titulaire que pour le match pour la 3ème place contre l'Argentine où il livre une bonne partie qui n'empêche pas la défaite 10-34 des siens. Au cours de ce mondial, Michalak perd sa place de titulaire au profit de Lionel Beauxis.
2008 : renaissance sud-africaine [modifier]
Il rejoint ensuite les Sharks (Afrique du Sud) où il débute sa saison en février 2008 en Super 14 et inscrit un essai, mais il est victime d'une blessure en avril et manque la fin de la compétition. Il revient en août, peu après le début de Currie Cup. Avec deux essais et de nombreux points au pied, il est l'un des artisans de la victoire des siens, acquise fin octobre lors d'une finale face aux Bulls de Prétoria (13-9).
2008-2009 : retour raté au Stade Toulousain [modifier]
Il revient au Stade Toulousain début novembre. Lièvremont décide de se passer de lui suite à ses mauvaises prestations en club, lui préférant François Trinh-Duc et Lionel Beauxis à l'ouverture et Morgan Parra et Sébastien Tillous Borde à la mêlée. Mais les blessures de Beauxis et Tillous Borde en cours de tournoi incitent Lièvremont à le rappeler comme remplaçant de la paire Parra/Trinh-Duc pour le dernier match du tournoi face à l'Italie. Entré en deuxième mi-temps à la place de Morgan Parra, il dévisse complètement ses deux tentatives de pénalités. Il montre ensuite des défaillances dans le jeu, notamment lors de la défaite (6-9) contre Cardiff en 1/4 de finale de H-cup. Il sombre alors en dépression et sera même hospitalisé trois jours[réf. nécessaire]. Guy Novès tente de le relancer en le repositionnant à la mêlée. Là, ses prestations sont meilleures mais pas assez pour surclasser Byron Kelleher dont il reste remplaçant pour la fin de saison.
2009-2010 : Retour au premier plan puis blessure [modifier]
Lors de l'été les deux ouvreurs du Stade Toulousain David Skrela et Jean-Baptiste Elissalde se blessent. Ne voulant ré-introniser Michalak à l'ouverture après ses décevantes prestations de la saison passée, Guy Novès forme alors le jeune Jean-Marc Doussain mais ce dernier se blesse à son tour. Novès n'a alors d'autre choix que d'aligner Michalak à l'ouverture pour le début de saison.
Ayant commencé à reprendre confiance en lui en fin de saison passée, ses prestations d'ouvreur sont bien meilleures que lors de la saison précédente. Skrela et Elissalde reviennent vite de blessure et Michalak retrouve la mêlée. Mais, poursuivant sur sa lancée, il y est excellent et surclasse cette fois-ci Byron Kelleher. Il inscrit deux essais dont un face à son futur club, le RC Toulon.
Mais suite à sa rentrée ratée contre l'Italie lors du dernier tournoi des six nations, Lièvremont hésite à le rappeler en bleu. Ainsi, il fait partie des 30 pré-sélectionnés pour la tournée d'automne mais pas dans les 23 finalement retenus. Puis, il n'est initialement pas retenu pour le Tournoi des six nations 2010, Lièvremont lui préférant la paire Parra/Trinh-Duc et Jean-Baptiste Elisalde comme remplaçant polyvalent. Mais Elissalde se blesse avant même le début du tournoi et Michalak est rappelé en en renfort. Il entre en cours de partie, à la mêlée ou à l'ouverture lors des trois premiers matchs des bleus. Jouant peu face à l'Ecosse, il entre un peu plus tôt lors des deux matchs suivant. Face à l'Irlande, il commet quelques erreurs mais passe aussi une pénalité décisive qui relance les siens. Puis, face au Pays de Galles, il contribue au festival des siens avec un drop peu après son entrée en jeu. Il regagne alors la confiance de Lièvremont qui salue également son envie à l'entrainement.
Mais ce début de renaissance va être interrompu par une nouvelle blessure. Alors qu'une pause est marquée dans le tournoi après ces trois matchs, il retrouve Toulouse pour le choc face au Stade français. Dés la 6ème minute, mal plaqué par un parisien, il se fait un double croisement des ligament du genoux qui va l’immobiliser neuf mois.
Cette saison il remporte la H-cup 2010 et le tournoi des six nations avec le Grand chelem même s'il ne joue pas la fin de ces compétitions.
2010-2011 : Dernière saison toulousaine [modifier]
Il retrouve les terrains en décembre 2010 à la fin d'un match contre Clermont. Il réussit la seule pénalité qu'il a eu à tenter mais semble encore un peu fébrile. Guy Novès l'envoie alors s'entraîner avec la réserve mais il se blesse à nouveau. De retour fin janvier pour un match de H-cup contre Newport, son entrée est très mauvaise puisqu'il rate une pénaltouche puis prend un carton jaune. Quelques jours plus tard, son entrée contre Montpellier est meilleure et il profite ensuite de la blessure de David Skrela pour obtenir enfin début février sa première place de titulaire de la saison face au La rochelle puis à Biarritz.Il s'y revèle moyen. Suite au retour de Skrela, il retrouve la mêlée mais est très mauvais contre l' Aviron Bayonnais. Ce n'est que pour sa quatrième titularisation face au CA Brive qu'il retrouve enfin son niveau : auteur de sorties de balles rapides dynamisant le jeu toulousain, il est aussi l'auteur d'un 6/7 à la botte. Il confirme la semaine suivante avec un 7/7 face au Racing Metro mais est de nouveau moyen la semaine d’après contre l'USAP et se blesse en début de seconde mi-temps.
Cette petite blessure à la cheville aurait du lui permettre de retrouver les terrains trois semaines plus tard mais Guy Novès voit dans ces blessures à répétition et ces prestations en dent de scie le fait qu'il ne s'est pas totalement remis de sa blessure de mars 2010 et décide alors de le mettre au repos pour le reste de la saison, ce qui le prive du mondial 2011.
Comme en 2007, Michalak décide alors de s'exiler un an dans l'hémisphère sud afin de ressourcer et revenir plus fort pour le mondial suivant. Les Sharks, où il avait déjà passé une année remarquée acceptent alors de le reprendre un an. Il annonce que cette fois ce n'est pas au Stade Toulousain qu'il reviendra.
Il fait donc ses adieux à son club de toujours avant même la fin de saison. Toulouse remporte le Top 14 cette année là et ce titre s'inscrit à son palmarès même s'il est parti avant la fin de saison.
2011-2012 : retour chez les Sharks [modifier]
Arrivé pour la fin du Super 15, il est repositionné à l'ouverture et, après deux matchs remplaçant, il débute comme titulaire face aux Bulls, double tenant du titre, lors de la dernière journée de la phase régulière. Les sharks devaient l'emporter pour accéder au barrage. Contre toute attente, c'est chose faite 26-23 grâce à une énorme prestation de Michalak. Présent en défense, alternant le jeu en attaque, il délivre une superbe passe décisive sur une chandelle en diagonale puis remplace l'arrière Patrick Lambie, peu en réussite à la botte et réalise un 3/3 (une transformation et deux pénalités dont une difficile en coin qui fait poteau rentrant). Il est élu homme du match et la presse y voit son meilleur match depuis le mondial 2003. Personne ne perçant derrière François Trinh-Duc à l'ouverture en équipe de France, on reparle alors de lui confier une place de remplaçant de Trinh-duc après le mondial. En attendant, les Sharks se retrouvent en barrage face aux Crusaders de Dan Carter et y sont étouffés 6-38 au cours d'un match où Michalak est peu fourni en ballon.
Il se reprend en juillet lors du début de la Currie cup avec un essai et 17 points au pied et récidive la semaine suivante avec un nouvel essai et 15 points au pied. Il continue par la suite à montrer ses talents de buteur.
Pendant ce temps, David Skrela, blessé, déclare forfait pour la fin du mondial. D'ordinaire, les joueurs évoluant dans l'hémisphère sud ne sont pas appelés en équipe de France (calendrier décalé, décalage horraire entre les deux hémisphères) mais, hors saison, pas de problèmes de calendrier et le mondial se jouant dans l'hémisphère sud, Michalak est évoqué pour remplacer Skrela. Mais Jean-Marc Doussain lui est préféré.
Il poursuit alors la Currie cup et, avec un troisième essai et plusieurs points au pied, il est l'un des artisans du beau parcours des siens (finalistes). Avec 193 points, il termine meilleur marqueur de points de la compétition.
Avant d'attaquer un nouveau Super 15, il annonce qu'il rejoindra le RC Toulon pour la saison 2012-2013.
Pour la saison 2012 de Super 15, Patrick Lambie étant meilleur à l'ouverture, c'est lui qui occupera ce poste. Michalak est alors repositionné à la mêlée et se retrouve vite remplaçant mais, en mai, à la suite de la blessure de Lambie, il retrouve son poste de prédilection et inscrit un essai et 14 points au pied. Il récidive la semaine suivante avec un nouvel essai.
Puis, s'apprétant à revenir en France et donc à redevenir sélectionnable en équipe de France, Philippe Saint-André décide alors de profiter des deux matchs amicaux du mois de juin en Argentine pour lui faire reprendre ses marques en équipe de France, où il n'a plus joué depuis 2010. Lors du match aller, il entre à la place de Trinh-Duc, et réalise un bon match. La semaine suivante, il honore sa première titularisation en bleu depuis cinq ans. Lors de cette écrasante victoire 49-10 des bleus, si on peut lui reprocher un drop peu opportun manqué, il réalise en revanche une bonne animation du jeu pour sa première association avec le jeune demie de mélée Maxime Machenaud et réalise un 8/10 à la botte. Il est élu homme du match, prenant date pour l'avenir à condition de réussir à Toulon.
En attendant, il termine sa saison aux Sharks et ses talents de buteur contribuent à la bonne fin de saison des siens, finalistes du Super 15.
2012-2013 : Première saison au RC Toulon [modifier]
Sa saison sud africaine terminant plus tard qu'en France et ayant, comme tout le monde, droit à ses vacances, il débute en retard la préparation estivale du RC Toulon et débute donc aussi en retard sa saison. Il n'apparait donc pour la première fois à Toulon qu'en entrant à la fin du déplacement à Mont de Marsan pour la 3ème journée. La semaine suivante, pour la reception de Bordeaux-Bègles (42-12), il débute également sur le banc de touche et doit à nouveau peu jouer. Mais la blessure de Jonny Wilkinson (son bourreau de 2003) dés la 15ème minute lui permet d'entrer plus tôt que prévu. Son entrée dynamise le jeu toulonnais et il passe 3 pénalités et 3 transformations. Cependant, certains toulonnais se demandent à quoi sert Michalak dans une équipe quand on a déjà Wilkinson. La réponse, Michalak la donne lors de la reception de Montpellier pour la 5ème journée (32-25), où il est titulaire pour la première fois. À la 34ème minute, alors que Montpellier pillonne la ligne de Toulon, les joueurs de la Rade récupèrent le ballon. Là où Wilkinson aurait sûrement dégagé son camp au pied, Michalak tente une audacieuse relance de son en-but. Il perce, évite un placage, raffute un joueur puis lance un coéquipier. Deux minutes trente plus tard, après que le ballon est passé par les mains de Montpellier et revenu dans les mains de Toulon, ces derniers vont à l'essai. Du coup, alors que Wilkinson est de retour pour la réception de Castres (33-12) pour la 6ème journée et que Michalak et Wilkinson devaient être mis en concurrence, leurs bons états de forme incite Bernard Laporte à les associer en alignant Michalak à la mélée et Wilkinson à l'ouverture. Pari gagnant, les deux hommes se montrent complémentaires à l'image de l'essai de Matt Giteau où Michalak démarre l'action et Wilkinson est passeur décisif. La semaine suivante, Toulon se déplace au Stadium de Toulouse où Michalak retrouve son ancien club. Wilkinson au repos, Michalak est aligné à l'ouverture. Toulon concède sa première défaite de la saison (9-32) mais Michalak se distingue par une intervention défensive décisive qui empêche son ami Clément Poitrenaud d'inscrire l'essai du bonus offensif.
Il retrouve la mêlée lors du début de la H-cup avec une nouvelle réception de Montpellier (37-16) où Steffon Armitage inscrit un essai sur une action où Michalak a plusieurs fois dynamisé le ballon. La semaine suivante, il est de nouveau percutant lors du déplacement à Cardiff (22-14).
Ces bons début à Toulon et son match référence du mois de juin en Argentine lui permettent évidemment d'être rappelé en bleu pour la tournée de novembre. Dans la lignée du match référence en Argentine, Michalak débute titulaire à l'ouverture face à l'Australie. Il livre alors un nouveau match référence: animant bien le jeu des bleus, auteur d'un 5/6 à la botte, il délivre aussi une passe décisive à Wesley Fofana après s'être engouffré dans une brêche laissée par la défense australienne. Son nom est plusieurs fois chanté par les supporters des bleus et il sort sous une ovation, retrouvant son statut de chouchou du public français perdu cinq anq plus tôt. Les bleus l'emportent 33-6 et il est élu homme du match. Il livre de nouveau une très bonne partie lors de la victoire sur l'Argentine (39-22). Puis, face aux Samoa (22-14), il livre de nouveau un match référence. Bonne animation du jeu, 5/5 à la botte et il inscrit surtout l'unique essai français du match. Son nom est de nouveau chanté par les supporters des bleus et il est élu homme du match pour la troisième fois en quatre rencontres avec les bleus. Les bleus réalisent la tournée parfaite avec trois victoires en trois matchs et Michalak en est le grand artisan.
Quelques jours après cette tournée, pour la première fois de sa carrière, il fait partie des quatre nommés pour le titre de meilleur joueur du monde 2012. Il termine 3ème dérrière Dan Carter et Owen Farrell et devant Richie McCaw.
Carrière [modifier]
En club [modifier]
- 1987-1989 : Ramonville-Saint-Agne
France - 1989-2007 : Stade toulousain
France - 2008 : Sharks (Super 14), Natal Sharks (Currie Cup) (
Afrique du Sud) - 2008-2011 : Stade toulousain
France - 2011-2012 : Sharks (Super 15), Natal Sharks (Currie Cup) (
Afrique du Sud) - 2012- : RC Toulon
France
Carrière de rugbyman professionnel [modifier]
Dernière mise à jour le 20 novembre 2011
Palmarès [modifier]
En club [modifier]
- Stade toulousain
- Champion de France : 2001, 2011
- Coupe d'Europe :
- Trophée des champions
- Vainqueur : 2001
- 10 essais marqués dont 6 en H Cup, 59 pénalités, 62 transformations, 14 drops avec le Stade toulousain
- Natal Sharks
- Vainqueur de la Currie Cup : 2008
- 11 matches, 2 essais, 27 points
- Finaliste de la Currie Cup : 2011
- 16 matches, 3 essais, 192 points
- meilleur buteur de la Currie Cup (192 points) en 2011
- RC Toulon
- Coupe d'Europe :
- Vainqueur 2013 (seul français -et joueur- à remporter 4 trophées continentaux en club)
- Coupe d'Europe :
En équipe nationale [modifier]
(À jour au 18.11.12)
- Statistiques
- En coupe du monde :
- 2003 : 4e, 6 sélections (Fidji, Japon, Écosse, Irlande, Angleterre, Nouvelle-Zélande)
- 2007 : 4e, 6 sélections (Argentine, Namibie, Irlande, Nouvelle-Zélande, Angleterre, Argentine)
- Tournoi des six nations
- Tournoi des six nations disputés : 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2009, 2010, 2013.
- Grand chelem (3) : 2002, 2004, 2010
- Vainqueur du tournoi des six nations (1) : 2006
- Vainqueur du Trophée Giuseppe Garibaldi (1) : 2009.
- Vainqueur du Trophée Eurostar : 2002, 2004, 2005, 2006.
- Matchs : 20
- Points : 45 (3 essais, 2 drops, 4 pénalités, 6 transformations)
- Tournées
- Argentine en 2002, 2003 et 2012
- Australie en 2002 et 2005
- Nouvelle-Zélande en 2003
- Afrique du Sud en 2005
- Équipe de France -19 ans : vice-champion du monde 2001 au Chili, face à la Nouvelle-Zélande
Ses tatouages [modifier]
Sur son torse, est tatoué en arabe : Anissa ila-l abad : أنيسة إلى الأبد dont une traduction en français est « Anissa pour toujours » ; ce tatouage rend hommage a une jeune fille qu'il avait rencontrée en se rendant à l'hôpital avec l'association un maillot pour la vie et qui est morte depuis[1]. Dans le cou il porte l'initiale de son nom et son année de naissance : M82.
Il a aussi un « tribal » sur la fesse droite[réf. souhaitée].
Vie privée [modifier]
Sa femme Cindy, australienne, a donné naissance à un garçon prénommé Hugo le 22 avril 2012.
Notes et références [modifier]
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
Laurent Depret, Frédéric Michalak : ma vie, le rugby, Boulogne-Billancourt, Horizon illimité, 2004 (entretiens).
Liens externes [modifier]
- (en) Frédéric Michalak sur espnscrum.com (biographie, images, statistiques en équipe nationale détaillées, actualités)
- Frédéric Michalak sur ercrugby.com (parcours en épreuves européennes, image)
- Fiche du joueur sur ffr.fr
- " J’ai toujours eu de la chance ", sur humanité.fr