Walter Spanghero

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Walter Spanghero

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Fiche d'identité
Naissance 21 décembre 1943 (71 ans)
à Payra-sur-l'Hers (France)
Taille 1,86 m
Position troisième ligne aile, troisième ligne centre
Carrière en senior
Période Équipe M (Pts)a
1961-1975
1975-1977
RC Narbonne
Stade toulousain
Carrière en équipe nationale
Période Équipe M (Pts)b
1964-1973 Drapeau : France France 51 (14)

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 20 février 2010.

Walter Spanghero (prononcé Oualtèr dans le sud-ouest ; dit L'Homme de Fer par les sud-africains, à l'issue de la tournée de 1967) est un joueur de rugby à XV, né le 21 décembre 1943 à Payra-sur-l'Hers, dans le Lauragais : 1,86 m pour 100 kg, aux mains impressionnantes[réf. nécessaire], aussi à l'aise en deuxième ligne qu'en troisième ligne centre et aile.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Il joua en équipe première à Narbonne de 1961 à 1975 (après un passage tout jeune par Bram), puis au Stade toulousain de 1975 à 1977 pour deux saisons aux côtés de Jean-Pierre Rives et de Jean-Claude Skrela. De par son aura et sa puissance physique (six adversaires étaient parfois nécessaires pour le terrasser !), il fut l'un des joueurs français les plus emblématiques de la décennie 1965-1975.

Il n’est pas sélectionné par la FFR en 1970, à la suite de la parution de son livre polémique Rugby au cœur en 1969. Véritable héros national (le président Georges Pompidou demanda même son retour dans l'équipe de France en 1971 !), au parler franc et rocailleux, il débuta chez les tricolores en équipe A à l'âge de 20 ans en lieu et place du capitaine du Stade toulousain Jean Fabre alors blessé, pour une tournée sud-africaine.

Il était le fils d'un maçon italien émigré du Frioul dans l'Aude pour fuir la famine, devenu agriculteur dans la petite commune de Bram. Il fut donc tout naturellement d'abord garçon de ferme, travailla dans une banque avant de devenir homme d'affaires, tout cela, parallèlement à sa carrière sportive. Il est le troisième d'une lignée de six frères et deux sœurs. Ses cinq frères (dans l’ordre d’apparition sur la terre d’occitanie : Laurent, Jean-Marie, Claude, Guy et Gilbert) sont tous également fort bien charpentés, et ont joué au rugby à des degrés divers. Claude fut 22 fois international A (dont sept aux côtés de son frère), et fit partie de l’équipe première du Racing Club narbonnais tout comme Laurent, Jean-Marie et Guy (Gilbert joua notamment à Graulhet). En 1966, un sujet de l'émission Les Coulisses de l'exploit fut réalisé au sujet de la fratrie Spanghero, reportage assuré par le journaliste sportif Roger Couderc.

Il obtint l'Oscar du Midi olympique (meilleur joueur français du championnat) en 1966 et 1972 (terminant second en 1965 et 1968), et la Médaille de l'Académie des sports en 1974.

Reconversion[modifier | modifier le code]

À l'arrêt de sa carrière sportive en 1979 (jalonnée d'une trentaine de fractures), Walter fut propriétaire d'une agence de location de véhicules rue Bayard à Toulouse(créée déjà en 1971), d'un magasin d'articles de sport à Toulouse, d’une entreprise de recyclage automobile, responsable d'une entreprise d'installation de courts de tennis dans cette même région toulousaine. En dehors du rugby, la famille Spanghero se distingue par son esprit d'entreprise, en particulier dans le commerce de gros de la viande (société À la Table de Spanghero qu'elle a revendue en 2009[1]), les conserves de cassoulet et la location de voitures[2].

En 1993, il a obtenu le Prix Alain Danet de l'Académie des sports, pour la réussite de sa reconversion professionnelle.

Il occupa encore des fonctions importantes comme maire adjoint de la ville de Toulouse en charge, entre autres, de la police municipale et de ses 450 agents.

Il fut mandaté par la FFR en 1995 pour organiser la transition progressive de son sport vers le professionnalisme, mais décida finalement de claquer la porte.

Il joua également en 1978 le rôle d'un entraîneur de rugby dans le film Ça va pas la tête ? de Raphaël Delpard, aux côtés de l'acteur bigourdan Henri Génès, inoubliable supporter de l'équipe nationale en Angleterre dans Allez France ! de Robert Dhéry en 1964.

Famille[modifier | modifier le code]

Plusieurs membres de sa famille se sont distingués dans le sport :

  • Son neveu Nicolas, né en 1976, fils de l'ancien trois-quarts centre de Narbonne, a remporté le championnat du monde universitaire en 2000, le Bouclier européen en 2003 et le Challenge Sud-Radio (ex-Coupe de la Ligue/ex-Du-Manoir) en 2004 avec Castres, où il sera resté cinq ans, de 2001 à 2006, après être passé par l'US Dax. Il partira ensuite deux années aux Harlequins de Londres.
  • Son frère aîné Laurent a remporté le Challenge Béguère en 1966, le Challenge Yves du Manoir en 1968, et en a été finaliste en 1967.
  • Son frère Jean-Marie a remporté le Challenge Yves du Manoir en 1968, 1973 et 1974 (en a été finaliste en 1967), et a été vice-champion de France en 1974.
  • Son frère Claude, deuxième ligne né le 5 juin 1948, a été champion de France (et capitaine) en 1979 (vice-champion en 1974), et vainqueur du Challenge Yves Du-Manoir en 1973, 1974, 1978 et 1979, ainsi que sélectionné 22 fois en équipe de France A de 1971 à 1975 (dont 7 aux côtés de son frère Walter en seconde ligne), et membre des tournées françaises en Afrique du Sud en 1971 et en Australie en 1972.

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un chapitre entier lui est consacré dans l'ouvrage Le rugby dans le sang, Spanghero, Albaladejo, Camberabero, Herrero, Boniface de Renaud de Laborderie, éd. Calmann-Levy en 1968
  • Il a écrit un livre, Rugby au cœur, éd. Solar en 1969
  • Fernand Albaret a consacré un ouvrage à son « clan » familial, Les Spanghero, éd. Calmann-Levy en 1975 (rééd. coll. « J'ai Lu » en 1977)
  • À lire également enfin : La saga des Spanghero de Roger Bastide, éd. du Rocher en 1999

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]