Pascal Quignard
Pascal Quignard
| Activités | Écrivain |
|---|---|
| Naissance | 23 avril 1948 Verneuil-sur-Avre (Eure) |
| Langue d'écriture | français |
| Genres | roman, essai, fragment, petits traités, contes |
| Distinctions | Grand prix du roman de l'Académie française (2000) pour Terrasse à Rome Prix Goncourt (2002) pour Les Ombres errantes |
Œuvres principales
- Petits Traités (1981-1990)
- Les Tablettes de buis d’Apronenia Avitia (1984)
- Le Salon du Wurtemberg (1986)
- La Leçon de musique (1987)
- Les Escaliers de Chambord (1989)
- Tous les matins du monde (1991)
- Le Sexe et l'Effroi (1994)
- La Haine de la musique (1996)
- Vie secrète (1998)
- Terrasse à Rome (2000)
- Les Ombres errantes (2002)
- Villa Amalia (2006)
Pascal Quignard, né le 23 avril 1948 à Verneuil-sur-Avre dans l'Eure, est un écrivain français. Il a été lauréat du prix Goncourt 2002 pour Les Ombres errantes, publié chez Grasset. Violoncelliste, il a fondé le Festival d'opéra et de théâtre baroques de Versailles. L'un de ses livres les plus connus est certainement le court roman Tous les matins du monde, dont le succès est lié à la version cinématographique réalisée par Alain Corneau.
== Biographie == (cette biographie contient un certain nombre d'inexactitudes)
Pascal Quignard naît dans une famille de grammairiens et d’organistes. Son père est proviseur, sa mère principal de collège. Son grand-père maternel est le grammairien Charles Bruneau. Il grandit au Havre. À l’âge de 18 mois (1949), il passe par des périodes de mutisme, lesquelles se renouvellent lorsqu’il a 16 ans. Plus tard, il déclare à ce propos : « Ce silence, c’est sans doute ce qui m’a décidé à écrire, à faire cette transaction : être dans le langage en me taisant ». Son enfance est difficile la plupart du temps. Il souffre notamment d'anorexie. Ses intérêts le portent vers les langues et les littératures anciennes ainsi que la musique. Il s'essaie au piano, à l'orgue, au violoncelle, au violon et à l'alto.
Il suit des études de philosophie à Nanterre, de 1966 à 1968, où il est condisciple de Daniel Cohn-Bendit. Parmi ses professeurs : Emmanuel Levinas et Paul Ricœur. Il s'apprête à entamer une thèse sous la direction de Levinas, mais la révolte de Mai 68 contrarie cette voie : la pensée a « vêtu un uniforme qui ne [lui] convient plus » et il s’éloigne de la philosophie. C’est dans ce contexte qu’il travaille à ses premiers livres, et retrouve l'orgue familial d'Ancenis. Il est aussi libraire bouquiniste.
Son premier livre est un essai, consacré à Leopold von Sacher-Masoch (L'Être du balbutiement), qui lui vaut d'être remarqué par Louis-René des Forêts chez Gallimard. Ce dernier l'invite à collaborer à la revue L'Éphémère, qui rassemble notamment Yves Bonnefoy, André du Bouchet, ou encore Philippe Jaccottet, Michel Leiris.
Publié en 1969 au Mercure de France, Quignard devient parallèlement lecteur dans cette maison et chez Gallimard. Il entrera au comité de lecture de ces éditions en 1976. Il publie plusieurs essais, sur Maurice Scève, Lycophron et Michel Deguy, un premier roman en 1976, Le lecteur, considéré par certains comme largement inspiré de la pensée de Maurice Blanchot, puis un deuxième, Carus, qui reçoit le prix des Critiques en 1980.
Il publie alors, parallèlement à son œuvre chez Gallimard, divers textes pour de petits éditeurs, comme Le Collet de Buffle, Orange Export Ltd, Clivages, Éditions de l'Amitié, Claude Blaiozot, Chandeigne, Patrice Trigano, puis chez des éditeurs plus importants comme Fata Morgana, P.O.L., ou Flohic, par exemple.
Il publie deux romans chez Gallimard, Le Salon du Wurtenberg en 1986 et Les Escaliers de Chambord en 1989, qui le font connaître du grand public. Il devient alors secrétaire général pour le développement éditorial chez Gallimard.
La publication des huit volumes des Petits Traités aux éditions Maeght en 1990, réédités dans la collection Folio en 1991, dévoile l'étendue de ses lectures et semble consacrer son abandon à la littérature seule. Cette même année, il écrit le roman Tous les matins du monde, qui sera adapté au cinéma par Alain Corneau avec Jean-Pierre Marielle et Gérard Depardieu, et dont il cosigne le scénario. Cette œuvre assoit la réputation de Quignard comme un des auteurs importants de l'époque. Elle suscite en outre l'attrait du public pour la musique de Marin Marais et celle de Sainte-Colombe.
Ce lien entre musique et littérature est aussi très palpable dans les fonctions de Quignard, qui est président du Festival international d’opéra et de théâtre baroques au château de Versailles, qu’il a créé sous la houlette de François Mitterrand. Il préside également Le Concert des Nations aux côtés de Jordi Savall entre 1990 et 1993.
L'année 1994, année de fécondité littéraire exceptionnelle, année où paraît Le Sexe et l'effroi qui marque une rupture dans la vie et l'œuvre de Quignard. L'écrivain renonce brutalement à toute position dans l’édition. Il démissionne de ses fonctions éditoriales, puis abandonne toute carrière musicale. Il se consacre exclusivement à la littérature.
À la suite d'un accident cardiaque, Quignard est hospitalisé d'urgence en 1997. Cette expérience lui inspire Vie secrète, qui mêle la fiction, la théorie, le rêve, le conte, le journal intime, le roman, la poésie, le traité, l'essai, le fragment, l'aphorisme. Cette nouvelle forme littéraire, héritée à la fois des Tablettes de buis…, des Petits traités, de Rhétorique spéculative, oriente alors de manière décisive son œuvre (« en moi tous les genres sont tombés », dit-il).
Il écrit encore des romans (Terrasse à Rome, qui reçoit le Grand prix du roman de l'Académie française en 2000, Villa Amalia en 2006), mais il déclare avec insistance ne plus vouloir écrire que les différents volumes (peut-être vingt ou trente) de Dernier royaume, qui regroupe, recense, résume et recoupe tous les thèmes de son œuvre. Les trois premiers volumes sont publiés en 2002, deux autres suivent en 2005. Le premier volume reçoit le prix Goncourt, après d'âpres discussions ; sa récompense suscite la colère de quelques membres de l'académie.
En 2005-2006, Quignard réédite chez Galilée l'ensemble des textes rares ou introuvables de son œuvre, dans leur version revue, augmentée et définitive, agrémentée de quelques inédits. Villa Amalia, son dernier roman, met en scène un personnage habité par le vœu de tout quitter, de ne plus être soi et d'aller se découvrir ailleurs. C'est aussi un retour à la musique, après la Haine de la musique [1]. Benoît Jacquot adaptera le roman au cinéma sous le même titre de Villa Amalia.
La problématique actuelle de Pascal Quignard, depuis qu'il a entamé le cycle nommé Le Dernier Royaume tourne autour du passé lointain et figé (le Jadis), du passé en mouvement (le sien propre et récent), du conte, du langage (précaire) : « Dire que nous sommes des êtres de langage, comme le fait la société, est profondément faux. […] Nous ne sommes pas des êtres parlants, nous le devenons. Le langage est un acquis précaire, qui n'est ni à l'origine ni même à la fin car souvent la parole erre et se perd avant même que la vie cesse. »
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Aperçus sur l'œuvre [modifier]
Son œuvre est aujourd'hui considérée comme l'une des plus importantes de la littérature française contemporaine[réf. souhaitée]. Elle a fait l'objet de plusieurs étudesErreur de référence : Clôture </ref> manquante pour la balise <ref>.; Daniel S. Larangé attire l'attention sur la dimension mystique de cette œuvre en fragmentation, déterminant alors les liens qui la relient à la mystique rhénane revue au prisme de la philosophie de l'altérité. En effet le style de l'écrivain se démarque par toute une réflexion sur le morcellement et l'atomisation des êtres et de la langue, aboutissant ainsi à une "théosigie", au silence de Dieu[2].
Les spécialistes de l’œuvre de Pascal Quignard dont Chantal Lapeyre Desmaison et Agnès Cousin de Ravel ainsi que le Groupe de Recherche Identités et Cultures (GRIC) ont organisé du 29 au 30 avril 2013 un colloque international intitulé « Les lieux de Pascal Quignard » à l'Université du Havre. Le colloque a travaillé sur l’importance des lieux physiques et mentaux chez l’écrivain.
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Œuvre [modifier]
- L'Être du balbutiement: essai sur Sacher-Masoch, Mercure de France, 1969 ;
- Alexandra de Lycophron, Mercure de France, 1971 ; repris en Poésie/Gallimard, 2010 (avec postface inédite et accompagné de Zétès)
- La Parole de la Délie : essai sur Maurice Scève, Mercure de France, 1974 ;
- Michel Deguy, Seghers, 1975
- Écho, suivi de Épistolè Alexandroy, Le Collet de Buffle, 1975 : repris dans Écrits de l'éphémère, éditions Galilée, 2005 ;
- Sang, Orange Export Ltd, 1976 : repris dans Écrits de l'éphémère, Galilée, 2005 ;
- Le Lecteur, éditions Gallimard, 1976 ;
- Hiems, Orange Export Ltd, 1977 : repris dans Écrits de l'éphémère, Galilée, 2005 ;
- Sarx (avec des gravures de Gérard Titus-Carmel), Maeght, 1977 : repris dans Écrits de l'éphémère, Galilée, 2005 ;
- Les Mots de la terre, de la peur et du sol, avec des gravures de Louis Cordesse, Clivages, 1978 : repris dans Écrits de l'éphémère, Galilée, 2005 ;
- Inter aerias fagos, Orange Export Ltd, 1979 : repris chez Galilée, 2005 ;
- Sur le défaut de terre, avec des gravures de Louis Cordesse, Clivages, 1979 : repris dans Écrits de l'éphémère, Galilée, 2005 ;
- Carus, Gallimard, 1979 ;
- Le Secret du domaine, illustrations de Jean Garonnaire, Éditions de l’Amitié, 1980 : repris chez Galilée en 2006 sous le titre L'enfant au visage couleur de la mort ;
- Les Tablettes de buis d’Apronenia Avitia, Gallimard, 1984 ;
- Petits traités, Tome I, avec un traité de gravure de Louis Cordesse, Clivages, 1981 ;
- Petits traités, Tome II, Clivages, 1983 ;
- Petits traités, Tome III, Clivages, 1984 ;
- Le Vœu de silence: essai sur Louis-René des Forêts, éditions Fata Morgana, 1985 : repris chez Galilée, 2005 ;
- Longin, in Nouvelle Revue de Psychanalyse, n0 32, 1985, (ISBN 2-07-070520-X)
- Une gêne technique à l'égard des fragments, Fata Morgana, 1986 : repris chez Galilée, 2005 ;
- Le Salon du Wurtemberg, Gallimard, 1986 ;
- La Leçon de musique, Hachette, 1987 ;
- Les Escaliers de Chambord, Gallimard, 1989 ;
- Petits traités, Tome I à VIII, avec des dessins d’Aki Kuroda, Maeght, 1990 ;
- Albucius, POL, 1990 ;
- Tous les matins du monde, Gallimard, 1991 ;
- Georges de la Tour, Flohic, 1991, repris chez Galilée, 2005 ;
- La Frontière, livre album, Chandeigne, 1992, repris en poche chez Folio-Gallimard, 1994.
- Le Nom sur le bout de la langue, POL, 1993 ;
- Le Sexe et l'Effroi, Gallimard, 1994 ;
- L'Occupation américaine, Éditions du Seuil, 1994 ;
- Les Septante, avec des peintures de Pierre Skira, Patrice Trigano, 1994 ;
- L'Amour conjugal, avec des gravures de Pierre Skira, Patrice Trigano, 1994 ;
- Rhétorique spéculative, Calmann-Lévy, 1995 ;
- La Haine de la musique, Calmann-Lévy, 1996 ; repris en Folio en 1997 ;
- Vie secrète, Gallimard, 1998 ;
- Pascal Quignard le solitaire. Entretiens avec Chantal Lapeyre Desmaison, Flohic, 2001.
- Terrasse à Rome, Gallimard, 2000, (Grand Prix du roman de l'académie française 2000);
- Tondo, avec des pastels de Pierre Skira, Flammarion, 2002 ;
- Les Ombres errantes (Dernier Royaume, Tome I), éditions Grasset, 2002 ; (Prix Goncourt 2002)
- Sur le jadis (Dernier Royaume, Tome II), Grasset, 2002 ;
- Abîmes (Dernier Royaume, Tome III), Grasset, 2002 ;
- Les Paradisiaques (Dernier Royaume, Tome IV), Grasset, 2005 ;
- Sordidissimes (Dernier Royaume, Tome V), Grasset, 2005 ;
- Écrits de l'éphémère, Galilée, 2005 ;
- Pour trouver les Enfers, Galilée, 2005 ;
- Quartier de la Transportation (avec Jean-Paul Marcheschi), éditions du Rouergue, 2006 ;
- Villa Amalia, Gallimard, 2006 ;
- L'Enfant au visage couleur de la mort, Galilée, 2006 ;
- Triomphe du temps, Galilée, 2006 ;
- Ethelrude et Wolframm, Galilée, 2006 ;
- Le Petit Cupidon, Galilée, 2006 ;
- Requiem, Galilée, 2006 ;
- La Nuit sexuelle, Flammarion, 2007 ;
- Boutès, Galilée, 2008 ;
- La barque silencieuse (Dernier Royaume VI), Le Seuil, 2009;
- Lycophron et Zétès, Poésie/Gallimard, 2010 : réédition (avec postface inédite) de la traduction de l'Alexandra de Lycophron, suivie de Zétès.
- Inter, éditions Argol, 2011. L'ouvrage contient d'une part une lettre de Pascal Quignard à Bénédicte Gorrillot, et Didascalies, un texte de Bénédicte Gorrillot dans lequel cette spécialiste de littérature ancienne et de poésie contemporaine présente le projet Inter et analyse ce que signifie traduire; l'ouvrage contient d'autre part Inter aerias fagos, le seul poème en latin écrit par Pascal Quignard et sa traduction par Pierre Alferi, Eric Clemens, Michel Deguy, Bénédicte Gorrillot, Emmanuel Hocquard, Christian Prigent, Jude Stéfan.
- Medea, Éditions Ritournelles, 2011 (ISBN 9782953552010);
- Les solidarités mystérieuses, Gallimard, 2011 (ISBN 9782070784790);
- Sur le désir de se jeter à l'eau, avec Irène Fenoglio, Presses Sorbonne Nouvelle, 2011, (états de Boutès);
- Les désarçonnés (Dernier Royaume VII), Grasset, 2012.
- L'Origine de la danse, Galilée, 2013
- Leçons de Solfège et de piano, Arléa, 2013
Notes et références [modifier]
- ( « La musique fait mal… je fuis la musique infuyable ») La Haine de la Musique.- 1996
- Daniel S. Larangé, Les Silences de Dieu : sur les voies perdues de la nostalgie, L'Esprit Créateur vol. 52 Nr1, Spring 2012, pp. 120-132.
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jean-Louis Pautrot, (sous la dir.), Pascal Quignard, Revue L’Esprit créateur, n°52, 2012, The Johns Hopkins University Press, John D. Erikson, Maria et Daniel Brewer editors. Numéro consacré à l'œuvre de Pascal Quignard, avec les contributions de J-L. Pautrot, C. Claude, B. Gorrillot, C. Alvares, A. Cousin de Ravel, B. Thibault, G. Turin, J. Acquisto, John T. Hamilton, C. Lapeyre Desmaison, D. S. Larangé.
- Philippe Bonnefis et Dolorès Lyotard (dir.), Pascal Quignard, figures d'un lettré, Paris, Galilée, 2005,
- Philippe Bonnefis, Son nom seul, Paris, Galilée, 2001.
- Mireille CALLE-GRUBER, Gilles DECLERCQ, Stella SPRIET (éds., Pascal Quignard ou la littérature démembrée par les muses, PSN, 2011.
- Agnès Cousin de Ravel, Quignard, maître de lecture Lire, vivre, écrire, collection Fictions pensantes, Hermann, 2012.
- Chantal Lapeyre-Desmaison, Mémoires de l'origine, Paris, Galilée, 2006.
- Chantal Lapeyre-Desmaison, Pascal Quignard La Voix de la danse Presses du septentrion, 2013.
- Adriano Marchetti, La Mise au silence, Seyssel, Champ Vallon, 2000.
- La métayère de Rodez, Écrit de Pascal Quignard in Pascal Quignard ou le noyau incommunicable sous la direction de Jean-Louis Pautrot et Christian Allègre, Les Presses universitaires de Montréal, 2004.
- Sophie Nauleau, La main d’oublies, récit tiré de Tous les matins du monde, Paris, Galilée, 2007.
- Jean-Louis Pautrot, Pascal Quignard ou le fonds du monde, Rodopi, Amsterdam, New-York, 2007.
- Jean-Louis Pautrot, Pascal Quignard, Gallimard, Grasset, Institut français, 2013.
- Benoît Vincent, Le Revenant. Pascal Quignard (Littérature inquiète II), Saint-Cyr sur Loire, 2009.
- Dominique Rabaté, Pascal Quignard Étude de l’œuvre Bordas, 2008.
- Europe (revue littéraire mensuelle), Pascal Quignard n° 976-977, août-septembre 2010. Avec une lettre de Pascal Quignard à Dominique Rabaté.
- Sur la curiosité téméraire des lecteurs de romans. Écrit de Pascal Quignard in Chantal Lapeyre-Desmaison (sous la dir.), Lecteurs de fictions, Champs du Signe, Éditions universitaires du Sud, 2010.
- Bernard Vouilloux, La Nuit et le Silence des images. Penser l'image avec Pascal Quignard, Éditions Hermann, 2010. La place de l'image (de rêve, d'art) dans l’œuvre de l'écrivain.
- Écrivain français du XXe siècle
- Écrivain français du XXIe siècle
- Romancier français
- Naissance à Verneuil-sur-Avre
- Naissance en 1948
- Lauréat du prix Goncourt
- Lauréat du grand prix du roman de l'Académie française
- Lauréat du prix de la langue française
- Lauréat du prix France Culture
- Lauréat du grand prix de littérature de la SGDL