Texaco (roman)

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Texaco
Auteur Patrick Chamoiseau
Genre roman
Pays d'origine France
Lieu de parution Paris
Éditeur éditions Gallimard
Collection Blanche
Date de parution 27 août 1992
Nombre de pages 432
ISBN 2-07-072750-5

Texaco est un roman de Patrick Chamoiseau paru le 27 août 1992 aux éditions Gallimard et récompensé par le prix Goncourt la même année.

Historique[modifier | modifier le code]

Le roman remporte le prix Goncourt en novembre 1992, plus de soixante-dix ans après un autre auteur antillais, René Maran pour Batouala[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Texaco est un quartier de Fort-de-France appelé ainsi car il a été construit autour de réservoirs appartenant à la succursale de l'entreprise pétrolière Texaco. Cette épopée de la conquête créole de la ville, alimentée par les mémoires de Marie-Sophie Laborieux, fondatrice de Texaco, qui témoigne auprès de l'auteur-narrateur, est organisée autour de l'idée messianique d'un Christ. Celui-ci n'est autre qu'un urbaniste habile à décrypter l'organisation du quartier créole, qui cache sa richesse et sa complexité sous des dehors insalubres.

Les souvenirs de Marie-Sophie Laborieux, transcrits dans un splendide français mâtiné de créole, retracent l'Histoire de la Martinique depuis le XIXe siècle à travers la "petite histoire" de son père Esternome. Ils s'achèvent sur le récit de son propre combat contre le "béké des pétroles" pour l'érection du quartier Texaco, véritable symbole de la lutte des Noirs antillais pour sortir de la nuit coloniale et construire leur identité créole.

Le roman est entrecoupé d'extraits des "Cahiers de Marie-Sophie Laborieux" ainsi que de "Notes de l'urbaniste au Marqueur de paroles" qui apportent des éléments nouveaux à l'histoire et renforcent l'idée de polyphonie propre au roman. En effet, la triple mise en abyme du récit (le marqueur de parole évoque ce que la narratrice lui a dit, elle-même relatant ce que son père lui a raconté) permet un entremêlement des voix assez étonnant.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Marie-Sophie Laborieux[modifier | modifier le code]

Marie-Sophie Laborieux - dont le prénom Marie connote la maternité, et Sophie la Sagesse et dont le nom, Laborieux, évoque le travail infatigable[2] se présente comme le personnage principal de Texaco.

En effet, tout au long du roman, elle raconte sous forme de souvenirs l’histoire de son quartier pour convaincre un urbaniste, venu dans le but de le détruire, de le conserver. Pour cela elle remonte au temps d’antan, celui de l’esclavage et convoque alors un autre personnage, son père, Esternome. Elle expose la richesse culturelle de Texaco et la lutte acharnée de ses habitants pour garder cet espace symbolique[réf. nécessaire].

On découvre cependant au dernier chapitre, intitulé « Résurrection », que toute l’histoire qui précède a été reprise par un « Marqueur de paroles », aussi appelé « Oiseau de Cham », et ce dernier a donné une nouvelle structure à ce que son « informatrice », Marie-Sophie Laborieux, lui a conté[pas clair]. Le récit relate alors la rencontre entre notre personnage et l’urbaniste et le sermon que Marie-Sophie Laborieux lui a fait pour l’empêcher de détruire son quartier.

Ce personnage se caractérise par sa force de conviction et son entêtement.

Autres personnages importants[modifier | modifier le code]

  • "Oiseau de Cham" appelé aussi "Marqueur de Paroles"
  • Esternome, père de Marie-Sophie Laborieux
  • Idoménée, mère de Marie-Sophie Laborieux
  • L'urbaniste (présenté comme le "Christ" tout au long du roman)

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 1979 à 2002 émission de Pierre Assouline sur France Culture le 24 août 2013.
  2. Richard D.E. Burton, Le Roman marron : Étude sur la littérature martiniquaise contemporaine, L’Harmattan, 1997, p. 191