Béatrix Beck

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Béatrix Beck, écrivain français d'origine belge, née le à Villars-sur-Ollon (Suisse), naturalisée française le 12 janvier 1955 et morte le à Saint-Clair-sur-Epte[1].

Écrivain majeur et discret, prix Goncourt en 1952, fille du poète Christian Beck, elle fut la dernière secrétaire d'André Gide qui l'avait incitée à écrire sur ses expériences, le suicide de sa mère, la guerre, la pauvreté. Puis, à partir de 1979, s'écartant de la fiction autobiographique, son écriture prend un tournant décisif où se révèle toute sa fantaisie et son extraordinaire virtuosité jubilatoire de langue française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Béatrix Beck est née en Suisse le d'un père belge d'origine mi-lettonne/mi-italienne et d'une mère irlandaise. Elle a grandi en France. Ayant obtenu une licence en droit, elle devient communiste. Mariée en 1936 avec un Juif apatride, Naum Szapiro, elle perd son mari à la guerre et, veuve avec une petite fille, elle déniche des petits boulots pour gagner sa vie (elle a posé comme modèle dans une école de dessin). Elle publie en 1948 son premier roman, Barny, à la suite duquel André Gide l'engage comme secrétaire. Gide meurt en 1951, mais grâce à Une mort irrégulière (1950) et Léon Morin, prêtre (1952, prix Goncourt) elle peut s'acheter un appartement dans le même immeuble que Sartre. Elle est naturalisée française en 1955. Suivent encore quelques romans, puis elle part pour les États-Unis (1966), où elle est professeur à Berkeley, en Virginie, à Université Laval dans la ville de Québec au Canada, à Université de Sherbrooke, et à l'université Laurentienne à Sudbury en Ontario. Ce n'est que de retour en France, en 1977, qu'elle se remet à publier des romans, entre autres Noli, sur la vie universitaire au Canada. Sans identifier le pays de froid où se situe l'action, Beck parle de son amour impossible pour une jeune étudiante québécoise, et, toujours en employant des pseudonymes, elle évoque la relation sentimentale tumultueuse de la romancière Anne Hébert et de Jeanne Lapointe, professeur de littérature à l'Université Laval. Mais c'est avec La Décharge qu'elle gagne une nouvelle renommée et le prix du Livre Inter.

En 2006 et 2009, une adaptation pour le Théâtre d'un choix de ses textes par Virginie Lacroix (sous le titre L'Épouvante, l'émerveillement) est montée par la compagnie Hybride[2], scénographie Sellig Nossam.

Sa fille, Bernadette Szapiro (née le 25 décembre 1936 et décédée en 1999: www.la-croix.com/Semaine-en-images/L-auteur-de-Leon-Morin-pretre-est-decedee-_NG_-2008-11-30-680849), peintre et écrivain (La Première Ligne), a eu une liaison avec Jean-Edern Hallier. Sa petite fille (née le 3 juin 1958), fille de Jean-Edern Hallier, est l'écrivain Béatrice Szapiro (La Fille Naturelle, Les Morts Debout Dans le Roc, etc.).

Prix[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Introduction à La Décharge, Paris, Grasset et Fasquelles, coll. « Les Cahiers rouges », 1988.
  • Béatrix Beck, un génie malicieux, préface de Béatrice Szapiro, chronologie biographique de Valérie Marin La Meslée, éditions du Chemin de fer, 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Béatrix Beck s'est éteinte » dans Le Figaro du 30 novembre 2008
  2. compagnie Hybride
  3. Adapté au cinéma par Jean-Pierre Melville (avec Jean-Paul Belmondo et Emmanuelle Riva)

Liens externes[modifier | modifier le code]