La Vie devant soi
| La Vie devant soi | |
| Auteur | Émile Ajar (Romain Gary) |
|---|---|
| Genre | roman |
| Pays d'origine | |
| Éditeur | Mercure de France |
| Date de parution | 14 septembre 1975 |
La Vie devant soi est un roman d'Émile Ajar (Romain Gary) publié le 14 septembre 1975 au Mercure de France et ayant obtenu le prix Goncourt la même année.
Sommaire |
Historique[modifier]
Ce roman constitue une exception et une mystification dans l'histoire du prix Goncourt, puisque Romain Gary l'avait déjà reçu auparavant en 1956 pour Les Racines du ciel et que le prix ne peut être décerné deux fois au même auteur. Cependant, ce roman fut publié par Gary sous un nom d'emprunt, Émile Ajar, et avec une personne complice jouant le rôle de l'auteur pour les médias, Paul Pavlovitch, un parent de Gary. L'affaire fut révélée seulement à la mort de Romain Gary en 1980, bien que des doutes sur l'identité réelle de l'auteur aient été émis précédemment.
Romain Gary a pris ce pseudonyme à un moment où il était très critiqué, et pour retrouver une certaine liberté d'expression. Un critique de Lire n'hésita pas à critiquer vigoureusement l'œuvre de Gary, pour finir de l'achever en déclarant : « Ajar, c'est quand même un autre talent. »
Par crainte que l'affaire ne donne lieu à des poursuites en justice, Romain Gary décida toutefois de refuser le prix Goncourt, ce qui lui valut des critiques acerbes de la part de plusieurs critiques littéraires (au Figaro et à L'Aurore notamment[1]). Le prix lui est malgré tout remis[2].
Résumé[modifier]
Madame Rosa, une vieille juive qui a connu Auschwitz et qui, autrefois, se défendait avec son cul (selon le terme utilisé par Momo pour signifier prostitution) rue Blondel à Paris, a ouvert « une pension sans famille pour les gosses qui sont nés de travers », autrement dit une pension clandestine où les dames qui se défendent avec leur cul laissent leurs rejetons pendant quelques mois pour les protéger (de l'Assistance publique ou des représailles des proxénètes). Momo, jeune musulman d'une dizaine d’années, raconte sa vie chez madame Rosa et son amour pour la seule « mère » qui lui reste, cette ancienne prostituée, devenue grosse et laide et qu'il aime de tout son cœur. Le jeune homme accompagnera la vieille femme jusqu'à la fin de sa vie.
Adaptation cinématographique[modifier]
Le roman a été adapté au cinéma par Moshé Mizrahi en 1977.
Adaptation au théâtre[modifier]
Ce roman a été adapté au théâtre par Xavier Jaillard en 2008 dans une mise en scène de Didier Long et avec Myriam Boyer, Aymen Saïdi, Xavier Jaillard, et Magid Bouali dans les rôles principaux. Cette pièce de théâtre a été récompensée la même année du Molière de la comédienne Myriam Boyer, Molière du meilleur spectacle du théâtre privé François de Carsalade du Pont et du Molière de l'adaptateur Molière de la meilleure adaptation Xavier Jaillard. En 2009 ce spectacle obtient un Globe de Cristal pour la meilleure Production de spectacle privé produit par Francois de Carsalade du Pont.
Éditions[modifier]
- Éditions imprimées
- La Vie devant soi, Mercure de France, Paris, 1975 (ISBN 207028929X).
- Livre audio
- Émile Ajar (Romain Gary), La Vie devant soi, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Écoutez lire », 18 mars 2004 (ISBN 978-2-07-055824-7) (notice BnF no FRBNF391950643) [présentation en ligne].
Texte abrégé ; interprètes : Bernadette Lafont, Kamel Belghazi, André Oumansky, Salah Teskouk, Nathalie Kanoui et Anne Jolivet ; support : 4 disques compacts audio ; durée : 4 h 56 min environ ; référence éditeur : Gallimard A 55824.
Notes et références[modifier]
- Éliane Lecarme-Tabone, La Vie devant soi de Romain Gary, Gallimard, foliothèque, 2005, p. 18, p. 24 et p. 206.
- http://www.lexpress.fr/informations/le-prix-aux-deux-visages_652623.html L'express
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