Plourin

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Plourin
Mairie de la ville située dans un ancien logis pris depuis le parvis.
Mairie de la ville située dans un ancien logis pris depuis le parvis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Ploudalmézeau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Iroise
Maire
Mandat
Antoine Corolleur
2014-2020
Code postal 29830
Code commune 29208
Démographie
Gentilé Plourinois, Plourinoise
Population
municipale
1 211 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Population
aire urbaine
43 267 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 33″ N 4° 41′ 15″ O / 48.5093, -4.6875 ()48° 30′ 33″ Nord 4° 41′ 15″ Ouest / 48.5093, -4.6875 ()  
Altitude Min. 25 m – Max. 94 m
Superficie 25,69 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Plourin [plurɛ̃], parfois appelée Plourin-Ploudalmézeau (en breton : Plourin-Gwitalmeze), est une commune du département du Finistère (Pays de Léon), dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plourin s'étend sur 25,69 km2 et compte 1146 habitants. C'est une commune rurale typique du Bas-Léon, avec son bourg rayonnant en étoile sur 3 axes. Plourin possède un patrimoine historique riche et assez bien préservé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune viendrait des mots breton ploe, signifiant paroisse, et rin, désignant un lieu retiré ou une pointe. Le nom de la commune désignerait donc une paroisse retirée ou une paroisse sur une pointe.

La légende de saint Budoc[1] prétend qu'après avoir séjourné à Porspoder, il fit charger sur un chariot attelé de quatre bœufs le cercueil de pierre qui lui avait servi d'embarcation pour traverser la mer et décida que là où l'essieu du chariot se romprait, il élèverait son église ; ce serait l'origine de l'église de Plourin[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La famille Bohic[modifier | modifier le code]

« Ce nom de Bohic est très ancien et en grande estime au dit Bas-Léon et y a près Saint-Renan une motte de terre que l’on dit estre l’ancien chasteau Bohic et que de là sont issues les maisons de Kergadiou, Kermenou, Kerlean, de la Villeneufve et aultres ». La famille Bohic était seigneur de Coëtmanac'h (aujourd'hui Coatmanac'h) en Saint-Renan[3].

La famille Bohic était en effet probablement originaire de Saint-Renan où se trouve une motte féodale dite "Château Bohic" ; elle possédait les fiefs de Kerléan et La Motte en Plourin. Plusieurs membres de cette famille ont fait carrière à Paris dont Hervé Bohic, carme, poète et orateur ; Even Bohic, professeur de droit à l'université de Paris et doyen du chapitre de la cathédrale en 1330 ; Henri Bohic[4] (né à Plougonvelin en 1310), conseiller du duc de Bretagne Jean IV, qui enseigna à Paris le droit canon et rédigea les commentaires des Décrétales[5] du pape Grégoire IX[6] en 1349 ; Jean Bohic, régent de l'université de Paris en 1349 ; Guillaume Bohic, procureur de l'officialité parisienne en 1385[7].

Lors de la montre de l'évêché de Léon tenue en 1481 à Lesneven, on recense 44 nobles originaires de la paroisse de Plourin dont :

  • plusieurs membres de la famille Bohic : Even Bohic (représenté par Christophe Manach), Yvon Bohic (représenté par Guillaume Goffic), Jehan Bohic, Prigent Bohic.
  • le seigneur du Chastel, probablement Olivier du Chastel ou son fils Tanneguy du Chastel.
  • le sire Robert de Kergroazès, représenté par Guillaume Lnuzel et Guillaume Du Moulin.
  • le sire de Kercadiou
  • etc.

Lors de la montre de 1557 tenue à Saint-Renan, la liste des nobles représentant Plourin est la suivante : Jehan Kerménou, seigneur du dit lieu ; Yvon Kerengar, seigneur du dit lieu ; Jehan Kerguadiou ; Prigent Kerménou ; Jehan Keranflech ; le seigneur de Measdon ; François Le Veyer ; Guillaume Kermeydic ; Fyacre Le Marec ; Prigent Bohic ; Guyon Aultred[8].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, Plourin faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan [9].

En 1639, les cahiers de comptes de Plourin parlent de la « maladie de Kermoulouarn » qui semble bien désigner les premières attaques d'une épidémie de peste signalée également en 1640 à Saint-Pol-de-Léon, Morlaix, Plouzané et Locmaria-Plouzané, et à nouveau en 1652 à Saint-Pol-de-Léon[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Plourin Blason Parti: au 1er fascé d'or et de gueules, au 2e fascé d'argent et de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maires de Plourin
Période Identité Étiquette Qualité
1989   Antoine Corolleur Divers Droite Conseiller général

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 498 1 544 1 682 1 470 1 485 1 575 1 578 1 560 1 316
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 357 1 398 1 381 1 312 1 366 1 334 1 310 1 290 1 321
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 294 1 331 1 353 1 295 1 334 1 284 1 214 1 206 1 182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 125 978 851 889 895 983 1 113 1 132 1 211
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La mairie - (XVIIe-XVIIIe siècles) : ce logis renforcé d'une tour d'angle appartient aux Kergroadès jusqu'en 1701, date à laquelle ils en font don à la paroisse pour qu'elle le transforme en hôpital accueillant les pauvres et nécessiteux des environs. Celui-ci cesse son activité en 1952.
  • La chapelle Saint-Roch (1649) : cette chapelle de plan rectangulaire est édifiée après l'épidémie de peste de 1639 qui frappe la région, et dédiée à saint Roch, invoqué, comme saint Sébastien, contre ce fléau. La chapelle est délibérément construite en dehors du bourg, afin que les éventuels porteurs de la maladie venus prier le saint thaumaturge soient isolés, et éviter ainsi la propagation[12].
  • Stèle (âge du fer) : cette stèle située dans le bourg, déplacée à la suite de travaux de remembrement, était à l'origine couchée au lieu-dit Pen-ar-Prat. Elle y portait deux croix, dont celle qui la surmonte aujourd'hui. Les stèles hautes, le plus souvent de section quadrangulaire ou octogonale, sont les plus fréquentes dans la région.
  • Bras reliquaire (XVIe siècle) de l’église Saint-Budoc. Évêque de Dol, saint Budoc mourut à Dol, non sans avoir recommandé, à l'un de ses familiers, Ildut, de séparer, après sa mort, son bras droit de son corps et de le porter à Plourin.
  • Menhir de Kergadiou : ce menhir est le plus haut de Bretagne après celui de Kerloas. À proximité, un second menhir est en position couchée. Une légende explique cette position peu commune en racontant qu'une dame des îles Britanniques aurait volé ce menhir à une sorcière qui, furieuse, aurait lancé un énorme bloc de pierre pour le pulvériser. Manquant son objectif de quelques dizaines de mètres, son projectile se serait fiché en terre, tel qu'on peut encore le voir aujourd'hui.
  • Colonnes de justice (XVIIe-XXe siècles) : à l'origine situées dans un champ appelé le « champ des justices », ces quatre colonnes encadrent un gibet symbolisant le droit de justice lié à la seigneurie de Kergroadès. Les colonnes sont ensuite abattues et utilisées dans la construction d'un talus, avant d'être, en 1963, redécouvertes lors de l'arasement d'un talus.
  • Le calvaire de l'enclos paroissial date de 1874 ; sculpté par Yann Larc'hantec, ce calvaire porte les armoiries de Mgr Nouvel, évêque de Quimper. Les niches abritent les statues de plusieurs saints, dont Corentin, Paul-Aurélien, Budoc et Ténénan. Deux autres statues de la Vierge et de saint Jean encadrent le crucifix. Le monument est restauré en 1905 par Donnart de Landerneau.
  • Église Saint-Budoc : cette église néogothique, s'inspirant du style gothique flamboyant, est entièrement reconstruite selon des plans proches de ceux de l'église de Landunvez, conçus par le même architecte, Ernest Le Guerranic. Elle comprend une nef de quatre traversées avec bas-côtés, éclairée de fenêtres hautes, et un chœur accosté de deux chapelles donnant sur le transept terminé par un chevet plat. L'intérieur est voûté sur croisées d'ogives. La tour comporte une galerie flamboyante, quatre clochetons d'angle et une flèche octogonale à crochets et à gâbles ajourés.
  • La Pietà (XVIIe siècle) en kersantite, située dans l'enclos paroissial de l'église Saint-Budoc : cette descente de croix représente trois femmes et deux hommes, le visage couvert de larmes, soutenant le corps de Jésus-Christ. L'écu porte les armes de la maison de Kerizaouen, un léopard argenté sur fond noir, en alliance avec les armes d'une autre famille. Il atteste que cette pietà se trouvait autrefois dans la chapelle de Kerizaouen, disparue au XIXe siècle.
  • Gisant (XIVe siècle) : cette pierre tombale est retrouvée, avec d'autres, lors de travaux de reconstruction de l'église primitive en 1854. Elle présente en ronde bosse les effigies couchées d'un homme et d'une femme, les mains jointes sur la poitrine. L'homme en armure, encadré d'une dague et d'une épée, pose ses pieds sur un lion, symbole de force. Aux pieds de la femme est représenté un autre animal, probablement un chien, symbole de la fidélité. D'après l'épitaphe gravée sur le côté de la pierre, il s'agit de Robert II, seigneur de Kergroadès, décédé en 1395, et de sa femme Bénone Carn. Cette pierre constituait la table d'un tombeau qui occupait probablement un enfeu de l'église.
  • Dix-sept croix et calvaires sont recensés sur le territoire de la commune de Plourin[13] dont les croix jumelles de Keryard, qui datent du Haut Moyen Âge, la croix de Kervrézel (Moyen Âge), Croaz-Aoter (croix monolithe qui possède en son centre une croix de Saint-André), la croix du bourg avec sur une face un crucifix et sur l'autre face une Vierge à l'Enfant et qui date du XVIe siècle, la croix de Pen-ar-Valy, dite aussi Croas-Guillerm et qui date aussi du XVIe siècle, etc.

Équipements[modifier | modifier le code]

  • Une école publique (capacité 150 élèves) ;
  • Une zone artisanale ;
  • Une salle polyvalente ;
  • Des commerces (coiffeur, bar, etc.) ;
  • Un atelier municipal ;
  • Un poste de transformation haute tension.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.martyretsaint.com/budoc/
  2. http://www.infobretagne.com/plourin.htm
  3. http://www.gwiler.net/cub/cubplouzane.htm
  4. http://henri-bohic.tumblr.com/
  5. Édouard Fournier, L'enseignement des Décrétales à l'Université de Paris au Moyen Âge, "Revue d'histoire de l'Église de France", 1940, no 110, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1940_num_26_110_2903
  6. http://www.bourgendoc.fr/dc/mtrsmsde/B010536201_RES_MS9_001
  7. "Journal de La Bretagne", Larousse, 2001, page 86, [ISBN 2-03-575097-0]
  8. a et b http://lanildut.pagesperso-orange.fr/histoire/JB-Montre1557.html
  9. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  12. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-roch-plourin
  13. http://www.croix-finistere.com/commune/plourin_ploudalmezeau/plourin_ploudalmezeau.html

Liens externes[modifier | modifier le code]