Lanrivoaré

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Lanrivoaré
La mairie
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Blason de Lanrivoaré
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Saint-Renan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Iroise
Maire
Mandat
Pascale André
2014-2020
Code postal 29290
Code commune 29119
Démographie
Gentilé Lanrivoaréen, Lanrivoaréenne
Population
municipale
1 451 hab. (2011)
Densité 97 hab./km2
Population
aire urbaine
43 267 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 23″ N 4° 38′ 16″ O / 48.472964, -4.637717 ()48° 28′ 23″ Nord 4° 38′ 16″ Ouest / 48.472964, -4.637717 ()  
Altitude Min. 22 m – Max. 104 m
Superficie 14,89 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Lanrivoaré [lɑ̃ʁivwaʁe] (en breton : Lañriware) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Lanrivoaré provient du breton lan ("ermitage") et de saint Rivoaré (ou saint Rigur ou saint Rivoal ou saint Riware), oncle de saint Hervé. Lanrivoaré est issu d'un démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Milizac, fit partie de archidiaconé d'Ac'h et fut un temps une trève de Plourin au sein de l'ancien évêché de Léon[1].

Saint Riware (dit aussi saint Rivoaré) aurait donc été le chef d'une tribu d'émigrés bretons qui aurait, été immolée par des païens en haine de leur foi, et c'est en souvenir de ce massacre qu'on aurait conservé leurs restes à Lanrivoaré dans le "cimetière des Saints", entièrement dallé, dans lequel on ne pénètre qu'en se déchaussant. On y voit une croix au pied de laquelle se trouvent sept pierres rondes ayant quelque analogie avec la forme de pains de ménage. On dit que ces pains furent changés en pierre par saint Riware ( dit aussi saint Rivoaré), à l'étalage d'un boulanger qui lui aurait refusé l'aumône. Ce cimetière est dénommé "cimetière des 7777 Saints martyrs", mais en breton, l'on dit 7 mille, 7 cents 7 vingts et 7 (c'est-à-dire 7847) auxquels, si on ajoute les 7 pierres de la croix, on trouve le chiffre 7854[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'article 39 du Cartulaire de Landévennec parle en ces termes d'une donation faite par le mythique comte Even vers 900 concernant Lanrivoaré (le texte est en latin) :

« De tribu Lanriuuoroe. Haec descriptio declarat, quod sanctus Morbretus habuit colloquium aput Sanctum Uuingualoeum, cui et se ipsum et beneficium, quod eidem sancto Morbreto dedit Evenus comes, qui dictus est magnus, et omnia quae habuit perpetualiter, ut illum aput Deum haberet intercessorem, commendavit, quia illius nomen illis diebus caelebre habebatur. Quod beneficium dicitur Lan Riuuole eum omni debito et decima et omnibus ei apen[f° 156 v°]diciis : Languenoc, hereditas sancti Uuenhaeli, qui primus post sanctum Uuingualoeum abbas fuit ; Lan Decheuc, Caer Tan, Ran Maes, Caer Galueu, super flumen Helorn. Anno DCCCCti L V incarnationis Domini nostri Jhesu Christi, epacte XXV, indictiones III*, concurrentes VII, terminus paschalis IIIIto idus aprilis, in VIIa feria pridie kal.aprilis, luna IIIIa, annnus embolismus[2]. »

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, Lanrivoaré faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan [3]. Au XVIIe siècle, une confrérie appelée Gueret ar Sent en breton ("Cimetière des Saints" en français), « canoniquement érigée sous l'invocation et à l'honneur de tous les Saints » ; elle fut enrichie d'indulgences en 1664 par bref du pape Alexandre VII[4].

Plusieurs chapellenies étaient alors desservies par la paroisse de Lanrivoaré : celles du Carpont (dite aussi de Kerdrionar), de Douric-ar-Saliou, du sieur de Kerléau, du sieur de Kermeur, de Kerdrionar, de Trezeguer, etc.[4].

En 1775, Jaffredou, le recteur de Lanrivoaré décrit en ces termes la mendicité dans sa paroisse, qui comptait alors environ 400 habitants :

« Le nombre des mendiants est de 70 ; nombre de familles en état de faire la charité, 20 ; familles ayant à peine le nécessaire, 40 environ.Plusieurs sont dans la misère par la débauche, le défaut de travail et défaut de volonté de travailler et deviennent fripons pour avoir de quoy continuer leur vie libertine. Il y a très peu hors d'état de travailler dans la paroisse, nulle ressource pour les pauvres que la charité du public[5]. »

La Révolution française[modifier | modifier le code]

François Balch, recteur et Yves-René Lilès, vicaire, refusèrent de prêter serment à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtres réfractaires. Le 18 mai 1791, un prêtre jureur, René-Louis Prigent, fut "élu", mais l'intrus ne parvint pas à gagner la sympathie des habitants. Il se plaint aux responsables du district de Saint-Renan en ces termes :

« Personne ou presque personne ne vient à ma messe ni au catéchisme, non plus qu'aux processions... Si une poignée de monde de Lanrivoaré, qui sont presque tous mes parents, est rebelle à la loi, que ne deviendront pas les grandes paroisses ? On considère les sermentaires comme des schismatiques, des hérétiques, comme des excommuniés pire que des serpents. »

Yves-René Lilès, le vicaire réfractaire, fut incarcéré à la prison des Carmes de Brest, puis, après une brève libération, réemprisonné au château de Brest, puis déporté en Espagne, à Santander, en août 1792. Il devint par la suite, lors de la signature du Concordat, recteur de Lanrivoaré, remplaçant François Balc'h, mort en exil en Angleterre et le resta jusqu'à sa mort survenue le 6 novembre 1811[4]..

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
392 386 367 419 405 417 473 468 702
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
690 690 740 711 740 800 780 783 750
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
742 768 827 763 831 804 808 802 732
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
715 695 723 955 1 271 1 290 1 333 1 451 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de 14-18
  • Le Cimetière des 7777 saints. Le cimetière comprend un enclos où les sépultures des 7847 saints martyrisés par les païens. Le nom du cimetière est du à la mauvaise traduction en français du nombre 7847 breton. Dans cet enclos se trouve un autel de granite surmonté d'une croix et abritant la statue de saint Hervé. Devant l'autels sont disposées sept galets alignés, rangés par taille décroissante. Ils représenteraient sept pains refusés à saint Hervé, qui en punition, les auraient pétrifiés[8]. La coutume veut qu'on fasse trois fois le tour du bassin de pierre puis qu'on soulève les pierres l'une après l'autre, de la plus légère à la plus lourde. Cette curieuse coutume était recommandée notamment aux femmes qui voulaient avoir des enfants.[réf. nécessaire]
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Lanvivoaré : église paroissiale Saint-Rivoaré.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.infobretagne.com/lanrivoare.htm
  2. http://sentbreizh.free.fr/Cartul-Landev01.htm
  3. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  4. a, b et c Chanoines Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, [Notices sur les paroisses] Lanrivoaré, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Quimper, 19e année 1919, p. 182-187http://catholique-quimper.cef.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/lanrivoare.pdf
  5. Réponse de Jaffredou, recteur de Lanrivoaré à Mgr l'Évêque de Léon, 1775, citée par Chanoines Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, [Notices sur les paroisses] Lanrivoaré, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Quimper, 19e année 1919, p. 182-187 http://catholique-quimper.cef.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/lanrivoare.pdf
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. la fiche du cimetière des 7777 saints sur topic-topos.com
  9. http://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/29-Finistere/29119-Lanrivoare/124800-EgliseSaint-Rivoare
  10. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=AP58V01735

Liens externes[modifier | modifier le code]

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