Portsall

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Vue de la mer depuis Portsall
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Portsall est un village côtier du nord-ouest du Finistère. Il fait partie de la commune de Ploudalmézeau. Ses habitants sont appelés les Portsallais.

En 1951, a été créée sur le territoire de Ploudalmézeau, la paroisse de Port-Sall (noté Portsall en 1394), dédiée à Notre-Dame du Scapulaire.

Ce port tire sa renommée d'une part de ses roches mais surtout du naufrage de l'Amoco Cadiz en 1978. Ce super tanker géant qui vint s'échouer un jour de tempête provoqua la pollution des côtes sur plus de 150 km.

En 2001, une procédure avait été engagée pour détacher Portsall de Ploudalmézeau[1],[2]. Le 10 juin 2010, le préfet du Finistère a rejeté cette demande suite aux avis négatifs émis par le conseil municipal de Ploudalmézeau, la communauté de communes du Pays d'Iroise et le conseil général du Finistère[3][réf. insuffisante].

Sommaire

Histoire [modifier]

Origines [modifier]

Son nom breton est Porsal. C'est un composé des termes bretons porz, qui signifie « Port », et de sall « château » en vieux-breton, d'où le sens global de « port du Château ». Les seigneurs du château de Trémazan avaient fait de l'anse naturelle leur port.[réf. nécessaire]

Si nous croyons Laborderie, c'est à Portsall, près d'une roche surnommée Ar Marc'h Du (le cheval noir) que saint Pol Aurélien aurait débarqué sur le continent, en 517. Il fonda Le Ploutemedou (plebs talmedonia) devenue successivement Ploue telmedou, Ploue telmedzo, Ploudalmézeau. Saint Pol séjourna dans le pays assez longtemps et établit son ermitage à Lanna Paulé (Lampaul - Ploudalmézeau). Il devint évêque du Léon.

Moyen Âge [modifier]

La chapelle (disparue) de saint Usven [modifier]

Une chapelle aujourd'hui disparue, honorait saint Usven (ou saint Tuzven)[4]. Elle se trouvait près de la grève qui porte son nom (en contrebas du Guilliguy), où se situait également un cimetière marin[5]. Le pardon de cette chapelle se déroulait le jour de la saint Jean-Baptiste ; il était encore célébré en 1770. Mariages, baptêmes et enterrements furent célébrés dans cette chapelle jusqu'en 1740[6]. La "légende de saint Usven" se rattache à cette chapelle[7].

XXe siècle [modifier]

  • En 1937, le doyen des français était un habitant de Portsall, Yves Prigent, né en 1833, marin, qui participa à la guerre de Crimée, entre autres au siège de Sébastopol ; par la suite il intégra la marine marchande, se maria et eut sept enfants[8].
  • 30 avril 1909 : le bateau de pêche Couronne, de Portsall, surpris par la tempête, sombre dans le chenal du Four (trois noyés: le patron Corolleur et ses deux fils ; le patron laisse une veuve et six enfants)[9].
  • Le 16 mars 1978 survint le naufrage de l'Amoco Cadiz au large de Portsall.

Monuments [modifier]

  • Le cairn de l’île Carn (époque néolithique, daté de 4200 ans av. J.-C.). Cet édifice qui comporte trois allées couvertes a eu pour vocation d'abriter des sépultures.
  • Le dolmen du Guilliguy (époque néolithique), qui surplombe Portsall, sur le rocher du Guilliguy dominant le port au Sud.
  • La croix du Guilliguy (Moyen Âge). Cette croix se trouvait autrefois près de la chapelle de Saint-Usven, dans le cimetière d'enclos jusqu'en 1895.
  • La croix de Barr-al-Lann (XVIe siècle). Cette croix (Croix-de-Leurgéar) provient de Porsall-Goz. Elle a été restaurée en 1957.
  • D'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Cléguer (1955), la croix Croaz-ar-Reun (1914), la croix de Hanter-Hent ou Croas-ar-Guiguerien (Moyen Âge), la croix de Kerdéniel (Moyen Âge), la croix de Kerdialaës (Moyen Âge), la croix de Kerlannou (Moyen Âge), la croix de Lestrehone (Moyen Âge), la croix de l'église de Portsall (1950), la croix du cimetière de Portsall (1956). À signaler également des croix aujourd'hui disparues : la croix de Kervao, la croix de Croaz-Dibenn (située sur la route des dunes de Kerlannou à Tréompan), la croix de Kroas-Hir (Lézérouté).
  • L'église Notre-Dame-du-Scapulaire ou de Portsall (1895-1921-1956). Érigée primitivement, en forme de croix sur les plans de M. Le Guerrannic, en 1895–1896, la chapelle de Portsall est agrandie une première fois en 1921, puis à nouveau augmentée au sud d'une vaste chapelle alignée sur le chevet et sur la face ouest de l'ancien croisillon sud. En 1953, Portsall est pourvu d'un presbytère. En 1956, c'est l'inauguration et la bénédiction d'un grand bâtiment consacré à l'enseignement. L'église est de nouveau agrandie, sur les plans de M. Heuzé, en 1956–1957 avec l'ajout d'une aile supplémentaire qui deviendra la nef principale, puis elle est bénie par Mgr Fauvel le 19 septembre (ou 1er décembre) 1957.
  • Ancre de très grande taille (20,5 tonnes), vestige du pétrolier géant Amoco Cadiz sur le port.

Personnalités liées à Portsall [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. « Portsall. Procédure de divorce engagée avec Ploudalmézeau », Le Télégramme, 4 septembre 2009.
  2. « Divorce Portsall-Ploudal. Le tribunal donne raison aux indépendantistes », Le Télégramme, 18 septembre 2009.
  3. « Le préfet rejette la demande de scission de Portsall », La Gazette des communes, 10 juin 2010.
  4. http://catholique-quimper.cef.fr/opac/doc_num.php?explnum_id=479
  5. Y.-P. Castel, G. Kaigre, "Le cimetière marin de Saint-Usven en Ploudalmézeau", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CV, 1977
  6. Abbé Jean L'Hostis et Jean Talarmin, Porsall, centenaire de l'église, 1896-1996, consultable http://catholique-quimper.cef.fr/opac/doc_num.php?explnum_id=479
  7. http://portsall.chez-alice.fr/autrefois/autrefois7.htm et Auguste Bergot, "Au pays de mes ancêtres, Brest et ses alentours, Plouguerneau, Le Folgoet, Kersaint-Portsall, Porspoder, Ouessant, Le Conquet, Saint-Mathieu, Landerneau, Camaret, etc.., Brest, éditions Poésia, 1934
  8. Journal des débats politiques et littéraires n° 88 du 30 mars 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k508726b/f2.image.r=Molene.langFR
  9. Journal Le Figaro n° 121 du 1er mai 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2884438/f4.image.r=Molene.langFR
  10. http://www.france-stades.com/SITE/DISTRICTS/FINISTERE_NORD/St_PABU/stpabu.htm
  11. Il a aussi écrit en français, par exemple, le recueil de poésie, Ma Bretagne (1954)
  12. http://portsall.chez-alice.fr/autrefois/autrefois10.htm
  13. « People en Bretagne. Le Finistère-Nord de Paco Rabanne », Le Télégramme, 8 août 2009.

Lien externe [modifier]

48°33′20″N 4°41′50″O / 48.55556, -4.69722