Equidae

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Équidés

Les Équidés (Equidae) forment la famille de mammifères comprenant actuellement trois groupes d'espèces : les chevaux, les ânes, et les zèbres. Toutes font partie du genre Equus. Ce sont des Périssodactyles (Perissodactyla), c'est-à-dire avec un nombre impair de doigts, en l'occurrence un doigt unique.

Systématique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire évolutive des équidés.

Espèces sauvages actuelles[modifier | modifier le code]

Les espèces sauvages actuelles font toujours l'objet de débats entre auteurs, et le statut d'espèce ou de sous-espèce de certain taxons est toujours discuté. Il existe 6 ou 7 espèces sauvages (selon les auteurs) encore vivantes, généralement très menacées.

Beaucoup de ces espèces ont des sous-espèces, dont certaines sont déjà disparues, et qui sont apparues du fait de la diffusion géographique assez importante de ces animaux.

Chevaux :
Sous-genre Equus :

Ânes (2 ou 3 espèces selon les auteurs) :
Sous-genre Asinus :

Zèbres (3 espèces) :
Sous-genre Dolichohippus

Sous-genre Hippotigris

Espèces sauvages disparues[modifier | modifier le code]

Mesohippus

Il a existé plusieurs autres espèces d'équidés aujourd'hui disparues, sans doute issues des Hyracotherium ou Eohippus de l'ère secondaire (lesquels ne sont pas eux-mêmes classés au sein de la famille des équidés).

Espèces domestiques - statut taxonomique[modifier | modifier le code]

Cheval domestique.
Âne domestique.

Il existe deux espèces domestiques (ou sous-espèces, ou même simplement variétés, selon les auteurs), largement diversifiées à travers des dizaines de races aux tailles et couleurs variées :

Le statut taxonomique de ces groupes d'animaux ne fait pas consensus, certains auteurs leur reconnaissant un statut d'espèce à part, d'autres considérant qu'il ne s'agit que de sous-espèces, voire de simples variétés des espèces sauvages originelles.

On a donné aux groupes domestiques les noms scientifiques de Equus caballus (pour le cheval domestique) et de Equus asinus (pour l'âne domestique) en 1758, avant le développement de la biologie évolutive. Avec l'apparition de celle-ci, l'étroite relation entre races domestiques et espèces sauvages a été reconnue. À ce titre, le statut scientifique des « espèces » domestiques a été remis en cause et beaucoup de biologistes ne les considèrent plus désormais que comme des formes domestiquées des espèces sauvages originelles.

En effet, selon Ernst Mayr « une espèce est une communauté reproductive de populations (isolée au plan reproductif d'autres communautés)[1] ». Or, les « espèces » domestiques se croisent avec leur espèce parente quand elles en ont l'occasion. Ainsi, « vu que, du moins en ce qui concerne les races d'animaux domestiques primitives, celles-ci constitueraient, en règle générale, une entité de reproduction avec leur espèce ancestrale, si elles en avaient la possibilité, la classification d'animaux domestiques en tant qu'espèces propres n'est pas acceptable. C'est pourquoi on a essayé de les définir comme sous-espèces[2] ».

On donne alors à la nouvelle sous-espèce le nom de l'espèce d'origine, complété par le nom de sous-espèce (qui reprend l'épithète spécifique).

Nom commun Nom scientifique traditionnel Nom scientifique révisé
Chien domestique Canis familiaris Canis lupus familiaris
Cheval domestique Equus caballus Equus ferus caballus
Âne domestique Equus asinus Equus africanus asinus

Certains biologistes sont même réticents à utiliser la notion de sous-espèces pour un groupe domestiqué. D'un point de vue évolutif, l'idée d'espèce ou de sous-espèce est en effet liée à l'idée de sélection naturelle et non de sélection artificielle. Du fait de cette réticence et « depuis 1960 environ, on utilise de plus en plus la désignation forma, abrégée f, qui exprime clairement qu'il s'agit d'une forme d'animal domestique qui peut éventuellement remonter jusqu'à diverses sous-espèces sauvages :

  • chien domestique - Canis lupus f. familiaris ;
  • bovin domestique - Bos primigenius f. taurus ;
  • chèvre domestique - Capra aegagrus f. hircus[2] ».

Vulnérabilité particulière au cadmium[modifier | modifier le code]

Il semble que les équins, peut-être en partie du fait de leur mode d'alimentation, sont exposés à bioaccumuler beaucoup plus de cadmium, élément chimique de type métal lourd particulièrement toxique, que les autres mammifères. Ils concentrent ce cadmium essentiellement dans leurs reins. De ce fait, plus un animal est vieux, plus il est susceptible d'avoir bioaccumulé du cadmium, dans les reins surtout mais aussi dans le foie, ainsi que du plomb, principalement dans les os. Aussi existe-t-il dans certains pays comme la France une législation spécifique concernant les abats des animaux « tardivement abattus »[3].

Des études de teneur en cadmium des abats d'équidés (cheval, âne, mulet, baudet..) ont montré une teneur moyenne de 10 µg/g de cadmium[3] (notation « Cd »). La Dose journalière tolérable temporaire, ou « DJTT », ayant été réglementée à la valeur maximale de 1 µg⋅kg-1⋅j-1 en Cd, toute commercialisation d'abats d'équidés tardivement abattus est interdite[3]. Même si ces abats étaient la seule source alimentaire de cadmium pour les humains, cette interdiction serait justifiée car une consommation moyenne hebdomadaire de seulement 100 g d'abats conduirait à exposer le consommateur à 1 000 µg/semaine, soit pour quelqu'un de 60 kg, plus que le doublement de la DJTT, laquelle le limite à une ingestion de Cd inférieure à 60 µg /jour, soit 420 µg/semaine[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ernst Mayr, 1989, cité dans l'article « À propos de la notion d'espèce », de Louis Allano et Alex Clamens, Bulletin de l'APBG (Association des Professeurs de Biologie et de Géologie) n°3, 1996, Pages 471-472.
  2. a et b « Instruction CITES pour le service vétérinaire de frontière », CITES, 20 décembre 1991, PDF.
  3. a, b, c et d Cours et corrigé de biotechnologie, partie relative à la toxicité des métaux pour l'Homme.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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