Phoenicopteriformes

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Phoenicopteriformes

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Flamant rose (Phoenicopterus ruber)

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves

Ordre

Phoenicopteriformes
Huxley, 1867

Famille

Phoenicopteridae
Bonaparte, 1831

Les Phoenicopteriformes sont un ordre de grands oiseaux aquatiques ne comprenant que la famille des Phoenicopteridae (ou phœnicoptéridés). Cette famille est constituée de trois genres et de six espèces vivantes connues sous le nom générique de flamants.

Description[modifier | modifier le code]

Les flamants sont de grands oiseaux aquatiques (de 80 à 145 cm) à longues pattes et long cou. Ils ont un bec à l'aspect unique, dont la mandibule inférieure est plus développée que la supérieure.

Répartition[modifier | modifier le code]

Ce sont des oiseaux grégaires que l’on rencontre à la fois dans le Nouveau (4 espèces) et l’Ancien Monde (2 espèces) : Amérique du Sud et centrale, Afrique, Europe méridionale et Moyen-Orient.

Habitats[modifier | modifier le code]

Les flamants vivent en groupes dans les zones humides. Ils fréquentent les étendues d'eau peu profondes, normalement salées, saumâtres ou alcalines, tant sur le littoral qu'à l'intérieur des terres, du niveau de la mer jusqu'à près de 5 000 m d'altitude.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Les flamants se nourrissent par filtrage de crustacés et d’algues. Leur bec à la forme curieuse est particulièrement bien adapté à séparer la boue et la vase des aliments qu’ils consomment, et est utilisé à l’envers. Le filtrage des éléments nutritifs est facilité par une structure en peigne, des lamelles qui bordent les mandibules, et par une langue à la surface rugueuse. La couleur des flamants provient des caroténoïdes de leur alimentation, issue de la cyanobactérie spiruline pour les Flamants nains et de la pigmentation de crustacés roses pour les autres espèces. Ces pigments sont principalement la canthaxanthine,la phoenicoxanthin et l'astaxanthine[1].

Reproduction et élevage des jeunes[modifier | modifier le code]

Les plus grandes espèces nichent et se nourrissent dans des milieux d’eau saline ou saumâtre. Les nids sont faits de boue agglomérée et ont la forme d’un monticule au sommet concave, dans lequel est pondu un unique œuf blanc.

Le poussin éclôt avec un plumage blanc, mais les plumes de l’adulte ont une couleur allant de rose pâle à rouge vif, due aux caroténoïdes contenus dans les algues qu'ils mangent. On dit aussi souvent que la couleur est due à leur alimentation en crevettes, mais c'est parce que les crevettes elles-mêmes se nourrissent aussi de ces algues, incorporant leurs pigments, et les transmettant aux flamants lorsqu'elles sont mangées.

Tous les flamants possèdent 12 rémiges noires à chaque aile.

Les flamants produisent un « lait » similaire à celui des pigeons (voir Columbidae). Il contient plus de graisse et moins de protéines que chez ces derniers, et est produit par des glandes qui garnissent toute la partie supérieure du tractus digestif, et pas seulement le jabot. Les jeunes flamants sont nourris de ce lait pendant deux mois environ, jusqu’à ce que leur bec soit suffisamment développé pour pouvoir filtrer la nourriture. Le lait contient aussi des globules sanguins rouges et blancs.

Position systématique[modifier | modifier le code]

À la suite de travaux de phylogénie moléculaire (classification Sibley & Monroe), l'ordre des phoenicoptériformes a été supprimé, et la famille des phoenicoptéridés intégrée à l'ordre des ciconiiformes. Dans les classifications phylogénétiques plus récentes, l'ordre retrouve sa pertinence.

Liste alphabétique des genres[modifier | modifier le code]

Selon le COI :

Liste des espèces & sous-espèces[modifier | modifier le code]

Les six taxa sont inscrits à l'annexe II de la Cites.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme flamant dérive du provençal flamen, terme qui évoquerait la couleur rouge du plumage rappelant le feu[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Filmographie[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fox, D. L., Smith, V. E., & Wolfson, A. A. (1967). Carotenoid selectivity in blood and feathers of lesser (African), Chilean and greater (European) flamingos. Comparative Biochemistry and Physiology, 23(1), 225-232.
  2. Définitions lexicographiques et étymologiques de « flamant » du TLFi, sur le site du CNRTL.

Sources[modifier | modifier le code]