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Columba (genre)

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Les pigeons (genre Columba) sont des oiseaux de la famille des Columbidae, vivant à l'origine dans les milieux terrestres mais s'étant répandus, pour certaines espèces, en plaine et dans les villes, et se nourrissant principalement de graines, mais avec un régime très élargi autour des lieux où les déchets alimentaires leur sont disponibles, ce qui les fait parfois qualifier d'éboueurs urbains.

Pesant en moyenne de 500 à 800 g, ces oiseaux appartiennent à plusieurs espèces. On les trouve dans tous les continents. Le pigeon vit entre 5 et 10 ans et (en général) forme des couples stables. Le mâle et la femelle partagent toutes les tâches, y compris celle de nourrir les pigeonneaux avec le lait de jabot qu'ils produisent à l'aide d'une glande de leur jabot.

Le Pigeon domestique (Columba livia domestica) est élevé pour sa chair, mais aussi pour la colombophilie et la colombiculture. C'est aussi un oiseau commensal des centres villes où l'on est obligé de limiter sa reproduction.

Position systématique

Les espèces du genre Patagioenas sont par certains auteurs, considérées comme appartenant au genre Columba.

Le pigeon dans la sémantique

On parlait autrefois en France de coulomb qui désignait indistinctement «colombe, pigeon», et de pijon [1] ou pigon (1488) [2] ; ainsi que de "pigeons de mer" (1835 [3];
Le "cœur de pigeon" était en 1690 une «sorte de cerise» La Quintinie, 1690, Instruction pour les jardins fruitiers et potagers ;
L'expression "Aile de pigeon" pouvait signifier «poignée de plâtre gâché que l'ouvrier lève à la main ou à la truelle et qu'il dépose sans le plaquer ou le lancer» [4],[5]; «chacune des demi-mailles par lesquelles on commence un filet de pêche» 1769 [6]; «morceau de pierre dans la chaux» [7]; «petit morceau de bois ou de métal qu'on place dans l'onglet d'un cadre pour le renforcer» 1842 [8]

Dans le nord de la France, on parlait aussi de coulomb, de coulons, ou coulars[9]

Dans les dictionnaires du XIXe siècle, "plumer le pigeon" signifie filouter, duper, tromper un homme simple et naturel. Dans la 2e moitié du XIXe siècle, on utilise le mot "pigeonnant" pour définir ce qui rappelle la forme d’une gorge de pigeon(Étymologie reprise du Trésor de la Langue Française Informatisé), ce qui amènera la désignation pour les soutiens-gorges à décolleté pigeonnant.

De nos jours, un pigeon est un homme qu'une femme peut "plumer", c'est-à-dire abuser de sa naïveté pour profiter de lui. Dans le langage familier, c'est un homme facile à duper. (Dictionnaire Français Larousse).

Liste des espèces

Pigeons âgés de quelques jours
Les croisements entre pigeons sauvages et de nombreuses variétés de pigeons domestiques expliquent la grande variété des "robes" observées
Le pigeon est un des oiseaux les plus proches de l'homme. Il est toutefois interdit de le nourrir dans certaines villes, pour ne pas encourager sa prolifération
Pigeons de la Place Saint-Marc de Venise.

D'après la classification de référence (version 3.1, 2012) du Congrès ornithologique international (ordre phylogénique) :

Parmi celles-ci, deux espèces éteintes :

Répartition géographique

Comportement sexuel du pigeon

Chez le pigeon, les étapes du comportement sexuel de l'attraction jusqu'à l'accouplement et aux fonctions parentales sont sous un contrôle direct des hormones, la testostérone pour le mâle et la progestérone pour la femelle. Il s'agit d'une interaction réciproque. Des stimuli déclencheurs chez le partenaire stimulent des hormones contrôlant des comportements qui à leur tour servent de déclencheurs pour le partenaire et ainsi de suite.

Chez le pigeon mâle, la présence d'une femelle favorise la sécrétion de testostérone qui déclenchent des comportements proceptifs, tels que la parade nuptiale. Le mâle tourne sur lui-même en gonflant ses plumes et en balayant le sol avec sa queue ouverte. Ce comportement d'approche provoque à son tour une sécrétion d'oestrogène chez la femelle. Elle stimule alors le comportement proceptif caractéristique à son sexe qui sert à communiquer au mâle son état de réceptivité s'il y a lieu, ce qui augmente alors la sécrétion de testostérone du mâle, qui stimule à son tour le comportement proceptif du mâle.

Les étapes suivantes, construction du nid par les partenaires, copulation qui mène à la ponte par la femelle et à l'incubation, et finalement à l'alimentation des pigeonneaux par les partenaires, sont aussi contrôlées par des hormones. Chez les oiseaux, la ponte est contrôlée par la progestérone.

Nuisances urbaines

En villes, de nombreux habitants se plaignent des pigeons ou d'une surpopulation de pigeons. Le grief le plus courant est la dégradation des maisons ou immeubles par les déjections, celles-ci étant particulièrement acides.

Pour lutter contre ces volatiles, plusieurs méthodes sont employées, parmi lesquelles les pigeonniers contraceptifs ou la capture et stérilisation.

Recherche

  • 2007. À l'Université de Francfort (Allemagne), l'équipe de Gerta Fleissner a mis en évidence une structure nerveuse complexe dans la peau de la partie supérieure du bec du pigeon.

Cette structure contenant des particules de magnétite et de maghémite (deux oxydes de fer) serait sensible au champ magnétique terrestre, servant ainsi de magnétomètre au pigeon lors de son vol.

  • Depuis 2007, 6 laboratoires d'universités d'Ile-de-France et de Liège en Belgique et trois associations travaillent sur des programmes de recherche-action sur le pigeon en ville.

Calendrier

Le 14 avril, généralement le 25e jour du mois de germinal dans le calendrier républicain français, est officiellement dénommé jour du pigeon[10].

Références

  1. fin XIIIes. pijon «oiseau de la famille des Colombidés» (Les Crieries de Paris, 23 ds Fabliaux, éd. Barbazan et Méon, II, 278)
  2. Pigon ; «homme naïf, facile à duper» 1488 (Rec. Trepperel, éd. E. Droz, Sotties, IX, 60)
  3. LAMART (1835 )., Voy. Orient, t.1, p.54
  4. (Ac.); 4. a) 1694
  5. (CORNEILLE (Th.))
  6. (DUHAMEL DU MONCEAU, 1769 Traité génér. des pêches)
  7. (Ann. chim., 1841 3e série, II, 431)
  8. (Ac. Compl.) 1842.
  9. A. Duvaux (1904) Histoire du fief de la Motte et de Coutant. DAH Avesnes Tome VI (Chap : Seigneurs de la Terre et prairie d'Avesnes ; voir notes de la section des pages 97 à 100)
  10. http://books.google.fr/books?id=vVtWj-W-KP8C&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

Annexes

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Bibliographie

  • del Hoyo J., Elliott A. & Sargatal J. (1997) Handbook of the Birds of the World, Volume 4, Sandgrouse to Cuckoos. BirdLife International, Lynx Edicions, Barcelona, 679 p.
  • Prin J. & G. (1997) Encyclopédie des Colombidés. Éditions Prin, Ingré, 551 p.

Articles connexes

Liens externes