Batman : Le Défi
Batman : Le Défi
| Titre québécois | Le Retour de Batman |
|---|---|
| Titre original | Batman Returns |
| Réalisation | Tim Burton |
| Scénario | Sam Hamm Daniel Waters |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Warner Bros. Polygram Pictures |
| Pays d’origine | |
| Genre | fantastique action |
| Sortie | 1992 |
| Durée | 126 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Batman : Le Défi[1] ou Le Retour de Batman au Québec (Batman Returns) est un film américano-britannique de Tim Burton, sorti en 1992. C'est la suite de Batman, sorti en 1989, basé sur le personnage de DC Comics.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Abandonné à la naissance à cause de sa difformité, le surdoué et richissime héritier Oswald Cobblepot grandit dans les égouts de Gotham City parmi une troupe de saltimbanques et se fait appeler "Le Pingouin". Des années plus tard, il s'associe à l'homme d'affaires Max Shreck pour corrompre les habitants de Gotham et devenir maire. Le justicier masqué Batman, alias Bruce Wayne, tente de les arrêter.
Entretemps, Selina Kyle, timide secrétaire effacée de Shreck, découvre la preuve des intentions peu louables de son patron. Ce dernier tente de l'assassiner. Selina jure d'obtenir vengeance...
Fiche technique [modifier]
- Titre original : Batman Returns
- Titre français : Batman : Le Défi
- Titre québécois : Le Retour de Batman
- Réalisation : Tim Burton
- Scénario : Daniel Waters, sur une histoire de Daniel Waters et Sam Hamm d'après les personnages de Bob Kane et Bill Finger
- Décors : Bo Welch
- Costumes : Bob Ringwood et Mary E. Vogt
- Photographie : Stefan Czapsky
- Montage : Bob Badami et Chris Lebenzon
- Musique : Danny Elfman
- Musiques additionnelles : Face to Face de Siouxsie and the Banshees ; Rick James ; Alonzo Miller
- Production : Tim Burton et Denise Di Novi ; Larry J. Franco (co-producteur) ; Ian Bryce (associé) ; Peter Guber, Benjamin Melniker, Jon Peters et Michael E. Uslan (délégués)
- Sociétés de production : Polygram Pictures et Warner Bros.
- Société de distribution : Warner Bros. Entertainment
- Budget : 80 millions de dollars[2]
- Langue : anglais
- Format : Couleur Technicolor - 1,85:1 - 35 mm - Son Dolby Digital
- Genre : fantastique, action
- Durée : 126 minutes
- Dates de sortie :
États-Unis /
Australie : 19 juin 1992 ;
France : 15 juillet 1992
Distribution [modifier]
Note : Jean-Claude Sachot double ici trois personnages : le commissaire Gordon, Organ Grinder et l'Homme tatoué.
- Michael Keaton (VF : Patrick Osmond ; VQ : Éric Gaudry) : Batman / Bruce Wayne
- Danny DeVito (VF : Philippe Peythieu ; VQ : Ronald France) : Le Pingouin / Oswald Cobblepot
- Michelle Pfeiffer (VF : Emmanuelle Bondeville ; VQ : Élise Bertrand) : Catwoman / Selina Kyle
- Christopher Walken (VF : Patrick Guillemin ; VQ : Hubert Gagnon) : Max Shreck
- Michael Gough (VF : Jacques Ciron ; VQ : Michel Maillot) : Alfred Pennyworth
- Michael Murphy (VF : Mario Santini) : Le maire
- Cristi Conaway (VF : Véronique Alycia) : Princesse de glace
- Andrew Bryniarski (VF : Serge Faliu ; VQ : Daniel Picard) : Charles « Chip » Shreck
- Pat Hingle (VF : Jean-Claude Sachot ; VQ : Yves Massicotte) : Commissaire James Gordon
- Vincent Schiavelli (VF : Jean-Claude Sachot ; VQ : Jean-Marie Moncelet) : Organ Grinder
- Steve Witting (VF : Daniel Lafourcade) : Josh
- Jan Hooks (VF : Véronique Augereau) : Jen
- John Strong : Avaleur de sabres
- Rick Zumwalt (VF : Jean-Claude Sachot) : Homme tatoué
- Anna Katarina : Femme au chien (Poodle Lady)
- Gregory Scott Cummins : Voyou acrobate
- Erika Andersch : Lanceuse de couteaux
- Travis McKenna : Gros clown
- Doug Jones (VF : Eric Missoffe) : Maigre clown
- Branscombe Richmond : Clown terrifiant
- Paul Reubens : Père du Pingouin
- Diane Salinger : Mère du Pingouin
- Stuart Lancaster : Docteur du Pingouin
- Cal Hoffman : Homme heureux
- Joan Jurige : Femme heureuse
- Rosie O'Connor : Adorable petite fille
- Sean M. Whalen : Livreur de journaux
- Erik Oñate : Journaliste agressif
- Joey DePinto : Garde du corps de Shreck
- Steven Brill, Neal Lerner, Ashley Tillman et Elizabeth Sanders : Habitants de Gotham City
- Henry Kingi : Voleur
- Joan Giammarco : Victime
- Lisa Coles : Bimbo volontaire
- Frank DiElsi et Biff Yeager : Agents de sécurité
- Robert Gossett : Présentateur télé
- Adam Drescher : Homme dans la foule
- Robert N. Bell, Niki Botelho, Susan Rossitto, Margarita Fernandez, Denise Killpack, Felix Silla et Debbie Lee Carrington : Pingouins empereurs
Box-office [modifier]
163 000 000 $ aux USA pour 18 semaines de présence et une recette mondiale de 266 822 354 $[2]
Distinctions [modifier]
Récompenses [modifier]
- Saturn Awards 1993 : meilleur maquillage pour Stan Winston et Ve Neill
- BMI Film & TV Awards 1993 : BMI Film Music Award pour Danny Elfman
Nominations [modifier]
- Oscars 1993 : meilleur maquillage, meilleurs effets visuels
- Saturn Awards 1993 : meilleurs costumes, meilleur réalisateur pour Tim Burton, meilleur film fantastique, meilleur acteur dans un second rôle pour Danny DeVito
- BAFTA Awards 1993 : meilleurs maquillages et coiffures, meilleurs effets visuels
- Prix Hugo 1993 : meilleur film dramatique
- MTV Movie Awards 1993 : meilleur méchant pour Danny DeVito, meilleur baiser pour Michael Keaton et Michelle Pfeiffer, plus belle actrice pour Michelle Pfeiffer
- Razzie Awards 1993 : pire second rôle masculin pour Danny DeVito
Source : IMDb
Production [modifier]
Genèse du projet [modifier]
Originellement, Tim Burton n'était pas d'accord pour réaliser la suite de Batman, d'autant plus que la Warner Bros. souhaitait inclure le personnage de Robin, déjà depuis le premier film. Les producteurs réussirent à le convaincre en lui donnant une totale liberté. Le scénario de Daniel Waters fut réécrit par Wesley Strick, qui supprima Robin (le personnage ne sera ainsi introduit qu'en 1995, dans Batman Forever).
Casting [modifier]
Le rôle de Selina Kyle aurait dû être attribué à Annette Bening mais cette dernière est tombée enceinte quelques semaines avant le début du tournage. Le rôle échut donc à Michelle Pfeiffer.
Tournage [modifier]
Le tournage a commencé dans Burbank en juin 1991. Batman : Le Défi fut le tout premier film à utiliser la technologie Dolby Digital lors de sa sortie au cinéma.
L'épopée du berceau dans les égouts dans la scène d'introduction n'est pas sans rappeler le voyage de Moïse bébé.
Parmi les manchots que l'on peut observer au cours du film, figurent à la fois de vrais manchots, des hommes déguisés en manchots et des animatroniques.
Bande originale [modifier]
- Il n'y a pas eu pour ce film, d'album Batman Returns - Various édités avec les chansons de divers artistes, comme sur la plupart des autres albums de la saga Batman.
Sortie et accueil [modifier]
Critique [modifier]
Si ce film fut à la fois un succès critique et public, les avis furent néanmoins assez partagés sur les différents choix de Tim Burton.
Ceux qui aimèrent furent largement enthousiastes. Ainsi, Peter Travers, de Rolling Stone, a pleinement soutenu les thèmes principaux du film, à savoir l'histoire, les personnages et le fait que « Burton utilise le plus explosif des films de divertissement de l'été pour nous ramener dans l'obscurité libératrice des rêves. » Todd McCarthy du magazine Variety déclare quant à lui « qu'il est impossible de savoir où commencent les idées de Tim Burton et de ses collaborateurs, mais que le résultat est un univers uniforme, complètement cohérent rempli des tristes notions de la détérioration sociale, l'avidité et d'autres impulsions basiques. »
Cependant le film ne se heurta pas qu'à des critiques enthousiastes et Burton dut faire face à plusieurs détracteurs en raison de ses choix personnels. Roger Ebert qualifia le film de « triste et étrange, mais pas pour autant encourageant. » Rita Kempley, du Washington Post, déclara sèchement que « pareil à un enfant hyperactif de 11 ans, Burton semblait aussi mal à l'aise avec les émotions adultes qu'incapable de se concentrer pleinement sur un portrait complet. » Et si Matt Wagner reconnut que l'atmosphère du film était puissante, il ne digéra pas que Burton mette tant l'accent sur les deux méchants. Il protesta ouvertement : « Batman Returns est souvent considéré comme un meilleur film que le premier mais j'ai sacrément détesté la manière dont il rendit Batman, juste un peu plus que les deux vermines costumées, juste un peu meilleur que les bandits qu'il poursuit. »
Paul Dini a lui été impressionné par le traitement du personnage de Bruce Wayne, alors que d'autres amateurs pensent justement l'inverse. Une des critiques fut que le script était trop axé sur les malfaiteurs et minimisait le rôle de Batman. En réponse à cela, l'écrivain Daniel Waters a affirmé qu'il y avait à l'origine une quantité excessive de dialogue et de temps d'écran pour Michael Keaton et que ce fut une idée de ce dernier lui-même d'en supprimer une partie. Voir Batman tuer des criminels a également été sujet à des controverses parmi les fans. Ils affirmèrent que dans les comics, Batman s'abstient de tuer, de peur de devenir lui-même un criminel. Waters a répliqué : « il n'est pas possible de stopper les mauvais types en les immobilisant sur une toile d'araignée en face de l'hôtel de ville » (en référence à Spider-Man). D'autres fans ont par ailleurs noté que dans les premières bandes dessinées, Batman a tué plusieurs personnes.
Bruce Timm fut impressionné par la performance de Michelle Pfeiffer tandis qu'Alex Ross fut embarrassé d'avoir aimé Christopher Walken dans un rôle qui avait été créé spécialement pour le film. D'une manière générale, les critiques du travail de Tim Burton ont constamment pointé sur ce qu'ils appellent « son incapacité à raconter une histoire cohérente », et avec Batman : Le défi, il fut de nouveau accusé de sacrifier le récit par rapport au visuel, de favoriser le style au fond. Pour sa défense, Tim Burton se contente d'expliquer : « C'est simplement comme ça que mon esprit fonctionne. »
Batman : Le défi est également réputé pour son côté plus sombre et plus violent qu'à l'habituel. McDonald's décida d'annuler la fabrication de jouets vendus dans ses Happy Meals en raison du caractère mature du film (par exemple la grille de morpion que Catwoman griffe sur la figure d'un malfaiteur lors de sa première scène).
Autour du film [modifier]
- Le nom du personnage interprété par Christopher Walken et son maquillage sont un hommage de Tim Burton au cinéma expressionniste allemand et à l'acteur Max Schreck, interprète de Nosferatu le vampire, vampire répandant la peste tout comme l'industriel Max Shreck répand la pollution dans les égouts et tente de manipuler leur maître, le Pingouin.
- La version française du film comporte un abus de langage (en fait une erreur de traduction) que l'on constate encore très souvent en France : le personnage du « Pingouin » et les oiseaux qui l'accompagnent sont en réalité des manchots. Ces oiseaux étant appelés « penguins » en anglais, ils sont donc souvent confondus avec les « vrais » pingouins, dont le nom anglais exact est « auks ».
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Batman
- Batman (films)
- 1989 : Batman de Tim Burton
- 1995 : Batman Forever de Joel Schumacher
- 1997 : Batman et Robin de Joel Schumacher
Liens externes [modifier]
- (en) Batman : Le Défi sur l’Internet Movie Database
- Batman : Le Défi sur AlloCiné
- Batman : Le Défi sur CommeAuCinéma
Notes et références [modifier]
- Graphie alternative : Batman, le défi.
- (en) Budget et box office sur Box Office Mojo