Boncourt (Aisne)

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Boncourt
Image illustrative de l'article Boncourt (Aisne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Sissonne
Intercommunalité Communauté de communes de la Champagne Picarde
Maire
Mandat
Christian Gérard
2014-2020
Code postal 02350
Code commune 02097
Démographie
Population
municipale
254 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 01″ N 3° 56′ 46″ E / 49.6169444444, 3.9461111111149° 37′ 01″ Nord 3° 56′ 46″ Est / 49.6169444444, 3.94611111111  
Altitude 85 m (min. : 82 m) (max. : 137 m)
Superficie 13,29 km2
Localisation

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Boncourt

Boncourt est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Boncourt, Cant. de Sissonne, arr. de Laon, Popul. En 1295-450 hab. (90 feux), en 179-411 hab., en 1911-404 hab., en 1999-225 hab., est bâti sur une éminence assez abrupte, à six lieues (25 km) au nord-est de Laon. Le Bas du village et une partie de son terroir au sud sont situés dans une petite vallée sans importance. Aussi sans importance est la colline qui se prolonge à l'ouest jusqu'au terroir de Sainte-Preuve. Au-dessus du village, le pays est plat.

Cette commune est bornée au nord par les terroirs de CLERMONT, CHAOURSE et LA VILLE-AUX-BOIS ; à l'est par celui de DIZY-LE-GROS ; au sud par celui de LAPPION ; au sud-ouest et ouest par celui de Ste-PREUVE ; au nord-ouest par celui de BUCY-LES-PIERREPONT. Quatre chemins principaux se coupant en croix dans le haut du pays, conduisent à SISSONNE, à MONTCORNET, à BUCY et à LAPPION. Les fermes de St-ACQUAIRE sont à environ trois km, au nord-est du chef-lieu.

Rien de remarquable à dire sur la météorologie. La grêle exerce parfois de légers ravages, rarement sur le terroir de BONCOURT, mais plutôt particulièrement sur celui de Saint-Acquaire, sans que rien ne vienne expliquer cette différence. Les terres sont divisées en trois catégorie : Terres siliceuses, environ 17ha 61a 50ca. Terres calcaires, 31ha 23a 20ca et Terres argileuses, 1246ha 39a 15ca.

Ni fleuve, ni rivières, ni ruisseaux dans la commune. Un seul fossé allant de l’est à l’ouest se trouve dans le bas du pays. Ce fossé dans lequel coule parfois de l’eau de source dans les années humides et pluvieuses remonte jusque dans les Ardennes et va se terminer dans les marais de CHIVRES.

Le pays, autrefois fort boisé et comprenant une étendue de 170ha 80a 70ca, ne compte plus aujourd’hui, par suite de défrichement que 10ha 50a environ. L’essence principale est le chêne presque exclusivement. On y trouve aussi quelques charmes, les autres espèces sont si peu nombreuses qu’il n’y a pas lieu de les mentionner. En fait de faune, nous n’avons guère à citer que peu de lièvres et quelques lapins. La flore est la même que celle du Laonnois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Commanderie de Boncourt.

Siège d'une importante commanderie des hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Le village souffrit des guerres de Religion au Moyen Âge, et fut sous l'occupation allemande lors de la première et de la deuxième guerre mondiale.

Les chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, connus par la suite sous le nom de chevaliers de Rhodes, puis de Malte, paraissent avoir été attirés en Laonnois, comme les Templiers, par le pieux évêque Barthélemi de Joux, que nous avons déjà vu à l'origine de tant de saintes illustres fondations. Ils étaient fixés à Boncourt dès 1133. Leurs domaines ne tardèrent pas à se multiplier. La commanderie de Boncourt, agrandie par l'adjonction au XVe siècle de l'ancien Temple de Thony et plus tard de l'ancienne commanderie de Seraincourt, en Porcien, devint un des plus riches établissements du Grand-Prieuré de France. Emery d'Amboise, frère du cardinal-premier ministre de Louis XII, fut commandeur de cette commanderie avant de devenir, en 1503, le 40e grand-maître de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Emery d'Amboise, 40eme Grand-maître de d'Ordre Saint-Jean de Jérusalem.

Le commandeur de Boncourt possédait des droits de justice à Boncourt même, à Thony et à Cerny-en-Laonnois, des censives à Bruyères et à Berrieux.

Le dernier commandeur de Boncourt, Nicolas-Pierre des Nos, lieutenant-général des armées navales, grand-bailli de Morée, donna à ferme, le 25 décembre 1789 (Le Cointre, not. Au Châtelet de Paris), tous les revenus de son bénéfice à Marc-Alexis-Antoine Gandon de Vernon, directeur général des fermes du Roi, et à Jacques-Clément Blondel, entrepreneur général de la vente du sel, moyennant 48 000 livres, et c'est à ce titre que Blondel afferma de 1790 à 1792 (le dernier acte est du 17 septembre) divers biens à Boncourt comme procureur du commandeur.

Une charte de Milon, seigneur de Sissonne, en 1210, rappelle que son aïeul, Pierre de Sissonne et sa femme avaient fait à la sainte maison de l'Hôpital de Boncourt plusieurs donations rapportées dans un acte de l'évêque Barthélemi, daté de 1133, aujourd'hui perdu ; ce seigneur reconnut aux frères le droit de pâturage pour leurs bestiaux dans ses bois et leur céda 10 muids de bois. Il est peut-être téméraire de conclure avec Mannier (les commanderies du grand prieuré de France), des termes de ce document que Boncourt dépendait à l'origine de la seigneurie de Sissonne et que les Hospitaliers étaient venus s'y fixer à la suite des libéralités du seigneur Pierre. Quoi qu'il en soit, les religieux de Saint-Michel en Thiérache leur abandonnèrent en 1157 l'église du lieu avec toutes les terres revenus en dépendant.

Le Château de Boncourt, dans l'enceinte duquel il y a une église paroissiale sous l'invocation de saint Jean Baptiste très bien ornée, dont le seigneur Commandeur est patron et collateur de plein droit et laquelle est exempte de tous les droits de visites et autres droits spirituels et temporels de l'Evêché de Laon, suivant les privilèges de l'ordre et l'arrêt de la cour de parlement du 20 aoust 1531 rendu contradictoirement contre M. le cardinal de Bourbon, Évêque de Laon. (l'église de Boncourt, située dans l’enclos du château n'avait pas de fabrique, ni de revenus - la commanderie assurait toutes les dépenses du culte). Dans la même enceinte des murs et proche de l'Église est construit le château composé des différents bâtiments, cours, colombiers, jardins et autres embellissements, et à l'entrée de ce château sont deux belles et grandes fermes, composées des corps de logis, granges et autres bâtiments servants aux fermiers de la Commanderie avec un bâtiment dans l'avant cour pour le logement du concierge.

Le seigneur Commandeur a toute haute, moyenne et basse justice dans l'étendue de la commanderie et seigneurie de Boncourt, membres, territoires, fermes, dépendances et leurs annexes; fourches patibulaires à trois piliers sur le grand chemin qui conduit à Sissonne près du Bois de l'Etape, poteau avec carcan sur la place de Boncourt et voyerie sur toutes les rues et chemins de ce lieu et des annexes ; pour laquelle exercer il y a baille, lieutenant, procureur fiscal, greffier, sergent et deux gardes pour la conservation des territoires et des bois pour maintenir la police. Le dit seigneur Commandeur a le droit d'épaves, de biens vacants, de pêche, de chasse, de retrait féodale, le droit de bourgeoisie de huit sols par chacun chefs de famille ou ménage plein et de quatre sols par chaque veuve ou une poule vive en plume pour l'un et une demie poule pour l'autre ; cens et rentes seigneuriales par chacun des arpents de terre et de cents verges, à vingt deux pieds pour verges, douze pouces pour pieds, en un quartel de grain tel qu'il est cru sur les dites terres et en deux tiers du quartel d'avoine, le tout à la mesure ordinaire dudit Boncourt, payable au jour de la St Martin d'hiver. Le droit de cens et rentes seigneuriales sur les maisons, jardins, et héritages, tel qu'il est dû suivant les anciens terriers, payable à chaque année au jour de Noël au Château.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 12 mai 2014)
Christian Gerard   Réélu pour le mandat 2014-2020[1], [2]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 254 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
386 383 405 420 496 481 481 436 434
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
450 410 411 417 459 450 391 402 378
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
361 394 404 353 363 368 343 355 378
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
332 290 233 232 237 225 233 254 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Équipements et services[modifier | modifier le code]

Service d'incendie : en place depuis de nombreuses années les Pompiers de Boncourt réalisent les interventions d'urgence dans la commune et les localités avoisinantes.

La nouvelle salle des fêtes est construite sur l'ancien dépotoir de la commune (appelé communément la carrière), celui-ci a été déplacé en contrebas de la vallée en direction de Bucy.

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme: il existe un gite rural

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L' église Saint-Jean est bâtie en dehors du pays, au nord de celui-ci et faisant partie des propriétés ayant appartenu autrefois aux chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Cette église est placée sous le vocable de St Jean-Baptiste dont la fête est célébrée le 24 juin.

L'église actuelle se compose d'un grand vaisseau sans aucun caractère, fort bien restaurée à l’intérieur mais sans style (Sa longueur intérieure est de 27 m50, sa largeur de 8 m). À ce grand vaisseau viennent s'accoler dans l’angle vers le long pan, une sacristie ainsi que sur le pignon à l’ouest, un porche, plus étroit et plus bas que le vaisseau central. L'autel est situé contre le pignon. Le fronton du retable présente deux vases de roses reliés par des guirlandes de roses, en pierres sculptées. Sur les deux côtés, deux petites colonnettes en pierre imitant le marbre, garnies d’une tête d’ange au milieu. Formant fond, une boite représentant le baptême de N.S. En bas, l’autel forme un renforcement dans lequel on voit une sculpture représentant la mort de saint Joseph, Marie et Jésus l’assistant à ses derniers moments.

Le cimetière s'étend derrière l’église et l’on y accède en traversant le porche.

La plus grande particularité de cette église au XIXe siècle fut l’absence du clocher jusqu'à ce que Mgr DUVAL bénisse le nouveau clocher (actuel) le 6 novembre 1892. La toiture est très haute ; une espèce de lucarne pratiquée dans cette toiture permet à l’unique cloche de se faire entendre. Un escalier à palier dans l’intérieur de l’église conduit à ce clocher d’un nouveau genre.

Chapelle de Saint-Acquaire XIXe. Nouvel oratoire construit à l'extérieur de la ferme remplaçant l'ancienne chapelle de la commanderie détruite au milieu du XVIIIe siècle pour faire place à des bergeries. Cette chapelle sous l'invocation de St Jean Baptiste, située devant le puits commun, avait 30 pieds '9 m60' de long sur 20 pieds '6 m50' de large.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Extrait du livre Le Laonnois Féodal, par le Comte Maxime de SARS, éditions Librairie Ancienne Honoré Champion—1924 -

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ 12 mai 2014 (consulté le 26 juillet 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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