Manicamp

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Manicamp
Le pont sur l'Oise.
Le pont sur l'Oise.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Coucy-le-Château-Auffrique
Intercommunalité Communauté de communes du Val de l'Ailette
Maire
Mandat
Patrick Orvane
2008-2014
Code postal 02300
Code commune 02456
Démographie
Gentilé Manicampoise, Manicampois
Population
municipale
314 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 21″ N 3° 10′ 15″ E / 49.5725, 3.17083333333 ()49° 34′ 21″ Nord 3° 10′ 15″ Est / 49.5725, 3.17083333333 ()  
Altitude 38 m (min. : 38 m) (max. : 69 m)
Superficie 10,24 km2
Localisation

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Manicamp est une commune française située dans le département de l'Aisne et la région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Manicamp se situe à 3 kilomètres à l'est de la frontière administrative entre les départements de l'Aisne et de l'Oise. Sa situation par rapport aux communes voisines peut se résumer au tableau ci-dessous :

Rose des vents Marest-Dampcourt Abbécourt Bichancourt Rose des vents
Quierzy N
O    Manicamp    E
S
Bourguignon-sous-Coucy Besmé Saint-Paul-aux-Bois

Plus communément, Manicamp est à 8 kilomètres au sud de Chauny et à 7 kilomètres au nord de Blérancourt.

Accès[modifier | modifier le code]

La route départementale 6 qui passe par le bourg rejoint les communes voisines de Bichancourt au nord-est et Bourguignon-sous-Coucy au sud, puis sans être passée par le bourg, la commune de Besmé. La route départementale 922 quant à elle rejoint Quierzy à l'ouest.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune est relativement plate avec un minimum de 38 mètres d'altitude sur le nord de la commune et un maximum de 69 mètres au sud.

Plaine alluvionnaire au niveau de l'Ailette.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par l'Ailette, une petite rivière, dont l'embouchure avec l'Oise se trouve au nord du territoire communal. Perpendiculairement à ce cours d'eau se déverse le ruisseau du Ponceau, aussi appelé « Le Ru », bien qu'il soit désigné comme ruisseau sur les cartes d'état-major, et non comme ruisselet. Le canal latéral à l'Oise, qui poursuit le canal de Saint-Quentin, passe au nord de Manicamp.

La commune est de plus parsemée de nombreux étangs publics et privés.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Manicamp présente les caractéristiques du climat océanique. Le village est éloigné d'environ 137 km de la côte la plus proche[Note 1]. Les précipitations sont réparties également toute l'année, avec des maxima au printemps et en automne, le mois de février étant le plus sec. Le total annuel des précipitations n'est pas très élevé avec 697 mm à Saint-Quentin ; il est inférieur par exemple à celui de Nice qui est de 803,3 mm.

L'amplitude thermique moyenne entre l'hiver et l'été ne dépasse pas 15 °C.

Pour la ville de Saint-Quentin (98 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 sont :

Relevés Saint-Quentin
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,4 2,2 4,2 7,6 10,3 11,9 11,8 9,8 7 3 0,9 5,7
Température moyenne (°C) 2,3 3,4 5,8 8,6 12,3 15,2 17,1 17,1 14,6 10,8 5,9 3,2 9,7
Température maximale moyenne (°C) 4,6 6,3 9,4 13 17 20,1 22,3 22,3 19,4 14,7 8,7 5,6 13,6
Précipitations (mm) 57,1 47,5 57,1 50,2 63 66,2 59,5 51,6 56,7 59,1 68,1 61,1 697,1
Source : Infoclimat : Saint-Quentin (1961-1990)[1]


Ensoleillement[modifier | modifier le code]

Pour la ville de Saint-Quentin, les valeurs d'ensoleillement de 1961 à 1990 (en nombre d'heures) sont :

Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Dec Année
Saint-Quentin[2] 50.4 83.5 119.6 166.8 205 209.7 219.3 205.8 161.6 118.9 69.9 47.5 1658.2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Menencamp en 1135 (retrouvé dans un acte de Simon de Vermandois, évêque de Noyon : « apud Menencamp, ortum »), Mainechamp en 1252[3], Meninchamp en 1312, Manicamps en 1436 ou encore Magnicamp en 1575.

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -champ, sous sa forme picarde -camp (cf. ligne Joret). Les formes anciennes hésitent entre l' adjectif roman maine « grand »[4] (issu du gallo-roman MAGNU) et un anthroponyme, mal identifié *Menen.

Histoire[5][modifier | modifier le code]

De la difficulté des recherches documentaires[modifier | modifier le code]

Manicamp est un paisible village qui a derrière lui une longue histoire, largement transcrite au fil des années et archivée dans divers bâtiments.

Malheureusement, la Révolution de 1789 et surtout la Première Guerre mondiale ont rendu aujourd'hui la recherche documentaire sur l'histoire de Manicamp difficile. Le village a en effet été entièrement rasé en 1917, détruisant ainsi une partie des archives. Les archives départementales de l'Aisne ont également connu de nombreuses disparitions lors du premier conflit mondial.

Des copies et interprétations de vieux documents sur Manicamp ont été réalisées par M. l'abbé Carlet, décédé en 1886. Ses notes ont été rassemblées et ont fait l'objet de nombreuses éditions, notamment par la Société archéologique et historique de Noyon. C'est grâce à ces notes que nous connaissons aujourd'hui une grande partie de l'histoire de Manicamp.

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1777, Blaikie Thomas réalise un jardin pour M. de Lauraguais.

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

L'incendie de 1808[modifier | modifier le code]

Dans la journée du 22 avril 1808, un enfant jette une braise sur un tas de fumier. Le feu saisit le tas et se propage sur les bâtiments du village, recouverts pour la plupart d'un toit de chaume. Le chaume étant un très bon isolant mais aussi un très bon combustible, le feu détruit 486 bâtiments de toute sorte ainsi que 126 maisons. Les pertes furent à l'époque estimées à 600 000 francs. Les archives départementales de l'Aisne conservaient un dossier sur ce désastre. Malheureusement, il disparut pendant l'occupation allemande de 1914-1918.

L'arrivée d'un service postal et du télégraphe[modifier | modifier le code]

Le premier octobre 1893, Manicamp est dotée d'un bureau télégraphique relié à Chauny. Le 22 août 1914, la commune possède son propre bureau de postes, rattaché à Quierzy.

L'immeuble des postes et du télégraphe est malheureusement détruit pendant la Première Guerre mondiale, comme nous le verrons plus bas. Ce n'est que le 16 octobre 1920 que ces services de communications (ré)ouvrent, dans un immeuble tout neuf.

Au début du XXIe siècle, Manicamp ne dispose plus de centre de télécommunications. Le bâtiment subsiste toujours, mais le bureau de poste le plus proche est à Sinceny.

Le chemin de fer[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'Aisne a été le lieu de combats intensifs durant la Première Guerre mondiale. Manicamp était non loin de la ligne de front. La période 1914-1918 a été chaotique pour le village.

Premiers coups de feu

Du 29 au 30 août 1914, c'est-à-dire à peine un mois après la déclaration des hostilités, a lieu la bataille de Guise. Des coups de canons sont entendus à Manicamp, mais sans plus. Le 30 août, deux espions allemands circulent dans Manicamp et se renseignent, notamment sur les points stratégiques (Oise etc.). Les ponts sur l'Oise et sur le canal sont dynamités par les Français pour empêcher l'avancée ennemie. Le lendemain, les Français franchissent l'Ailette et les Allemands entrent dans Manicamp. Après la bataille de la Marne, qui se termine par la victoire française, l'occupant fait mouvement.

Le village occupé

La situation se renverse. Le 14 septembre 1914, les Allemands rentrent dans Manicamp et s'y installent. Les habitants sont contraints de cacher leurs aliments et de ne plus sortir. Une Kommandantur s'installe. Les jeunes Manicampois susceptibles d'être appelés aux côtés de l'armée française sont envoyés à Chauny et faits prisonniers. À partir de novembre 1915, les hommes de 18 à 60 ans sont appelés à des corvées : entretien des routes, moissons etc. Ils doivent répondre à deux appels journaliers. L'année 1916 est celle du pillage de Manicamp par l'occupant. Vin, laine, caoutchouc etc. Les Allemands emportent également toutes les pièces de métal qu'ils peuvent trouver dans le but de contribuer à l'effort de guerre : poignées de portes en laiton, cuivre, étain etc. Ils emportent également les cloches de l'église. En janvier 1917, un hiver rude s'installe. L'ennemi emporte tous les matelas du village.

Le village évacué et libéré

Le 14 février 1917, 180 Manicampois de moins de 60 ans sont évacués vers Hirson. Les notables du village sont évacués huit jours plus tard. Le 27 février, les Manicampois de plus de 60 ans sont évacués dans un moulin à Appilly. L'armée française entre dans Manicamp le 19 mars 1917 et assiste à un terrible spectacle. Les militaires découvrent un village pillé et totalement incendié. Aucun bâtiment ne subsiste ; il ne reste que des ruines. Les digues du canal et de l'Oise avaient été également éventrées par les Allemands pour couvrir leur retraite. C'est ainsi que disparaissent de nombreuses pièces d'archive. L'Ailette fut la zone de stationnement de troupes françaises, et plusieurs unités différentes se succédèrent dans la commune, pour relever leurs compagnons.

Toutefois, le 7 avril 1918, lors de la dernière grande attaque allemande du printemps 1918, les Manicampois, revenus moins d'un an plus tôt dans leur village, doivent évacuer d'urgence vers Crévecœur. Ils ne rentreront qu'en 1919, quelques mois après la signature de l'Armistice.

Le 246e régiment d'infanterie (55e DI) de Paul Tuffrau tient alors l'Oise et l'Ailette à Manicamp jusqu'à la fin mai 1918. L'homme de lettres mentionne ces combats dans « Carnet d'un Combattant ».

Manicamp est définitivement libéré le 23 août 1918 par le Ier bataillon Baudelle du 166e régiment d'infanterie : le village est pris vers 7 h avec une trentaine de prisonniers (JMO 166e RI).

1919 : un nouveau départ pour Manicamp[modifier | modifier le code]

Nous venons de voir que le village a été totalement rasé en 1917 à cause des conflits de la Première Guerre mondiale.

Abris, baraquements provisoires[modifier | modifier le code]
Un « métro » aujourd'hui

Les habitants rentrent en 1919 et doivent occuper des abris provisoires, faits à la sauvette avec les matériaux trouvés sur place. Certains de ces abris subsistent encore aujourd'hui (photo ci-contre). Il s'agit ici d'un « métro », sorte de petit couloir constitué d'une tôle autour de laquelle des pierres et débris des ruines ont été empilés. On ne tient pas debout dans un « métro », mais les Manicampois devaient surtout s'abriter des intempéries le plus rapidement possible. Peu après, des baraques en bois puis en briques sont construites. À partir de 1920, le village se reconstruit. Le matériau principal est la brique, différente de la pierre de taille (calcaire) utilisée avant les destructions. Beaucoup de maisons du village datent de cette époque et sont encore habitées aujourd'hui.

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1940, tandis qu'une nouvelle fois le village est évacué, d'importants combats vont s'y dérouler.

1940 : nouveaux combats sur l'Ailette[modifier | modifier le code]

En 1940, la commune est un haut lieu de la Bataille de l'Ailette.

En mai-juin 1940, Manicamp est sur la « Ligne Weygand » et tenu par la 23e Division d'Infanterie puis la 87e division d'infanterie d'Afrique, dont le 18e régiment de tirailleurs algériens constituait, avec le 17e RTA et le 9e Zouaves, l'infanterie.

Début juin, le IIIe Bataillon (capitaine Vigne) du 18e RTA prend en charge le secteur Manicamp - Pont de Bichancourt, où il sera presque entièrement anéanti le 5 juin au cours de la défense du village, après avoir tenu tête aux Allemands pendant 19 jours sur l'Ailette.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1796 1799 M. Gervais   Agent municipal, Maire
1807 1823 M. de Lauraguais   Duc de Brancas, Chevalier de la Légion d'Honneur, Maire
1826 mai 1848 M. Louis Honoré Demajaux-Gervais   Maire
mars 2001 en cours Patrick Orvane[6],[7]    
Les données manquantes sont à compléter.

Environnement[modifier | modifier le code]

Les déchèteries les plus proches sont sur les communes de Chauny et de Noyon.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 314 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
950 981 1 052 1 049 1 080 1 099 1 105 1 106 1 104
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 010 970 964 804 793 699 701 661 632
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
585 584 583 302 375 407 385 348 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
371 336 317 313 333 344 319 315 314
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique


La population du village diminue depuis le XIXe siècle, et après de légères remontées aux recensements de 1962 et 1999 la baisse continue. Le département de l'Aisne dans son ensemble est en recul démographique depuis la fin des années 1970. Même si le sud du département bénéficie du desserrement urbain de l'agglomération rémoise et de l'influence de la région parisienne[10], Manicamp en est trop éloigné pour en bénéficier. La commune a compté plus de 1000 habitants avant la Révolution et possédait 17 ponts à cette période.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manicamp se trouve dans la circonscription scolaire de Chauny, qui dépend de l'inspection académique de l'Aisne et de l'académie d'Amiens. Manicamp assure la scolarité de ses enfants et des enfants des communes voisines en école maternelle et primaire publique[11].

Le collège et le lycée de rattachement des enfants du village se situent à Chauny. Pour s'y rendre, la région met à disposition, à titre gracieux, des services de transport en commun. Les étudiants prennent un bus scolaire aux alentours de 7 h 20 et sont ramenés de la même manière vers 18 h.

Sports[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune l'association MASL ( Manicamp Amitiés Sport et Loisirs), déclaration à la préfecture de l’Aisne le sous le titre Manicamp Amities Sports et Loisirs et avec comme objet de « réunir la population de Manicamp à travers des activités multiples et variées en matière de jeux, culture, sports, sorties, randonnées, repas, etc. »

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de service de santé sur la commune, mais on trouve pharmacies, docteurs, dentistes, etc. à environ 5 kilomètres sur les communes voisines (Ognes, Sinceny, Chauny, Blérancourt etc.), puis maisons de retraite à environ 10 kilomètres (Cuts, Morlincourt ou Nampcel) et hôpital à 12 km (Noyon, Chauny ou Tergnier)[12].

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique « Saint Momble en Chaunois » regroupe 23 communes, dont Manicamp. Elle est rattachée a la zone de Chauny dans le diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin[13],[14].

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique de Manicamp a largement baissé depuis le démantèlement de la voie de chemin de fer. Il reste quelques exploitations agricoles, une boucherie, ainsi que quelques prestataires de services (dont un taxi).

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les terres au nord servent principalement pour le fourrage.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

On peut observer une faune et une flore assez riches au niveau du lieu-dit les Carrières , en particulier le râle des genêts, le pulicaire vulgaire, le séneçon aquatique et l'œnanthe à feuilles de silaüs[15].

Le fromage de Manicamp[modifier | modifier le code]

Manicamp donne son nom à un petit fromage du style maroilles, cité dans des récits remontant à la Révolution française, qui disparaît dans les années 1950[16] avant d'être redécouvert en 1999. Il est aujourd'hui produit par la ferme de la Pâturelle à Quierzy.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[14].

Le pont sur l'Oise[modifier | modifier le code]

Le pont sur l'Oise.

Le pont sur l'Oise de la RD 922 vers Abbécourt est bâti sur une passerelle apportée en France par les Alliés en juin 1944, pour construire les ports du génie militaire en Normandie. En 1947, l'une de ces passerelles est installée à Manicamp pour reconstruire le pont sur l'Oise, à la demande du département[17].

L'Oise a été la ligne frontière entre la Neustrie et l'Austrasie[18].

L'Ailette[modifier | modifier le code]

L'Ailette et son canal ont été le théâtre d'importants combats en 1914-18 et en mai-juin 1940 (Ligne Weygand).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Unités militaires liées à la commune[modifier | modifier le code]

246e régiment d'infanterie de Paul Tuffrau, qui tient l'Oise et l'Ailette en avril - mai 1918.

166e régiment d'infanterie, qui libère le village le 23 août 1918.

18e régiment de tirailleurs algériens : combats de la 87e division d'infanterie d'Afrique sur l'Ailette en mai-juin 1940.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ault, sur la côte de la Manche, est à 136,6 km à vol d'oiseau
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives climatologiques mensuelles - Saint-Quentin (1961-1990), consulté le 13 octobre 2010.
  2. Archives climatologiques mensuelles - Saint-Quentin (1961-1990), consulté le 13 octobre 2010.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 430
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  5. D'après : Notice historique sur Manicamp, d'après les notes de M. l'abbé Carlet, par Alfred Ponthieux et Jules Bouzard, tous deux membres de la société historique et archéologique de Noyon.
  6. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  7. Démissionnaire au 31 décembre 2012 mais réélu.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. « Résultats du recensement de la population 2006 », sur site de l'INSEE
  11. « Les écoles », sur site de l'Inspection Académique de l'Aisne (consulté le 12 octobre 2010)
  12. http://www.actuacity.com/manicamp_02300/services-de-sante_3/
  13. « Paroisse Saint Momble en Chaunois », sur site du diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin
  14. a et b http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/les-eglises-un-patrimoine-a-financer
  15. « Deux bons spots dans la vallée de l'Oise », sur site d'Ornithomedia.com,‎ (consulté le 13 octobre 2010)
  16. Larousse des fromages, 1960
  17. « Le « PONT D'ARROMANCHES » de MANICAMP », sur site « Autour de Quierzy » (consulté le 13 octobre 2010)
  18. « Page d'accueil », sur site « Quierzy, résidence royale » (consulté le 13 octobre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]